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CULTURE

  • LE COUT DU FESTIVAL D’ARTDANTHE DE VANVES : DIFFICILE DE SAVOIR ?

    La commission Education et culture du CESEV (Conseil Economique, social et Environnemental de Vanves), s’était penché sur l’action culturelle de Vanves, en abordant toutes les questions en 2016. Dont l’une d’entre elle, brûlante, concernait le coût du festival Artdanthé  organisé depuis 20 ans. Evidemment, les membres de cette commission s’était vu répondre que l'on ne pouvait isoler ces dépenses de l'ensemble du budget global du théâtre,  «ce qui était une manière déguisée de ne pas répondre à la question » selon l’un de ses membres qui avait tout de même constaté que le déficit de l'année 2014 se montait à 428 348 €  alors que  José Alfarroba était encore directeur du théâtre Le Vanves avant de prendre sa retraite.  Il avait diminué sensiblement en 2015, première année où la programmation d'Ardanthé avait été réduit pour raisons de contraintes budgétaires, puisqu'il n'était plus que de 162 909 €, et de 134 603 € pour 2016.

    «Vous aurez remarqué que globalement l'écart constaté représente environ 1 point de fiscalité et cela a duré pendant 16 ans !!! » constate ce vanvéen spécialiste des finances publiques locales qui avait proposé « pour être positif et constructif de mettre en place  une comptabilité analytique en liaison avec la direction  financière de la Ville ce qui aurait permis un suivi des dépenses non seulement par nature mais aussi par destination et ainsi de bâtir des comptes d'exploitation par service ou évènement. Proposition qui à ce jour n'a pas eu de retour et qui n'en aura jamais » indiquait-il. 

    Il reconnait néanmoins que ce déficit était compensé par la recherche de subventions qui a permis à la ville de recevoir 165 000 € de subventions  provenant en majorité de la Région ainsi que du département. «  Or ces subventions, nous les payons dans nos impôts locaux à travers les taux de ces  différentes collectivités. L'addition est donc encore plus lourde ! » selon ses calculs.  «Que de gabegie pour flatter l'ego de certains alors qu'il faut savoir que plus des 3/4 des spectateurs sont extérieurs à Vanves ! Nos impôts doivent-ils servir à cela ! »

  • FESTIVAL ARTDANTHE A VANVES : 20 ANS DE CREATION ET D’EMERGENCES CHOREGRAPHIQUES

    « Quand José Alfarroba (sur la photo avec des créateurs) est arrivé au théâtre Le Vanves à la fin des années 90, il a repris une salle municipale où il n’y avait pas de projet culturel, ni vraiment de saison culturelle, quelques spectacles parsemés dans l’année. On lui a demandé de faire un projet culturel, et il a monté sa saison,  fort de l’expérience qu’il avait surtout de la musique au théâtre Ruteboeuf de Clichy. Il était un passionné de danse, de théâtre, fan de  Pina Bausch, et un grand spectateur de danse contemporaine. Comme il est difficile  d’amener le public à être curieux sur la danse,  encore que ce n’est pâs toujours vrai, qui  était un peu « la discipline pauvre » du spectacle vivant, il s’est dit pourquoi ne pas se présenter comme un lieu qui peut aider des artistes qui ont besoin d’être diffusé. Il a  créé un festival,en 1998,  avec le concours des fréres Ben Aïm, compagnie de danse avec laquelle il a monté la première édition, sans l’aide des institutions, ainsi que  huit compagnies au maximun, sur une durée plus courte qu’aujourd’hui. Différentes formules ont par la suité, été essayée, avec des spectacles de danses parsemés dans la saison, un petit festival court, puis un peu plus long, un festival en 4 temps dans l’année… » racontait au Blog de Vanves au Quotidien un des assistants de José Alfarroba voilà quelques temps en rappelant que beaucoup de chorégraphes aujourd’hui y ont fait leurs premiers pas et pris leur envol.

    Ce festival a pris progressivement de l’ampleur, José Alfarroba mettant l’artiste au cœur du projet, ce qui permettait au public de se sentir investi, concerné puisqu’il voyait l’importance que cela représente pour un artiste de participer à ce festival. D’année en d’année, de plus en plus de compagnies ont été aidées…avec l’idée de mettre en confrontation un artiste confirmé avec un artiste émergent, grâce aux doubles-soirées. Le théâtre s’est ajouté à la danse, dans le cadre de ce festival, grâce à l’ouverture de Panopé en 2008, où la compagnie du D’Ores et Déjà, collectif autour de Sylvain Creusot, a été accueillie, puis le collectif « In Vitro »

    Toute cette émergence autour du Théâtre dans et hors festival Art Danthé, a permis au théâtre le Vanves,  d’avoir une visibilité au niveau du public francilien, des institutions qui aident et soutiennent le théâtre en France, beaucoup plus rapide que pour la danse… Du coup,  les grandes salles parisiennes venaient à Vanves pour faire leur marché : « Beaucoup de professsionels venaient au théâtre de Vanves pour regarder ce qui se fait, et prendre éventuellement un spectacle pour leur prochaine saison, ou proposer à un jeune artiste de monter chez eux leur prochaine création, avec des  moyens de productions que nous n’avons pas à Vanves où on ne peut pas réellement produire de spectacles ». Frédéric Mitterand alors ministre de la culture était venu pour sa 14édition,  assister  à la nouvelle création d’Anna Halrpin et Anne Collod « parades & changes in expansion ».

    Avec le départ de José Alfarroba à la retraite, remplacé par Anouchka Charbey, ce festival, pour sa 18éme édition a du  recentrer sa programmation sur la danse et la performance, tout en restant ouverte aux formes innovantes, théâtrales et musicales, ainsi qu’aux arts plastiques  en commençant à investir d’autres lieux vanvéens comme le conservatoire de musique, l’ODE et le prieuré des Bénédictines. Pour des raisons d’économies budgétaires, à cause d’un contexte difficile pour les collectivités locales, il a  évolué et s’est concentré sur un mois au lieu de trois, « tout en restant fidèle à la fougue et à l’esprit de partage insufflé par José Alfarroba qui l’a créé et développé pendant 17 ans » assurait –elle . Artdanthé n’en est pas moins resté un festival ambitieux, reflet de la vitalité de la jeune création contemporaine tant en danse qu’en performance ou en théâtre, comme le dé »montre cette  20éme édition 

  • FESTIVAL ARTDANTHE A VANVES : UN MOIS D’EMERGENCES CHOREGRAPHIQUES

    Le 20éme festival Artdanthé démarre aujourd’hui et  va embraser Vanves avec pas moins d'une cinquantaine d'évènements (spectacles, performances, expositions, lectures projections...) articulés autour de la danse la plus contemporaine,  en plusieurs points-clefs : Le Théâtre, la Panopée, l’Église Saint-Merry, la piscine, un parking, le Conservatoire…qui transformeront ainsi la ville de Vanves en lieu de création et de mouvement 

    Pour son vingtième anniversaire, Artdanthé promet un programme ample et dense, avec une cinquantaine de spectacles, disséminés le long d’un mois de festivités, avec des samedis entièrement dédiés aux arts vivants. La session La Decadanse se démultipliera en deux parties, totalisant vingt projets chorégraphiques pour embrasser la diversité de la danse contemporaine. scindées en trois parcours :  elles permettront de découvrir des versions performatives, in situ ou participatives de spectacle comme « Blanc » (Vania Vaneau), « Un moment Hi-Fi » (Dominique Gilliot et Antoine Pesle),  « La prophétie des Lilas » (Thibaud Croisy), « Black Belt » et « The back Door » (Frank Micheletti)… Pour autant de déambulations au creux de la ville de Vanves. Et puisqu’il est question de déambulation : les chorégraphes David Rolland et Valeria Giuga présenteront « Happy Manif » (Les pieds Parallèles), un spectacle participatif, en forme de parcours de danse en pleine nature. Une expérience à vivre, qui saura entrainer tous les publics

    «Tournée vers les émergences, l’édition 2018 réserve ainsi au moins cinq premières françaises, quatre créations et six étapes de travail. De quoi s’immerger dans la création en train de se faire, tout en savourant également des spectacles récents» expliquent ses organisateurs . Parmi les spectacles récents ils citent  « Polis » (Emmanuel Eggermont), «Ucello, Uccellacci & The Birds» (Jean-Luc Verna), «Horion» (Malika Djardi), « Hope Hunt & The ascension to Larazus » (Oona Doherty), «Improvisation» (Emmanuelle Huynh & Erwan Keravec)… Mais aussi, du côté des premières françaises, «Concept for new development : Burn» (United Cowboys), « Apollon» (Florentina Holzinger), «Ing an Die» (James McGinn), «Mash» (Annamaria Ajmone et Marcela Santander Corvalán) et « D No Body 5 #transcending» (Dario Tortorelli). Côté création : «Pure / Realmagination» (Christian Bakalov), «Plus ou moins 20» (Herman Diephuis), «Hamlet» (Yves-Noël Genod) et «Cent mètres papillon» (Maxime Taffanel). Fidèle à la dynamique de son ancien directeur Jose Alfarroba, le Théâtre de Vanves accueille des artistes en résidence. Parmi les chorégraphes qui présenteront une étape de travail, ou en résidence, se comptent Yuval Rozman, Kevin Jean, The Noise Consort, Guillaume Marie, Mohamed Toukabri, Maarten Seghers