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DEMOCRATIE LOCALE

  • LE CESE DE VANVES VICTIME DE LA LASSITUDE ET DE LA DECEPTION ? IL N’EN EST RIEN POUR LA MUNICIPALITE

    A l’occasion du conseil municipal du 13 Décembre dernier, Guillaume Moucheroud, conseiller municipal EELV qui a remplacé Lucile schmid a posé une question sur le Conseil Economique, Social et Environnemental de Vanves (CESEV) qui a été installé le 30 juin 2015 avec  80 membres répartis sur les quatre commissions Espaces publics, Développement durable et solidarités, Éducation et culture, Économie et prospective.

    « Ces commissions ont travaillé et formulé, conformément aux statuts, des avis et des recommandations concernant les nombreux sujets. Chacun a pu constater sur le site de la ville la qualité de ce travail et la pertinence de nombreuses recommandations, construites par des Vanvéens compétents et motivés. Au-delà de l'intérêt pour la commune de bénéficier d'avis d'experts, cette initiative de participation des citoyens à la vie de la cité a un intérêt en soi, et toutes les personnes qui ont donné de leur temps et de leur bonne volonté dans les commissions soulignent la richesse des rencontres et du travail collectif auquel elles ont participé » a-t-il constaté avec un bémol : « Mais le petit nombre de membres du CESEV présents à la dernière réunion plénière le 19 octobre et à la réunion du 7 décembre dernier laisse penser que l'essoufflement au moins, la lassitude et la déception parfois, ont fait place à l'enthousiasme du début. Les membres du CESEV ont le sentiment que leurs travaux ne servent à rien. La commission Espaces publics a même démissionné. Les statuts prévoient que le rapport d'activité annuel du CESEV est transmis au Conseil Municipal. Pouvez-vous nous dire, Monsieur le Maire, si cela a été fait, et si oui, à quelles dates ? Au-delà du renouvellement des membres prévu en 2018, comment envisagez-vous de redonner de l'élan à cette initiative, et en particulier envisagez-vous la mise en œuvre concrète de certaines propositions, mise en œuvre qui sera la seule façon de réellement reconnaitre le travail collectif réalisé et d'encourager sa poursuite ? Que pensez-vous faire pour que le CESEV soit une instance de véritable démocratie participative ? »  

    « S’agissant des remarques sur ce que vous appelez l’essoufflement du CESEV, je tiens à rappeler et préciser plusieurs points qui contredisent votre interprétation » lui a répondu Bernard Roche conseiller municipal et président du CESEV. « Tout d’abord la commission Espace Public fonctionne toujours et malgré les 8 démissions la majorité des membres demeure au sein du CESEV. Ensuite, il y avait 23 membres présents le 19 octobre dernier à la réunion plénière de rentrée et 20 le 07 décembre pour la rencontre avec Monsieur le Maire. Toute instance de participation locale voit en effet mécaniquement son nombre de membres diminuer suite à des déménagements, des changements de vie qui ne permettent plus aux membres de participer. Cela s’observe dans toutes les instances participatives à hauteur de 10 à 15 % des membres par an. Les membres les plus actifs qui s’investissent dans le CESEV restent tous motivés et travaillent avec beaucoup d’engagement à l’étude des sujets qui leur sont soumis » a-t-il précisé

    Tout en ajoutant : « Concernant les actions envisagées à court terme pour le CESEV, nous attendons les résultats de la mission confiée à un cadre de la Commune qui travaille actuellement à un état des lieux de la participation locale et qui doit faire des propositions pour redynamiser les instances les moins actives. Ensuite une révision du règlement du CESEV (composition, organisation, fonctionnement…) est à l’étude au regard du bilan des deux années d’existence de l’instance. Il s’agit d’évaluer la pertinence de l’organisation actuelle et d’en modifier certains aspects pour faciliter le travail du CESEV. La visibilité des travaux du CESEV est importante pour les membres qui ont besoin de reconnaissance de la part des élus et des citoyens pour leur engagement au sein de l’instance. La Municipalité accentuera son effort de communication sur les travaux réalisés par le CESEV et permettra au plus grand nombre d’en prendre connaissance. Un échange avec les élus, comme celui du jeudi 7 décembre est aussi très important pour faire un retour aux membres du CESEV sur leurs travaux et les recommandations remises. En outre, ce temps d’échange permet aux élus de préciser auprès des membres les points qui ont suscité leur intérêt dans les avis remis en Assemblée plénière. Enfin, je rappelle que le CESEV est une instance participative de prospective et consultative. Ses préconisations n’ont pas vocation à être appliquées à l’état brut. En revanche, soyez assuré que les avis ou préconisations remises abondent la réflexion des élus et aident à la décision le cas échéant ».

  • CESE DE VANVES (suite) : DES PROPOSITIONS INTERESSANTES MAIS REJETEES

    Les vanvéens ont des idées pour améliorer leur quotidien, faire des économies d’énergies, rendre plus attractive leur ville,  leurs commerces, son marché… mais on ne les écoute pas. Dommage, car il suffit de piocher dans le dernier rapport de la commission  « Economie et Prospective » du CESE de Vanves qui n’a pas été présenté lors de son asssemblée générale du 19 Octobre.  

    En matière d’éclairage, ils proposent d’utiliser des lampadaires intelligents, adapter l’éclairage au trafic des véhicules- « Il est par exemple possible de considérer d’éteindre l’éclairage public entre 1h30 et 5h dans pour des raisons écologiques et financières, comme certaines villes de France, ou aussi éteindre un lampadaire sur deux, ou finalement diminuer la puissance et l’intensité de l’éclairage à certaines heures de la nuit » expliquent ils en invitant à utiliser de nouvelles technologies, comme l’éclairage « smart » en y intégrant des capteurs intelligents -  expérimenter la route solaire  WatWay mis au point par colas, une société qui construit son siége à Issy les Moulineaux. 

    Dans un autre domaine, repenser le marché de Vanves dans un souci de le redynamiser socialement et économiquement pour attirer plus de commerçants, de proposer un choix plus large et varié de produits et de services, d’améliorer son attractivité pour plus de clients à Vanves, tout en optimisant l’exploitation d’un espace immobilier stratégique pour la Ville. Mais aussi obliger les promoteurs immobiliers, qui développent de nouveaux espaces immobiliers à Vanves, de prévoir un certain nombre d’espaces commerciaux au rez-de-chaussée de leur immeuble, d’autant plus lorsque la municipalité est propriétaire du foncier, pour développer le commerce à Vanves.

    A leurs yeux, il paraît essentiel de développer une véritable culture du numérique à Vanves en mettant en place un écosystème digital performant qui puisse attirer des startups et des nouvelles entreprises dans l’industrie créative à Vanves. "Vanves devrait viser l’objectif d’être ville labélisée de la French Tech". Une autre mesure possible serait de favoriser la création d’espaces de co-working, d’incubateurs/accélérateurs, d’espaces de formations dans le numérique et des services de conciergerie d’entreprises. Mais aussi élaborer  des zones pouvant devenir à moyen terme de nouveaux pôles d’activités,   tel un « espace commercial et de loisirs » qui constituerait le moteur économique de la ville de Vanves dans un des futurs possibles. Ou mettre en place un ou plusieurs FabLabs à Vanvesqui  pourraient constituer à la fois un atout économique stratégique et un lien culturel, social et educatif prometteur pour les habitants de la ville, toute génération confondue. Les Fablabs, nouveaux espaces hybrides, provoquent la rencontre de ces différents mondes et attirent ainsi des populations très variées. Enfants, ados, étudiants, entrepreneurs et seniors s’y instruisent et expérimentent les technologies, mises à leur disposition.

    Les membres de cette commission considèrent « qu’il est impératif d’apporter une réflexion approfondie sans idées préconçues et sans parti pris afin de sortir des sentiers battus et de casser les codes usuels, pour que jaillissent les idées innovantes, celles qui feront la différence. Il est nécessaire de développer une politique d’innovation et d’ouverture, en revisitant les politiques du passé et en tenant compte du nouveau contexte socio-économique et du nouvel environnement dans lequel évolue la Ville actuellement ». Encore faut il avoir des interlocuteurs en face prêt à les écouter.

  • CESE DE VANVES (suite) : LORSQUE SES MEMBRES NE DECIDENT PAS DE DEMISSIONNER, ILS REFUSENT DE PRESENTER LEUR RAPPORT

    La situation devient ubuesque au CESEV (Conseil Economique, social, environnemental de Vanves). La commission développement durable et solidarité a remis son rapport sur « les déplacements à Vanves » sur lequel elle a travaillé avec la commission « espace public », mais les membres de cette dernière qui  ont démissionné  en Juin, pour cause de rétention d’informations et manque de concertation, n’étaient pas présent. Mais ce n’est guère mieux pour la commission Economie et Prospective qui a planché sur le thème   « Quels arbitrages budgétaires pour la ville de Vanves ». Celle-ci n’a pas présenté son rapport remis depuis des mois à la municipalité lors de la séace plénière de jeudi dernier, et tant son président que ses membres étaient absents malgré les appels répétitifs et insistant du président du CESEV.  

    Elle avait été saisie de deux sujets : « Quels arbitrages budgétaires pour la ville ? » et « L’approche prospective des besoins en commerces de proximité au niveau local ». Elle avait  travaillé surtout sur le premier point, recueilli de l'information disponible,  facilitée auprès de services ouverts et disponibles, lui permettant de proposer des pistes possibles pour approfondir son travail et orienter ses avis. Le Rapport mis en forme entre  l'été  et l’automne 2016, a été remis à la présidence du CESEV en janvier 2017, avec 17 propositions d’actions à approfondir, ses membres précisant dans ce rapport : « Il incombera par la suite à M. le Maire de saisir la Commission sur une ou plusieurs des propositions à étudier et à approfondir en fonction de leur pertinence et leur priorité pour la Ville de Vanves ». Mais voilà, huit jours avant la séance plénière du 19 octobre 2017, au cours d'une réunion peu courue en raison d'une fixation tardive de la date et du certain sentiment d'inutilité, les pistes proposées ont été les unes après les autres écartées pour diverses raisons par la municipalité. Il est dès lors paru, à de nombreux membres de cette commission, tout d'abord inutile de présenter un rapport en séance plénière et dans une certaine mesure de s'y rendre, ensuite, insatisfaisant de poursuivre des travaux sur des sujets considérés comme inutiles ou voués à un barrage à priori du fait politique ou des compétences territoriales. « Cela est fort dommageable. Si les choix ne relèvent naturellement pas du CESEV, ses apports en réflexion, sans questionner la technicité des fonctionnaires territoriaux, pourraient bénéficier en pertinence le politique en tous lieux de décision. On peut s'interroger sur les raisons de la mise en place du CESEV, phénomène de mode ou plagiat d'un ancien projet de ville concurrent. Accessoirement, sur la réelle volonté d'en faire un lieu de réflexion et proposition citoyenne» constatait l’un de ses membres.