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conseil municipal

  • LE CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES REJETTE UN VŒU DU PC CONTRE LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS DE LA SODEXO DEPOSE PAR UN ELU PC DEFENDANT LA LIAISON CHAUDE

    Certains conseillers municipaux ne cessent pas de nous étonner. Comme c’est le cas pour Boris Amoroz (PC) qui lors du dernier conseil municipal du 7 octobre a déposé un vœu afin que l’assemblée municipale demande à la Sodexo de retirer son plan de réduction ses effectifs et au Conseil Départemental des Hauts-de-Seine de prendre une position similaire, afin de défendre la restauration scolaire des 88 collèges du département, et notamment du collège vanvéen St-Exupéry...  Alors que, lors de cette réunion, il a défendu  le retour à la liaison chaude, c’est dire à une cuisine centrale communale ou intercommunale face à une municipalité  qui ne défend pas la solution qu’il propose pour des raisons de sécurité : « «Lorsqu’on est responsable de plus de 300 000 repas servis par an, on limite au maximum les risques ! » a répondu la maire dont la majorité a rejeté le voeu.

    D’autant plus que si c’était le cas, le retour à la liaison chaude aurait pour conséquence de supprimer des emplois dans des sociétés comme Sodexo, comme cette suppression de 1097 emplois contre laquelle il s’est mobilisé notamment en allant manifester devant le siége de la Sodexo à Issy les Moulineaux (sur la photo)  avec Fabien Roussel, secrétaire général du PC et candidat à l’élection présidentielle. « Il est bien gentil que Monsieur Gauducheau et Madame Bourg se déclarent « sensibles » au sort des salariés de la Sodexo, je pense que le choix de la majorité, en tant que donneur d'ordre, impose justement une responsabilité sociale vis-à-vis du délégataire et de son traitement des salariés. Une restauration de qualité ne peut pas se faire avec un effectif toujours plus réduit et un simple suivi d'indicateurs et de camemberts » commentait Boris Amoroz après le rejet.

    Dans ce vœu relatif au plan de sauvegarde de l’emploi du groupe Sodexo il expliquait que la direction du Groupe Sodexo avait annoncé la suppression de 1 097 emplois dont 963 de production en France dans le cadre de son plan stratégique Shift & Grow 2030 alors qu’il est en croissance, en indiquant que ce groupe a distribué depuis 12 ans plus de 4,5 milliards d’euros de dividendes. Il demandait à ce que « le conseil municipal s’inquiète de la possibilité de fermetures d’unités de production Sodexo, amenant à une réorganisation complexe, et dès lors une baisse de qualité et des difficultés opérationnelles, telles que nous en avons déjà connues ».  Tout en rappelant qu’à Vanves « ce sont les enfants des crèches, des écoles maternelles & primaires, Lemel, Larmeroux, Parc, Centre-Cabourg, Marceau, Fourestier, Gambetta qui sont nourris par les personnels de la Sodexo. Dans ce cadre, une vingtaine de personnels Sodexo sont localisés dans les écoles de Vanves. Ce sont également les repas de l’action sociale du CCAS que les personnels de la Sodexo réalisent. Ce sont aussi les petits collégiens du collège Saint-Exupéry qui sont nourris par le travail des personnels de la Sodexo, le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine ayant confié le contrat de concession de restauration scolaire des 88 collèges (sur 99) du département à la Sodexo. Dans ce cadre, une dizaine de personnels Sodexo sont localisés dans ce collège Vanvéen ».

    Ainsi, on apprend que la ville dépend de la cuisine d’Eaubonne qui emploie d’environ 56 salariés pour réaliser le chiffre impressionnant de 11.000 repas jour. « Pour les écoles de Vanves, ce sont au moins 1650 repas jour. Pour le collège Saint-Exupéry, environ 500. Ainsi, grâce aux échelles et processus Sodexo, ce sont donc pour ainsi dire à peine 10 salariés qui réalisent & cuisinent en cuisine centrale, et transportent l’ensemble des repas des petits Vanvéens, du collège et du CCAS ! Sodexo semblerait donc trouver que cette proportion est insupportable » indiquait ce vœu par lequel  le Conseil Municipal aurait constaté que « ce plan de réduction, et peut-être de fermetures d’unités, peut avoir des effets importants, sur la qualité des prestations effectuées » et redouté « les conséquences qu’auront sans aucun doute ce plan pour les activités réalisées par la Sodexo pour Vanves, pour ses écoles maternelles & primaires, petite enfance, accueil de loisirs, périscolaire, CCAS et collège Saint-Exupéry »

  • LE CONSEIL MUCIPAL DE VANVES REJETTE UN VŒU DE LA GAUCHE DEMANDANT UN PLAN D’URGENCE POUR LA MDPH 92

    Le groupe de l’opposition à l’initiative de Camille Lemarchand (PC) a déposé un vœu par lequel le Conseil municipal de Vanves le 7 octobre appelle le Département des Hauts-de-Seine à mettre en œuvre un véritable plan d’urgence pour la MDPH 92 (Maison Département des personnes handicapées des Hauts de Seine)  « de nombreux Vanvéens se retrouvant en difficulté à cause des dysfonctionnements actuels de ladite maison départementale des personnes handicapées ». Il souhaitait que Vanves doit faire pression « pour que les droits des personnes handicapées de notre ville soient respectés » car «les mesures annoncées par le conseil départemental ne sont pas satisfaisantes ». Bien évidemment le vœu a été rejeté par la majorité, la conseillére municipale communiste jugeant sa position « consternante »

    L’opposition relayait ainsi l’action menée depuis des mois par le groupe communiste du Conseil Départemental des Hauts de Seine  qui à chaque séance publique dénonce les dysfonctionnements des services de ce guichet unique d’accès simplifié aux droits et prestations pour les personnes handicapées (enfants et adultes) :  délais de traitement trop long des dossier qui dépassent régulièrement 12 mois, voire 24 mois, alors que le délai prévu est de 4 mois, manque de personnels, difficultés persistantes de recrutement, notamment de médecins évaluateurs, délais qui s’allongent et conditions de travail dégradées pour les agents. «Des Vanvéens ont par ailleurs témoigné de difficultés de suivi de leur dossier et, dans certaines situations, de la nécessité de reconstituer des pièces ou des dossiers » assurait Camille Lemarchand.  

    Mais ce vœu déposé par le groupe de l’opposition de gauche intervenait alors qu’à la suite des nombreuses interpellations et mobilisations, le Président du Conseil départemental avait annoncé en juillet 2026 de nouvelles mesures et un objectif de retour aux délais réglementaires au début de l’année 2027. Avec une première traduction, notamment pour les vanvéens :  La MDPH 92 territorialise son accueil dans les Services de Solidarités Territoriales (SST) pour les personnes en situation de handicap, leur évitant ainsi de se rendre à La Défense où elle a déménagé. Ils n’auront plus qu’à se déplacer à Boulogne, plus proche, où se trouve le DST dont dépend Vanves.  

    «Cette territorialisation de l'accueil handicap devrait permettre de faciliter l'accès aux services pour les personnes en situation de handicap ; proposer une approche globale tenant compte à la fois des problématiques sociales et du handicap ; harmoniser les pratiques d'accueil sur l'ensemble du territoire ; améliorer la qualité des dossiers transmis à la MDPH ; fluidifier l'accueil de la MDPH et réduire les délais de traitement » indique le département  qui répondait ainsi, en partie, certes, à son opposition qui demandait, comme à Vanves que « les engagements pris doivent désormais être accompagnés d’un calendrier précis, de moyens pérennes et de résultats transparents et vérifiables ».

     

  • BEAUCOUP D’ECHANGES AU CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES QUELQUEFOIS HORS SOL

    Pour le Conseil Municipal de Rentrée, mercredi, tous les élus étaient présents, même Gabriel Attal fort occupé parsa campagne présidentielle, et la tribune du public était bien remplis, avec d’un côté des membres du cabinet du maire et des soutiens, de l’autre des collaborateurs et membres de la liste Vanves Autrement qui avaient prévus de filmer la séance ou du moins les interventions de leurs élus. Mais un collaborateur du maire leur a fait savoir que c’était impossible. Bernard Gauducheau a fait une communication sur le soutien de GPSO aux communes touchées par les incendies : Une subvention de 50 000 € a été voté par le conseil territorial le 23 septembre dernier. 

    Parmi les 18 délibérations examinées, certaines ont donné lieu à des débats intéressants : Le retour à la liaison chaude demandé par l’opposition,  à l’occasion de la constitution d’un groupement d’autorités concédantes entre la ville et le CCAS qui doit permettre de lancer le renouvellement du contrat de restauration collective confiée à Sodexo, avec l’objectif de garantir la continuité et la qualité des repas servis aux enfants (309 000 repas scolaires servis par an) , ainsi que du portage de repas à domicile pour les Vanvéens qui en bénéficient (80 personnes). Sandrine Bourg maire adjointe a laissé entendre qu’une étude pourrait être lancé au niveau de GPSO car « Vanves n’a pas les moyens d’avoir seule une cuisine centrale », nobostant  le fait que « l’on n’est pas des défenseurs de la solution que vous proposez » a répondu Bernard Gauducheau à Boris Amoroz (PC) qui défend depuis longtemps cette solution en notant que des communes  continuent de le faire en régie seule ou en intercommunalité. « C’est sûr que ce n’est pas évident, mais c’est une question de volonté politique ». Bernard Gauducheau a rappelé qu’il était maire adjoint chargé des écoles et de la jeunesse lorsque la ville est passé de la liaison chaude à la liaison froide en 199 :. «Lorsqu’on est responsable de plus de 300 000 repas servis par an, on limite au maximum les risques ! »

    Par la suite, l’opposition a donné l’impression d’être hors sol : A L’occasion de l’approbation du rapport de gestion de la Société Publique Locale ( SPL)  Seine Ouest Aménagement  (SOA) qui intervient sur Vanves (Passerelles SNCF, cuve de récupération de l’eau de pluie parc F.pic…) Boris Amoroz (PC) s’est lancé dans une intervention à propos du Clos Montholon tenant à démontrer que « l’on n’ait pas satisfait de la manière dont se déroule l’aménagement de cequartier autour de la gare du Grand Paris Express. L’entrephasage (entre quartier et gare)  n’a pas bien été étudié par la Société du Grand Paris ». Pascal Vertanessian maire adjoint lui a fait remarquer que « la SPL SOA n’a rien à y voir ».

    Sur l’actualisation du règlement des établissements municipaux d’accueil du jeune enfant, l’intervention de Boris Douchin est parue hors sujet puisqu’il a parlé des pénalités concernant le périscolaire alors qu’il s’agissait que des créches  comme lui a fait remarqué Xavière Martin, en rappelant que ce réglement avait été voté à l’unanimité lors de la précédente mandature

    Enfin, comme chaque année, le renouvellement du partenariat entre le département, le CCAS d’Issy les Moulinaux et la ville pour l’organisation et le financement des activités de « promotion en santé sexuelle » afin de faciliter l’accès des jeunes à l’information et à l’accompagnement notamment au centre de Santé d’Issy les Moulineaux, a donné lieu à débat. L’opposition a défendu son projet de centre de santé municipal inscrit dans son programme, « avec un espace plus anonyme, sécurisé et de proximité pour les jeunes » a expliqué Camille Lemarchand (PC). «On a fait le choix de la mutualisation , de l’expertise et du professionnalisme sans compter que ce dispositif privilégie la confidentialité» lui a répondu Erwan Martin, maire adjoint . « Et cela a énormément bénéficié à nos jeunes »ajouté Sandrine Bourg en rappelant que ces questions préoccupent beaucoup la ville de Vanves qui a énormément agi en ce domaine avec le département.