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histoire

  • DERNIER TROPHEE DU BICENTENAIRE A VANVES : 20 ANS APRES, UN SERMENT RESPECTE

    C’était le dernier trophée du bicentenaire ce weed-end avec un record d’affluence puisqu’il a rassemblé plus de 90 participants dont 6 finlandais, 3 luxembourgeois, un français vivant au Canada et surtout un anglais. Certains d’entre eux, les plusjeunes n’étaient pas nés lorsque Francis Bey avait lancé cette manifestation voilà 19 ans à Vincennes pour célébrer les victoires napoléoniennes sur les champs de bataille à l’occasion du bincentenaire de l’Empereur. Mais elle se déroule à Vanves depuis maintenant 15 ans, dans cette belle salle des fêtes de l’hôtel de ville.

    André Santini et Bernard Gauducheau étaient présents pour cette clôture de deux jours pendant lesquels ses passionnés de jeux de stratégies se sont afffrontés sur le théme de la bataille de Waterloo. « C’est une bataille à match nul, gagnable pour les français et perdable pour les anglais » remarquait Remi Carton un jeune vanvéen qui est fidèle à ce rendez-vous depuis 2004. Certains de ses passionnés avaient reconstitué sur une table, la défaite de Waterloo avec des très petites figurines : « Dans les conditions historiques, climatiques, géographiques  de cette bataille, aucune chance  de gagner, par contre si le jeu est ouvert, le sort peut en être changé » expliquait l’un de ses passionnés. Le maire de Vanves a indiqué que Wellington  était passé dans le parc du lycée Michelet, alors que le député de Vanves a confié que l’un de ses lointains arrière grand pére avait servi napoléon et suivi jusqu’à l’ile de Saint Héléne. Mais le plus important pour Frédéric Bey, était que des anciens parmi les pionniers de cette aventure ont partagé le diner animé samedi soir ou sont passés Dimanche pour marquer le coup.    

  • DERNIER EDITION DU TROPHEE DU BICENTENAIRE A VANVES : FREDERIC BEY RESPECTE SON SERMENT

    La 19 édition du trophée du Bicentenaire qui se déroulera  le week-end prochain est sa dernière édition. Elle devrait rassembler plus de 90 de passionnés des jeux de stratégies. Elle est  organisée par Frédéric Bey (sur la photo à droite), un vanvéen  passionné par les batailles napoléoniennes, féru de jeux de guerres et de stratégies, qui termine par la bataille de Waterloo. Tous ces passionnés vous expliquent qu’ils sont tombés là dedans après avoir joué aux  petits soldats lorsqu’ils étaient enfants, et les plus fidéles, avec Frédéric Bey, ont tenus le serment qu’ils avaient fait lorsque ce trophée a été lancé en 1996  d’aller jusqu’au bout, c'est-à-dire la bataille Waterloo en 2016.

    Vanves Au Quotidien : « Comment se présente cette dernière édition et quelles vont être ses caractéristriques et ses temps forts  par rapport aux éditons précédentes ?

    Frédéric Bey : « La 19e et dernière édition du Trophée du Bicentenaire s’annonce très bien, elle va rassembler un nombre record de participants : 92 joueurs venus de toute la France, de Belgique, de Suisse, du Luxembourg, d’Angleterre et de Finlande. Il y a une réelle volonté parmi les joueurs d’être présent jusqu’au bout et de féliciter celui qui sortira vainqueur de cette compétition ludique qui s’est déroulée sur deux décennie. La édition du Trophée du Bicentenaire sera marquée par une compétition sur la bataille la bataille de  Waterloo. En effet, comment achever un cycle sur les guerres napoléonienne sans se tourner vers cette bataille qui est, pour de bonnes et de mauvaises raisons, la bataille la plus célèbre et la plus étudiée de la période ? Si Napoléon a bel et bien perdu sur le terrain il a gagné la bataille de la postérité, sans doute davantage grâce à Waterloo que grâce à Austerlitz. Ainsi vont les choses et, à la réflexion, je n'envisageais pas que le dernier Trophée du Bicentenaire ne se joue pas sur Waterloo.

    VAQ - Quelles vont être les régles du jeu ce week-end à partir de cette défaite de Napoléon ?

    F.B. : « Les règles seront les mêmes que les années précédentes, celles de la série Jours de Gloire avec lesquelles nous avons déjà joué 2735 parties en compétition lors des 18 premières éditions du Trophée du Bicentenaire. La démarche retenue a été celle de tenter de traiter cette bataille très particulière (très petit champ de bataille, attaques frontales et grandes charges, arrivée surprise des Prussiens, attritions des armées en présence) en cohérence avec les 40 autres jeux publiés dans la série, afin de bien souligner les caractéristiques assez inédites de son déroulement.

    VAQ - Qu’est-ce que cela représente d’être aller jusqu’au bout de votre pari en terminant par la bataille de Waterloo ?

    F.B. : « Le plus intéressant dans ce pari, c’est d’avoir vieilli tout en pratiquant ma passion pour l’histoire et pour le jeu d’histoire et d’avoir compris en quoi l’âge changeait mon regard sur les événements étudiés comme celui porté sur mes héros historiques. J’avais 35 ans quand cette aventure a commencé, j’en ai 54 aujourd’hui et beaucoup de choses ont changée dans ma vie, mes motivations ne sont plus les mêmes. Fait amusant, certains joueurs de la dernière édition n’étaient pas nés lorsque le Trophée du Bicentenaire à commencé en 1997. Tout cela a sans doute dû être la même chose il y a 200 ans pour les acteurs de l’épopée napoléonienne.

    VAQ - Qu’est-ce que vous retenez de ces 20 ans de Trophée du Bicentenaire tant au niveau de ces jeux de stratégies que cette mémoire que vous avez entretenu sur Napoléon ?

    F.B. : « Le souvenir le plus marquant est sans doute celui du Trophée joué il y a 3 ans sur la Bérézina. La nuit précédant le tournoi, il est tombé 50 cm de neige à Vanves et bien plus partout en France. Cela n’a pas empêché le joueurs d’arriver à l’heure, par des moyens les plus divers, et de livrer ensuite leur six parties dans une ambiance, au travers des fenêtres, d’un réalisme saisissant : « Il neigeait ! ».  Chaque année a été l’occasion d’étudier une bataille, de redécouvrir ses acteurs, leurs souffrances, leurs succès et leurs échecs. Le Trophée du Bicentenaire m’aura aussi permis de réaliser que je suis un joueur avant tout motivé par deux éléments : l’histoire et la compétition. Pour l’histoire quand un sujet m’intéresse je lis des livre à son propos, je joue des jeux à son sujet et pour certains qui me passionnent plus intensément, je créé un jeu moi-même sur le thème… Ce fut le cas pour toute la période du bicentenaire napoléonien.  Sinon, toute aventure doit avoir un début et une fin. L'important pour moi était de donner au Trophée du Bicentenaire une véritable logique et une cohérence : accompagner de manière ludique et dans le cadre d’une compétition le 200éme anniversaire de toute l’épopée napoléonienne, de la campagne d'Italie au Cent Jours. Ce sera chose faite en janvier avec de mon côté l'envie de passer à autre chose.  

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 24 - TOUJOURS LA QUESTION DES REFUGIES !

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil  de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der ». L’abondance de l’actualité entre les attentats du 13 Novembre, les élections régionales, et la COP 21 ont quelque peu occultés ce retour vers le passé nécessaire pour ne pas oublier. Mais quelques similitudes demeurent avec ses cent ans de différence qu’il fallait relever. En cette fin d’année 1915, le temps était exceptionnellement doux et pluvieux, les permissions se faisaient rares permettant aux soldats de passer un ou deux jours en familles. Ce qui est le cas aujourd’hui, avec ce début d’hiver printaniers, et cet Etat d‘urgence mis en place à la suite des attentats du 13 Novembre  qui empêchera les forces de l’ordre de prendre quelques jours de vacances pendant la trêve des confiseurs. Le Parlement décrétait une mobilisation pour les « Journées du  poilu » les 25 et 26 Décembre « pour que la tristesse n’envahisse pas le pays, et que chacun s’engage vers un nouveau but.. ». Le préfet de police avec l’aval du ministère de l’Intérieur autorisait tout de même, sous certaines conditions,  aux parisiens et aux franciliens de se retrouver sur les Champs Elysées pour fêter la Saint Sylvestre dans quelques jours et l’arrivée de la nouvelle année 2016.  

    L’un des faits marquants qui rapprochent ce dernier trimestre de 1915 avec celui de 2015 finalement est l’arrivée massive de réfugiés, à la suite de l’invasion de la Belgique et du Nord de la France depuis Août 1914, à la suite du conflit Syrien et de la situation instable en Irak depuis 3 ans. 100 000 réfugiés étaient comptabilisés en Octobre 1915, et « dans les derniers mois de la guerre, on estime que Paris et sa banlieue ont accueillis entre 400 000 et 500 000 réfugiés dont 60 000 à 80 000 belges » indiquait l’un des panneaux de l’exposition des archives départementales des Hauts de Seine consacrées à la guerre de 1914-18. « Dés la fin 1914, une allocation était mise en place pour ses réfugiés du Nord de la France (1,25 frs par jour pour les adultes, 50 c par jour pour les enfants. Des comités de soutien s’organisent et selon les municipalités, différents secours sont proposés : vestiaires, logements, assistance,… Certains sont contraints de se loger dans des chambres d’hôtels » apprend on. « La France a aussi accueillie de nombreux réfugiés venant d’Albanie, du Montenegro, d’Albanie. Le lycée Lakanal a même ouvert une section serbe de 35 élèves le 1erJanvier 1916 »

    C’est à la fin de ce dernier trimestre 1915 que le maire de Vanves a créé lors du Conseil municipal du 27 Novembre, la fondation de l’œuvre des prisonniers de guerre et des combattants de Vanves. Elle était destinée à aider les familles nécessiteuses des combattants et prisonniers qui pouvaient difficilement leur envoyer des colis. L’arbre de Noël de la ville a été maintenu le 19 Décembre 1915 durant lequel « 1000 enfants nécessiteux de la ville ont été invités à la remise de friandises et de vêtements ». Cent ans plus tard, le noël des enfants du personnel communal se limitait à une remise de cadeaux sans spectacles dans Paris à cause de l’Etat d’urgence.  Le curé de Vanves organisait le 26 décembre 1915, un concert dans la grande salle des fêtes de l’hôtel de ville au profit justement de cette œuvre des prisonniers de guerre et des combattants de Vanves. Comme l’expliquait  un de ses collègues francilien  de l’époque dans son journal « Le Clocher » : « Cette année finira dans le bruit du canon pour les uns, dans les horreurs de la lutte pour les autres, dans le deuil pour beaucoup, dans l’angoisse pour tous ». 100 ans plus tard, un autre écrivait juste après les attentats alors qu’il devait accueillir des jeunes de l’Aumonerie de Vanves : « Pouvoir se réunir au nom et autour du Christ ressuscité, vainqueur du mal et de la mort, même dans les moments tragiques, est une vraie chance ! »