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DEMOCRATIE LOCALE

  • INSTANCES PARTICIPATIVES DE VANVES : RENFORCER LEURS ROLES ET L’ORGANISATION DES TRAVAUX

    Le groupe socialiste a demandé, lors d’une question orale au conseil miunicipal du 28 Mars dernier, quelles étaient les finalités et les conclusions éventuelles d’un rapport sur les différentes instances participatives de la Ville (Conseils de quartier, Comité de jumelage, Cesev…). Françoise Saimpert, maire adjointe chargée de ses instances, a bien confirmé à Anne Laure Mondon (PS) qu’un rapport interne sur le fonctionnement sur des  différentes instances participatives a effectivement était mené par un cadre de la Commune qui a donné lieu à plusieurs propositions discuté en interne.

    «Son objet était de travailler sur les pistes d’amélioration du fonctionnement de nos organes de participation notamment le CESEV et les conseils de quartier. Pour les conseils de quartier il s’agit de renforcer leur rôle et de favoriser leurs actions notamment en leur donnant plus de lisibilité (possibilité d’intervention en réunions publiques de quartier, meilleure communication sur leurs actions par exemple avec un rapport annuel  présenté en Conseil Municipal) en dynamisant leur action (faire évoluer les échanges d’informations entre les conseils et les services municipaux, moderniser la tenue des réunions avec un soutien venu des services…). Pour le CESEV plusieurs propositions seront faites aux membres actuels avec quelques grands principes concernant notamment l’organisation des travaux (donner la priorité à des groupes de travail plus restreints et à géométrie variable plutôt que des commissions de vingt personnes) le règlement intérieur et les statuts pour trouver plus de souplesse notamment s’agissant des saisies et auto –saisies, la restitution des travaux. Enfin pour renforcer la politique communale en matière de participation locale il a été décidé de nommer un cadre de la commune à titre permanent pour s’occuper,  en lien direct avec les élus concernés, du conseil des seniors,  du CESEV, des conseils de quartier» a t-elle annoncée

  • LE CESE DE VANVES VICTIME DE LA LASSITUDE ET DE LA DECEPTION ? IL N’EN EST RIEN POUR LA MUNICIPALITE

    A l’occasion du conseil municipal du 13 Décembre dernier, Guillaume Moucheroud, conseiller municipal EELV (sur la photo à gauche) qui a remplacé Lucile schmid a posé une question sur le Conseil Economique, Social et Environnemental de Vanves (CESEV) qui a été installé le 30 juin 2015 avec  80 membres répartis sur les quatre commissions Espaces publics, Développement durable et solidarités, Éducation et culture, Économie et prospective.

    « Ces commissions ont travaillé et formulé, conformément aux statuts, des avis et des recommandations concernant les nombreux sujets. Chacun a pu constater sur le site de la ville la qualité de ce travail et la pertinence de nombreuses recommandations, construites par des Vanvéens compétents et motivés. Au-delà de l'intérêt pour la commune de bénéficier d'avis d'experts, cette initiative de participation des citoyens à la vie de la cité a un intérêt en soi, et toutes les personnes qui ont donné de leur temps et de leur bonne volonté dans les commissions soulignent la richesse des rencontres et du travail collectif auquel elles ont participé » a-t-il constaté avec un bémol : « Mais le petit nombre de membres du CESEV présents à la dernière réunion plénière le 19 octobre et à la réunion du 7 décembre dernier laisse penser que l'essoufflement au moins, la lassitude et la déception parfois, ont fait place à l'enthousiasme du début. Les membres du CESEV ont le sentiment que leurs travaux ne servent à rien. La commission Espaces publics a même démissionné. Les statuts prévoient que le rapport d'activité annuel du CESEV est transmis au Conseil Municipal. Pouvez-vous nous dire, Monsieur le Maire, si cela a été fait, et si oui, à quelles dates ? Au-delà du renouvellement des membres prévu en 2018, comment envisagez-vous de redonner de l'élan à cette initiative, et en particulier envisagez-vous la mise en œuvre concrète de certaines propositions, mise en œuvre qui sera la seule façon de réellement reconnaitre le travail collectif réalisé et d'encourager sa poursuite ? Que pensez-vous faire pour que le CESEV soit une instance de véritable démocratie participative ? »  

    « S’agissant des remarques sur ce que vous appelez l’essoufflement du CESEV, je tiens à rappeler et préciser plusieurs points qui contredisent votre interprétation » lui a répondu Bernard Roche conseiller municipal et président du CESEV. « Tout d’abord la commission Espace Public fonctionne toujours et malgré les 8 démissions la majorité des membres demeure au sein du CESEV. Ensuite, il y avait 23 membres présents le 19 octobre dernier à la réunion plénière de rentrée et 20 le 07 décembre pour la rencontre avec Monsieur le Maire. Toute instance de participation locale voit en effet mécaniquement son nombre de membres diminuer suite à des déménagements, des changements de vie qui ne permettent plus aux membres de participer. Cela s’observe dans toutes les instances participatives à hauteur de 10 à 15 % des membres par an. Les membres les plus actifs qui s’investissent dans le CESEV restent tous motivés et travaillent avec beaucoup d’engagement à l’étude des sujets qui leur sont soumis » a-t-il précisé

    Tout en ajoutant : « Concernant les actions envisagées à court terme pour le CESEV, nous attendons les résultats de la mission confiée à un cadre de la Commune qui travaille actuellement à un état des lieux de la participation locale et qui doit faire des propositions pour redynamiser les instances les moins actives. Ensuite une révision du règlement du CESEV (composition, organisation, fonctionnement…) est à l’étude au regard du bilan des deux années d’existence de l’instance. Il s’agit d’évaluer la pertinence de l’organisation actuelle et d’en modifier certains aspects pour faciliter le travail du CESEV. La visibilité des travaux du CESEV est importante pour les membres qui ont besoin de reconnaissance de la part des élus et des citoyens pour leur engagement au sein de l’instance. La Municipalité accentuera son effort de communication sur les travaux réalisés par le CESEV et permettra au plus grand nombre d’en prendre connaissance. Un échange avec les élus, comme celui du jeudi 7 décembre est aussi très important pour faire un retour aux membres du CESEV sur leurs travaux et les recommandations remises. En outre, ce temps d’échange permet aux élus de préciser auprès des membres les points qui ont suscité leur intérêt dans les avis remis en Assemblée plénière. Enfin, je rappelle que le CESEV est une instance participative de prospective et consultative. Ses préconisations n’ont pas vocation à être appliquées à l’état brut. En revanche, soyez assuré que les avis ou préconisations remises abondent la réflexion des élus et aident à la décision le cas échéant ».

  • CESE DE VANVES (suite) : DES PROPOSITIONS INTERESSANTES MAIS REJETEES

    Les vanvéens ont des idées pour améliorer leur quotidien, faire des économies d’énergies, rendre plus attractive leur ville,  leurs commerces, son marché… mais on ne les écoute pas. Dommage, car il suffit de piocher dans le dernier rapport de la commission  « Economie et Prospective » du CESE de Vanves qui n’a pas été présenté lors de son asssemblée générale du 19 Octobre.  

    En matière d’éclairage, ils proposent d’utiliser des lampadaires intelligents, adapter l’éclairage au trafic des véhicules- « Il est par exemple possible de considérer d’éteindre l’éclairage public entre 1h30 et 5h dans pour des raisons écologiques et financières, comme certaines villes de France, ou aussi éteindre un lampadaire sur deux, ou finalement diminuer la puissance et l’intensité de l’éclairage à certaines heures de la nuit » expliquent ils en invitant à utiliser de nouvelles technologies, comme l’éclairage « smart » en y intégrant des capteurs intelligents -  expérimenter la route solaire  WatWay mis au point par colas, une société qui construit son siége à Issy les Moulineaux. 

    Dans un autre domaine, repenser le marché de Vanves dans un souci de le redynamiser socialement et économiquement pour attirer plus de commerçants, de proposer un choix plus large et varié de produits et de services, d’améliorer son attractivité pour plus de clients à Vanves, tout en optimisant l’exploitation d’un espace immobilier stratégique pour la Ville. Mais aussi obliger les promoteurs immobiliers, qui développent de nouveaux espaces immobiliers à Vanves, de prévoir un certain nombre d’espaces commerciaux au rez-de-chaussée de leur immeuble, d’autant plus lorsque la municipalité est propriétaire du foncier, pour développer le commerce à Vanves.

    A leurs yeux, il paraît essentiel de développer une véritable culture du numérique à Vanves en mettant en place un écosystème digital performant qui puisse attirer des startups et des nouvelles entreprises dans l’industrie créative à Vanves. "Vanves devrait viser l’objectif d’être ville labélisée de la French Tech". Une autre mesure possible serait de favoriser la création d’espaces de co-working, d’incubateurs/accélérateurs, d’espaces de formations dans le numérique et des services de conciergerie d’entreprises. Mais aussi élaborer  des zones pouvant devenir à moyen terme de nouveaux pôles d’activités,   tel un « espace commercial et de loisirs » qui constituerait le moteur économique de la ville de Vanves dans un des futurs possibles. Ou mettre en place un ou plusieurs FabLabs à Vanvesqui  pourraient constituer à la fois un atout économique stratégique et un lien culturel, social et educatif prometteur pour les habitants de la ville, toute génération confondue. Les Fablabs, nouveaux espaces hybrides, provoquent la rencontre de ces différents mondes et attirent ainsi des populations très variées. Enfants, ados, étudiants, entrepreneurs et seniors s’y instruisent et expérimentent les technologies, mises à leur disposition.

    Les membres de cette commission considèrent « qu’il est impératif d’apporter une réflexion approfondie sans idées préconçues et sans parti pris afin de sortir des sentiers battus et de casser les codes usuels, pour que jaillissent les idées innovantes, celles qui feront la différence. Il est nécessaire de développer une politique d’innovation et d’ouverture, en revisitant les politiques du passé et en tenant compte du nouveau contexte socio-économique et du nouvel environnement dans lequel évolue la Ville actuellement ». Encore faut il avoir des interlocuteurs en face prêt à les écouter.