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Eglise

  • UNE SEMAINE SAINTE INEDITE A VANVES DANS LES PAROISSES ET AU PRIEURE SAINT BALTIHILDE

    Cette année, les catholiques s’apprêtent à vivre les célébrations de la Semaine sainte et particulièrement du Triduum pascal d’une manière tout à fait particulière, en raison de la crise sanitaire Covid-19 et des dispositifs de confinement. Les paroisses vont vivre ce moment qui constitue le coeur et le sommet de l’année liturgique sans aucun rassemblement et en communion spirituelle avec les fidèles.

    D’ailleurs le pére curé Bertrand Auville invite les vanvéens à suivre, en communion avec les prêtres de la paroisse à suivre ce qui a été prévu par le diocése des Hauts de Seine :  «Pendant ce temps de confinement tout à fait spécial, le diocèse organisera les grands offices de la Semaine Sainte en l'église Sainte-Marie des Fontenelles de Nanterre» a annoncé Mgr Rougié, son évêque qui y présidera les cérémonies qui seront retransmises en direct sur les pages Facebook et Youtube du diocése : «Pour les Rameaux, il ne semble pas opportun d’inviter les fidèles à se déplacer en nombre vers les églises. Voilà pourquoi, il est suggéré que chacun se procurent des rameaux de fortune (sur les balcons, dans les jardins…). Ceux-ci pourront être bénis notamment de façon diocésaine par une liaison en direct depuis Sainte-Marie des Fontenelles le dimanche des Rameaux à 9h30» indique t-il. «La Messe chrismale, selon la recommandation du Saint-Siège, aura lieu à la fin du confinement, pour notre diocèse le 26 mai à 18h .  Nous nous retrouverons cependant en direct depuis Sainte-Marie des Fontenelles pour des Vêpres le Mercredi Saint à 18h» indique t-il en invitant les catholiques altoséquanais à prendre connaissance du programme de cette semaine sainte sur le site du diocése publié par le numéro de Sel et Lumière des paroisses de Vanves ce week-end : Il est prévu le mardi saint 7 Avril à 20H, un chapelet pour les vocations ; le mercredi saint à 8 Avril à 20H une rencontre Facebook Live avec Mgr Rougié ; le Jeudi 9 Avril à 19H aa messe de la Cène du Seigneur ; le vendredi saint 10 Avril à 15H le chemin de Croix, à 19H l’office de la passion du Seigneur ; le Samedi Saint 11 Avril à 21H la Vigile Pascale ; le dimanche de Pâques à 11H la messe de la Réssurection. Le pére curé Bertrand  a prévu une causerie (sur le site paroissial facebook) aujourd’hui sur la semaine sainte et le jeudi sait (9 Avril) sur le sacerdoce

    «Le confinement se prolonge et oblige à une plus stricte attention dans cette attente pascale qui nous donnera un regain d'espérance ! Nous célébrerons les Rameaux en communion avec notre diocèse : Nous avons fait samedi à 17h30, l'entrée des Vêpres de façon solennelle en partant du chapitre avec des Rameaux cueillis dans le jardin (du laurier). Au chapitre à la place de l'enseignement habituel, nous avons fait la liturgie de la Parole, avec la lecture des textes proposés et la bénédiction des rameaux que j’ai comme Prieure. Nous avons fait une procession au choeur pour le chant des Vêpres, et déposer nos rameaux dans un vase au pied de la Croix. Dimanche, nous suivrons la célébration à la télévision et mettrons des Rameaux aux fenêtres comme le propose Mgr Rougé» indique Sœur Marie Madeleine Caseau, Mére Prieure.

    «Pour les jours saints, si tout va bien, aucune trace de contamination n'étant signalée ni chez nous, ni chez le Père proposé par l'Evêque, il viendra jeudi saint et restera en confinement avec nous jusqu'à Pâques pour célébrer avec sobriété le Mystère Pascal selon les instructions reçues de Rome et nos habitudes monastiques. Les offices hors célébration présidées par un prêtre sont maintenues, nous afficherons sur le site nos horaires et nous demandons aux amis d'envoyer intentions de prière et une photo pour faire des panneaux dans l'Eglise qui resterons après le confinement afin de manifester la prière de la communauté pour tous. Nous sommes en communauté une petite cellule d'église et nous pourrons ainsi en «Corps du Christ» ressuscité le rendre présent dans sa victoire définitive sur la souffrance et le mal. Notre espérance pascale jaillit du coeur ouvert du Christ Rédempteur, nous sommes aujourd'hui ses membres à part entière, tous ! » indique t-elle

  • CHRONIQUES D’UN VANVES EN ETAT D’URGENCE ET EN CONFINEMENT : L’engourdissement général !

    Voilà quelques jours prés, deux semaines que les vanvéens vivent en confinement, et la ville en état d’urgence sanitaire. Ce qui n’a pas empêché les vanvéens de rendre un hommage unanime à Soliman Abbas, leur marchand de fruits et légumes du centre Ancien, qui a impressionné sa famille et son fils Mehdi qui a collé sur la vitrine sa boutique les dessins, les mails, les courriers qu’il a reçu. A tel point que le Parisien a consacré un article dans son édition de Jeudi dernier à ce primeur vanvéen. Les réseaux sociaux donnent une infime idée sur la façon dont vivent les vanvéens ce confinement, mais tous ont constaté un certain engourdissement général    

    Alors que les paroissiens vanvéens s’apprêtent  à vivre un troisième dimanche sans célébrations liturgiques aujourd’hui, le Pére curé Bertrand Auville propose quelques petites causeries spirituelles enregistrées deux fois par semaine. Il a incité à traduire cette communion spirituelle avec les prêtres de Vanves  par des gestes de charité et d’attention les uns envers les autres. Et tout spécialement envers les personnes âgées qui résident dans les maisons de retraite vanvéennes, très durement éprouvées par la peur et l’isolement. Il les a invité à suivre l’exceptionnelle bénédiction Urbi et Orbi du Pape François vendredi, assortie d’une indulgence plénière. Impressionnante images suivies en direct par de nombreux vanvéens, le pére curé avec ses fréres prêtres , les bénédictines sur grand écran dans la salle Saint Jean, avec ce pape seul sur le parvis de la basilique Saint Pierre, protégé d’une pluie romaine drû sous un auvent, invitant  à la prière face à «la tempête de la pandémie », exhortant « le monde apeuré et perdu à revoir ses priorités et à renouer avec la foi »… magnifiant « le dévouement des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux» et qui «sont en train d'écrire aujourd'hui les événements décisifs de notre histoire : Médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d'entretien, fournisseurs de soins à domicile, transporteurs, forces de l'ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d'autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul», a énuméré le pape François. Et puis cette bénédiction «Urbi et Orbi» (à la ville de Rome et au monde) non pas de la célèbre loggia du palais apostolique, uniquement à Noël et Pâques, temps forts du calendrier chrétien, ou à l'occasion de l'élection d'un pape, mais devant la porte de la basilique en brandissant bien haut  le Saint Sacrement alors que les cloches sonnaient.

    «C’était  d’une extrême sobriété, sans faste, sans déploiement, de la liturgie à l’état brut, la vérité d’un homme de Dieu et proche des hommes, qui essaie de réconforter ses fréres et monter une priére pour toute l’humanité. Cette place vide, et le pape avançant seule sous la pluie, était saisissant. C’est une vieille tradition, le pape Pie s’était ainsi  rendu sur le site d’un bombardement lors de la seconde guerre mondial. Au moment des épidémies de pestes aussi car  cela manifeste quelque chose de  la mission de l’Eglise et d’un prêtre» réagissait le pére curé Bertrand Auville  qui en fera un théme de son prochain entretien sur Facebook ou le site des paroisses de Vanves. «Pour l’instant on peut faire quelque chose, en étant davantage appeler à être, et  j’essaie d’être présent davantage, à défaut de faire,  et dans des actions de proximité en prenant le temps  de prendre des nouvelles, et c’est ce qu’il faut faire ni trop, ni trop peu»

    Le second sujet d’étonnement durant cette première quinzaine de confinement, c’est l’engourdissement général qui a saisi Vanves comme toute la Région Ile de France : RTE a enregistrée une baisse de 28% de la consommation électrique, le Syctom une baisse de 17% de la collecte d‘ordures ménagéres, la RATP une fréquentation qui n’est plus que 5 à 6% par rapport à la normale et la SNCF autour de 10% soit une baisse de 80 à 90% des usagers, amenant ses entreprises à réduire leur trafic et à fermer des stations de métro pour la RATP, ce qui n’est pas le cas pour les stations Malakoff Plateau de Vanves sur la ligne ou Corentin Celton sur la ligne 12 fréquentées par les vanveéens.  Airparif a relevé une amélioration de la qualité de l’air de 20 à 30% dans l’agglomération parisienne consécutive à une baisse de plus de 60% des émissions d’oxydes de carbone, du jamais vu depuis 40 ans de mesures. Il en est de même pour le bruit où les mesures de BruitParif ont enregistré une baisse de 5 à 10 Décibels le long des axes routiers, de 2 à 7 Décibels le long des voies ferrées… «Avec la chute de la pollution sonore en ville, le paysage s’est beaucoup modifié. IL devient possible de percevoir les sens de la nature comme le chant des oiseaux ou les bruissements des feuilles dans les arbres. Autant de sonorités qui sont habituellement difficiles à entendre, masquées par le bruit incessant de la circulation et des activités humaines»   

    D’ailleurs les riverains du par des expositions s’en aperçoivent puisqu’ils ne sont plus gênés par les nuisances engendrées par son activité qui est nulle, en dehors du parking 7 où a été installé un centre de dépistage mais uniquement pour le personnel médical et soignant . «Les salons sont au point mort, car on a tout arrêté jusqu’à fin Avril, soit on a annulé, soit on a repositionné certains congrés et salons à partir de Mai, avec une activité qui  va se prolonger au-delà du 14 Juillet contrairement à l’habitude» confiait le président de la CCI Paris Ile de France à l’auteur du Blog.  Ainsi la Foire de Paris a été reporté début Juillet.

  • COMMENT A VANVES VIT ON CE CONFINEMENT HISTORIQUE… A LA PAROISSE DE VANVES : «Nous sommes passés d’une vie fraternelle à une vie davantage communautaire » selon le pére curé Auville

    «Nous sommmes soumis à la loi générale ! Nous ne sortons pas ! Nous sommes confinés à la maison paroissiale ! Nous sommes quatre,  trois prêtres et un séminariste à vivre là. Nous nous sommes donnés quelques régles de vie, car nos sommes passé d’une vie fraternelle à une vie davantage  communautaire, avec des repas, une vie de priére en commun » répond le pére curé de Vanves Bertrand Auville lorsqu’on lui demande comment il vit ce confinement à la paroisse Saint Remy et la maison paroissiale. Second témoignage d’une série que le blog va essayer de recueillir durant cette période de confinement

    Vanves au Quotidien - Comment vivez-vous ce confinement à la paroisse Saint Remy et à la maison paroissiale avec les prêtres qui y vivent ?

    Bertrand Auville : «Nous sommes soumis à la loi générale ! Nous ne sortons pas ! Nous sommes confinés à la maison paroissiale ! Nous sommes quatre,  trois prêtres et un séminariste à vivre là. Nous nous sommes donnés quelques règles de vie, car nos sommes passé d’une vie fraternelle à une vie davantage  communautaire, avec des repas, une vie de priére en commun… 

    VAQ - N’est-ce pas une forme de « retraite » ?

    B.A. : «Nous avons mis cette semaine une vidéo sur le site internet où nous disons vivre une forme de retraite, mais une retraite sous trois aspects : Tout d’abord, un peu comme la retraite des «vieux»,  car après avoir travaillé, on prend un temps de repos qui est aussi un temps de relecture, les chrétiens étant invités à relire leur vie leur agir, leur ation, leur occupation… un travail de retour sur soi qui me parait bon, puisque de toute façon nous avons le temps.  Ensuite, la retraite de «Russie»  lorsqu’une armée se retire pour éviter un désastre, un drame. Il faut que l’on prenne des mesures adéquates pour se prémunir de cette épidémie, se retirer, se confiner. Le but est bien non pas d’avoir peur de la mort, mais de choisir la vie ! On sait très bien que si l’on a une vie irresponsable, on est transmetteur potentiel, et malheureusement de la mort. Enfin, la retraite spirituelle, un moment pour essayer de se retrouver, de retrouver les autres par la communion fraternelle, et Dieu pour ceux qui croient.

    Je suis très surpris et très ému depuis mardi, par beaucoup de personnes avec qui on peut être en lien par téléphone, par mail, par watshap, par tous les moyens modernes de communication. J’ai beaucoup parlé à de nombreuses personnes par média interposé, et qui ne sont pas forcément avec des gens qui sont en lien régulier. Il y a sans doute une question : quand tout cela sera fini, et le plus vite possible, car on le souhaite tous, aura t’on la capacité de ne pas reprendre notre vie d’avant, avec ses excés et ses mauvais choix, mais retrouver le sens de l’essentiel  ?

    VAQ - Est-ce que cela ne peut pas porter un coup sur le « vivre ensemble » ?

    B.A. : « Je pense que l’on prend des distances, ce qu’on appelle la distenciation sociale. On est invité à ne pas faire les gestes élémentaires de fraternité qui consiste à se serrer la main, à s’embrasser, à boire un verre ensemble, à se recevoir, à aller l’un vers l’autre. Et c’est douloureux pour beaucoup, parce c’est finalement un mode de vivre ensemble appréciable, mais on retrouve par la distance, d’autres modes de communications, par un coup de fil plus long, un mail plus approfondi. On dit quelquefois aux gens, le bien que l’on pense d’eux. J’ai reçu ainsi quelques mails où « mon père, on voulait vous dire nos remerciements, on n’a pas jamais eu l’occasion de le faire, combien on apprécie telle ou telle chose que vous faîtes ». J’essaie de le faire vis-à-vis de personnes, de prendre du temps.  J’en profite aussi pour faire et dire des choses positives vis-à-vis de telles personnes, à qui je ne le dis pas souvent, car la vie est rapide, et que l’on prend assez le temps de dire aux gens qu’on les aime !

    VAQ -Comment gardez-vous des liens suivis avec l’ensemble de la communauté paroissiale

    B.A. : « Il y a, à fa fois, la communion spirituelle, avec des messes en privé que je dis en ayant en tête, dans mon coeur tout les personnes de la paroisse, même si je n’ai personne en face de moi. Je garde ce lien par la prière, par la pensée, le souvenir. Et c’est une attitude que chacun peut avoir. Nous allons mettre sur pied une newsletter via le site Internet,  la page Facebook pour rester en lien avec nos paroissiens. Je ferai sans doute 2 ou 3 fois par semaine, un petit entretien spirituel, une petite causerie sur Internet. 

    VAQ- Comment être plus attentifs aux plus vulnérables et aux plus démunis ?

    B.A. : «C’est sans doute l’aspect le plus difficile ! Il y a,  à la fois, une vigilance à avoir vis-à-vis de personnes qui ont moins accés à Internet, iphone, car beaucoup de propositions vont être faite par le numérique. J’ai été sensible à quelques initiatives qui ont été partagées : Dans un immeuble, on fait les courses  2 à 3 personnes âgées, on passe un coup de fil tous les jours pour vérifier que va bien. J’espére que cela donnera lieu à de nouvelles solidarités,  à de gestes de solidarités, comme cette initiative d’applaudir le personnel médical à 20H tous les jours, de sa fenêtre. Ce sont des petites choses qui disent une certaine chose d’une fraternité par delà le confinement.  

    VAQ- Comment assurez-vous la vie spirituelle de cette communauté parce que noussommes en plein câréme, et se profile la semaine sainte dans plus de quinze jours

    B.A. : «Pour l’instant, selon les directives du diocèse, nous essayons non pas de vivre au jour le jour, c’est-à-dire qu’on n’anticipe pas les choses, mais  on essaie  d’aller à un  rythme ralenti : Pour l’instant le président a annoncé quinze jours, nous essayons de nous fixer le programme pour les quinze jours à venir. Après, on verra bien. Si c’est prolongé de nouveau, pendant quinze jours, nous aborderons ces sujets de semaine sainte, et de célébration de Pâques. Pour l’instant, nous ne y sommes pas encore projetés !

    VAQ- Invitez-vous comme l’archevêque de Paris, Mgr Aupetit  tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté à réciter chaque jour et jusqu’à la fin de la pandémie la prière à Sainte Geneviève ?

    B.A. : «C’est plutôt pour le diocèse de Paris ! En la matière j’ai tendance à ne pas être trop prescriptif, mais plutôt inciter chaque fidéle à voir ce qu’il peut faire ! Une prière, lire la bible, un temps de service auprés des leurs… que chacun trouve les moyens qu’il lui paraisse à la fois bon, faisable et souhaitable.

    VAQ - Quel message pourriez-vous adresser aux vanvéens en cette période exceptionnelle qu’ils vivent ? 

    B.A. : « Je comprends la peine des uns et des autres. C’est un moment triste. Ce n’est pas de gaieté de cœur que l’on est confiné. On connait pour certains, des personnes déjà atteinte par le virus. Cela m’étonnerait qu’il n’y ait pas une famille épargnée, par un des siens, une relation. On va être à un moment épidémique où on va avoir tous connaître, quelqu’un qui a été touché. Je compatis à la peine des gens. Je souhaite que nous soyons plein d’espoir, que la médecine arrive assez vite, à trouver un vaccin, des remèdes contre cette maladie, et j’ai beaucoup de confiance dans la recherche et la science médical,  que cela donne lieu à davantage de civisme, et de citoyenneté. Il y a quelque chose à développer dans ce domaine. Et l’espoir qu’une fois, l’épidémie derrière nous, que nous ne reprenons pas sans correctif, notre vite comme avant,. Il faut tirer des leçons de ces difficultés, sortir plus fort d’une telle épreuve. Et enfin, l’espérance qui est une attitude profondément chrétienne en se disant que tout a un sens et que la vie vaut la peine d’être vécu quoi qu’il se passe, même dans les circonstances que nous consaissons et qui sont non souhaités, non souhaitable et bien difficile.