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Associations

  • ASSEMBLEE GENERALE DE LA LICRA VANVES : «Les statistiques montrent une diminution des actes racistes et antisémites, alors que le ressenti est différent »

    L’assemblée générale de la LICRA de Vanves, comme ce fut las pour la 33éme fois, s’est déroulé  le 27 Novembre dernier, en présence du député Gabriel Attal (LRM)  et a été l’occasion de faire le point sur l’état de des lieux du racisme et de l’antisémitisme en France et à Vanves qui a été aussi touché par un tel acte, comme l’a indiqué Monique Abecassis, son infatigable présidente

    « A Vanves le 12 juillet une famille a reçu des lettres d’injures violentes à caractère antisémite entourées de croix gammées. La famille a porté plainte à la police et grâce à cette plainte on a pu obtenir la vidéo de surveillance de l’immeuble qui montre parfaitement l’auteur des lettres. La commission juridique de la LICRA informée par mes soins a conseillé à la famille de déposer plainte auprès du Procureur de la République du tribunal de grande instance de Nanterre. La famille n’ayant pas suivi nos conseils, c’est donc le tribunal de police qui a réglé l’affaire. Suite à l’aveu des faits,  le mis en cause a été laissé libre et tout s’est conclu par une mise sous curatelle renforcée de l’individu qui a ainsi évité les circonstances aggravantes prévues par la loi dans le contexte du racisme et de l’antisémitisme soit : une peine d’emprisonnement, peut être  avec sursis et jusqu’à 75000 euros d’amende.(  il est à  remarquer que bien trop souvent  nous avons affaire à des personnes considérées comme  déséquilibrées, malades mentales, irresponsables, ce qui  leur permet  la plupart du temps d’échapper à la justice.)» a indiqué Monique Abecassis qui a fait part de l’état des lieux du racisme et de l’antisémitisme en France à travers le rapport du CNCDH (commission nationale consultative des Droits de l’Homme) qui reprend des chiffres délivrés par les ministères de l’Intérieur et de la Justice.

    «Selon les statistiques, il semblerait qu’en 2016 ces actes aient diminué de 60%. 182 actes anti musulmans ont été enregistrés soit 57,6% de moins qu’en 2015 où une nette recrudescence avait été constatée à la suite  des attentats de Janvier et de Novembre. 335 actes antisémites ont été enregistrés en 2016 contre 808 en 2015. Comme vous pouvez le remarquer les actes antisémites restent 2 fois plus élevés que les actes anti musulmans (malgré les attentats  djihadistes). Et la nature de ces actes est de plus en plus grave. Récemment, une personne connue à Vanves dont je tairais le nom me disait que parler de racisme et d’antisémitisme était aujourd’hui un phénomène de mode… ». Elle a ainsi rappelé quelques faits : la tombe de Ilan Halimi vandalisée une 2ème fois à Bagneux le 1er nov, l’affaire Sarah Halimi en avril 2017 battue et défenestrée par un voisin aux cris de  « Allah ouakbar », puis la séquestration d’une famille braquée, agressée et détroussée à leur domicile de Livry Gargan en septembre toujours au même prétexte. « On peut dire que les 10 dernières années ont été ponctuées d’évènements qui traceraient plutôt une courbe ascendante d’un nouvel antisémitisme  virulent, et il faut le dire, sous fond d’islamisme.( Ne craignons pas de mettre des mots sur une réalité) ».

    «Les statistiques montrent une diminution, alors que le ressenti est différent » a constaté Gabriel Attal, dépité LRM de Vanves-Issy, en citant la stéle d’Halimi encore été souillée. – « Je soutiens la maire de Bagneux de laréinstaller là où elle était » - la défenestration d’une femme « parce que juive ». Mais il a surtout relévé que les actes racistes et antisémites se sont déplacés sur Internet et les réseaux sociaux. «Cela doit être l’objet de tous les combats. Un nouveau plan va être arrêté pour luttrercontre cela. Facebook, tweeter doivent être responsables des propos tenus sur leur réseau. Et un député doit participer à cette action » 

  • LA LICRA VANVES PLANTERA UN ARBRE DE LA PAIX DIMANCHE : « témoin de notre volonté de vivre ensemble dans le respect de nos différences »

    L’assemblée générale de la LICRA de Vanves, comme ce fut le cas pour la 33éme fois le 27 Novembre dernier, est l’occasion de faire le point sur l’état de des lieux du racisme et de l’antisémitisme en France, sur lequel le Blog reviendra demain, mais aussi sur les actions menées par cette section vanvéenne. Il en sera ainsi dimanche 3 Novembre à 11H dans le square du 11 Novembre, de l’îlot du métro, avec l’inauguration de «l’Arbre de la paix» au cours d’une cérémonie où la poétesse Fatima Chbibane dira un de ses poèmes sur le thème de la Paix

    « Voilà 16 ans le 25 mars 2001, pour contribuer à un climat de tolérance et de respect dans notre ville, la section LICRA, avec le soutien de nombreuses associations, invitait les habitants de Vanves croyants et non croyants, à inaugurer « l’Arbre de la Paix» square du 11 Novembre 1918. Depuis, des travaux ont été réalisés, l’arbre a été déplacé, retaillé et a fini par mourir. Reste la pierre, aujourd’hui, très peu visible avec sa plaque gravée d’une phrase tirée d’un poème d’Aragon  «la rose et le réséda : Celui qui   croyait au ciel, Celui qui n’y croyait pas » suivie de la mention « ensemble pour la paix». Avec les membres du bureau, nous nous sommes interrogés plusieurs fois sur les possibilités de réinstaller l’arbre de la paix comme précédemment à l’entrée de la ville. Nathalie Le Gouallec, déléguée aux cultes nous a rejoints et séduite par l’idée, a décidé d’agir avec nous pour redonner vie à ce beau symbole» a indiqué Monique Abecassis, sa présidente. «Célébrer la Paix dans un monde de violence comme celui dans le quel nous vivons aujourd’hui peut sembler  une utopie…mais nous citoyens de Vanves relevons le défi. Cet arbre enraciné dans notre sol sera le témoin de notre volonté de vivre ensemble dans le respect de nos différences et le partage de nos espérances pour l’avenir de nos enfants».  

    «Les Journéesde la Mémoire » sont l’un des temps de son action durant l’année, en Février généralement, et toujours au collège Saint Exupery « grâce à Madame Nandi Principale qui se bat pour que ce travail de mémoire se poursuive malgré le grand âge de nos témoins et le faible intérêt de nos jeunes professeurs d’Histoire».  Un complément vivant  au programme d’histoire sur la 2ème guerre mondiale pour l’ensemble des élèves de troisième soit 5 classes. Ils ont participé aux rencontres annuelles avec Robert Wacjman rescapé d’Auschwitz 3 et Esther Senot 90 ans survivante d’Auschwitz Birkeneau et Bergen Belsen. «Nos anciens déportés ont témoigné de leur histoire devant des collégiens attentifs et émus souvent bouleversés par ce qu’ils apprennent. Véritable plongée dans l’Histoire, le documentaire «Hitler 1923- 1945» illustrant la montée du nazisme en Europe et la mise en place du système concentrationnaire précède toujours les témoignages. Les collégiens réalisent alors jusqu’où peut mener le racisme, l’intolérance, l’extrémisme, qu’il soit politique ou religieux, la haine de l’Autre, le mépris de la vie humaine et aussi où peut conduire l’indifférence et la passivité de ceux qui laissent faire sans rien dire. «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire». C’est une parole d’Albert Einstein, toujours d’actualité. A méditer…..»

    Monique Abecasis a indiqué  que « depuis 20 ans,  ces rendez vous de la mémoire réunissent  anciens déportés et  nouvelles  générations. A  St Exupéry plus de 3000 élèves ont assisté à ces journées de la mémoire. De nombreux témoins anciens déportés survivants des camps nazis se sont succédé : Les époux Farnoux aujourd’hui décédés de même que Charles Baron et Yvonne Broder, il y eu les frères Zelti, le Hongrois Nicolas Roth, Isabelle Choco et aujourd’hui, nos derniers témoins Esther Senot et Robert Wajcman . Tous ont laissé leur empreinte dans l’esprit de nos jeunes. 10 ans, 15 ans après, il m’est arrivé de rencontrer d’anciens collégiens qui se souviennent  encore de ce qu’ils ont entendu. Après ces séances, les collégiens n’hésitent pas à nous écrire leur ressenti. Cette année la jeune Rokia Péricart, élève de 3ème  bouleversée par le témoignage de Mme Senot a composé une œuvre paroles et musique qui s’inspire de la vie  de notre témoin, survivante des camps nazis ». Un moment émouvant qu’elle a fait partager sur un écran vidéo à la fin de l’assemblée générale.

  • LES ATELIERS D’EXPRESSION DE VANVES ONT 40 ANS AUJOURD’HUI MAIS LES CELEBRERONT EN JUIN

    Les Ateliers d’Expression ont 40 ans ce 18 Novembre 2017. Mais ils le célébreront en Juin par différentes manifestations avec un élargissement des «puces des couturiéres» à d’autres ateliers (encadrement, tapisserie), un week-end portes-ouvertes à l’école Marceau, une œuvre mémoire en cours de constitution

    L’histoire de cette association est liée à son fondateur, Michel Latapie (sur la photo devant le stand lors d’un forum des associations à la fin des années 80) dont une salle porte son nom rue de Châtilllon, où il s’était installé en 1946,  dans un pavillon alors qu’il travaillait à l’ADP (Aéroports de Paris) comme responsable des activités aéroportuaires. C’était un militant associatif qui a oeuvré pour la création d’un office de concertation culturel dénommé VAL (Vanves Animation Loisirs) à la fin des années 70, préfigurant Le PHARE. C’est au hasard d’une rencontre avec l’un des professeurs de ses enfants qu’il s’est engagé pour s’occuper tout d’abord de la jeunesse en l’absence d’une MJC à Vanves. Il a ainsi créé le Club des Castors, fit ouvrir un centre municipal des Jeunes qui se situait au parc F.Pic en 1966 avec l’aide de M.Monfron. Cette sorte de MJC s’était même installé dans le bâtiment qui accueille le SQUARE rue Murillo jusqu’en 1974. Mais différents problèmes l’avaient amené à y mettre fin.

    Par la suite, et très vite, il a créé ces ateliers d’expressions avec ce principe d’adhésions et de cours payants qui continuent à perdurer. Avec toujours le même objectif du fondateur : laisser toutes ces activités assessibles financièrement à tous.  Ils ont accueillis jusqu’à plus de 400 adhérents l’année de ses 25 ans (plus de 260 aujourd’hui), après avoir commencé avec 10 afhérents la première année,140 à 160 adhérents ses dix premières années, avec toujours de très nombreuses activités dont certaines sont pratiquées depuis le début : La tapisserie et la rénovation de siéges qui sont des activité emblématiques, la peinture/Modelage/aquarelle, le tissage et la couture etc…D’autres sont apparues après : Patchowork, mosaïque, peinture sur porcelaine, encadrement, rénovation de petits objetsd’aerts, avec desateliers pour enfants  averc des stages pendant les vacances.  Enfin, il y eu des activités plus éphéméres comme « Jeux de stratégies » avec des reconstitution de batailles « Boomerang », « astronomie », « théâtre »  qui comprenait une partie travail scénique et technique, la recherche de l’équilibre corporel et la maîtrise respiratoire. Avec l’improvisation, « modélisme et maquéttisme »…

    Un partenariat très fort s’est constitué avec le photo Club de Vanves animé par l’un des fils Jacques Lesuisse, architecte de métier au début. D’ailleurs durant ses 20 premières années, des échanges s’étaient développés à partir de 1982 avec Le Kreis de Burgdorf, ville voisine de Lehrte,  suscitant des expositions communes chez l’un une année et chez l’autre l’année suivante. Un jumelage qui fut à l’origine du mariage d’un vanvéen et d’une lehrtoise  

    Ces ateliers ont eu autant de présidents que de siéges : 3 femmes ont succédé à Micel Latape avec Agnés Rosier, Chistiane Rahmé puis maintenant Françoise Schneegans. 3 sites l’ont accueillis : le bâtiment de la rue Guy Mocquet, Le sous sol de l’école Marceau, toujours utilisé, un local avenue rue S.Carnot, et maintenant le pavillon de l’avenue V.Hugo.  Parmi les 13 animateurs, 8 sont salariés et 3 bénévoles, deux sont là depuis les débuts comme Claude Alaguillaume à l’encadrement, Maïté Tanguy au tissage. Une œuvre mémoire et une exposition devraient rappeler toute cette histoire en Juin lors des célébrations des 40 ans de ces Ateliers d’Expressions.