Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

personnalités vanvéennes

  • JEAN LOUIS BEYDON : L’AME DU CONSERVATOIRE DE VANVES S’EST ENVOLEE AU PARADIS DES MUSICIENS

    Les obséques de Jean Louis Beydon qui nous a quitté vendredi dernier, auront lieu à 10H Le Vendredi 18 Octobre à l’église Saint Remy. Il est véritablement le pére de l’ODE, conservatoire de musique de Vanves, car il a fait de l’association municipale de musique de Vanves, le conservatoire qu’il est devenu,  en l’ayant dirigé pendant 30 ans. Lorsqu’il a pris la direction de cette école de musique en 1986, elle disposait de 5 professeurs qui assumaient 40 H de cours par semaine pour 111 éléves. Lorsqu’il a arrêté, 17 professeurs assuraient alors prés de 149 H de cours pour 419 éléves. Il est indissociable de l’histoire de ce conservatoire.  ll a été «l’âme de cette école de musique» comme l’ont reconnu de nombreux professeurs et éléves au fil des ans. Elle s’est envolée au paradis des musiciens « là où tout l'monde çà se met ensemble ; Là où çà chante de belles chansons ; Là où tout l'monde çà se met ensemble ; Et çà joue toute la nuit » a écrit Danielle Messia. Pour Jean Louis Beydon, ce fut l’histoire de toute une vie mais pas seulement, car il a su mener de front un itinéraire artistique très enrichissant dont il a su faire profiter ce conservatoire.  Sachant que c’est son pére qui a vraiment lancé l’enseignement à  d’autres instruments que ceux nécessaire à l’Harmonie municipale vers 1972… et en lui confiant les cours de piano en 1969

    Il a commencé comme élève de saxophone en 1964/65, avec ses frères à l’harmonie (Jean Philipe à la clarinette, Jean Paul à la Trompette, Jean Olivier au Cor) « J’étais un peu jaloux, car j’avais envie de jouer dans un orchestre. Mon père m’a inscrit, m’a acheté un saxophone alto, et j’y suis entré » racontait-il au Blog de Vanves Au Quotidien. Puis comme professeur de piano en 1969 avec notamment comme éléve Bertrand Giraud qui avait alors 5 ans et est devenu un grand pianiste et le directeur du concours Jean françaix… tout en en devenant directeur des écoles d’Etrechy et de Morigny qui étaient jumelées. « A mon arrivée, à la tête de l’école de musique, nous avions beaucoup moins de disciplines que maintenant, moins d’heures de cours. Nous avons beaucoup ramé entre les différentes mairies, conseils d’administrations qui se sont succédé….disposant de très peu de moyens, très peu d’ensembles, une harmonie. Il fallait faire avec les moyens du bord sans beaucoup d’animations en dehors d’un ou deux concerts dans l’année, une audition générale d’élèves qui se passait généralement à la salle des fêtes de l’hôtel de ville en utilisant le vieux piano à queue qui était dans un état pas terrible ».

    L’une de ses premières initiatives est d’avoir monté «  Emilie Jolie », comédie musicale qui a apporté un énorme « plus » à l’école de musique, qui a marqué les esprits, la plupart insistant sur une « formidable aventure vécue » avec ce spectacle mais aussi d’autres comme « les naufragés de la terre » ou « l’école chante Brel ». « On a appris à jouer en orchestre, à chanter et à danser en public. On a pris plus d’assurance. On nous a fait confiance en nous donnant des responsabilités, car la réussite des spectacles dépend en grande partie de nous » témoignaient ses jeunes de l’époque.  Il a organisé des séjours ski-musique aux Carroz d’Araches dans le village de vacances des Flocons verts sur le modèle des classes de neige avec musique la matin, ski l’après midi. « De tels stages permettent aux élèves de mieux se connaître, de resserrer les liens entre eux et leurs professeurs, de jouer ensemble plus souvent et de se sentir moins prisonnier de la musique » constataient les participants d’alors. Enfin, il n’avait pas hésité à faire des interventions en milieu scolaire, des spectacles étant montés avec les écoles notamment et surtout celles du Centre et Marceau… « Nul ne peut contester le souffle que vos apportez à cette école » constatait alors Alain Lamy, président de cette école de musique en 1990 lorsque Jean Louis Beydon célébrait déjà ses vingt ans d’enseignement avec Jean Poidevin, son prédécesseur.

    MUSICIEN AVANT TOUTE CHOSE

    Il expliquait au Blog  :  « J’ai assez mal vécue mes études personnelles scolaires, avec des professeurs mis sur un piedestal,  des élèves qui étaient un peu comme des moutons, avec solfége et examen en fin d’année…Ce n’était pas mon état d’esprit. Lorsque je suis devenu professeur, je me suis dit que je ne voulais pas enseigner comme on m’avait appris. Je veux bousculer les choses, car avec la musique, il y a la danse, l’art dramatique. Je déteste les barrières entre les musiques. Très jeune, je me suis aperçu que l’on pouvait faire de la musique en classique, contemporaine, ancienne, que l’on pouvait improviser, créer… L’imagination et la création étaient très absentes à l’époque de ces lieux. C’est pourquoi, j’ai voulu imprimer une dynamique pour casser toutes ces barrières, en essayant de croiser toutes ces disciplines, en travaillant dans les écoles, en montant des spectacles ». Et il ajoutait : « Au cours de ces années, et quel que soit les municipalités, jamais la politique n’est entré dans le conservatoire. Et je crois que tout le monde a compris. J’ai toujours dit que j’étais avant tout de chose, musicien, directeur mais musicien avant tout chose ».

    Il reconnaissait que «passer d’école de musique à conservatoire n’a aucune importance, car n’importe qui peut s’appeler conservatoire. Mais j’ai pris cette décision à l’époque, car j’entendais trop que le conservatoire de Vanves était un conservatoire de variétés et de musiques actuelles». Il a développé les ensembles en passant de 2  (ensemble d’harmonie, ensemble de petits bois) à 20. Avec ses fameuses classes d’IFM (Initiation à la Formation Musicale) ouvertes aux enfants de 4 ans pour leur faire découvrir le plaisir de comprendre le monde de musique grâce à une alternance de d’activités, d’attention soutenue.  Il a énormément développé le violoncelle, la contrebasse, l’alto, la harpe, le clavecin avec même du « luth renaissance » dont le professeur (Miguel Henri) a été  nommé à Boulogne qui est l’un des plus grand conservatoire de France…Jusqu’à ses journées des musiques anciennes grâce à Carine Moreton.

    Enfin, avec la gestion intercommunale des conservatoires par GPO, il reconnaissait que  « Nous avons bénéficié d’une dynamique extraordinaire en pouvant augmenter nos heures d’enseignement, titulariser la grande majorité des professeurs alors qu’ils étaient en CDI. Nous  avons  pu rajouter le Luth Renaissance, le clavecin en achetant deux clavecins, et bientôt ouvrir une classe d’orgue avec le nouvel orgue de l’égliseSaint Remy, développer le cor, le saxophone, des classes de guitare-jazz, d’acheter du matériel de percussions… grâce à des investissements qui avaient démarré sous le mandat de Didier Morin. Il avait levé un investissement de 100 000 frs ce qui nous avait permis d’acheter des instruments au fil des années qui ont suivies : 4 pianos à queue, des pianos droits, un saxophone baryton, une deuxiéme clarinette basse, 4 timbales, plusieurs batteries, des amplis, des sonos...que nous aurions eu du mal à acheter du temps de l’association de l’Ecole de musique… » expliquait-il.

    AUTODIDACTE DU PIANO

    Il a aussi vécu un un parcours professionnel d’une très grande richesse, car il a toujours mené une activité parallèle dans l’univers de la chanson française. « J’ai toujours accompagné des artistes, étant pianiste et saxophoniste totalement classique de formation, en n’ayant jamais pris de cours de jazz ou de musiques actuelles. Je suis un autodidacte dans ce que je fais au piano. Ce qui m’a permis d’avancer et de faire avancer le conservatoire. Cela a été utile que je fiche un peu la pagaille là dedans. J’ai eu la chance de commencer très jeune au piano, à l’âge de 3 ans, en prenant des cours à 6 ans…et je n’ai jamais eu le trac au piano, en ayant toujours besoin de la scéne » confiait Jean Louis Beydon. Son itinéraire artistique l’a ainsi conduit au fil des années à accompagner des chanteurs tels qu’Allain Leprest, l’un des plus grands auteurs actuels, Enzo Enzo, Kent, et même Claude Nougaro au pied levé. Sa rencontre avec Christelle Chollet l’a engagé à participer au projet de « L’Empiafée », spectacle en tournée durant plus de 6 ans en France et à l’étranger. Son intérêt pour le théâtre l’a également permis d’accompagner le comédien Henri Courseaux, Molière du meilleur second rôle 2010.

    Jean-Louis Beydon a ainsi participé à de nombreux concerts aux quatre coins du monde : Usa, Japon, Allemagne, Canada, Russie, …et a joué dans de grands festivals de chanson en France : Avignon, Bourges, Francofolies, Chorus 92, Montauban,…ainsi que dans des salles mythiques : Olympia, Bobino, Casino de Paris,... « Cet itinéraire artistique de premier plan a sans aucun doute influencé sa conception de l’enseignement artistique. En effet, Jean-Louis Beydon a toujours perçu cette noble mission selon un principe d’ouverture à une large palette de répertoires musicaux » constatait Bernard Gauducheau, maire de Vanves lors de la remise de l’insigne de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres le 29 Mai 2011. En ajoutant « Dans ce sens, la programmation artistique du conservatoire de Vanves illustre bien son refus d’installer des barrières entre les divers styles. A l’inverse, il organise des passerelles entre les genres. La réadaptation récente de « Fame », comédie musicale croisant esthétiques classiques et modernes, et mêlant musique et danse, témoigne à l’évidence d’une telle démarche ».

  • DECES DE SERGE BAUVILLE : UN DGS DE MAIRIE DE VANVES A L’ANCIENNE

    Serge Bauville, secrétaire général de la Mairie de Vanves (sur la photo lors d’une élection du Conseil Municipal) p endant 8 ans, est décédé dans la nuit du 3 au 4 Mars, à l'âge de 85 ans. Il a été enterré à Vanves Jeudi dernier au cimetière de Vanves après une cérémonie à l’église Saint Remy célébré par le pére Curé Auville. Il avait succédé à M.Pascal lors du mandat de Gérard Orillard à l’initiative de  Didier Morin, qui s’en est séparé durant son court mandat pour désaccords. Il l’avait fait venir de Levallois où il a été secrétaire général de mairie  (dénommé maintenant directeur général des Services) pendant les premières années de Patrick Balkany après sa victoire en 1983 contre le maire communiste Parfait Jans, après avoir occupé ce poste à la ville de Villeneuve la Garenne alors que Roger Prévost en était le maire, personnalité incontournable à l’époque du Département des Hauts de Seine.

    C’était un DGS à l’ancienne mode comme on n’en fait plus, bras armé du maire, sur le plan administratif mais aussi politique, n’hésitant pas à être sur le terrain, à prendre des initiatives, hyper actif, obstiné. Il n’était en aucune sorte le banal exécutant des décisions du Maire et de son équipe, à la tête à l’époque d’une entreprise maire de 360 agents communaux. «Mon rôle est de faire fonctionner tous les rouages de l’administration avec un maximum d’efficacité : Mobiliser les cadres, tout enveillant à ce que les affaires traitées par tous ces services aboutissent plus rapidement que dans l’administration centrale. Il ne faut pas oublier que nous cotoyons le « client » des services publics locaux quotidiennement» expliquait il en ayant quelque peu bousculé les services de cette mairie qui ronronnaient.

    Il ne comptait pas son temps :  Il était à son bureau aux aurores, dés 6H du matin, parcourait la ville pour signaler ce qui n’allait pas, payant de sa personne, jusqu’à tard le soir. Beaucoup de communaux retraités, d’élus peuvent en témoigner comme Jean Louis Lelarge maire ex-adjoint qui était dans son bureau pratiquement tous les matins au chant du cocq afin d’organiser de multiples événements avec l’ensemble des services municipaux. Il a été le maître d’œuvre de ces fameux carnavals dont certains vanvéens se souviennnent grâce à ces liens avec Nogent sur Marne et Levallois avec lesquels Vanves se partageaient les chars à tour de rôle en Juin, confectionnés dans leurs ateliers municipaux grâce à du matériaux recyclés. Mais aussi de l’exposition consacrée au Général de Gaulle pour le 30e anniversaire de sa disparition en ayant fait venir le fameux char qui avait transporté son cercueil à Colombey les Deux Eglises le 9 Novembre 1969, exposé sur le parvis de la mairie pendant uine dizaine de jours, en ayant mobilisé des agents communaux pour le surveiller

    JL Lelarge se souvient de « son caractère joyeux, sa présence et son soutien pour la réussite de toutes les manifestations de la ville ». Membre de l’UNC, il avait fait l’Algérie, soutenu l’amicale des Pieds Noirs de Vanves alors présidée par Rolande Rivail, maire adjoint aux affaires sociales,  et suscité des échanges haut en couleur avec sa consoeur levalloisienne. Beaucoup de communaux parlent d’un homme qui tenait à cœur à bien faire son travail, au service du public, avec une haute idée de ce service public, et mettaient en avant ses qualités humaines.

  • L’EVENEMENT DU JOUR A VANVES : HOMMAGE A LA DOYENNE DE 110 ANS

    Une cérémonie religieuse s’est déroulée à Saint Remy, hier matin, en présence de nombreux vanvéens, pour les obséques de Jeanne Augier, la doyenne de Vanves, décédé à l’âge de 110 ans. Surtout des habitants du Centre Ancien où elle a vécu plus de 65 ans, dans cet immeuble de la rue de l’Eglise au dessus de la pharmacie (sur la photo), construit par l’un des fréres Marme. «C’est une première dans ma vie sacerdotale» a reconnu le pére Bouleau qui a célébré une messe pleine d’empathie et d’humanité. «Un âge qu’elle avait souhaitée atteindre » parait il. «Un pur produit du territoire berrichon, discréte, toujours le mot juste pour exprimer ses sentiments » selon un proche. « Une femme très distinguée qui a longtemps travaillé dans la haute couture » selon l’une des anciennes commerçants chez qui elle avait l’habitude d’aller faire ses courses dans ce centre ancien qui lui a ainsi rendu hommage avant d'être enterrée au cimetière de Bagneux