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HANDICAPES

  • VANVES EN PREMIERE LIGNE DANS LA LUTTE CONTRE L’AUTISME GRACE A DEUX FEMMES

    Ce lundi de Pâques, à la veille de la première journée d’une gréve perlée, un vanvéen, Gabriel Attal (LREM) avait fait le buzz sur les réseaux sociaux en ayant utilisé le terme de gréviculture lors d’une des interviews matinale sur France Inter. Le même jour, pratiquement à la même heure, une vanvéenne était sur Europe 1 à l’occasion de la journée nationale de l’autisme : Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées pour notamment parler de la stratégie nationale pour l’autisme qui devait être présenté par le premier ministre les jours suivants. Dans ses différentes interventions qui ont suivis, elle avait pointée le souci d’une intervention précoce dans l’accompagnement des troubles autistiques,  le scolarisation des enfants autistes qui est la clé de l’inclusion sociale, et le manque de structures pour prendre en charge les adultes autistes, et l’absence de services d’accompagnement pour leur permettre de vivre chez soi en milieu ordinaire, ou de solutions comme la colocation

    Il est intéressant de noter, alors que les handicapés sont de la compétence des départements, que l’une des premières initiatives annoncées dans le cadre du rapprochement des Yvelines et des Hauts de Seine par Pierre Bédier et Patrick Devedjian, était  la création d’une plateforme d’hébergement et de services Yvelines-Hauts-de-Seine dédiée au handicap psychique et aux troubles du spectre autistique. Lancée en Janvier 2016, ce projet est sur les rails. Le site de Becheville du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan/Les Mureaux a été acquis (pour 2,8 M€) pour aménager cette structure qui coûtera 30 M€ dont l’ouverture de la structure, est prévue à horizon 2020. Elle devrait permettre de répondre, dans une logique de mutualisation, au manque de places notoire entre l’offre médico-sociale et les besoins laissant les personnes en situation de handicap sans solution d’accompagnement.

    Cette structure interdépartementale sera dotée d’une capacité de 158 lits comprenant 50 places de Foyer d’Accueil Médicalisé dédiées aux personnes en situation de handicap psychique, 66 places de Foyer d’Accueil Médicalisé dédiées aux personnes présentant des troubles du spectre autistique, dont 4 places d’unité renforcée de transition, 42 places de Service d’accompagnement médico-social pour des adultes handicapés présentant des troubles du spectre autistique, réparties sur quatre antennes (deux dans les Yvelines et deux dans les Hauts‑de‑Seine), Auxquels s’ajouteront la création de deux pôles de compétences et de prestations externalisées, un dans chaque département. Un  dossier que suit de prés une autre vanvéenne : Isabelle Debré, Vice présidente du Conseil Départemental des Hauts de Seine

  • LE CAP A VANVES : UN LIEU OU ON APPREND A VIVRE, A FAIRE ENSEMBLE ET A S’OUVRIR A LA VIE ! »

    « C’est un lieu où on se sent bien, où on apprend à grandir ensemble, où on s’ouvre à la ville. On est fier d’aller et de faire ensemble, de prendre nos responsabilités » témoignait l’un des membres du CAP lorsque fut célébré son arbre de Noêl et le premier anniversaire de son installation dans l’ancienne boulangerie de la rue Vieille Forge,  le 14 Décembre dernier en présence de Laurent de Cherisey et des élus vanvéens. « C’est une aventure collective dans laquelle nous nous sommes engagés » ajoutait un autre membre

    Le CAP est un GAM (Groupement d’Entraide Mutuelle) dont l’origine remonte à une dizaine d’années. Il s’agissait au départ, de permettre à des personnes en handicap psychique de se retrouver pour faire des activités ensemble, en se prenant en charge et non en étant pris en charge, les animateurs ou les encadrants étant présent comme soutien. L’initiative en revient à l’association des familles de victimes de traumatisme cranien qui a suscité une quarantaine de GAM en France dont celui de Vanves depuis depuis 2 ans. L’association Simon de Cyréne en a été quelque peu le moteur avec son appartement partagé de l’avenue du Général de Gaulle où tout a commencé et sa résidence de la rue d’Issy. Il est donc rattaché à cette association tout en ayant son identité propre. « Nous ne sommes pas le lieu d’activités de Simon de Cyréne. Nous sommes ouvert à tous les vanvéens et même isséens,  et pas seulement aux résidents de Simon de Cyréne. Notre objectif est de sortir ses adhérents de leur isolement » explique l’une de ses animatrices/encadrants.

    Ce sont ces membres qui ont choisi sa dénomination, en prenant leur temps avant de choisir « CAP » car « c’est un signal, un objectif, maintenir le cap, en étant sur le même bateau, avec les bons côtés et les aléas, et passer aussi des caps, des étapes » explique Aude, sa Vice Présidente. Ce sont eux qui ont cherché et trouvé ce local, une ex-boulangerie, rue Vieille Forge, et l’ont aménagé. « Tous ceux qui en ont le désir et la capacité peuvent être partie prenante du projet, faire parti du bureau, des animateurs d’activités, en proposant ou en prenant la responsabilité d’un atelier, en s’engageant à y donner du temps, en étant simplement un membre actif, quelles que soient leurs limites. Seul, on ne peut pas agir. Ensemble on peut, car on a confiance, on est encouragé, on créé entre nous une certaine émulation, on porte cette association » ajoute Aude. « Il faut que cela fasse plaisir à la personne de venir ici, et heureuse de donner » insiste t-elle

    De nombreuses activités sont organisés durant la semaine : Jeux de Société, cuisine, salon de beauté féminine, un club Newsletters, carrefour de l’amitié (le jeudi après-midi) pour discuter et échanger, film débat le Vendredi, Café des langues le samedi…des semaines à thémes (Ode à la musique lors du festival des musiques anciennes, puis autour de la création…). « Ces activités résultent aussi de partenariats avec des associations vanvéennes sur le tissage, la création… » indique l’une des animatrices.  A ses ateliers,  s’ajoutent des sorties une fois par mois, au théâtre, au restaurant, au cinéma, des repas partagés, et des séjours comme ce fut le cas en Normandie pour 10 membres pendant 3 jours, « pour vivre autre chose dans un autre cadre » selon Aude qui rêvait « d’aller sur la plage, de voir et de sentir l’eau ».  

    Le CAP a d’ailleurs prit contact avec le PHARE  et participe à des animations comme ce fut le cas pour la fête des Voisins, organisé dans la rue Vieille Forge. Beaucoup d’adhérents du CAP ont été touché par l’accueil des vanvéens : « C’est une ville à taille humaine, un petit village, où on se sent accueilli écouté. Nous avons participé à une réunion sur l’accessibilité à la Mairie. On a demandé une subvention à la mairie pour aménager notre cuisine » indique Aude en regardant le chemin parcouru depuis un an : « Ce n’est pas figé, car tout est possible ! On peut avoir des désirs. On en parle, on le monte, on l’essaie et on le réalise toujours ensemble, différemment si on n’y arrive pas  quite à se bousculer un peu dans ce que l’on est ! Mais on est heureux de le faire ensemble… ».

  • VANVES PERD L’UN DES SIENS : L’INFATIGABLE ANDRE POLLACK A TIRE SA REVERENCE

    « Rien ne l’arrêtait, ni le temps, ni la fatigue, ni l’âge. Toute son énergie était dirigée vers les autres. Agir ensemble était son mot d’ordre » écrivait on dans le Journal de Vanves qui dressait le portrait de cet infatigable André Pollack. Il n’a cessé tout sa vie, à cause de son fils Alain, à se consacrer aux handicapés pour lesquels il était un pére, notamment de l’APAJH de Vanves qui a maintenant 35 ans d’existence.   Tapissier-décorateur de profession, il n’a cessé de se consacrer à leur cause, en créant l’association Léonce Maleco, issu des Papillons Blancs de Saint Cloud et de l’UNAPEI, puis un Institut Médico-Educatif (IME), d’un CAT ans cette ville cette association de soutien aux handicapés et leurs familles. Il a beaucoup travaillé avec Lino Ventura lorsqu’il a créé sa fondation Perce Neige et lancé des foyers occupationnels. « Toutes nos réussites sont des combats menés au coup par coup par les parents et nos associations ».

     

    A Vanves, il a donc créé l’APAJH, mais aussi le Service d’accompagnement et de Soutien qui suivait plus d’une vingtaine d’adultes handicapés, assuré la tutelle de quelques adultes handicapés,  récupéré un Chalet (Meilin) dans les Vosges pour envoyer en vacances ses protégés, et réussit à organise des séjours ski au Chalet de la ville à la Féclaz entre Noël et la Saint sylvestre. … Et il vous racontait qu’il avait toujours « l’impression de ne pas en avoir assez fait, puisqu’il y a tellement de chose à accomplir. Comme la politique et la religion, je pense que c’est l’union qui fait le force ». Paix à cet infatigable militant de la cause de l’impossible en matière de solidarité.