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metropole du grand paris (mgp)

  • LE PROJET WOODEUM A VANVES AURAIT IL DU PLOMB DANS L’AILE A CAUSE DU PERIPH ?

    A l’occasion de la session du Conseil de Paris cette semaine le rapport sur la Mission d’information et d’évaluation (MIE) sur le boulevard périphérique, a été examiné. Il préconise une quarantaine de proposisitions, notamment de baisser la vitesse maximale du périph' à 50 km/h, d’uniformiser le nombre de voies sur l’anneau, d’en réserver une au covoiturage et aux transports en commun, d’en interdire l’accès aux poids lourds en transit, ou d’en végétaliser une partie, pour à terme, transformer le périph en «boulevard urbain apaisé».

    Pour définir un calendrier de réalisation, la maire de Paris avait déjà proposé un groupe de travail à l’échelle de la Métropole du Grand Paris, en se faisant plus précis mardi dernier : Un atelier du boulevard périphérique qui associerait l’ensemble des collectivités parties prenantes pour établir une vision commune sur la transformation du boulevard périphérique, de ses portes, de ses abords. Et pour ne perdre de temps, elle a proposé une première réunion le 12 Juillet à Malakoff dans les locaux de l’université Paris-Descartes qui donnent sur le Périph porte de Vanves, là où a été aménagé une couverture.

    Les écologistes parisiens ont déposé, à cette occasion, un amendement fort intéressant qui devrait faire discussion lors de cet atelier sur le Périph et mettre du plomb dans l’aile à tous ces projets comme Woodeum qui prévoient de construire des bâtiments ponts sur cette voie rapide : Ils demandent que la ville de Paris suspende les projets de constructions autour et sur le Périph dans l’attente d’une perspective claire sur son devenir, notamment son classement en boulevard urbain. Ils relèvent que Pierre Mansat, ex-adjoint au Maire de Bertrande Delanoë et pére de Paris Métropole, relevait lors de son audition par la MIE « qu’on a un problème avec les immeubles ponts : construire sur le Périph sans savoir ce qu’il va devenir du point de vue de la pollution pose des questions. On ne va pas installer forcément des gens là, où le taux de particules benzéne est la plusforte, même si on filtre les aérations ! ».

    Il sera intéressant de connaitre l’avis de la Haute Autorité de l’environnement saisi par le préfet de région sur ce projet Woodeum porte Brançion qui prévoit un foyer pour jeunes travailleurs et apprentis (114 logements) géré par RIVP-Lecrichemont, et un équipement sportif (Five) ouvert aux pratiques innovantes de sports, avec 3 terrains de futsal et des espaces de CrossFit, géré par le groupe Le Five, dans ce nouveau contexte

  • LES HABITANTS DE VANVES SONT CONSULTES SUR LA MISE EN PLACE D’UNE ZFE

    Depuis le 1er Avril, la Métropole du Grand Paris (MGP) a lancé une consultation publique sur la mise en place de la ZFE (Zone à Faible Emission) accessible sur https://zfe-planclimat-metropolegrandparis.jenparle.net/, relayée par les différentes villes concernés qui se  trouvent à l’intérieur du périmétre de A86  comme Vanves

    Rappelons que le Conseil de la MGP avait délibéré le 12 novembre 2018 pour mettre en place, à compter du 1er juillet 2019, une ZFE métropolitaine qui concernera les véhicules Crit’Air 5 et non classés quelle que soit leur motorisation. «A la lumière de l’actualité, le combat que mène la Métropole en faveur de la santé publique et de la qualité de l’air se voit renforcé par les études conduites par Airparif et l’UNICEF» constate -on au siége de la MGP. Ainsi Airparif souligne dans son bilan annuel que 14 épisodes de pollution ont eu lieu en 2018 : c’est deux de plus qu’en 2017. 85% des habitants d’IDF (soit 10 millions de personnes) sont encore soumis à des dépassements de l’objectif annuel de qualité en matière de particules fines. Les surexpositions à la pollution sont toujours très impressionnantes le long des axes routiers. Pour ces deux polluants, la France est en contentieux avec la Commission européenne pour le non-respect de la directive «Air».

    Par ailleurs, l’UNICEF s’alarme, dans un rapport paru le 4 avril, du fait que 3 enfants sur 4 en France respirent un air toxique et lance sa campagne «Pour chaque enfant un air pur». Dans ce cadre, le Fonds de l’ONU pour l’enfance prône pour une «généralisation des zones à faibles émissions (ZFE) ambitieuses prenant notamment en compte les lieux sensibles (hôpitaux, écoles...)». Si les pics de pollution révèlent l’ampleur du phénomène de manière épisodique, il convient de ne pas oublier la pollution chronique et permanente qui affecte quotidiennement les 7,5 millions d’habitants de la Métropole.  Cette publication fait écho à l’inventaire de l’association Respire sur les niveaux d’exposition des établissements scolaires de la zone dense continue (crèches, écoles, collèges et lycées) aux principaux polluants de l’air. Le bilan, sans appel, est très inquiétant : 682 établissements sont exposés à des concentrations de dioxyde d'azote (NO2) dépassant les normes légales (soit 40μg/m3). «Ce sont autant de raisons pour lesquelles la MGP a décidé de mettre en place progressivement une Zone à Faibles Emissions (ZFE) qui réduit la circulation des véhicules les plus polluants à l’intérieur de l’A86, à commencer par les véhicules Crit’Air 5 et non classés quelle que soit leur motorisation dès le 1er juillet 2019» indique Patrick Ollier, président de la MGP qui rappelle que, dès la première étape de la mise en oeuvre de la ZFE, le nombre d’Etablissements Recevant du Public (ERP) soumis à un dépassement diminuerait de 6 %, soit près de 70 établissements protégés. «Lorsqu’une organisation internationale fait le même constat que des autorités européennes, nationales et locales, à savoir qu’il y a urgence, pour des raisons sanitaires, à lutter efficacement contre la pollution de l’air, notamment dans les zones denses, les élus doivent prendre leurs responsabilités en adoptant des décisions courageuses ! C’est la raison pour laquelle la MGP met en place une ZFE» souligne t-il

  • VANVES CONCERNE PAR LA MISE EN PLACE d’UNE ZONE A FAIBLE EMISSION (ZFE)

    La création d’une ZFE (Zone à Faible Emission)  à l’intérieur du périmétre de l’A 86  a été acté lundi drenier par le conseil métropolitain auquel participait le maire de Vanves comme ses 133 collégues de la métropole du Grand Paris. Il devra prendre un arrêté municipal et faire voter son conseil municipal.

    Concrétement pour les vanvéens, cette mesure s’appliquera à compter de juillet 2019 aux véhicules Crit’Air 5 et non classés, quelle que soit leur motorisation (diesel immatriculé avant 1981 ou essence), Jusqu’à 200 000 véhicules polluants pourraient être concernés dès Juillet 2019 sachant qu’ils sont déjà interdit à Paris. Mais l’objectif poursuivi est d’aller jusqu’à la fin de la circulation de tous les véhicules essence en 2030 :  Ainsi les véhicules Crit’Air 4  (diesel immatriculé entre 2001 et  2005) seraient concernés en 2021, suivi par les  véhicules Crit'Air 3 (diesel immatriculés entre 2006 et 2010 et essence entre 1997 et 2005) seraient interdits en 2022, puis à partir de 2024 les Crit'air 2 (Diesel àpartir de 2011 et Essence de 2006 à 2016) . Ainsi, seuls pourraient circuler les véhicules «propres» (électriques, hydrogènes, GPL, GNV) à l'intérieur de la Métropole du Grand Paris à partir de 2025/30  

    La mise en place d’une ZFE est une obligation légale. Le déploiement de ZFE doit être inscrite dans le projet de loi d’orientation des mobilités «qui portera ainsi l’ambition de voir ces zones se déployer dans d’autres villes françaises, notamment celles dont les seuils de concentration de polluants atmosphériques sont régulièrement dépassés. Il donnera aux collectivités les moyens de les mettre en œuvre facilement et de manière adaptée à chaque situation locale» indique-t-on au ministère des Transports. «Ce n’est pas une décision dogmatique mais une question de santé publique et une urgence climatique» constatent les élus qui défendent cette mesure.

    Patrick Ollier, président de la MGP, expliquait, encore récemment dans le JDD : «Dans l'aire métropolitaine, dans les 131 villes, il y a environ 5.000 morts par an dans la zone. Ils sont liés à la pollution. Est-ce que les maires de cette zone peuvent rester indifférents à cela ? La réponse est non».  Anne Hidalgo maire de Paris  a toujours expliqué qu’elle ne souhaite pas que des parisiens se retournent contre les élus sur le plan judiciaire parce qu’ils n’auraient rien fait dans ce domaine, dans quelques années, comme c’est le cas avec l’amiante.

    D’autres élus s’inquiètent d’une complète déconnexion avec le déploiement des nouveaux transports en commun : «C'est une chose indispensable. En revanche, ce qui m'inquiète beaucoup, c'est le rythme auquel il va falloir parvenir, en complète déconnexion avec le déploiement des nouveaux transports en commun et avec une prise en compte limitée de la question sociale » expliquait récemment un collègue du maire de Vanves. La MGP a prévu des mesures d’accompagnement, en proposant de créer un guichet unique qui permettra de coordonner toutes les aides de l’Etat et des collectivités pour l’achat de véhicules propres, qui doivent nécessairement accompagner la mise en place d’une telle ZFE.