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VANVES ET LA METROPOLE DU GRAND PARIS

  • QUESTION D’ACTUALITE SUR LE PROJET WOODEUM A VANVES : NOUVELLE ETAPE POUR LA CONCERTATION

    «Concerter c’est projeter, discuter ensemble… ce n’est pas informer et permettre de poser des questions !» indiquait Anne Laure Mondon (PS) e posant une question orale au nom des 3groupes de l’opposition (PS- FG/PC- EELV) sur Woodeum au Conseil municipal du 12 Décembre. « Etant donné que nous n’imaginons pas qu’une telle concertation portant sur la requalification des abords du périphérique, de la Porte de la Plaine à la Porte Brancion, en passant par la rue Louis Vicat puisse avoir lieu sans intégrer le projet majeur de cette requalification, à savoir le projet Woodeum, pouvez-vous nous préciser quel sera le périmètre de cette concertation ? Par ailleurs, quand prévoyez-vous d’organiser cette large concertation que vous avez vous-même annoncée il y a un an».

    «Le 20 mars 2018, près de 250 personnes ont répondu à l’invitation des Communes de Vanves et de Paris pour découvrir le projet présenté par l’équipe WOODEUM, lauréate de l’appel à projet « Inventons la Métropole » sur le site Vanves-Paris Porte Brancion. L’objectif de la réunion était bien d’engager une concertation sur la nécessité de requalifier un espace délaissé depuis toujours, contraint par des infrastructures et équipements générateurs de nombreuses nuisances et situés à 80 % sur le territoire parisien. De nombreuses questions ont été posées lors de cette réunion et le public a pu dialoguer librement avec les autorités publiques de Vanves et celles de Paris représentées par Jean-Louis Missika Adjoint au Maire chargé de l’urbanisme. Les concepteurs de ce projet d’aménagement ont pu exposer leurs choix, développer les usages prévus pour les trois pôles de l’opération, présenter le caractère innovant des techniques de construction et la prise en compte des objectifs en matière de développement durable (agriculture urbaine, recyclerie sportive). Le public présent a largement approuvé ce projet qui répondait en l’état aux nombreuses demandes émises depuis des dizaines d’années concernant ce secteur» a expliqué Pascal Vertanessian, maire adjoint à l’urbanisme.

    «Aussi, le souhait d’établir une jonction entre Vanves et Paris qui ressemble à une vraie continuité urbaine et non plus à un espace anxiogène et délaissé est une demande à laquelle le projet répond avec la réalisation de lieux d’habitat, de loisirs, de commerces. Chacun en a convenu lors de la réunion publique. La nécessité de sécuriser les traversées piétonnes et d’aménager les espaces publics a également été soulevée et toutes les réponses ont été apportées en réunion publique sachant évidemment qu’à ce stade, il n’était pas encore possible de répondre dans le détail à toutes les questions. La réunion du 20 mars 2018 a confirmé très largement les demandes émises depuis des années par les résidents ou usagers des espaces publics du secteur. Chacun a pu faire état de ses souhaits et il y a été répondu par les concepteurs ainsi que par les élus des deux Communes, parfaitement en phase sur la nécessité de travailler sur cet espace de jonction entre Paris et Vanves. Apporter enfin de la qualité, de l’innovation, de l’esthétique dans un secteur où jusque-là Paris envisageait d’installer un dépôt de voirie ou une plate-forme de transport est une avancée majeure pour Vanves et pour les résidents riverains qui ont droit eux-aussi à la qualité de leur environnement» a t-il ajouté.

    «Le travail concernant ce projet se poursuit et il va passer par une nouvelle étape en matière de participation. Le dossier va être complété par une étude d’impact actuellement en cours qui permettra d’évaluer de façon détaillée l’insertion du projet dans son environnement. Lorsque cette étude sera achevée, le document ainsi que l’avis de l’autorité environnementale s’ajouteront aux pièces du dossier sur lequel chacun  pourra donner son avis à Vanves et à Paris. La participation du public sera organisée par les Maires de Paris et de Vanves après le dépôt de la demande de permis de construire intégrant l’évaluation environnementale. Elle s’effectuera par voie électronique courant juin 2019 et chacun pourra formuler des observations et des propositions. A l’issue de la procédure de participation, le Maire de chacune des Communes publiera sur le site internet de sa collectivité pendant une durée minimale de 3 mois la synthèse des observations et propositions du public avec mention de celles prises en compte et explications sur tous les motifs de la décision prise finalement dans le cadre du permis de construire. Bien évidemment le périmètre de cette procédure de participation sera le périmètre du projet WOODEUM qui constitue une base de travail pour engager ce dialogue avec les vanvéens et les parisiens qui le souhaiteront».

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : BEAUCOUP D’ELUS PENCHENT POUR UNE METROPOLE REGION

    «Qui sera capable de faire à notre place, tout ce que nous réalisons, tout ce que nous investissons comme les Hauts de Seine» s’interrogent nos conseillers départementaux comme Isabelle Debré en citant, comme Patrick Devedjian,  la voirie (770 M€), les collèges (plus de 840 M€ de travaux), la rénovation urbaine (290 M€ en 15 ans), le soutien aux projets communaux, grâce aux contrats de développement passés avec les maires (264 M€ investis depuis 2011), deux équipements majeurs comme la Seine Musicale, l’U ARENA….Pourquoi remplacer une institution qui fonctionne bien par une nouvelle entité qui fonctionne mal  

    La plupart se prononce pour une métropole à l’échelle régionale avec des compétences stratégiques, avec une lisibilité internationale, avec une gouvernance élue au suffrage universel.  « Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est renforcer ce qui marche, et donc renforcer la décentralisation. Le rapprochement Yvelines/Hauts-de-Seine qui est opérationnel depuis 2 ans, va dans ce sens. Certains de nos services (comme la voirie) ont déjà fusionné, et nous réalisons de nombreux groupements de commandes, pour des économies d’échelle importantes.  Nous apportons la preuve qu’on peut faire des réformes simples, audacieuses, connectées avec le réel, sans avoir besoin d’inventer des usines à gaz comme les EPT, et sans faire dépenser un centime de plus au contribuable» explique Patrick Devedjian

    Son collégue des Yvelines, Pierre Bédier a même donné son schéma : L’organisation d’une zone dense répartie en 4 entités à la fois départementales et intercommunales avec un panel de compétences fortes, complémentaires. Avec des communes libres de se regrouper dans un périmètre et pour des compétences librement consenties, et la possibilité de fusions volontaires de communes et de départements.

    En tous les cas, il va être beaucoup question du Grand Paris avec la grande réunion publique du 31 Janvier à la Seine Musicale des défenseurs des départements, et la grande conférence des territoires du Grand Paris le 14 Février

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : LES PATRONS DES DEPARTEMENTS MOBILISENT CONTRE LE SCENARIO MACRON

    Quelques éclaircissements pour expliquer pourquoi les présidents de 7 Départements franciliens et notamment les trois de la petite couronne se sont mobilisés, en lançant une campagne de communication avec des messages humoristiques : «Le Grand Paris n’aura-t-il de grand que le nom ?», «Quel Grand Paris pour une organisation réellement simplifiée ?», «Quel Grand Paris pour que les habitant aient toujours la parole ?». IIs ont lancé un appel aux élus et aux membres de la société civile. Ils organiseront un grand rassemblement à la Seine Musicale le 31 Janvier prochain. Et ils ont demandés audience au Président de la République ont demandé à être reçu par le président de la République

    Le scénario arrêté par le gouvernement lors d’une réunion interministérielle le 20 Décembre dernier, à partir du document de travail élaboré par Michel Cadot préfet de région au terme de plusieurs semaines de concertation qui en proposait plusieurs, est plutôt mi-figue, mi-raisin. Il propose de supprimer les 3 départements de la petite couronne, avec transfert de la plupart de leurs compétences (colléges, solidarité, minima sociaux…) aux EPT (Etablissement Public Territorial) comme GPSO  qui deviendraient comme Paris des collectivités à statut particulier, et  de transformer ceux de la grande couronne en districts dépendant directement des préfets, sorte de recentralisation déguisée. La MGP ne verrait pas son périmètre étendue, devenant une sorte de fédération des 12 territoires la composant, devenus des pôles de décisions plus autonomes, avec des missions de coordination et d’harmonisation des politiques menées au niveau de l’agglomération. Par contre la Région verrait ses attributions renforcées en matière de transports, de développement économique, son rôle de collectivité stratège réaffirmé, les documents régionaux de planification en matière de logement, de lutte contre la pollution et le réchauffement climatique devenant prescriptif, son rôle de locomotive du tourisme et de l’attractivité internationale, étant conforté.

    Finalement Macron a choisi d’arbitrer au sein de son gouvernement entre une solution à la lyonnaise et une solution à la parisienne, au sein de la Métropole en préservant les intérêts d’Hidalgo, Ollier et Pécresse, suscitant déceptions parmi les régionalistes et colères parmi les départementalistes. Malgré les demandes insistantes des premiers, il maintiendrait la MGP qui dispose d’un budget dérisoire (75 M€ pour un territoire de 7 Millions d’habitants à comparer aux 5,2 milliards de la Région pour 12 millions d’habitants) et serait maintenue dans un état d’infériorité.

    Quant aux seconds, les patrons des départements de la petite couronne, issus du redécoupage opéré par le général de Gaulle et Paul Delouvrier, ils vendront chèrement leur peau d’autant plus qu’ils représentent, à eux seuls, plus de 5 milliards de budget et regroupent 20 000 employés publics territoriaux. Ils se sont élevés contre ce «scénario ubuesque», nés des «obsessions centralisatrices de  la préfecture de police», avec leurs collègues de grande couronne, et sont décidés à mener bataille pour obtenir gain de cause  et défendre leur schéma : La Région-Métropole.

    Ainsi, il n’y aurait qu’une seule collectivité avec la disparition de la MGP et du Conseil Régional. Ils seraient remplacés par une assemblée d’élue au suffrage universel, et une assemblée des territoires. Valérie Pécresse, présidente de la Région soutient cette solution depuis le début, car c’est la seule possible si l’objectif est de construire une région attractive face à la compétition de métropoles mondiales, si la volonté des élus est de ne pas délaisser des territoires éloignées du centre de la métropole qui se sentent oubliés et délaissés