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Conseil Municipal

  • PAS DE RISQUE DE VIOLENTOMETRE AU CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES COMME AU CONSEIL REGIONAL

    Le Conseil Régional était en session hier. Il a décidé de la  mise en place d’un violentométre, sorte de barométre de la violence des élus lors des débats en s'inspirant d'un outil d'évaluation de violences faites aux femmes lancé par le centre Hubertine Auclert.. Il s’agit d’évaluer la violence des élus et censer les calmer. Et au conseil régional (sur la photo lors d'une suspension de séance),  ils en ont besoin car de nombreux incidents de séances, vociférations,  comportements irrespectueux  se sont déroulés dans l’hémicycle depuis le début de la mandature  En décembre, un conseiller régional écologiste a dû être exclu de la séance compte tenu de la violence de son comportement. Il avait  jeté des parapheurs sur le 1er vice-président qui présidait  la séance plénière et en avait été profondément choqué.

    Cet outil d'évaluation de violences décline en 3 étapes  l’attitude des élus allant de la «sérénité» (où l’élu «respecte le temps imparti pour ses déclarations orales» ou «respecte les décisions de la présidence de séance» par exemple), à «la vigilance» (l’élu «prend la parole quand ce n’est pas son tour» ou «abuse des rappels au règlement» ou «manque de respect à un autre élu» ou «téléphone ou vapote dans l'hémicycle» et même  «adopte un comportement de harcèlement sexuel») et jusqu’à la «protection» (l’élu «pète les plombs», «injurie un autre élu», «commet un acte de violence physique en séance»). Les saanctions à appliquer devront être défini par la commission du règlement intérieur de l’Assemblée Régionale

    L’opposition a dénoncé ce choix, la plupart des groupes critiquant «un détournement» de cet outil destiné à être diffusé aux lycéens pour les sensibiliser aux violences faites aux femmes ». La majorité a jugé «regrettable de devoir adapter le règlement intérieur aux comportements inacceptables et parfois même violents de certains élus de l’opposition de gauche à la région». Ainsi l’assemblée régionale francilienne sera la seule à disposer d’un tel outil dans une assemblée délibérative. Peut être que certains conseils municipaux pourraient en avoir besoin dans des villes comme Levallois, Colombes où les réunions se prolongent très tard la nuit à cause d’échanges particuliérement vindicatifs et d’incidents de séance.

    D’autres, et la majorité,  n’en auront pas besoin, comme à Vanves où le dialogue entre majorité et opposition reste républicain, même si les prises de position peuvent se révéler ferme. Il n’en a pas toujours ainsi, notamment lors du mandat de Guy Janvier (PS), l’opposition menée alors par Didier Morin (RPR), puis Bernard Gauducheau (UDF) ne supportant pas l’attitude de François Bordes (PS) qui jouait le « procureur », en dénonçant la gestion passée. D’ailleurs lorsque ce dernier s’est retrouvé dans l’opposition  au lendemain des élections municipales de 2001, il était redoutable dans ses très longues interventions sur les questions budgétaires haussant quelquefois le ton. Plus loin encore, dans le temps, beaucoup se souviennent des échanges entre Gérard Orillard (RPR) et Raymond Deniau (PS) qui ne manquaient pas de sel

  • CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES : UN DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE REPUBLICAIN

    Le Débat d’orientation budgétaire est un rendez-vous immuable comme le vote du budget, le premier s’est déroulé le 21 Février dernier, le second est programmé le 3 Avril. Occasion d’un échange très républicain, entre majorité et opposition municipale, apaisé comme l’a constaté le maire de Vanves, que le blog avait déjà, mais en partie, traité concernant les échanges sur l’urbanisme et les nouvelles constructions (voir blog du 22 Février 2019).

    Bernard Gauducheau a reconnu que le climat est plus favorable sur le plan financier entre l’Etat et les collectivités locales, même si depuis deux ans, rien de miraculeux ne s’est passé. « On a gagné de la stabilité rendu possible par une phase de croissance qui a eu un effet direct sur les droits de mutation en hausse de 30% (2M€), et la taxe de séjour (1,7 M€) grâce à l’attractivité de Vanves (et au succés du Paris Convention Center au parc des Expositions) » a-t-il indiqué. Mais il reste des inquiétudes : le devenir institutionnel du Grand Paris et de l’ile de France, le déficit public, le sort qui sera fait à la taxe d’habitation : « comment sera traité cette onde de choc ? » s’est il interrogé. « Ces incertitudes nous incitent à la prudence » en privilégiant trois axes : La qualité des services publics locaux avec un maintien de la politique tarifaire au niveau de l’inflation,  une dette basse (13 M€) depuis 10 ans, une épargne nette de 2 M€, des efforts sur la sécurité, avec un renforcement de la police municipale,  et un plan d’investissement en matiére culture (médiathéque, espace Gazier),  d’éducation  (construction-réhabilitation de l’Ecole du Parc), de sports  ( tribune et  nouveaux bâtiments du PMS A.Roche, aménagement de la salle omnisports sous la piscine, modernisation de l’espace extérieur de la pataugeoire et du solarium ) et d’espace vert (replantation de l’allée principale du cimetière)  sur lesquels est revenu en détail Bertrand Voisine, maire adjoint, chargé des finances, dans un trop long exposé surtout pour quelqu’un atteint d’un début de grippe   

    Anne Laure Mondon (PS) n’en a pas moins relevée « qu’il s’avère clairement que les équilibres budgétaires reposent essentiellement sur l’attractivité de notre commune et plus précisément sur ses nouvelles constructions », allusion aux droits de mutations qui devraient augmenter compte-tenu des nombreuses livraisons et ventes à venir, même si comme cela est indiqué « un tassement de l’immobilier n’est pas à écarter en lien avec la remontée des taux d’intérêt ». Elle n’en a pas moins relevé, et cela depuis plus de deux ans, la problématique, à terme, d’offre d’équipements publics face à un niveau de construction relativement important : «Les centaines de nouveaux logements livrables ces deux prochaines années (sans compter les constructions liées à la future gare du Grand Paris Express) engendrent inévitablement des besoins nouveaux en équipements, ces besoins en nouveaux équipements entraînent des investissements importants… Comment pourrons-nous financer ceux qui ne sont pas encore budgété sans recourir encore à l’emprunt… Comment ferons-nous pour réduire notre dette et dégager assez d’autofinancement alors que, contrairement à ces dernières années, nous n’avons plus de réserves foncières disponibles à la vente » s’est elle interrogée   

    «Vous souhaitez, pour mener cette « politique d’équipement ambitieuse », préserver les équilibres indispensables et vous mettez en avant le fait que l’encours de la dette ait été divisé par deux (moins 14 millions) entre 2014 et 2018… Mais si cette réduction de la dette a été possible cela est uniquement dû à la vente du terrain Briand dont 12 M€ ont été affectés au remboursement de nos emprunts !... Le bâtiment de la rue Diderot acquis pour 2 millions d’€ en 2015 pour y réaliser à terme un équipement sportif constituera-t-il une nouvelle variable d’ajustement ?» s’est elle interrogée. Alors que Boris Amoroz (FG./PC) demandait « s’il n’allait pas être nécessaire de vendre l’Hôtel de ville ? » Il s’est étonné des 75 000 € de pénalités dû au non respect de la loi SRU, » alors qu’on était en équiibre dans les constructions de logements HLM et qu’on était en dessous du seuil ! ». Bernard Gauducheau a répondu que « Vanves était à 23,5% de logements et qu’elle a du mal à arriver à 25%, avec ses nouvelles constructions. Mais on continue à faire du logement social ! »

     

  • DERNIERS ECHOS DU CONSEIL CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES

    Voilà une semaine se tenait le Conseil Municipal de Vanves, au cours duquel 35 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour, avec une nouvelle sonorisation  qui a rendu audible tant pour les élus que le public, les propos échangés : Ainsi le CMJ (Conseil Municipal des Jeunes) a été rattaché à l’ESCAL avec un animateur dédié, alors que jusqu’à présent, il était rattaché au service jeunesse. La redevance d’occupation du domaine public a été étendue aux manéges. 46 places dans le parking de la résidence NIWA seront exploitées par la ville tant pour du stationnement de courte que de longue durée. Enfin de nouvelles dénominations ont été décidées pour des établissements depetite enfance : «Pistache et Bergamote» pour le relais auxiliaire parentale et assistante maternelle à côté du marché, « Mirabelle » pour l’espace petite enfance rue Jean Jaurés 

    HEBERGEMENT TOURISTIQUE

    Comme beaucoup de communes, notamment de GPSO, Vanves a décidé d’instaurer une déclaration préalable pour toute location de courte durée d’un local meublé. Il s’agit de lutter contre ces plateformes numériques spécialisées qui proposent de telles locations aux touristes grâce à des particuliers qui complétent ainsi leurs revenus. Ce qui souléve divers problèmes dans une région parisienne très attractive sur le plan touristique : Transformation du parc résidentiel en résidences hôtelières de fait, difficulté accrue d’accès au logement pour les habitants, concurrence déloyale envers les acteurs traditionnels de l’hébergement touristique, sans parler des nuisances pour le voisinage des immeubles où de tels meublés sont loués, dont ont fait état en réunion publique de quartier, certains vanvéens. Le conseil municipal a instauré une déclaration préalable, procédure d’enregistrement qui se substitue à la délaration préalable de meublé de tourisme. Elle permettra une meilleure connaissance du parc résidentiel affecté à une activité touristique, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, un contrôle du respect des différentes obligations à la charge des loueurs, des offres proposées dans la légalité, une source de revenus supplémentaires pour la taxe de séjour

     

    SEJOUR DE RUPTURE

    Dans le cadre des actions éducatives pour les jeunes suivis par  les éducateurs, le service de la Prévention Spécialisé a mis en place des séjours et des journées de rupture. Plusieurs objectifs sont poursuivis comme l’a expliqué Marie François Goloubtzoff, maire adjointe : Instaurer un lien de confiance avec les jeunes pour consolider le travail éducatif sur  Vanves, rompre avec ses habitudes pour s’ouvrir au monde extérieur et développer leur curiosité, créer une coupure avec une famille parfois «envahissante» ou au contraire « laxiste », travailler sur l’autonomie des jeunes loin de leurs proches (faire à manger, vie quotidienne, prendre soin de soi et des autres…). C’est aussi un temps d’observation  et d’analyse pour les éducateurs : déceler des comportements, des discours, des difficultés ou encore des problématiques non encore abordées au bureau de la prévention spécialisé. Un séjour en Normandie s’est déjà déroulé, avec une sortie Achat, et un séjour plus long à La Féclaz avec 2 éducateurs. Gabriel Atral (LREM) a paru très intéressé, d’autant plus avec ses fonctions ministérielles où il est chargé de la jeunesse, et a demandé un retour d’expérience et un bilan