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TRAVAUX

  • UN ETE DE TRAVAUX A VANVES

    Comme chaque été Vanves a connu son lot de chantiers dont les plus visibles concernaient la voirie, notamment avec deux points de fixation : Tout d’abord la place de la République où les services de GPSO intervenaient pour rénover les pavés de la rue sur sa partie haute. Ensuite la rue Larmeroux où le département menait des travaux de voiries. Résultats, la circulation était déviée du centre ancien, et ralentit sur cette voie départementale où les véhicules circulaient en alternance sur une file. Du coup les bus 189 et 59 étaient déviés : S’ils permettaient aux habitants du quartier Châtillon de relier le marché, Intermarché ou le métro, ce n’était plus le cas dans le sens inverse, les bus étant dévié avenue du Général de Gaulle. Pratique pour les seniors ou personnes à mobilité réduite qui ne pouvaient ni bénéficier de la navette municipale supprimée, ni de Vanves Express, en vacances. Elles n’avaient qu’à rentrer à pied ou faire de l’auto-stop.

    Les équipements sportifs étaient aussi en travaux afin de rénover certaines structures en prévision des JO de Paris 2024 : «La ville de Vanves labellisée «Terre de Jeux 2024» accentue sa dynamique sportive afin de porter pleinement l’élan olympique et promouvoir le sport comme un facteur de bien-être et de bonne santé» expliquait le maire. Cette année, il s’agissait de rénover les vestiaires, sanitaires et douches de la piscine municipale (toujours en été durant la période où les vanvéens pourraient le plus en profiter), la piste d’athlétisme, les salles de gymnastiques et de tennis de table du gymnase Maurice Magne, avec une nouvelle signalétique pour l’ensemble des infrastructures du parc multisport A.Roche

    Deux autres chantiers ont retenu l’attention des services : Tout d’abord l’école provisoire du Parc à l’emplacement des anciens ateliers et garage municipaux qui s’est installé dans des éléments modulables dont l’aménagement et l’équipement ont été réalisé cet été, avec les aires de jeux extérieurs. Elle doit être prête dans moins d’une semaine puisque la Rentrée des élèves est prévue le 1er Septembre. Ensuite, la médiathéque qui doit ouvrir le 6 Septembre prochain. Elle a été aménagé et meublé, avec des meubles façonnés sur mesure et du mobilier commandés à l’extérieur durant ces vacances d’été

  • ETONNANT CHANTIER A VANVES DANS UN CABINET DENTAIRE DE LA RUE MARCHERON, MAIS PAS TANT QUE CELA !

    Actuellement, la plupart des chantiers du BTP (Bâtiments/Travaux Publics) sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Pour une raison simple : « Nous n’avons pas envie d’envoyer nos salariés à l’abattoir» explique  Jean-Luc Tuffier, président de la Fédération française du bâtiment (FFB) pour le Grand Paris.  Comme ses collégues, il juge très difficile de de redémarrer à court terme les innombrables chantiers arrêtés à cause de l’épidémie de Covid-19. Ainsi tous les chantiers immobiliers de la ville de Vanves sont arrêtés par exemple, prés de la gare SNCF Vanves-Malakoff, de  l’hôtel de ville, au Clos Montholon, ainsi que celui du Grand Paris Express, notamment la future gare Fort d’Issy.Vanves/Clamart….

    Ils mettent en avant le manque de masques car les professionnels ont du mal à en trouver, alors qu’ils remuent beaucoup de terres, de poussières, et qu’il faut protéger leurs ouvrier. Le deuxiéme est une inquiétude au regard de la responsabilité qu’ils encourent sur le plan civil et pénal dans la mesure où ils craignent d’être accusé par leurs collaborateurs et leurs employés de ne pas assurer leur protection maximale. La distanciation peut être difficile dans certaines situations. Et cela concerne tant les grosses entreprises de BTP que les petites, et notamment les plombiers, électriciens, serruriers, peintres,  dont la plupart ont mis au chômage partiel leurs employés, ou simplement parce ce que leurs clients ne souhaitent qu’ils viennent assurer les chantiers dans ce contexte d’épidémie,  et se bornent aux interventions urgentes, le petit chef d’entreprise prenant lui-même sa caisse à outil pour intervenir comme en témoigne les dirigeants des Chambres consulaires (CCI et Chambre des Métiers). Et pourtant ! Rien n’interdit de maintenir des chantiers, à leurs risques et périls, et certains les prennent,  comme les artisans qui rénovent un appartement, en l’absence de ses occupants, d’un cabinet dentaire, en dehors des urgences.

    Et pourtant quelle ne fut pas la surprise des habitants de la rue Raymond Marcheron de voir le 23 Mars  des ouvriers sans casques, sans masques  intervenir dans un cabinet dentaire. Les riverains confinés dans leurs appartements ont été choqués, car « ils  toussaient sur les habitants et occupaient l’espace public en obligent les vélos/voitures à se détourner,  avec 2 à 3 camions stationnés où ils transportaient de gros débris devant les passants qui se croisaient sur un espace réduit à moins de 20 cm, ne respectant pas les distances de sécurité »  témoignait une riverain qui s’interrogeait : «Est-il normal que ce chantier ne respecte pas la règlementation en terme de sécurité sur le droit du travail ? Est-il normal que ce chantier ne respecte pas la règlementation en terme de sécurité sur le droit du travail ?» Après quelques appels à la mairie, un conciliateur s’est déplacé sans obtenir quoique ce soit  

    «Pour faire suite à votre message du 23 mars relatif aux nuisances générées par les travaux en cours à l’intérieur du cabinet dentaire sis 50, rue Raymond Marcheron, je vous informe qu’il s’agit d’un chantier privé qui ne requiert pas d’autorisation spécifique d’occupation du domaine public. Par ailleurs, les directives gouvernementales prescrivant un principe de confinement pour les personnes dont l’activité peut être assurée par télétravail, ont été précisées par l’arrêté préfectoral du 24 mars 2020 . Celui-ci n’interdit pas formellement les activités liées au bâtiment et à la construction dès lors qu’elles « sont  organisées dans le respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale » (art. 7) » a répondu le maire de Vanves en ajoutant : « Dans ce contexte, j’ai demandé à la Police Municipale de contrôler à nouveau ce chantier en veillant, d’une part, à ce que le stationnement des camions de chantier ne constitue pas une gêne pour le cheminement des piétons et, d’autre part, à rappeler aux ouvriers le respect des « gestes barrières ».

  • QUI ETAIT LOUIS VICAT DONT UNE RUE PORTE LE NOM A VANVES

    Qui était Louis Vicat dont une rue de Vanves porte le nom entre les immeubles du Plateau et Le Périph,  entre les portes de la Plaine et Brançon. Un site d’informations spécialisé dans le BTP (Bâtiments Travaux Publics), l’architecture et l’urbanisme, Bati-Actu a apporté durant cet été un éclairage intéressant :

    Louis Vicat est né à Nevers en 1786, mais sa famille part rapidement s'installer en Isère. Son intelligence est remarquée par son oncle, un professeur de mathématiques, qui le présente à Joseph Fourier, alors préfet du département et lui-même génie des mathématiques. Ce dernier lui conseille de se présenter au concours d'entrée de la prestigieuse école Polytechnique, concours qu'il réussit en 1804. Deux ans plus tard, il intègre l'Ecole des Ponts & Chaussées et en sort diplômé comme ingénieur ordinaire de 2e classe. Il est affecté dans le Lot, où il doit superviser la construction d'un pont entre Souillac et Lanzac, sur la Dordogne, une rivière tumultueuse qui connaît des crues dévastatrices. Sa mission est compliquée puisque les moyens manquent. Le jeune ingénieur cherche alors à concevoir un ouvrage solide et peu coûteux et se penche sur la question de la prise de la chaux des piles du pont dans l'eau. A force de travail, il invente la «chaux surcuite», à base de calcaire et d'argile, tout en élaborant la théorie de l'hydraulicité des chaux. Les Romains employaient déjà un liant naturel, à base de cendres volcaniques pour leur mortier, mais le principe avait été perdu au cours des siècles.

    En 1818, Louis Vicat présente ses travaux devant l'Académie des Sciences, où siège notamment Gay-Lussac, un autre savant français de renom. Systématiquement, l'ingénieur a analysé la chimie des roches susceptibles de produire par cuisson le meilleur liant artificiel possible pour obtenir du ciment. Il ne dépose pas de brevet, considérant qu'il était redevable à la collectivité pour sa formation scientifique. Et c'est donc un entrepreneur écossais du nom d'Aspdin qui s'en empare en 1824, raison pour laquelle on parle encore aujourd'hui de «ciments Portland» du nom d'une île où l'on extrait des roches calcaires de qualité (qui n'entraient pourtant pas dans la composition du ciment). En 1833, un autre polytechnicien installe des fours à chaux en Ardèche. Son nom : Léon Pavin de Lafarge.

    Mais Louis Vicat poursuit ses travaux. Honoré de Balzac s'étonne de cette situation. Il écrit : «Quelle sera la récompense de Vicat, celui d'entre nous qui a fait faire le seul progrès réel de la science pratique des constructions ?» en ajoutant : « Grâce à ses découvertes, Louis Vicat permettra l'audace la plus folle aux bâtisseurs de ce 19e siècle ». Reconnu de son vivant par ses pairs, l'ingénieur se voit attribuer une rente de 6.000 francs or par François Arago qui déclare : «Une conclusion ressort avec l'évidence : c'est en supposant l'art des constructions tel qu'il était en 1818 avant les recherches de M. Vicat, la plupart des grandes entreprises en cours seraient entièrement paralysées par des considérations de temps et de dépenses… », mettant en parallèle les économies que faisaient réaliser le liant artificiel.

    C'est le fils de Louis, Joseph Vicat, qui lance finalement la production industrielle de l'invention paternelle. C'est à Genevrey-de-Vif en Isère, qu'il installe la cimenterie où il développe la méthode dite de double cuisson dès 1857. Ensemble, père et fils construisent le pont du Jardin des plantes de Grenoble, un des premiers ouvrages au monde en béton coulé, une méthode qui aura de beaux jours devant elle. Et les techniciens d'aujourd'hui utilisent encore l'aiguille Vicat pour déterminer la dureté d'un béton et sa prise au cours du temps. Car le nom Vicat continue de vivre aujourd'hui à travers l'entreprise familiale, active dans le ciment, et l'instrument scientifique de mesure utilisé par les spécialistes du béton. Louis Vicat a donc laissé à jamais son nom imprimé dans la matière