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VANVEENS

  • RECONFINEMENT A VANVES : LES VANVEENS SERAIENT ILS DEVENUS TRISTES, PESSIMISTES ET ANXIEUX ?

    Selon un sondage Ifop réalisé en ligne pour Consolab / 20 Minutes auprès d'un échantillon national représentatif de la population âgée de 18 ans et plus et résidant en France métropolitaine les vanvéens comme les français seraient 28% à ne pas avoir le moral, depuis ce reconfinement, contre 20% en avril. Son annonce voilà une quinzaine de jours,  a ainsi augmenté le nombre de vanvéens victimes d’anxiété (27%, soit une hausse de 7 points), de troubles du sommeil (38% soit 6 points de plus) mais aussi de dépression (12%, une augmentation de 3 points). À chaque fois, les femmes sont davantage affectées que les hommes.

    Dans ce contexte automnal, ces nouvelles restrictions sanitaires exacerbent le sentiment de tristesse chez les Français (52%), en particulier les femmes (60%), les jeunes (56%) et les personnes confinées seules (54%). De même, le reconfinement a suscité un sentiment de désespoir chez plus d’un tiers des Français (36%), en particulier chez les femmes (41%), les jeunes (49%) et les personnes n’ayant pas d’espace extérieur dans leur logement (47%). Cette baisse de moral s'accompagne en plus d'un isolement croissant de la population que n’arrangent pas les gestes barrières, les mesures de distanciation, sans compter l’effet saisonnalité : les dépressions saisonnières se manifestant déjà plus classiquement en novembre, période où la luminosité diminue en même temps que les relations sociales.

    Ce sondage montre que ces nouvelles mesures de restriction sont moins bien respectées par la population, qui apparaît minée psychologiquement, quinze jours après le début de ce reconfinement, sans parler de la fermeté montré par le gouvernement jeudi dernier lors de la conférence de presse du premier qui désespére nos commerçants et nos restaurateurs qui font leur meilleur chiffre d’affaire à cette époque de l’année. Une majorité de Français (60%) admet avoir déjà transgressé les règles de circulation depuis son entrée en vigueur,  soit quasiment deux fois plus que ce que l’Ifop avait pu observer lors du premier confinement après 6 semaines (33%). Pourtant les vanvéens donnent l’impression d’être respectueux de ces régles, même si l’on en voit quelques uns se déplacer sans masques, ce qui choque et provoque quelques réflexions. Ce sondage a constaté que la proportion de Français se déplaçant sous un faux prétexte est supérieur de 5 points (14 %) par rapport à ce qui avait relevé fin avril.

  • COMMENT VIT ON CE CONFINEMENT HISTORIQUE A VANVES … AVEC GUY JANVIER, UN CONFINE ACTIF

    Un nouveau témoignage d’un vanvéen confiné : Guy Janvier ex-maire de Vanves (1995-2001) qui jardine, lit, réfléchit aux conséquences de cette crise sanitaire sans précédént,  travaille sur un appel dénommé « l’Appel du 9 Mai » avec le secours catholique, l’armée du salut, les petits frères des pauvres pour dire qu’il faut une Europe forte, une Europe sociale, une Europe des solidarités. Car il est le président de la branche française du réseau Européen de lutte contre la Pauvreté (EAPN), à un moment où l’Union Européenne (UE) est confrontée à deux crises majeures, avec cette pandémie et le Brexit. Il  recherche d’ailleurs un vanvéen, bénévole, pour lui donner un coup de main pour animer et gérer  son association afin de mieux la faire fonctionner. «Nous échangeons actuellement sur les fondements de l’Union Européenne puisque ce sera le 9 Mai prochain la fête de l’Europe et l’anniversaire de la déclaration de Robert Schumann».

    Vanves Au Quotidien – Que constatez-vous à la veille d’un conseil Européen des chefs de l’Etat ?

    Quy Janvier : «Qu’est ce qu’on va pouvoir dire, à cette occasion, lorsqu’on voit la façon dont la crise a été traitée au niveau européen. Un Etat (Hongrie) a intercepté des masques destinés à un autre état (Italie), alors que l’on constate une absence de fabrication de masques, de médicaments, de tests en Europe. Il faut que l’Europe reconstruise sa souveraineté européenne sur des questions aussi importantes que la santé et les soins. Or ces questions ne relèvent pas de l’Europe, puisque ces compétences sont restés dans la main des états membres. Il faut faire attention à ceux qui expliquent qu’il faut faire basculer ces questions de santé et sociale au niveau européens, car elles se régleront comme on le voit sur d’autres questions au plus petit dénominateur commun. Dans des pays comme la France, la Norvége, la Suéde, où on a une protection sociale importante, elle risque alors de diminuer. On se trouve confronté à des inégalités totales entre pays de l’UE.

    Depuis 10 ans, c’est-à-dire la crise de 2008/2009 des subprimes, l’UE a mis en place un système, le semestre européen : tous les ans la commission européenne sort un rapport sur la situation dans chaque pays des équilibres macro-économiques. Ainsi elle constate pour la France qui doit limiter son déficit à 3% du PIB,  qu’elle sera à 4% avec la crise, alors qu’elle reproche à la France de ne pas faire assez d’effort pour limiter son déficit budgétaire. Cette régle des 3% avec une dette inférieur à 60% du PIB, a volé en éclat, parce que les chefs de l’Etat et la Commission Européenne ont reconnu ne plus pouvoir la tenir.

    C’est le problème principal auquel est confronté aujourd’hui l’Europe.

    VAQ- Pourquoi cet appel du 9 Mai ?

    G.J. : « La crise actuelle est l’illustration confondante de la politique néo-libérale qui a été mise en place voilà une dizaine d’années.  Du temps de Jacques Delors, dans les années 1995, l’Europe s’est construite sur l’idée de la solidarité, du progrés qui profite à tous. Et cette idée d’une Europe solidaire, nous l’avons perdue. Et au contraire, aujourd’hui, il faut plus d’Europe, pas uniquement économique, mais sociale en revenant au principe initial : la concurrence libre et non faussée.  C’est ce qui nous met dedans aujourd’hui, car on n’arrête plus de dire qu’il faut que les entreprises soient concurrentes. Mais un certain nombre de choses ne doivent pas être mis en concurrence comme pour les masques par exemple. Et la réponse, à notre niveau, c’est l’économie sociale et solidaire dont on ne parle pas suffisamment. C’est pourquoi je travaille à cet un appel que l’on va dénommé « l’Appel du 9 Mai »  pour dire qu’il fait une Europe forte, une Europe sociale, une Europe des solidarités »

    VAQ - Comment vivez-vous personnellement au quotidien ce confinement ?

    G.J. : « Jamais nous n’avons vécu une telle crise ! C’est la première que l’on se retrouve dans une situation pareille. La grippe espagnol en 1918 avait fait 50 millions de morts. Aujourd’hui on n’en est pas là. Parce qu’on fait de la prévention d’une part, et qu’on a des soins meilleurs d’autre part. Néanmoins, c’est une catastrophe dans le sens où un certain nombre de nos proches ont été touché, comme Patrick Devedjian président du CD92, et sur Vanves,  Guy Marze et d’autres;..

    Mais aussi sur le plan économique : Et tant que fils d’artisan, je m’imagine ce qu’aurait dû faire mon pére, avec ses fils et son magasin de vélo fermé. 40% des brasseries et restaurants risquent de fermer. Certains petits patrons n’ont pas droit au chômage et doivent taper dans la trésorie de leur TPE. D’autres sont obligés travailler ! Et je le vois tous les jours avec ma boulangére de la rue Sadi Carrnot, à côté de l’église, qui a dû la reprendre, avec son mari,à 70 ans, alors qu’ils étaient à la retraite ; Et on ne sait pas du tout quand tout cela va terminer.

    Enfin, les conséquences sur le lien social ! La plupart des grands parents ne peuvent plus voir leurs petits enfants, ni les embrasser, les serrer dans leurs bras. On compense, pour ceux qui ont la chance d’avoir Internet. On ne s’en sortira pas si nous n’inventons pas de nouvelles réponses.  

    VAQ- Lesquelles ?

    G.J. : « J’en vois trois ! Tout d’abord lutter contre les inégalités. Alors qu’on voit actuellement que les inégalités sont très importantes en France, à travers le pouvoir d’achat ! Comment peut on vivre avec 1500 € en région parisienne si on n’a pas un logement social, et même si on n’est pas propriétaire de son logements  ! Ce n’est pas en offrant 2000 € aux personnels soignants pour ce qu’ils font, qu’on réglera le problème !

    Ensuite, les services publics : les hôpitaux, les transports, la poste, même difficilement, fonctionnent. Mais pour cela, il faut payer les services publics, l’Etat emprunte certes, mais il faudra rembourser la dette.

    Enfin, c’est l’accès de tous à Internet ! Cette crise a entraîné un rebond informatique ! Et je me souviens lorsque je siégais au Conseil Départemental, je n’ai pas arrêté voilà quinze ans, de demander que l’on donne une tablette numérique à chaque collégien sans être entendu. Et nous avions les moyens de doter tous les collégiens. Si cela avait le cas, nous n’aurions pas eu aujourd’hui, les difficultés que certains connaissent pour bénéficier de l’école à distance mis en place dans le cadre de la continuité pédagogique depuis la fermeture des établissements scolaires

    VAQ - N’êtes-vous pas trop pessimiste ? 

    G.J. : « Je ne suis pas pessimiste malgré tout. Lorsque je vois à Vanves, ce réseau municipal de solidarité, avec 150 bénévoles, c’est formidable ! Un voisin qui en fait partie me disait ces derniers jours, qu’il n’arrêtait pas pour porter les repas, faire les courses de ceux qui ont peur de sortir.  Et puis beaucoup de vanvéens se sont mis à faire des choses qu’ils n’ont pas l’habitude. A mon niveau, je me mets à la culture maraîchére de ville. Je vais sur Internet pur visiter des musées grâce à un site internet formidable mis en place par la fondation national des visites virtuelles qui permet de découvrir des musées, Picasso, National du Maroc, et le site de Sylvain Tesson, passionnant, dénommé «Ulysse dont s’occupe Sylvain Tesson…

    VAQ -Et vous n’irez pas au Festival de Cannes pour remettre ce prix de la citoyenneté puisqu’il a été annulé ou reporté ?

    G.J. : « On en aurait été à la 3éme édition de ce prix de la citoyenneté. On avait constitué le jury. Mais le festival n’aurai pas lieu à moins qu’il y ait un rapprochement avec la Mostra à Venise, qui serait extraordinaire à double titre. Thierry Fremiaux, son directeur général, avec Pierre Lescure, ont une discussion avec le directeur général de la Mostra.  Il n‘est pas impossible qu’il invite son homologue de Cannes à faire un festival en commun, Venise/Cannes.  Il faut se souvenir que le festival de Cannes a été créé en opposition au festival de Venise qui avait été crée sous le régime de Mussolini, en 1936. Or un certain nombre d’américains n’ont pas voulu venir en 1937 à Venise parce qu’en 1936, les films qui avaient été sélectionnés, étaient des films nazi, avec «le stade », et Italien sur «Mussolini en Ethiope ». Ils avaient demandé si on ne pouvait pas imaginer en Europe, un autre festival. Ils ont proposé à la France, alors que Jean  Zay était le ministre de la culture en plus de l’Education et des affaires sociales, et un passionné de cinéma, et qui me fait penser à G.Attal car il était le plus jeune du gouvernement du Front Populaire,  à 36 ans. D’ailleurs ses filles parrainent le prix de la citoyenneté. Ils ont choisi Cannes à cause de son hôtellerie. Mais le 1er festival qui devait se dérouler en 1939  a été reporté après la guerre. Ce serait un clin d’œil de l’histoire extraordinaire, si ces deux festivals qui avaient été crée l’un contre l’autre, se déroulent en commun  à cause du coronavirus. Ce serait une histoire formidable.

  • JEAN LOUIS BEYDON : L’AME DU CONSERVATOIRE DE VANVES S’EST ENVOLEE AU PARADIS DES MUSICIENS

    Les obséques de Jean Louis Beydon qui nous a quitté vendredi dernier, auront lieu à 10H Le Vendredi 18 Octobre à l’église Saint Remy. Il est véritablement le pére de l’ODE, conservatoire de musique de Vanves, car il a fait de l’association municipale de musique de Vanves, le conservatoire qu’il est devenu,  en l’ayant dirigé pendant 30 ans. Lorsqu’il a pris la direction de cette école de musique en 1986, elle disposait de 5 professeurs qui assumaient 40 H de cours par semaine pour 111 éléves. Lorsqu’il a arrêté, 17 professeurs assuraient alors prés de 149 H de cours pour 419 éléves. Il est indissociable de l’histoire de ce conservatoire.  ll a été «l’âme de cette école de musique» comme l’ont reconnu de nombreux professeurs et éléves au fil des ans. Elle s’est envolée au paradis des musiciens « là où tout l'monde çà se met ensemble ; Là où çà chante de belles chansons ; Là où tout l'monde çà se met ensemble ; Et çà joue toute la nuit » a écrit Danielle Messia. Pour Jean Louis Beydon, ce fut l’histoire de toute une vie mais pas seulement, car il a su mener de front un itinéraire artistique très enrichissant dont il a su faire profiter ce conservatoire.  Sachant que c’est son pére qui a vraiment lancé l’enseignement à  d’autres instruments que ceux nécessaire à l’Harmonie municipale vers 1972… et en lui confiant les cours de piano en 1969

    Il a commencé comme élève de saxophone en 1964/65, avec ses frères à l’harmonie (Jean Philipe à la clarinette, Jean Paul à la Trompette, Jean Olivier au Cor) « J’étais un peu jaloux, car j’avais envie de jouer dans un orchestre. Mon père m’a inscrit, m’a acheté un saxophone alto, et j’y suis entré » racontait-il au Blog de Vanves Au Quotidien. Puis comme professeur de piano en 1969 avec notamment comme éléve Bertrand Giraud qui avait alors 5 ans et est devenu un grand pianiste et le directeur du concours Jean françaix… tout en en devenant directeur des écoles d’Etrechy et de Morigny qui étaient jumelées. « A mon arrivée, à la tête de l’école de musique, nous avions beaucoup moins de disciplines que maintenant, moins d’heures de cours. Nous avons beaucoup ramé entre les différentes mairies, conseils d’administrations qui se sont succédé….disposant de très peu de moyens, très peu d’ensembles, une harmonie. Il fallait faire avec les moyens du bord sans beaucoup d’animations en dehors d’un ou deux concerts dans l’année, une audition générale d’élèves qui se passait généralement à la salle des fêtes de l’hôtel de ville en utilisant le vieux piano à queue qui était dans un état pas terrible ».

    L’une de ses premières initiatives est d’avoir monté «  Emilie Jolie », comédie musicale qui a apporté un énorme « plus » à l’école de musique, qui a marqué les esprits, la plupart insistant sur une « formidable aventure vécue » avec ce spectacle mais aussi d’autres comme « les naufragés de la terre » ou « l’école chante Brel ». « On a appris à jouer en orchestre, à chanter et à danser en public. On a pris plus d’assurance. On nous a fait confiance en nous donnant des responsabilités, car la réussite des spectacles dépend en grande partie de nous » témoignaient ses jeunes de l’époque.  Il a organisé des séjours ski-musique aux Carroz d’Araches dans le village de vacances des Flocons verts sur le modèle des classes de neige avec musique la matin, ski l’après midi. « De tels stages permettent aux élèves de mieux se connaître, de resserrer les liens entre eux et leurs professeurs, de jouer ensemble plus souvent et de se sentir moins prisonnier de la musique » constataient les participants d’alors. Enfin, il n’avait pas hésité à faire des interventions en milieu scolaire, des spectacles étant montés avec les écoles notamment et surtout celles du Centre et Marceau… « Nul ne peut contester le souffle que vos apportez à cette école » constatait alors Alain Lamy, président de cette école de musique en 1990 lorsque Jean Louis Beydon célébrait déjà ses vingt ans d’enseignement avec Jean Poidevin, son prédécesseur.

    MUSICIEN AVANT TOUTE CHOSE

    Il expliquait au Blog  :  « J’ai assez mal vécue mes études personnelles scolaires, avec des professeurs mis sur un piedestal,  des élèves qui étaient un peu comme des moutons, avec solfége et examen en fin d’année…Ce n’était pas mon état d’esprit. Lorsque je suis devenu professeur, je me suis dit que je ne voulais pas enseigner comme on m’avait appris. Je veux bousculer les choses, car avec la musique, il y a la danse, l’art dramatique. Je déteste les barrières entre les musiques. Très jeune, je me suis aperçu que l’on pouvait faire de la musique en classique, contemporaine, ancienne, que l’on pouvait improviser, créer… L’imagination et la création étaient très absentes à l’époque de ces lieux. C’est pourquoi, j’ai voulu imprimer une dynamique pour casser toutes ces barrières, en essayant de croiser toutes ces disciplines, en travaillant dans les écoles, en montant des spectacles ». Et il ajoutait : « Au cours de ces années, et quel que soit les municipalités, jamais la politique n’est entré dans le conservatoire. Et je crois que tout le monde a compris. J’ai toujours dit que j’étais avant tout de chose, musicien, directeur mais musicien avant tout chose ».

    Il reconnaissait que «passer d’école de musique à conservatoire n’a aucune importance, car n’importe qui peut s’appeler conservatoire. Mais j’ai pris cette décision à l’époque, car j’entendais trop que le conservatoire de Vanves était un conservatoire de variétés et de musiques actuelles». Il a développé les ensembles en passant de 2  (ensemble d’harmonie, ensemble de petits bois) à 20. Avec ses fameuses classes d’IFM (Initiation à la Formation Musicale) ouvertes aux enfants de 4 ans pour leur faire découvrir le plaisir de comprendre le monde de musique grâce à une alternance de d’activités, d’attention soutenue.  Il a énormément développé le violoncelle, la contrebasse, l’alto, la harpe, le clavecin avec même du « luth renaissance » dont le professeur (Miguel Henri) a été  nommé à Boulogne qui est l’un des plus grand conservatoire de France…Jusqu’à ses journées des musiques anciennes grâce à Carine Moreton.

    Enfin, avec la gestion intercommunale des conservatoires par GPO, il reconnaissait que  « Nous avons bénéficié d’une dynamique extraordinaire en pouvant augmenter nos heures d’enseignement, titulariser la grande majorité des professeurs alors qu’ils étaient en CDI. Nous  avons  pu rajouter le Luth Renaissance, le clavecin en achetant deux clavecins, et bientôt ouvrir une classe d’orgue avec le nouvel orgue de l’égliseSaint Remy, développer le cor, le saxophone, des classes de guitare-jazz, d’acheter du matériel de percussions… grâce à des investissements qui avaient démarré sous le mandat de Didier Morin. Il avait levé un investissement de 100 000 frs ce qui nous avait permis d’acheter des instruments au fil des années qui ont suivies : 4 pianos à queue, des pianos droits, un saxophone baryton, une deuxiéme clarinette basse, 4 timbales, plusieurs batteries, des amplis, des sonos...que nous aurions eu du mal à acheter du temps de l’association de l’Ecole de musique… » expliquait-il.

    AUTODIDACTE DU PIANO

    Il a aussi vécu un un parcours professionnel d’une très grande richesse, car il a toujours mené une activité parallèle dans l’univers de la chanson française. « J’ai toujours accompagné des artistes, étant pianiste et saxophoniste totalement classique de formation, en n’ayant jamais pris de cours de jazz ou de musiques actuelles. Je suis un autodidacte dans ce que je fais au piano. Ce qui m’a permis d’avancer et de faire avancer le conservatoire. Cela a été utile que je fiche un peu la pagaille là dedans. J’ai eu la chance de commencer très jeune au piano, à l’âge de 3 ans, en prenant des cours à 6 ans…et je n’ai jamais eu le trac au piano, en ayant toujours besoin de la scéne » confiait Jean Louis Beydon. Son itinéraire artistique l’a ainsi conduit au fil des années à accompagner des chanteurs tels qu’Allain Leprest, l’un des plus grands auteurs actuels, Enzo Enzo, Kent, et même Claude Nougaro au pied levé. Sa rencontre avec Christelle Chollet l’a engagé à participer au projet de « L’Empiafée », spectacle en tournée durant plus de 6 ans en France et à l’étranger. Son intérêt pour le théâtre l’a également permis d’accompagner le comédien Henri Courseaux, Molière du meilleur second rôle 2010.

    Jean-Louis Beydon a ainsi participé à de nombreux concerts aux quatre coins du monde : Usa, Japon, Allemagne, Canada, Russie, …et a joué dans de grands festivals de chanson en France : Avignon, Bourges, Francofolies, Chorus 92, Montauban,…ainsi que dans des salles mythiques : Olympia, Bobino, Casino de Paris,... « Cet itinéraire artistique de premier plan a sans aucun doute influencé sa conception de l’enseignement artistique. En effet, Jean-Louis Beydon a toujours perçu cette noble mission selon un principe d’ouverture à une large palette de répertoires musicaux » constatait Bernard Gauducheau, maire de Vanves lors de la remise de l’insigne de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres le 29 Mai 2011. En ajoutant « Dans ce sens, la programmation artistique du conservatoire de Vanves illustre bien son refus d’installer des barrières entre les divers styles. A l’inverse, il organise des passerelles entre les genres. La réadaptation récente de « Fame », comédie musicale croisant esthétiques classiques et modernes, et mêlant musique et danse, témoigne à l’évidence d’une telle démarche ».