Qui ne se souvient pas d’André Desloges, décédé le 2 mai à âge de 95 ans, qui était une figure de Vanves que beaucoup ont côtoyé, car il participait à toutes les manifestations, animations, événements vanvéens, même si sa surdité, ces derniers temps, l’handicapait. Sa famille, ses proches, ses amis, vont se retrouver à 10H30, ce matin, à l’église Saint François d’assise, pour ses obséques
Il s’était installé à Vanves en 1961 avec sa femme et ses enfants, rue Marcheron, et s’est tout de suite engagé dans la vie paroissiale à Saint Remy, notamment dans le mouvement « Vie Nouvelle », fondé à la Libération par des scouts résistants, en s’inspirant de la philosophie personnaliste d’Emmanuel Mounier. Il y a côtoyé des figures de l’époque, Jean Brodin, Marcel Dambron, Georges et Geneviève Thilliez. Ce qui n’était pas étonnant pour ce natif de Chalons sur Saône en Juillet 1930 qui avait participé au patronage, aux activités de Coeur Vaillant dans sa vie natale
IL travaillait alors au ministére des PTT où il a été au cabinet du ministre pendant quelques années, avant de rejoindre la direction de l’information et des relations publiques dont il a été le directeur pendant 2 ou 3ans, d’où il est ressorti inspecteur général des postes et télécommunications, lors de sa retraite pendant laquelle il a eu le loisir de présider le musée de la Poste et de la Télégraphie, et de consacrer du temps à la revue « Message » des retraités de F.O. (Force Ouvriére)
Très vite, il a été sollicité par un de ses voisins, Jean Verger pour figurer sur la liste de gauche aux élections municipales de 1971 menée alors par André Michaux, professeur agrégé au lycée Michelet avec d’autres amis de La Vie Nouvelle. Ce qui lui posa quelques soucis vis-à-vis du droit de réserve qu’un fonctionnaire doit respecter : « Je m’en ouvre à mon directeur qui me renvoie vers le conseiller technique du ministre Robert Galley. Il me déclare qu’il va poser la question au ministre. S’il estime que les deux engagements sont incompatibles, je suis prête à accepter un autre poste. La réponse du ministre m’est donné rapidement : « ça va pour cette fois, mais qu’il n’y revienne pas » témoignait -il sur son « entrée en politique »
C’est à partir de ce moment qu’il adhére au PS, quelques mois avant le congrés d’Epinay, dont la section vanvéenne tenait ses réunions dans la salle d’audience du palais de justice de Paix de Vanves dans les années 60/70 Il en fut plusieurs fois le secrétaire de section, notamment au début entre 1970 et 1974 qui vit la victoire de Valery Giscard d’Estaing. Mais c’est sa femme qui mit le hôlà en posant un ultimatum : « C’était mes activités politiques où mon beau métier de famille » expliquait en reconnaissant que « la politique avait nécessité un fort engagement de ma part » et en laissant la place à Jacques Thiébault qui fut le challenger du maire André Roche durant tout le temps de son mandat de maire. Il n’en resta pas moins engagé dans le PS, voyant arriver la jeune génération des Deniau, Janvier, Bordes, Le Goff, Mondon…se retrouvant même, mais pour peu temps, deux fois de suite, secrétaire de la section à la suite de conflits internes. C’est pourquoi pour beaucoup de socialistes et ex-PS, il reste une référence. Tout comme dans les paroisses de Vanves et notament Saint François d’Assise où il a participé à l’équipe d’Animation paroissiale, et certaines associations où il était très présent comme la Licra, l’ASTI.