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Eglise

  • LE DERNIER OUVRAGE DE SŒUR MARIE MADELEINE CASEAU : «VIVRE LE NOTRE PERE»

    Sœur Marie Madeleine Caseau, présidente de la Congrégation des Bénédictines de Sainte Bathilde et Prieure de Vanves a présenté et dédicacé son nouveau livre : « Vivre le Notre Père »  jeudi dernier.  

    «La prière du Fils est notre trésor. Comment passer à côté sans la laisser murmurer sa saveur, sans en recevoir son essence, sans en goûter sa ferveur ? Jésus a livré son testament en partageant les mots de son coeur à coeur avec le Père » explique t-elle. En fille, en héritière, en cohéritière de l’amour de Dieu, elle tente d’ouvrir des sillons et de les creuser, « chemin faisant», au gré de la lectio et des résonances liturgiques. « Chaque demande du Notre Père est visitée à l'école de la vie fraternelle reçue comme un laboratoire, une prophétie, une promesse. Chacun est invité à aller comme il est, là où il est, en cordée, à la rencontre du Père. Tous appelés au bonheur de devenir fils, filles, frères et soeurs universels non en récitant une prière, mais en vivant le Notre Père » explique t-elle.

    Elle a déjà publiée trois autres livres : «Qui que tu sois – Au fil des jours avec Saint Benoit» en 2015 véritable comentaire de la régle de St Benoit, «Vivre en majuscule – Si tu savais le don de Dieu» en 2017 qui invite chacun à vivre de la parole, tout simplement en lisant les textes bibliques de la liturgie du jour une fois au cœur de la semaine, «Braises de Réssurection» où elle  propose un chemin d’écoute, de silence, de méditation à partir des récits des apparitions du Ressuscité. Un vrai chemin initiatique simple, peu exigeant : dix minutes chaque matin, livre en mains, assis avec soi-même, qui est ainsi balisé, pour chercheur assoiffé…. Ce qui est peit paraîte incroyable alors qu’elle préside cette congrégation, l’anime comme prieure de Vanves, voyage aussi. Elle a été, pendant plusieurs années, responsable des Oblats et hôtelière au Prieuré de SaintThierry (Reims). Elle a ainsi accompagné de nombreux laïcs dans leur quête de Dieu et a pu réaliser la nécessité de donner à chacun des outils pour qu'il trouve son chemin de vie et de bonheur et y persévère. Conduire au Christ et rendre libres sous le regard de Dieu ont été ses seules convictions profondes notent ceux qui la connaissent bien

  • LES SOEURS BENEDICTINES AU CŒUR DU DIALOGUE ISLAMO-CHRETIENS GRACE AU REGRETTE MICHEL JONDOT

    Une disparition est passé inaperçue cet été 2019 mais pas pour les sœurs bénédictines de Vanves, ni de tous de tous ceux qui ont connu et oeuvré après de lui au sein de l’association Approches 92 : Michel Jondot qui a milité pour le dialogue islamo-chrétiens. Beaucoup se souviennent de cette réunion organisée au prieuré Sainte Bathilde un 29 Septembre 2001, trois semaines aprés les attentats de New-York contre les tours jumelles. A un moment, où, dans le monde, chrétiens et musulmans risquaient de se condamner et de s'exclure suite à ses attentats, son association avait décidé d'inviter les deux communautés religieuses du département à se rassembler à Vanves « pour combattre la haine ». Et ce  Samedi, en fin d'après-midi,  près de 200 musulmans et chrétiens s’étaient rassemblés lors de cette « rencontre spirituelle» avec les imams de Gennevilliers, Mohamed Benali, du Petit-Nanterre, Abdeladhi Ghenouni, ainsi que des représentants des mosquées de Bagneux, Villeneuve-la-Garenne... afin de prier pour la paix  et une compréhension mutuelle au lendemain de ces attentats aux USA. Bernard Gauducheau alors maire,  qui était invité à prendre la parole en tant que laïc,  avait déclaré  : «On peut espérer que ce qui se passe à Vanves se déroule au delà de nos frontières. J’espère que la raison l’emportera sur la passion. Chacun a droit à sa place sur cette terre ». Ce fut une cérémonie de recueillement « où il y eu beaucoup de douceur et d'affection » selon les participants à cette réunion

    A ce moment là, l’association Approches 92 déployait depuis dix ans dans le département son action pour essayer d'unir musulmans et chrétiens à travers de telles actions, notamment dans les quartiers difficiles de Nanterre, de Gennevilliers. L’idée avait surgi, après une rencontre islamo chrétienne à Nanterre et s’était développé dans le département. Mais autre chose liait Michel Jondot et les bénédictines de Vanves» chez lesquelles il s’était installé un temps : Michel Jondot était profondément lié à Sœur Marie-Boniface : «Entre Sœur Boniface et moi l’affection et la considération étaient mutuelles. Ces sentiments étaient nés brutalement dans la sacristie de la chapelle, un dimanche matin de l’automne 2001. Je pénétrais pour la première fois en ce lieu afin de me préparer à la célébration. Une ou deux religieuses étaient là ainsi que Benoît, le cérémoniaire. J’aurais dû prendre le temps de me présenter et de saluer chacun ; j’en ai été empêché. Tout de suite mon regard s’est fixé sur un tableau... peut-être devrais-je dire sur une icône mais, qu’on me pardonne, à mes yeux c’était plus qu’une icône. J’ai dit tout haut : « Quelle belle Annonciation ! » J’étais frappé par la silhouette et les ailes d’un ange face à une présence féminine. « Ce n’est pas une Annonciation, mais une Résurrection ». Ce furent les premières paroles que nous avons échangées » témoignait il. D’autres rencontres se succédérent jusqu’à sa disparition en 2012. Et les bénédictines de Vanves ont priées pour lui cet été plus particulièrement, et bien sûr Sœur Boniface dont elles présentent les œuvres encore aujourd’hui, à l’occasion des journées européennes du patrimoine, par une exposition

  • CHRETIENS DE VANVES - PMA/GPA : « Ces lois permissives ne sont pas pour nous chrétiens !»

    Pour aller plus loin et exposer les enjeux de la révision des lois bioéthiques, alors que l'épiscopat encourage les catholiques à protester contre la PMA  (procréation médicalement assistée)   le pére curé Bertrand Auvile a invité le pére Bruno Saintôt, responsable du département d’éthique biomédicale à la faculté jésuite de Paris de venir exposer les enjeux de la révision des lois de bioéthique à la Maison des Familles à Bouloghne le 16 Octobre à 20H45. Une date à retenir. De son côté, Mgr Jacques Turck qui est en situation de retraites à Saint Remy,  s’est exprimé sur ce sujet dans le Sel et Lumière du week end dernier, ce qui n’est pas passé inaperçu :

    «La loi pour autoriser la PMA est en passe d’être adopté. Bien que l’on s’en défende, notre pays adoptera un jour,une loi sur le GPA. La logique est simple : Si un français revient avec un enfant conçu et né dans un autre pays, par une GPA, comment ne pas reconnaître son existence de fait ? Refuser le GPA, et nous serons alors taxés d’hypocrisie et de couardise. Le droit de reconnaitre celui ou celle qui nousa donné le jour, est affirmé comme un droit imprescriptible dans notre pays. Le GPA permettra t-elle l’exercice de ce droit ?» demande t-il. «Dans la cascade de ces projets de lois, n’y a t-il une méconnaissance profonde de l’être humain ? Ils portent en eux, le mépris  de l’enfant, son droit de vivre de l’amour d’un pére et d’une méré, est bafoué. Ce déni de justice met en lumière, une prétention des adultes à l’égalité. Ils ont substitué leur volonté d’adultes à la dignité d’être fragiles et sans parole. Tout cela est contraire à la révélation chrétienne» poursuit il

    «Nous chrétiens prenons conscience que ces lois permissives qui se préparent, ne sont pas pour nous. Nous vivons dans une société paienne qui, en de nombreux domaines, se régule sur le principe d'un hedonisme libéral. «C’est mon choix, donc c’est mon droit ! ». Chrétiens, nous ne sommes pas appelés à vivre selon cette loi. Ce n’est pas la seule fracture qui divise l’humanité.  Pourtant au cœur de ces situations, nous sommes appelés à aimer les autres au-delà de leurs erreurs. Ce n’est pas le moindre des défis de notre foi. C’est le chemin de l’Evangile»