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SOCIAL

  • UN ETE 2023 A VANVES DURANT LEQUEL LES SENIORS SONT PROMENES A VELO DANS LA VILLE

    L’événement qui  a fait le plus réagir sur les réseaux sociaux a été le vélo promenade électrique misen place parle CCAS,  versionvanvéenne du « rickshaw » bien connu en Inde . « Notre objectif est de rompre l’isolement des seniors et de leur faire découvrir les quartiers de la ville le temps d’une balade conviviale » expliquait le CCAS. Ce projet a pour ambition d’améliorer la mobilité des usagers ainsi que de leur faire gagner en liberté. Le vélo promenade est un mode de déplacement doux et innovant, qui permet de rompre avec le quotidien, s’imprégner de l'animation de la ville, tisser du lien (échanges avec le conducteur, interactions intergénérationnelles). retrouver des lieux importants dans le parcours de vie. avoir un contact différent avec son environnement et ressentir de nouvelles sensations » expliquait le maire.

    «La ville essaie de compenser l'échec du Vanves Express (VE) en promouvant une solution individuelle gratuite de balade promenade. Ce n'est pas du transport comparable au VE mais ça favorise la mobilité et la lutte contre l'isolement » remarquait Laurent Delrieu. «Je pense que le CCAS essaie de compenser la maigre utilisation du vanves express qui coûte cher !Combien ? » demande Nicole Lafarge. «C’est mieux que rien » selon Marie José Sar.

  • LA MAISON PARTAGEE SIMON DE CYRENE DE VANVES A PERDU SON PRESIDENT D’HONNEUR, PHILIPE POZZO DI BORGO

    «Philippe, c'est le mystère d'une fragilité féconde. Il estimait qu'il avait davantage appris après son accident que quand il évoluait dans un monde de luxe et dans la tyrannie de la performance. Au-delà de son image et du message du film, c'est sa parole qui nous a aidé à nous construire. À chaque rencontre, il nous transmettait une incroyable espérance. Il nous appelait à être des éveilleurs. Nous les fragiles, on appelle à la relation. On désarme la peur de l'autre, la peur de la différence et on créé de la fraternité»  a réagit Laurent de Cherisey le fondateur de l’association Simon de Cyrène, à l’annonce du décés de Philippe Pozzo di Borgo (tous les deux de la photo prise devant l'entrée de la chapelle des Bénédictes)  qui en était le président d’honneur.

    Cet aristocrate, héritier des ducs Pozzo di Borgo et des marquis de Vogüé,  alliait une carrière prometteuse à la direction des champagnes Pommery à un mariage heureux. Mais, en 1993, un accident de parapente en Savoie a brisé sa vie dorée. Après plusieurs mois en réanimation, l'homme d'affaires se réveille tétraplégique, sans l'usage de ses bras ni de ses jambes. Cloué dans un fauteuil à 42 ans, assigné à résidence dans son somptueux hôtel particulier parisien du 7e, il découvre l'immobilité.

    Trois ans après son accident de parapente, un autre drame a marqué sa vie : la mort de Béatrice, sa femme, atteinte d'un cancer. C'est à ce moment-là qu'Abdel Yasmin Sellou fait une apparition inattendue dans sa vie. Le petit caïd «bac moins six» devenu auxiliaire de vie détonne dans son salon lambrissé, trop feutré. Et dynamite sa dépression. Leur amitié, inattendue, revigorante, d'une liberté totale, l'aide à remonter la pente. «Alors qu'il était dans une situation de vulnérabilité totale, Philippe a embauché un gars qui aurait pu le malmener et il lui a fait confiance. C'est exactement ce que raconte Intouchables : la joie peut jaillir d'une relation entre deux êtres fragiles parce qu'ils se font confiance et apprennent l'entraide» Un film  "Intouchables" tiré de son livre  « Le second souffle » raconte  cette amitié avec ce «diable gardien», comme il l'a surnommé, interprêté par Omar Sy dans ce film.

    Après la sortie du film, Philippe Pozzo di Borgo avait vécu un moment très fort dans la 1ère maison partagée construite à  Vanves voilà plus de 10 ans sur un terrain appartenant aux bénédictines : « Je devais prendre la parole devant les résidents mais soudain j’ai été saisi de panique, incapable de parler et de prononcer le moindre mot. Que pouvais-je dire à ces personnes si fragiles, dans des situations parfois intenables ? Laurent de Cherisey m’a alors entouré avec délicatesse et m’a laissé le temps dont j’avais besoin pour me désarmer. Il m’a amené à me décentrer de moi-même et à sortir de mes angoisses, de mes peurs, mes questions et mes doutes… Il me fallait m’ouvrir à la relation. Les mots ont pu alors sortir. Ce moment a été initiatique. J’ai découvert à Simon de Cyrène une véritable école de la considération. À vivre ensemble, valides et invalides, on est obligé de se désarmer et l’on apprend à vivre la rencontre avec l’autre. S’ouvrir à la fragilité nous ouvre à la fraternité» témoignait il.

    « Ces dernières années, J’ai suivi l’évolution des maisons et particulièrement celles de Nantes et d’Angers des premières réunions de Compagnons jusqu’à l’ouverture des maisons partagées. J’ai été touché par la bienveillance des équipes mais aussi par la vigilance à faire rayonner le message de Simon de Cyrène à l’extérieur : dans leur quartier, dans leur ville et leur région, dans la société, les institutions… Le grand défi des années à venir sera de sécuriser le développement, de consolider les finances, et les équipes, et de continuer à éveiller des consciences que ce soit par des petits gestes de donation ou des engagements financiers, bénévoles, volontaires… Avec 40 000 grands blessés supplémentaires tous les ans, que la médecine aujourd’hui sauve de la mort mais ne sait pas accompagner ensuite, Simon de Cyrène propose non seulement une solution innovante non prévue par les institutions mais appelle aussi et surtout la société à se réconcilier avec elle-même en rendant et en reconnaissant la dignité des personnes fragiles. Il y a urgence à ce que notre société sorte de l’impasse de l’individualisme et se désarme pour s’ouvrir à la rencontre et à la relation. C’est un changement de regard et une conversion du cœur. Simon de Cyrène est en réalité un lieu de thérapie pour notre société toute entière» soulignait il .

    Cet aristocrate a reversé à l’association Simon de Cyréne de bénéficier de 5% des bénéfices des producteurs du film, généreusement reversés par «Pozzo». Grâce à cette manne de départ de 800.000 €, elle a lancé en France des projets de maisons partagées réunissant des «fauteuils» et des «valides». 25 sont déjà sorties de terre et le même nombre est en projet. «J'en suis le parrain, c'est mon côté corse», lançait très fier l'aristocrate en fauteuil, exagérant malicieusement l'accent du clan Pozzo di Borgo, une des plus vieilles familles de l'île. Au-delà, c'est tout le regard de la société française sur le handicap qui a progressé. «En acceptant que l'on adapte son histoire dans Intouchables, il a changé notre vie et la vie de nombreuses personnes vulnérables et fragiles», ont salué les réalisateurs d'Intouchables.

  • SOLIDARITE DANS LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET LA PRECARITE A VANVES

    Plusieurs rendez-vous sont inscrits la semaine prochaine pour faire appel à la générosité et à la solidarité des vanvéens avec l’ensemble des associations oeuvrant dans ce cadre  avec le week-end prochain, la 38e collecte des banques alimentaires, précédé  mercredi par la venue du Solidaribus du Secours Populaire au carrefour Legris de 9H à 13H, et dans le cadre de la quinzaine du festival des Solidarités, la soirié débat organisée par le groupe La Vie nouvelle des Hauts de Seine, la Ruche de Vanves et Le groupe local du CCFD Terre Solidaire, autour du film : La Beauce, le glyphosate et moi d’Isabelle Vayron. Il s'agit d'un documentaire sur la filière mondialisée de la tomate d'industrie. Cette mobilisation a commencée dés ce week-end  par la collecte de fin d’année  du Secours Catholique, notamment à vanves, qui a rendu public ces jours-ci son rapport annuel sur l’Etat de la pauvreté en France  

    9 263 personnes et ménages ont été accompagnés dans le département en 2021 par le Secours Catholique des Hauts de Seine qui peut compter sur 1 640 bénévoles, répartis dans 36 équipes locales, pour mener ses actions.  Il y en a une à vanves qui «assure accueil alimentaire et écoute (70 familles accueilles, 380 rendez-vous, 489 colis alimentaires et bébés), une activité écrivain public (138 familles aidées, 380 RDV, 321 réponses), des aides financières notamment pour la formation, mais aussi un accompagnement, un soutien régulier des certaines familles, des moments festifs à destination des accueillis (goûter, Noël…) » indiquent ses responsables  dans le Sel et Lumière de ce week-end.

    Sa délégation départementale indiquait que dans les Hauts de Seine, ses équipes s’occupaient surtout de familles  monoparentales (31,3 %), en particulier des mères seules (24,6 % contre 6,7 % pour les pères seuls), mais aussi des couples avec enfants (27,5 %). Elle notait que la part d’hommes seuls (21,9%) a également augmenté. Quant à l’âge des bénéficiaires, 70,5 % d’entre eux ont entre 25 et 49 ans. Ils font davantage appel au Secours Catholique pour des demandes relevant de l’écoute, de l’accueil et du conseil (55%). Une autre part importante concerne l’aide alimentaire (37 %). Une majorité des personnes n’ont aucune source de revenus : 56,3 % sont en inactivité ou au chômage. Pour ceux en activité, 39,7 % ont un emploi précaire et 34,7 % sont en CDI. Selon la délégation des Hauts-de-Seine, leurs données sont assez similaires aux analyses faites à l’échelle nationale.