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logement

  • ROSIER ROUGE : 10 ANS POUR ABOUTIR A DEUX RESIDENCES SOCIALES A VANVES

    Il a fallu plus de 10 ans pour aboutir à cette inauguration mercredi dernier des résidences Astrée et Elisa (128 logements)  à l’emplacement du dépôts de vêtements et d’une partie des terrains derrière le bâtiment du Rosier Rouge qui accueille depuis 1973 des familles accompagnant des malades hospitalisés en Ile de France.

    Le projet originel concernait 110 à 130 logements à destination du personnel médico-social, dont une vingtaine pour un service d’hospitalisation à domicile pour des malades atteint du cancer, une halte garderie ou un relais parental d’éducation, une salle polyvalente, un libre service social etc… lorsque le bailleur Toît et Joie a été retenu par l’association des Cités du Secours Catholique (ACSC) gestionnaire du Rosier Rouge. «Il faut dire que ce projet a été compliqué, sur un site à cheval entre deux communes, ce qui obligeait à déposer en doubles les documents. Grâce à un travail en commun avec les deux communes, nous avons pu lever ses obstacles » indiquait Sylvie François Présidente de Toit et Joie en précisant que ce projet a connu quelques évolutions : L’abandon du bâtiment prévu à l’emplacement du parking à l’angle Chevalier de la Barre/Général de Gaulle, pour le service d’hospitalisation à domicile. « On se doutait bien qu’installer un  bâtiment aussi important dans un quartier comme celui-là allait interpeller les voisins. Mais il faut que l’environnement prenne en considération les besoins de la société à Paris et sa région, d’accuellir et d’héberger à des prix raisonnables des personnes actives (infirmières, aides soignants » constatait Pierre Nicolas, alors directeur du Rosier Rouge à l’époque du lancement de ce projet, après des réunions avec les riverains qui ont été ainsi associés, inquiets au départ et qui découvrent aujourd’ghui des bâtiments discrets . « L’intégration est parfaite, pas trop prégnante, dans un environnement particulier avec trois grands parcs voisins du lycée Michelet, du Séminaire (Jean Pail II) et Frédéric Pic constatait Bernard Gauducheau.

    «Notre démarche s’est tout d’abord appuyé sur une attention particulière au tissu urbain, au site et à sa topographie. La forte déclinivité du terrain a été l’occasion d’organiser la volumétrie en restanques pour offrir aux usagers, des espaces extérieurs adaptés à chacun, comme par exemple, côté ouest, un vaste espace méditant» indique Eric Haour son architecte qui s’est inscrit dans le respect de la Résidence du Rosier Rouge, par une volumétrie attentive qui reprend les alignements du bâti existant et qui conserve des gabarits du même ordre, par l’utilisation de matériaux comme la pierre en résonance avec la résidence du Rosier Rouge et en connivence avec les espaces boisés environnants, notamment par le jeu aléatoire des brise-soleils des façades.  Enfin, les nouvelles résidences se nomment Astrée et Elina en référence au nom du Rosier Rouge comme l’a expliqué Jean François Declos Président de l’ACSC :« La résidence Astrée propose des logements temporaires à des jeunes travailleurs leur ^permettant de se mettre en situation d’accéder dans de bonnes conditions à un logement pérenne,et Elina des logements à des étudiants.

    Ce projet compliqué, a connu d’autres évolutions comme l’abandon du Libre service Social,  laissant disponible un local pour un autre projet, et une crèche d’entreprise plutôt qu’une crèche plus classique, sans compter,  des évolutions financiéres et de réglementaires qui ont alourdis la facture du projet qui a reçu de nombreux soutien de l’Etat (1,09 M€), de la Région (1,8 M€) et du département (173 459 €) dans le cadre leur mobilisation pour les résidences édudiantes et de jeunes actifs  qui est un enjeu majeur dans notre région où se loger est difficile et cher comme l’a indiqué Isabelle Debré vice Présidente du Conseil Départemental qui travaille avec des bailleurs sociaux comme Toit et Joie… GPSO (469 900 €), d’Action Logement (589 000 €) et l’ACSC 250 000€) ont contribué à cette réalisation qui aura coûté 12,6 M€. «Mener un tel projet n’a pas évident ! IL faut maintenant 10, 12, 14 pour les réaliser comme ce fut le cas avec le Fort d’Issy. Mais on a réussi à le mener à bien avec Vanves » constatait André Santini

  • LOGEMENTS VACANTS A VANVES : A CAUSE DES TRAVAUX DE DESIAMANTAGE OU D’HERITAGE

    « De nombreux logements des immeubles Vanvéens de Hauts-de-Seine Habitat (ex OPHLM 92) seraient vacants, pour certains depuis plus d’un an. Ces immeubles assurent une bonne mixité sociale grâce à une répartition équilibrée entre des logements 1% patronal, et des logements appartenant à la Préfecture ainsi qu’à la Ville de Vanves. Cette situation peut paraître paradoxale lorsqu’on connaît l’importance du nombre de demandes de logements » a constaté Anne Laure Mondon (PS) au conseil municipal du 28 Mars dernier en demandant au maire de Vanves, membre du Conseil d'administration de Hauts-de-Seine Habitat, s’il était possible d’indiquer de qui dépendent ces logements vacants (1% patronal, Préfecture, Ville de Vanves) et si ces derniers seront prochainement à nouveau occupés ?

    «La présence de logements vacants dans certains immeubles gérés par des bailleurs sociaux est due uniquement à des raisons techniques et juridiques que doivent gérer les organismes H.L.M » a répondu Françoise Djian (UDI), maire adjointe au logement. « Les raisons techniques sont liées au renforcement des obligations concernant le traitement de l’amiante mises en place par les décrets 629 du 03 juin 2011 et 639 du 04 mai 2012. Les délais de plusieurs années accordés aux organismes H.L.M. concernant leurs obligations en matière de désamiantage sont arrivés à terme et imposent des travaux spécifiques aux propriétaires d’immeubles collectifs notamment lors des interventions sur le patrimoine immobilier. Or, les entreprises chargées des opérations de repérage et de diagnostic d’amiante et celles chargées des travaux directs de désamiantage sont à la fois peu nombreuses et extrêmement sollicitées ce qui allonge considérablement les délais en cas de travaux de réfection de logements. Hauts-de-Seine Habitat rénove systématiquement ces logements lors d’un départ de locataire avant de le remettre en location et de ce fait cette société doit composer avec des délais très longs liés aux opérations préalables de désamiantage. Les raisons juridiques qui peuvent expliquer certaines vacances prolongées interviennent lors du décès d’un locataire en cas de difficultés à trouver les héritiers qui obligent l’organisme à maintenir le mobilier dans les lieux et empêchent la remise en location » a t-elle assurée.

    Il est à noter d’ailleurs que le logement avait l’objet d’un vœu présenté par Boris Amoroz (FG/PC) présenté sur le blog (le 28 Mars) qui a été retoqué par la majorité LR/UDI et le groupe LREM à propos du projet de Loi logement ELAN (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) qui a été présenté hier au Conseil des Ministres.  Françoise Djian lui avait d’ailleurs fait remarqué, le 28 Mars, soit une semaine auparavant, que « la version du texte de loi a déjà évolué, qu’il est encore à l’état de projet qu’il n’y a pas eu encore débat au parlement ». Quant à Jean Cyril Le Goff, il  avait expliqué que «l’objectif est de libérer de la construction en assouplissant les régles, et de protéger les plus fragiles, car un bon nombre de nos compatriotes sont mal logés. Le coût de construction du logement social a doublé. Et il faut alléger les procédures de recours, respecter les normes environnementales, agir sur la mobilité afin d’améliorer la rotation » expliquait il en parlant d’un vœu caricatural qui est loin de la réalité. Quant au PS, il s’est abstenu.    

  • CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES : UN VŒU POUR DEFENDRE LE MODELE HLM FRANCAIS

    Boris Amoroz, conseiller municipal FG/PC (sur la photo) tentera ce soir de faire adopter par le conseil municipal de Vanves, un vœu déplorant le recours aux ordonnances et le contenu du projet de loi qui vise à libéraliser le modèle du logement social, à l’heure où la possibilité de se loger dans des conditions dignes est devenue un combat aussi bien pour les classes populaires que pour les classes moyennes.

    « Ce projet est inacceptable car il annonce une précarisation des plus démunis et signe la fin du modèle HLM français.  Tout b’abord, il entérine la baisse catastrophique des recettes des organismes HLM, qui se voient amputés d’1,5 milliards d’euros par an (baisse des APL, compensée par la baisse des loyers de solidarité ; hausse de la TVA sur les opérations de travaux et d’entretien). Pour les organismes HLM, c’est autant de moins pour la réhabilitation et la construction de logements, alors que par exemple plus de mille personnes sont en demande de logements sur la ville de Vanves » expliquera t-il.

    « Ensuite pour pallier le déficit des recettes, la loi obligera les organismes à se regrouper, sur la base d’un nombre minimum de logements sociaux, dans le but de créer 4 ou 5 grands groupes nationaux dont la plupart de type privé rémunérant des actionnaires. Ces fusions entraîneront l’émergence de structures technocratiques mastodontes, dont les liens avec les locataires seront définitivement rompus. De même, elles feront disparaître le lien entre logement social et collectivités, au profit d’une gestion privée selon une logique libérale, entraînant une hausse importante des loyers. Coup ultime porté au modèle du logement social français, la loi incitera les organismes HLM à vendre une partie du parc pour renflouer leur capital, au rythme de 45 000 logements HLM vendus par an, soit 1% du parc chaque année. Sur Vanves cela représenterait une vente de 30 logements HLM par an. Une partie des rentes servira à financer un fond national pour la construction, qui permettra à l’Etat de réduire encore sa part dans le financement du logement social. Ainsi à travers cette révolution libérale, le gouvernement prépare la sortie d’une part importante de logements HLM dont les prix étaient encadrés, vers le marché immobilier spéculatif. Or cette politique de privatisation a déjà été mise en place ailleurs, et les résultats sont connus. En 1979 au Royaume-Uni, Madame Thatcher diminue le budget logement de 76%, provoquant la chute des constructions de logements sociaux dans le pays, qui passent de 74 500 en 1980 à 300 en 1997 !» indiquera t-il  

    « Le projet de loi prévoit également la possibilité pour un maire de déroger aux obligations de production de logements sociaux, dans le cas d’une transformation de bureaux en logements. Ainsi, plutôt que d’inciter les communes à la production de logements sociaux, le gouvernement fait le contraire et donne raison aux communes hors-la-loi qui ne respectent pas le seuil de la loi SRU, à l’image des neuf communes des Hauts-de-Seine, qui viennent d’être sanctionnées pour non-respect de leurs objectifs de construction sur la période 2014-2016. Enfin, en ce qui concerne les locataires en HLM, le gouvernement souhaite mettre en place une évaluation des conditions d’occupation tous les 6 ans. Cette mesure mettrait en danger d’expulsion plusieurs dizaines de locataires, du fait de l’entrée en vigueur depuis le 1er Janvier 2018 de la loi Egalité et Citoyenneté du 22 décembre 2016. A travers cette loi, le gouvernement renforce sa politique de précarisation des classes populaires et moyennes, car les critères d’assujettissement au surloyer seront étendus, faisant peser la menace d’une expulsion sur un nombre important de foyers, dont les revenus seraient à peine supérieurs aux critères d’attribution. Cette mesure aggravera la paupérisation du logement social » conclura t-il.