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PATRIMOINE DE VANVES

  • INAUGURATION DES NOUVELLES INSTALLATIONS DU PMS.A.ROCHE 82 APRES SA CREATION

    Avec ses nouveaux gradins, la tribune compte 300 places assises et est désormais homologuée pour le niveau interrégional en athlétisme et en niveau trois (sur six existants) auprès de la Fédération Française de Football. Deux nouveaux blocs de vestiaires, accessibles aux personnes à mobilité réduite ont été construits, portant leur nombre à six. Des annexes telles qu'une infirmerie et une salle antidopage ont également vu le jour, ces nouveaux aménagements sont aux normes BBC pour la partie neuve et la partie rénovée. Un espace polyvalent, à destination des associations et géré par la Ville via le Phare a également été construit avec une salle de musculation au rez-de-chaussée, deux bureaux (pour La section football et Expograph Vanves) avec une salle de réunion, au 1er étage. Parallèlement, deux chemins permettant de relier le Stade André Roche et la piscine Roger Aveneau ont été aménagés. Tous ces aménagements  seront inaugurés en grande pompe en fin d’après midi  par Bernard Gauducheau, maire de Vanves, Isabelle Debré vice présidente du Conseil Départemental des hauts  de Seine représentant le président Devedjian, avec de nombreuses animations sportives

    C’est l’occasion, dans le cadre de ses Journées Européennes du Patrimoine,  de rappeler les différents travaux qui ont permis de transformer cet espace sportif depuis sa création qui remonte à 1941. L’idée de sa création revient à Frédéric Pic, maire de Vanves entre les deux guerres,  qui a commencé à prendre des dispositions pour créer un PMS à côté du parc de l’ancienne maison de santé du docteur Falret, sur ses deux plateformes occupées l’une par le gymnase André Roche avec la piste d’athlétisme et le terrain d’honneur  de football, l’autre par la piscine, les tennis, les terrains de boules lyonnaises et surtout le terrain de football annexe. A L’époque c’étaient des aires de jeux vagues et boisés que Frédéric Pic a défendu contre la construction d’habitation ou l’achat par des propriétaires privées. Une première délibération en date du 29 Mai 1938 prévoyait un terrain de football, quelques terrains de tennis et un champ de tir.  Mais il n’a pas pu aller plus loin à cause de la seconde guerre mondiale

    Les premiers travaux d’aménagement ont finalement été lancés par le maire Louis Landon lorsque l’association le Stade de Vanves fut créée en 1941, avec le premier terrain d’entraînement,  ouvert en 1942,  suivi par 2 terrains de football dont un était homologué en 1942 « sous réserve de fournir un plan côté, de tracer le terrain de jeu, de pose des poteaux de buts et de coins, et de terminer l’installation de vestiaires ». En 1951, ce PMS comprenait  2 pistes de course à pied, 2 terrains de basket, 3 de volley, 3 courts de Tennis et 8 Jeux de Boules lyonnaises à l’emplacement de la piscine municipale qui a été construite 20 ans après, en 1971, avec son traitement de l’eau  à l’ozone qui était révolutionnaire. Le gymnase André Roche avait été construit quelques temps auparavant.  

    Entre 1990 et 1992,  la construction de deux murs de soutainement pour remplacer le talus des trois plateformes lui a donné son aspect actuel, avec la remise aux normes du terrain de football annexe en mélange terre-sable stabilisée en  une surface de jeu en sable fillerisé de schiste de houille stabilisé mécaniquement,  la réfection de la piste d’athlétisme qui est passé d’un revêtement en cendré à un revêtement synthétique tous temps, de 5 à 6 couloirs avec extension de la ligne droite et réaménagement des aires de concours (saut en longueur, javelot…), la construction d’un nouveau pavillon pour les Boules Lyonnaises et le tennis….avec d’importants travaux d’éclairage et d’électricité. Deux courts de tennis couverts très attendus (depuis 20 ans) sont venus compléter cet aménagement  en 2006.

    Vingt ans plus tard la ville rénovait le terrain de football annexe en raison de son état d’usure avancé lié à une utilisation intensive, avec  un revêtement en gazon synthétique. La Ville  profitait de cette opération pour créer une cuve de stockage d’eau enterrée  qui a été installée en Juin qui est alimentée par les eaux de drainage de ce terrain, des eaux de pluie d’une partie de la toiture de la piscine, des eaux de vidange de la piscine (1350 m3 à chaque intervention). Et les eaux sont ainsi réutilisées  pour alimenter le système d’arrosage automatique existant du terrain d’honneur du football en  gazon naturel. Une bouche de pompage permettra également de remplir les citernes mobiles chargées de l’arrosage des jardinières installées dans la ville et les laveuses pour la voirie. Voilà 4/5, cette opération  était lancée avec l’installation d’un terrain synthétique en 2017, et les travaux de la tribune avec ses bâtiments qui commençaient dans la foulée et qui sont inaugurées aujourd’hui.

  • PATRIMOINE DE VANVES : L’ORGUE DU PRIEURE SAINTE-BATHILDE EN VOIE DE RESTAURATION

    A l’occasion des Journées du Patrimoine, Loic de Lacombe, organiste titulaire des orgues de Saint Remy, a présenté devant les visiteurs et les curieux, samedi dernier, le grand orgue du Prieuré Sainte-Bathlide et son projet de restauration samedi dernier, avec l’aide de l’Association des Amis de l’Orgue de Saint Remy.  Cet Orgue qu’il a découvert l’an dernier, a été construit par Victor Gonzalez, spécialiste de la facture d’orgue  néo-classique qui fait la synthése entre les factures d’orgue romantique et néo-baroque. Inauguré en 1944 par Marcel Dupré, il présente l’avantage de permettre de jouer toutes  ces musiques, mais avec quelques limites, selon ce spécialiste. Cet orgue a servi, sous les doigts de Noëlle Pierront, à l'enregistrement historique des "Leçons de Ténèbres" de Couperin par Nadine Sautereau et Claudine Collard (Erato)»

    Il posséde 22 jeux (18 réels), avec 1200 à 1500 tuyaux à l’intérieur sous le toit, quelquefois recourbé,   dans un local exigu, en fond de nerf, quelques uns étant de façade, en extérieure, une console en bas, avec deux claviers et un pédalier, une boîte expressive au récit, une transmission électropneumatique presque parfaite, pour faire arriver l’air. Il a fait l’objet d’un relevage en 1983 mais n'a subi aucune modification sur le plan sonore depuis sa construction, de divers nettoyage. « Il est dans son jus » comme il l’a expliqué, avec quelques défauts : « l’un des claviers est inutilisable à cause d’une inondation ! Il a des emprunts, c’est-à-dire que des tuyaux partent tout seul sans qu’on ne les ait sélectionné à cause de fuite d’air. Il faudrait refaire le systéme d’isolation, faire un nettoyage complet avec des soudures, notamment sur les grands soufflets » a-t-il indiqué.

    D’ailleurs  une expertise réalisée en janvier 2014 avait révélé « un état technique moyen, notamment en raison de l'empoussiérage, de l'oxydation de certains tuyaux dûs à d'anciennes fuites, des problèmes de contacts électriques et quelques soufflets crevés dans la transmission pneumatique. Le clavier de récit est aujourd'hui totalement inutilisable et les sommiers des deux claviers demanderaient à être entièrement refaits». Mais comme l’a constaté Loic de Lacombe « les facteurs d’orgue contactés ont été impressionnés malgré tout, par une harmonie parfaite ! »

  • UN PATRIMOINE EXTREMEMENT RICHE A DECOUVRIR A PIED DANS VANVES

    Le patrimoine vanvéen est à  l’honneur  durant ce week-end à l’occasion des journées européennes du patrimoine (JEP). Un focus est fait sur  Marina Tsetaeva ((1892-1941) grande poétesse russe qui a vécut à Vanves de 1934 à 1938 avec des animations et des visites au 65 rue Jean Baptiste Potin où elle a vécu. Il y a les incontournables : Le lycée Michelet, l’église Saint Remy, l’église des nouveaux martyrs de la terre russe, la cité Payret Dortail, label patrimoine d’intérêt régional depuis le printemps 2018, le prieuré Saint Bathilde qui fait partie du patrimoine remarquable d’Ile de France  où sont organisé des visites ce week-end qui les mettent en avant.

    Mais le patrimoine de Vanves ne se résume pas seulement à ces sites mis en avant, car il y en a d’autres bien sûr que vous pouvez découvrir au gré d’une promenade dominicale : Le parc F.Pic sauvé des lotisseurs par le maire dont il porte le nom, vec ses anciens pavillons de  la maison de santé du docteur Arnaud, le restaurant de la Tourelle, la créche du parc, mais aussi sa glacière et sa chapelle que les habitués du parc devinent sous son monticule de terre 

    Le lotissement voisin du lycée Michelet et du parc des expositions, dit des artistes, encadré par les rues J.Jaurés, M.Yoll, Jullien et V.Hugo,  implanté sur des parcelles en lanières issus des anciens terrains agricoles et viticoles (Ouest des Hauts de Vanves) ou il est l’héritage d’un passé ouvrier de la commune : Ses pavillons avaient été construit par la SA de la Plaine de Vanves dont le promoteur était l’ingénieur Emile Cacheux, spécialiste des maisons ouvrières qui exerça ses activités jusqu’à la fin du XIXéme siécle à Vanves. Ses caractéristiques : étroitesse des parcelles, constructions sur les limites séparatives et en recul de la voie laissant place à un jardinet à l’avant. Sans parler de certains pavillons dans les Villas, petites voies privées, desservant plusieurs maisons étroites implantées sur de petits terrains : Quincy, Dupont, Léger…  Avec quelques immeubles de l’Immobiliére 3 F entre S.Carnot et V.Hugo, à l’angle Barbés/J/Bleuzen, place de la République au dessus de la pharmacie ou du bâtiment HLM sur pilotis de la rue J.B. Potin.

    « L’époque contemporaine a marqué le paysage par une profonde restructuration urbaine où s‘illustrérent bien des architectes comme Henri Sauvage, les frères Perret, et les fréres Marne » ces derniers ayant construits notamment dans le style Bauhaus, jouant avec le béton et un parti pris de transparence  : La créche-maison de retraite Larmeroux (ex-maisons de retaites des vieux travailleurs) avec son entrée ornée de deux hauts reliefs des sculpteurs R. Coutin et l Piron sur les thémes de la vieillesse, de l’enfant et dela femme, avec  sa chapelle rénovée  ou le LEP Dardenne avec ses 3 étages de grandes verrières horizontale qui viennent aérer les murs de briques. Plus loin, l’hôtel de ville avec sa fresque d’Henri Darien , ou le tribunal d’instance construit en 1857 pour accueillir la première mairie de Vanves puis en 1897,  le premier tribunal de paix, la gare-pont de Vanves-Malakoff qui était une proussse architecturale à l'époque.