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EVENEMENT

  • SOUVENIRS D’UNE RENCONTRE AVEC UN PAPE, JEAN PAUL II , PRES DE VANVES AU SEMINAIRE SAINT SULPICE

    La visite de Léon XIV à Paris et en France qui commence aujourd’hui sera le grand événement de ce week-end que vont vivre beaucoup de vanvéens, nos religieux invités aux vêpres à Note Dame en fin d’apré-midi,  des jeunes au Stade de France ce soir, et beaucoup d’entre nous place de la Concorde ou tout au moins avenues des Champs Elysées ou de la Grande Armée, vu l’affluence attendue. Et cette visite papale était attendue depuis celle de Benoit XVI en 2008, et de Jean Paul II en 1980.

    Ce pape polonaise était venu tout à côté de Vanves, au Séminaire Saint Sulpice d’Issy les Moulineaux qui jouxte quelques habitations de la rue d’Issy,  lors de sa première visite en France, un certain Dimanche 1er Juin 1980 où l’auteur de ce Blog qui faisait ses premières armes de journaliste, a pu faire un reportage paru dans la Tribune Régionale, Point D’appui, journal municipale de la ville d’Issy Les Moulineaux. Lors des Obséques d’André Santini à l’église Saint Etienne, une photo posé sur un chevalet devant son cercueil le représentait s’inclinant devant le pape Jean Paul II lorsqu’il l’avait accueilli au séminaire Saint Sulpice en 1980. « C’était l’une de ses grandes fiertés dont le parc garde la mémoire » avait souligné Mgr Rougié Evêque des Hauts de Seine, en référence au parc Jean Paul II ouvert quelques années après sa visite dans la partie haute du séminaire.  

    Ainsi en ce dimanche 1er Juin, le pape Jean Paul II était arrivé du Bourget, dans un hélicoptére blanc et bleu qui s’était posé dans le jardin intérieur grâce à un pilote expérimenté, mettant à mal toutes les fleurs avoisinantes à cause du souffle dégagé par les palmes, au grand dam du jardinier du séminaire. Il avait été salué dés sa descente par le tout jeune maire André Santini, entouré par la municipalité, Mgr Delarue alors Evêque de Nanterre, le pére Castagné curé de Saint Etienne. Le Saint Pére se vit remettre la médaille de la ville par André Santini, marqué par « sa perception des phénoménes vrais et son sens de l’humain » et signa le livre d’or de la ville. Déjà, beaucoup de ceux qui l’ont approché de prés à cette époque, étaient impressionné par son regard, l’attention aux autres que portait celui que l’on nommait « l’athléte de Dieu ». C’était bien avant l’attentat place Saint Pierre qui l’a affaiblit. 

    Très vite, il rejoignait la chapelle du séminaire, exacte réplique de celle du Château de Versailles dont les extérieurs venaient d’être rénové et réhabilité, où les 130 évêques de France l’attendaient pour une réunion à huis clos de 2H (immortalisé par le photographe officiel du Vatican, un journaliste  de Paris Match et un modeste localier). Une réunion où il avait dressé un bilan sans complaisance de la situation religieuse en France, après les avoir interpellé au Bourget le matin même par cette question restée sans réponse : « France, fille ainée de l’Eglise es-tu fidéle aux promesses de ton baptême ? ».

    « La question fondamentale que nous devons nous poser, nous, évêques sur lesquels pèse une responsabilité particulière en ce qui concerne la vérité de  l’Evangile et la mission de l’Eglise, est celle de la crédibilité de cette mission et de notre service ». Toutefois il remarquait « qu’on ne peut pas nier que l’Eglise en France ait entrepris, et entreprenne de grands efforts en vue d’atteindre ceux qui sont loin, surtout dans les milieux ouvriers et ruraux déchristianisés ». Il ajoutait alors : « On ne peut surtout pas oublier la très grande contribution de l’église et du catholicisme français dans le domaine missionnaire de l’Eglise par exemple, ou le domaine de la culture chrétienne. On ne peut pas accepter que ces chapitres soient clos ».

    En dehors des photos et des discours, il reste un autre témoignage de cette réunion : les fauteuils utilisés par Jean Paul II, l’Archevêque de Paris Mgr Marty et quelques grands cardinaux, étaient ceux du Conseil Municipal de l’époque qu’André Santini avait accepté de prêter. Ils trônent maintenant dans la salle des mariages de l’hôtel ville (ex-salle du Conseil) avec une plaque rappelant le nom de ces éminences qui s’y sont assis. Mais ce n’est pas tout, car André Santini a joué un grand rôle pour que Jean Paul II sorte en voiture décapotable (sur la photo avec Mgr Marty)  du séminaire pour traverser les rues d’Issy les Moulineaux où s’étaient amassée une foule très nombreuse. Il avait négocié pied à pied avec Mgr Marcinkus, célébre cardinal américain à la carrure de rugbyman qui était chargé de la sécurité du Pape et lui avait expliqué qu’il n’avait « aucune confiance dans les services de sécurité français ». Pendant ce temps là Jean Paul II rencontrait les représentants des autres cultes dont le grand Rabin de France, Jacob Kaplan, puis les 130 séminaristes avec lesquels il a dîné.

    Cette négociation fut couronnée de succès. Il est vrai que la sécurité d’alors, n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui, surtout après l’attentat de la place Saint Pierre. Le Saint Père apparaissait beaucoup plus accessible. Et quelle ne fut pas la surprise de l’un des officiers de police du commissariat d’Issy les Moulineaux de voir sa petite fille soulevée et embrassée par Jean Paul II pour le plus grand plaisir de la foule, lorsque le pape est reparti pour sa rencontre mémorable avec les jeunes au parc des Princes, en voiture décapotable à travers les rues d’Issy. La Papamobile n’existait pas encore. « Si le pape Jean Paul II n’avait pas été élu par les cardinaux, il le serait, à l’unanimité par la population » déclarait alors André Santini devant les caméras des journalistes de France 2. Cette journée restera à jamais gravée dans la mémoire de ceux qui ont vu, approché de prés et même salué ce pape qui a marqué le monde de son empreinte, a rassemblé bien au-delà de sa religion. Jamais un localier aujourd’hui n’aurait pu réaliser un tel reportage et approcher d’aussi prés un pape, et surtout Jean Paul II… son regard, son attention aux autres. Mais c’était avant les attentats !

     

  • UN CERTAIN 11 SEPTEMBRE A VANVES VOILA 25 ANS

    Bien évidemment tout le monde se souvient de ce qu’il faisait en ce 11 septembre 2001 lorsque ses deux avions, notamment, s’encastraient dans les tours jumelles. Bernard Gauducheau, nouveau maire de Vanves élu en Mars,  qui était dans son bureau à l’hôtel de ville, avait été alerté par ses collaborateurs : « J’ai eu du mal à y croire, une telle situation me semblait inimaginable. Comme beaucoup de spectateurs, il était difficile de comprendre au départ s’il s’agissait d’un incroyable accident ou d’un terrible attentat» témoignait il auprés de l’auteur du blog.

    Guy Janvier, alors conseiller général de Vanves,  avait été nommé Délégué Interministériel à l’innovation sociale et à l’économie Sociale et Solidaire le 8 Septembre 2001 et commençait à distribuer un tract annonçant la création de l’association « Vanves Citoyenne ».  « C’est un moment que je n’oublierais jamais. Cela s’est passé le jour où j’ai pris mes fonctions de délégué interministériel à l’Economie Sociale. Nous avions réuni le Conseil Supérieur de l’Economie Sociale où j’ai été présenté. Et Guy Hascoet, secrétaire d’Etat à l’Economie Social qui m’avait nommé avec Elisabeth Guigou, ministre de la solidarité et des affaires sociales à l’époque, devait inaugurer le soir même les locaux de son ministére à Montparnasse. Nous l’avons appris vers 14H, alors que je devais préparer cette réunion du Comité et l’inauguration. La fête qui devait suivre a été annulée. Mais au moment du discours du ministre, on a entendu un avion survoler Montparnasse, et qu is’est bien sûr interrompu comme nous étions au bas de la tour, tout le monde s’est interrogé et inquiété. Ma première réaction était une incrédulité et surtout un grand sentiment d’horreur, en touchant des populations dont beaucoup étaient issus d’origine immigré ou maghrébine » se souvient il

    Isabelle Débré, alors Sénateur, était dans sa voiture et l’a appris par la radio : « Il faut se souvenir que l’information concernant la première tour ne faisait pas état d’un attentat. Ce n’est que lors de l’attaque de la deuxième tour, soit une vingtaine de minutes après, que l’hypothèse d’un attentat a été évoquée. Au début, c’est un sentiment d’horreur que j’ai éprouvé puis très vite j’ai pensé aux victimes et à leurs familles. Au fur et à mesure que le temps passait, je me sentais toujours aussi meurtrie par ce drame humain ». Beaucoup racontent qu’ils étaient devant leur TV, faisant une petite sieste ou regardant un feuilleton  qui s’est interrompu bien sûr

    A Vanves, c’était la Rentrée 2001, avec ses polémiques bien sûr, sur le marché, victime d’un incendie, dont la première phase de remise en état de la structure venait de se terminer. La Mairie avait engagée les procédures pour réaménager l’intérieur, après avoir désigné l’architecte le 25 Juillet 2001, en espérant commencer les travaux au premier trimestre 2002. Bernard Gauducheau avait annoncé la construction d’un ensemble immobilier à proximité de la station du métro (Audiens)  avec des bureaux et la création d’une nouvelle crèche municipale qui faisait l’objet d’une réunion publique. Le théâtre ré-ouvrait ses portes après un an sans saison culturelle, conséquence de l’incendie du marché, en accueillant les vanvéens pour une séance de cinéma avec « le fabuleux destin d’Amélie » puis la présentation de sa saison. Le Biblio-Club fêtait ses 25 ans. Enfin, ce jour là, l’agence BICS  inaugurait ses nouveaux locaux de la banque populaire qui avait déménagé au rez-de-chaussée du nouvel immeuble à l’angle de la rue de la République et de la place du Val 

    Ces attentats eurent beaucoup de conséquences bien sûr, mais sur le plan local, il a entrainé deux manifestations : Tout d’abord un hommage le 14 Septembre de la Municipalité aux victimes du terrible attentat devant le monument aux morts pour respecter quelques minutes de recueillement. Elle se joignait à la journée nationale de deuil organisé en France (ce qui était exceptionnel), de prières et de souvenirs organisé aux USA et dans l’ensemble des pays européens et libres. « Un vanvéen a même accroché un drapeau américain à sa fenêtre place du VAL » notait un observateur.

    A la fin du mois, le 29 Septembre l’association »Approche 92 » organisait chez les bénédictines une célébration islamo-Chrétienne en présence d’une assistance nombreuses, avec des chants, des lectures, des temps de recueillement…afin de prier pour la paix, une compréhension mutuelle au lendemain de ces attentats aux USA. Patrice Leclerc alors Secrétaire Fédéral du PC 92 (maire actuel de Gennevilliers)  était présent ainsi que Bernard Gauducheau qui fut invité à prendre la parole en tant que laïc : « On peut espérer que ce qui se passe à Vanves se déroule au delà de nos frontières. J’espère que la raison l’emportera sur la passion. Chacun a droit à sa place sur cette terre » déclarait il alors.

  • VANVES S’EST MOBILISEE DES L’ORIGINE POUR LA FETE DES VOISINS QUI LANCE L'HEURE CIVIQUE

    Lancée en 1999 dans le 17e arrondissement de Paris par Atanase Périfan et l’association « Paris d’amis », la fête des Voisins qui sera célébré auourd’hui, entre dans sa 28éme année en 2026.  Une initiative que la ville de Vanves a soutenu, pratiquement, dés ses premières années, visant à promouvoir les relations de proximité et à combattre l’isolement urbain. Elle a même traversé la crise sanitaire du Covid-19 transformé en fêtes des balcons en 2020, puis en fête des voisins solidaires en Septembre 2020 et en fête des voisins masqués 2021.

    Aujourd’hui près de 1 400 mairies et bailleurs sociaux sont partenaires et 30 millions de voisins participent dans le monde dont 10 millions en France. La Fête est célébrée dans 150 villes d’Europe, au Canada, en Turquie, en Asie centrale… en tout plus de 36 pays l’organisent. 

    Cette année, la Fête des Voisins deviendra le point de départ d’une nouvelle dynamique solidaire : L’Heure civique qui a pour ambition d’inscrire durablement les solidarités de proximité au cœur des politiques publiques, à travers des partenariats avec les collectivités territoriales. Elle est dans la lignée des  «Voisins solidaire » qui était un programme de stimulation de la solidarité de voisinage., puis « l’été solidaire» après la canicule de 2003, «Noël Solidaire » avec la Poste, auxquelles Vanves a participé à chaque fois…« Nous travaillons depuis longtemps pour développer des liens de solidarité dans cette ville. La multitude entraîne l’isolement. C’est le paradoxe de notre société. Il faut lutter contre l’égoisme. Il ne faut pas oublier de parler de choses humaines qui ne se voient pas, par rapport aux choses matérielles » expliquait Bernard Gauducheau lors du lancement de l’une de ses opérations. « On sent bien qu’à Vanves l’humain prime. Voisins Solidaire est la continuation de la fête des Voisins chaque dernier vendredi du mois de mai. Atanase Périfan a considéré qu’il serait dommage de laisser retomber cette mobilisation d’un jour, pour la continuer en passant de la convivialité à la solidarité. Nous pensons que tout le monde peut rendre service, que chacun peut apporter sa pierre et être utile» déclarait un représentant de Voisins Solidaires

    Le principe de l’Heure Civique  est simple  : chaque habitant d’un territoire participant est invité à donner une heure par mois pour une action de solidarité dans son voisinage ou sa commune. Il choisit son geste parmi ceux proposés par son département ou sa mairie : visite à une personne isolée, accompagnement scolaire, coup de main à un voisin, action écologique de quartier…

    Aujourd’hui, L’Heure Civique est déjà déployée dans 5 départements et 225 communes en France. Avec la Fête des voisins du 29 mai 2026, elle entre dans une phase d’accélération nationale pour faire de la solidarité un geste citoyen du quotidien.

    «La Fête des voisins a prouvé qu’en France, l’envie de lien existe partout. Avec l’Heure Civique, nous franchissons une étape : transformer un moment annuel de convivialité en un engagement régulier au service des autres. Une heure par mois, c’est peu pour soi, c’est beaucoup pour son quartier», explique Atanase Périfan, fondateur de la Fête des voisins et de l’Heure Civique.