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VANVEENS

  • DECES DE L’HUMANISTE ET HISTORIEN DE VANVES : RENE SEDES

    Ancien typographe, responsable des Auberges de Jeunesse, militant syndical et associatif René Sedes qui a été l’auteur de plusieurs ouvrages, est décédé le 2 Décembre à l’âge de 92 ans. Depuis son arrivée à Vanves en 1947, il a toujours habité le «13» rue de Châtilon, dont il a exhumé le passé de cette cité »exemplaire dans  « Ceux du 13. Histoire d’une cité HLM à Vanves » - paru en 1994,  à la suite d’une exposition effectuée dans son atelier d’artiste de cette cité Payret Dortail.

    « J’avais pu l’écrire grâce aux témoignages d''habitants, encore présents, qui avaient été parmi les premiers occupants, comme Odette Grosjean, ma voisine, arrivée à l’âge de 3 ans » expliquait il alors. Il l’avait été réédité en 2009 « Square Payret Dortail – la singulière aventure sociale d’une cité HLM à Vanves (1929-2009) » en laissant une plus grande place aux artistes et à leurs ateliers à l’occasion du 80éme anniversaire de la cité.  Le déclic de cet intérêt à l’histoire de Vanves a été provoqué par le livre d’Hyppolite Chailley qu’il avait acheté lorsqu’il était revenu d’Algérie. Mais il a attendu sa retraire pour vraiment écrire sur Vanves, cinq livres au total dont ces deux livre  avec « Ces vanvéens hors du commun », galeries de 50  portraits de la Renaissance à nos jours » en 2003, avec des personnages assez insolite : Le président de la République de Counami, Lucien Gros,  Coluche qui a travaillé à la Poste, cet acteur de cinéma qui jouait des rôles de truands, lucien Coedel « l’anti-Gabin". Les résistants en 2006:  « Ils voulaient simplement ne pas vivre à genoux…des vanvéens dans la Résistants » avec Josette Sala grâce à des recherches avec l’aide de monsieur N’Guyen directeur des archives De Vanves. Et bien sûr « A la découverte de Vanves. Aspects et curiosités d’un vilage millénaire ».
    René Sedes a écrit d’autres livres, notamment deux sur les auberges de jeunesse parce qu’il a été militant pendant très longtemps, secrétaire général des Auberges de Jeunesse dans les années 50 et 60 : Le premier livre était « une petite maison, dans un triangle » référence à la petite maison dans la prairie et à l’insigne des auberges de jeunesse, en 1999. Le livre qu’il préférait « parce que c’est la biographie de mes 20 ans ». Il a été suivi par une histoire des Auberges de jeunesse « Quand les auberges de jeunesse  ouvraient toutes les routes » sur une aventure centenaire des origines (1897) jusqu’à 2005. Il a rédigé un ouvrage sur le travail protégé, de l’antiquité à nos jours « Vingt siécles de combats pour la dignité (histoire de l’intégration professionnelle des travailleurs handicapés) » en 2004, puis un autre sur la défense des retraites « Vive la Retraite ! Passé, présent et avenir d’une conquête sociale majeure » en, 2008 « très polémique, qui reste hélas d’actualité, parce que j’ai été militant syndicaliste très tôt, à 18 ans, à la CGT du Livre quand je travaillais au cadastre puis à Force Ouvrière où j’ai monté la section des retraités de l’action sociale ». Il reprend l’histoire des retraites depuis Louis XIV jusqu’à nos jours avec une projection sur les possibilités de réformes

    Il était parti sur un autre projet de livre…sur la Catalogne – « cette étonnante Catalogne » -   puisqu’il est d’origine perpignanaise, grâce à une famille présente dans cette région depuis le XVIéme siécle, avant que des problèmes de santé le rattrape et l’empêche de mener à terme ce projet à un moment où cette région d’Espagne faisait beaucoup parler d’eller avec un référendum, des élections municipales qui virent se présenter à Barcelone un ex-premier ministre français. «C’est un pays qui était très porté sur les négociations, d’où est sorti le premier parlement d’Europe : ce n’est pas la chambre des communes comme tout le monde le croit, mais en 1014, avec « Paix trêve » que l’on connait en France sous le nom de « trêve de Dieu » qui a donné naissance à une assemblée, le conseil des cent à Barcelone et ensuite les Cortés de Catalogne » confiait -il à l’auteur ce ce blog dans ce petit café de la place du val où il avait l’habitude de prendre son petit café. C’est encore une mémoire de Vanves qui disparait et beaucoup de ses amis vanvéens le pleurent en pensant bien sûr à sa famille

  • RECONFINEMENT A VANVES : LES VANVEENS SERAIENT ILS DEVENUS TRISTES, PESSIMISTES ET ANXIEUX ?

    Selon un sondage Ifop réalisé en ligne pour Consolab / 20 Minutes auprès d'un échantillon national représentatif de la population âgée de 18 ans et plus et résidant en France métropolitaine les vanvéens comme les français seraient 28% à ne pas avoir le moral, depuis ce reconfinement, contre 20% en avril. Son annonce voilà une quinzaine de jours,  a ainsi augmenté le nombre de vanvéens victimes d’anxiété (27%, soit une hausse de 7 points), de troubles du sommeil (38% soit 6 points de plus) mais aussi de dépression (12%, une augmentation de 3 points). À chaque fois, les femmes sont davantage affectées que les hommes.

    Dans ce contexte automnal, ces nouvelles restrictions sanitaires exacerbent le sentiment de tristesse chez les Français (52%), en particulier les femmes (60%), les jeunes (56%) et les personnes confinées seules (54%). De même, le reconfinement a suscité un sentiment de désespoir chez plus d’un tiers des Français (36%), en particulier chez les femmes (41%), les jeunes (49%) et les personnes n’ayant pas d’espace extérieur dans leur logement (47%). Cette baisse de moral s'accompagne en plus d'un isolement croissant de la population que n’arrangent pas les gestes barrières, les mesures de distanciation, sans compter l’effet saisonnalité : les dépressions saisonnières se manifestant déjà plus classiquement en novembre, période où la luminosité diminue en même temps que les relations sociales.

    Ce sondage montre que ces nouvelles mesures de restriction sont moins bien respectées par la population, qui apparaît minée psychologiquement, quinze jours après le début de ce reconfinement, sans parler de la fermeté montré par le gouvernement jeudi dernier lors de la conférence de presse du premier qui désespére nos commerçants et nos restaurateurs qui font leur meilleur chiffre d’affaire à cette époque de l’année. Une majorité de Français (60%) admet avoir déjà transgressé les règles de circulation depuis son entrée en vigueur,  soit quasiment deux fois plus que ce que l’Ifop avait pu observer lors du premier confinement après 6 semaines (33%). Pourtant les vanvéens donnent l’impression d’être respectueux de ces régles, même si l’on en voit quelques uns se déplacer sans masques, ce qui choque et provoque quelques réflexions. Ce sondage a constaté que la proportion de Français se déplaçant sous un faux prétexte est supérieur de 5 points (14 %) par rapport à ce qui avait relevé fin avril.

  • COMMENT VIT ON CE CONFINEMENT HISTORIQUE A VANVES … AVEC GUY JANVIER, UN CONFINE ACTIF

    Un nouveau témoignage d’un vanvéen confiné : Guy Janvier ex-maire de Vanves (1995-2001) qui jardine, lit, réfléchit aux conséquences de cette crise sanitaire sans précédént,  travaille sur un appel dénommé « l’Appel du 9 Mai » avec le secours catholique, l’armée du salut, les petits frères des pauvres pour dire qu’il faut une Europe forte, une Europe sociale, une Europe des solidarités. Car il est le président de la branche française du réseau Européen de lutte contre la Pauvreté (EAPN), à un moment où l’Union Européenne (UE) est confrontée à deux crises majeures, avec cette pandémie et le Brexit. Il  recherche d’ailleurs un vanvéen, bénévole, pour lui donner un coup de main pour animer et gérer  son association afin de mieux la faire fonctionner. «Nous échangeons actuellement sur les fondements de l’Union Européenne puisque ce sera le 9 Mai prochain la fête de l’Europe et l’anniversaire de la déclaration de Robert Schumann».

    Vanves Au Quotidien – Que constatez-vous à la veille d’un conseil Européen des chefs de l’Etat ?

    Quy Janvier : «Qu’est ce qu’on va pouvoir dire, à cette occasion, lorsqu’on voit la façon dont la crise a été traitée au niveau européen. Un Etat (Hongrie) a intercepté des masques destinés à un autre état (Italie), alors que l’on constate une absence de fabrication de masques, de médicaments, de tests en Europe. Il faut que l’Europe reconstruise sa souveraineté européenne sur des questions aussi importantes que la santé et les soins. Or ces questions ne relèvent pas de l’Europe, puisque ces compétences sont restés dans la main des états membres. Il faut faire attention à ceux qui expliquent qu’il faut faire basculer ces questions de santé et sociale au niveau européens, car elles se régleront comme on le voit sur d’autres questions au plus petit dénominateur commun. Dans des pays comme la France, la Norvége, la Suéde, où on a une protection sociale importante, elle risque alors de diminuer. On se trouve confronté à des inégalités totales entre pays de l’UE.

    Depuis 10 ans, c’est-à-dire la crise de 2008/2009 des subprimes, l’UE a mis en place un système, le semestre européen : tous les ans la commission européenne sort un rapport sur la situation dans chaque pays des équilibres macro-économiques. Ainsi elle constate pour la France qui doit limiter son déficit à 3% du PIB,  qu’elle sera à 4% avec la crise, alors qu’elle reproche à la France de ne pas faire assez d’effort pour limiter son déficit budgétaire. Cette régle des 3% avec une dette inférieur à 60% du PIB, a volé en éclat, parce que les chefs de l’Etat et la Commission Européenne ont reconnu ne plus pouvoir la tenir.

    C’est le problème principal auquel est confronté aujourd’hui l’Europe.

    VAQ- Pourquoi cet appel du 9 Mai ?

    G.J. : « La crise actuelle est l’illustration confondante de la politique néo-libérale qui a été mise en place voilà une dizaine d’années.  Du temps de Jacques Delors, dans les années 1995, l’Europe s’est construite sur l’idée de la solidarité, du progrés qui profite à tous. Et cette idée d’une Europe solidaire, nous l’avons perdue. Et au contraire, aujourd’hui, il faut plus d’Europe, pas uniquement économique, mais sociale en revenant au principe initial : la concurrence libre et non faussée.  C’est ce qui nous met dedans aujourd’hui, car on n’arrête plus de dire qu’il faut que les entreprises soient concurrentes. Mais un certain nombre de choses ne doivent pas être mis en concurrence comme pour les masques par exemple. Et la réponse, à notre niveau, c’est l’économie sociale et solidaire dont on ne parle pas suffisamment. C’est pourquoi je travaille à cet un appel que l’on va dénommé « l’Appel du 9 Mai »  pour dire qu’il fait une Europe forte, une Europe sociale, une Europe des solidarités »

    VAQ - Comment vivez-vous personnellement au quotidien ce confinement ?

    G.J. : « Jamais nous n’avons vécu une telle crise ! C’est la première que l’on se retrouve dans une situation pareille. La grippe espagnol en 1918 avait fait 50 millions de morts. Aujourd’hui on n’en est pas là. Parce qu’on fait de la prévention d’une part, et qu’on a des soins meilleurs d’autre part. Néanmoins, c’est une catastrophe dans le sens où un certain nombre de nos proches ont été touché, comme Patrick Devedjian président du CD92, et sur Vanves,  Guy Marze et d’autres;..

    Mais aussi sur le plan économique : Et tant que fils d’artisan, je m’imagine ce qu’aurait dû faire mon pére, avec ses fils et son magasin de vélo fermé. 40% des brasseries et restaurants risquent de fermer. Certains petits patrons n’ont pas droit au chômage et doivent taper dans la trésorie de leur TPE. D’autres sont obligés travailler ! Et je le vois tous les jours avec ma boulangére de la rue Sadi Carrnot, à côté de l’église, qui a dû la reprendre, avec son mari,à 70 ans, alors qu’ils étaient à la retraite ; Et on ne sait pas du tout quand tout cela va terminer.

    Enfin, les conséquences sur le lien social ! La plupart des grands parents ne peuvent plus voir leurs petits enfants, ni les embrasser, les serrer dans leurs bras. On compense, pour ceux qui ont la chance d’avoir Internet. On ne s’en sortira pas si nous n’inventons pas de nouvelles réponses.  

    VAQ- Lesquelles ?

    G.J. : « J’en vois trois ! Tout d’abord lutter contre les inégalités. Alors qu’on voit actuellement que les inégalités sont très importantes en France, à travers le pouvoir d’achat ! Comment peut on vivre avec 1500 € en région parisienne si on n’a pas un logement social, et même si on n’est pas propriétaire de son logements  ! Ce n’est pas en offrant 2000 € aux personnels soignants pour ce qu’ils font, qu’on réglera le problème !

    Ensuite, les services publics : les hôpitaux, les transports, la poste, même difficilement, fonctionnent. Mais pour cela, il faut payer les services publics, l’Etat emprunte certes, mais il faudra rembourser la dette.

    Enfin, c’est l’accès de tous à Internet ! Cette crise a entraîné un rebond informatique ! Et je me souviens lorsque je siégais au Conseil Départemental, je n’ai pas arrêté voilà quinze ans, de demander que l’on donne une tablette numérique à chaque collégien sans être entendu. Et nous avions les moyens de doter tous les collégiens. Si cela avait le cas, nous n’aurions pas eu aujourd’hui, les difficultés que certains connaissent pour bénéficier de l’école à distance mis en place dans le cadre de la continuité pédagogique depuis la fermeture des établissements scolaires

    VAQ - N’êtes-vous pas trop pessimiste ? 

    G.J. : « Je ne suis pas pessimiste malgré tout. Lorsque je vois à Vanves, ce réseau municipal de solidarité, avec 150 bénévoles, c’est formidable ! Un voisin qui en fait partie me disait ces derniers jours, qu’il n’arrêtait pas pour porter les repas, faire les courses de ceux qui ont peur de sortir.  Et puis beaucoup de vanvéens se sont mis à faire des choses qu’ils n’ont pas l’habitude. A mon niveau, je me mets à la culture maraîchére de ville. Je vais sur Internet pur visiter des musées grâce à un site internet formidable mis en place par la fondation national des visites virtuelles qui permet de découvrir des musées, Picasso, National du Maroc, et le site de Sylvain Tesson, passionnant, dénommé «Ulysse dont s’occupe Sylvain Tesson…

    VAQ -Et vous n’irez pas au Festival de Cannes pour remettre ce prix de la citoyenneté puisqu’il a été annulé ou reporté ?

    G.J. : « On en aurait été à la 3éme édition de ce prix de la citoyenneté. On avait constitué le jury. Mais le festival n’aurai pas lieu à moins qu’il y ait un rapprochement avec la Mostra à Venise, qui serait extraordinaire à double titre. Thierry Fremiaux, son directeur général, avec Pierre Lescure, ont une discussion avec le directeur général de la Mostra.  Il n‘est pas impossible qu’il invite son homologue de Cannes à faire un festival en commun, Venise/Cannes.  Il faut se souvenir que le festival de Cannes a été créé en opposition au festival de Venise qui avait été crée sous le régime de Mussolini, en 1936. Or un certain nombre d’américains n’ont pas voulu venir en 1937 à Venise parce qu’en 1936, les films qui avaient été sélectionnés, étaient des films nazi, avec «le stade », et Italien sur «Mussolini en Ethiope ». Ils avaient demandé si on ne pouvait pas imaginer en Europe, un autre festival. Ils ont proposé à la France, alors que Jean  Zay était le ministre de la culture en plus de l’Education et des affaires sociales, et un passionné de cinéma, et qui me fait penser à G.Attal car il était le plus jeune du gouvernement du Front Populaire,  à 36 ans. D’ailleurs ses filles parrainent le prix de la citoyenneté. Ils ont choisi Cannes à cause de son hôtellerie. Mais le 1er festival qui devait se dérouler en 1939  a été reporté après la guerre. Ce serait un clin d’œil de l’histoire extraordinaire, si ces deux festivals qui avaient été crée l’un contre l’autre, se déroulent en commun  à cause du coronavirus. Ce serait une histoire formidable.