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urbanisme et transport

  • LA DENSIFICATION : UN DEBAT RECURRENT A VANVES ET DANS LES HAUTS DE SEINE

    Alors que les projets immobiliers à l’emplacement de pavillons à Vanves font couler beaucoup d’encres et de salives (photo du projet de l'immeuble de Legendre immobilier face à l'hôtel de ville) et relance le débat sur la densification de la ville,  le conseil départemental des Hauts de Seine émettait un avis défavorable sur le Schéma Régional de l’habitat et de l’hébergement (SRHH) arrêté par le comité régional  de l’habitat et de l’hébergement qui devrait être soumis au Conseil Régional en 2017

    Plusieurs  arguments étaient avancés : Tout d’abord une absence de reconnaissance du rôle essentiel de la commune et du maire alors que  les élus locaux sont les meilleures connaisseurs de leurs territoires de ses capacités de production immobilières, des difficultés potentielles et de l’adhésion des populations à des opérations immobilières et urbaines. « Il ne fait pas le lien avec la dimension qualitative de l’habitat et l’exigence de proximité » explique t-il dans son avis. Bernard Gauducheau expliquait qu’il a pu arrêter un PLU plus contraignant pour les promoteurs parce qu’il avait fait comprendre que sa ville était déjà très dense

    Ensuite, une stratégie inflationniste en matière de besoins de logement sans réflexion sur l’aménagement du territoire : l’objectif de créer annuellement 11 600 logements dans les Hauts de Seine est déconnectée des données constatées au cours des dernières années (avec une moyenne annuelle de 6 460 logements). Il s’épargne toute réflexion sur une approche plus vaste en matière d’aménagement du territoire à l’échelle d’un bassin parisien élargi. Et il ne prend pas en compte la densification déjà opérée au cours des années précédentes.  « Le SRHH reproduit l’erreur de raisonnement du SDRIF : Il demande une densification du territoire alors que l’effort a déjà été en grande partie produit dans les Hauts de Seine, en particulier dans les communes proches de Paris – comme Vanves -  et à l’occasion  de la mutation des grandes friches industrielles – comme à Issy Les Moulineaux  » constate t-il en démontrant bien que les Hauts de Seine sont le département le plus dense de la petite couronne : 9 062 habitants par km2 contre 6 572 pour le 93  et  5 526 pour le 94.    

    Enfin, il constate que « l’importance de l’objectif de 4 995 logements sociaux par an dans les Hauts de Seine  imposerait le développement du parc social sans distinction territoriale et sans maîtrise de la mixité sociale » dont il regrette que cet enjeu ne soit pas inscrit au rang de priorité essentielle. Il dénonce des objectifs massifs et contestables de production dans ce domaine, ainsi qu’une approche insuffisamment volontariste de la diversification des logements sur le territoire des communes ayant un taux élevé de logements sociaux.

  • QUARTIER DE LA GARE SNCF DE VANVES : UN PROJET FIRST AVENUE REVELATEUR D’UNE PROFONDE MUTATION A VENIR !

    La particularité de cette nouvelle session de 3  réunions publiques de quartier  est d’être finalement axée sur les questions d’urbanisme avec la présentation de plusieurs projets immobiliers et  des modifications qui doivent être apportées au PLU, votée en 2011, suite à des ajustements provoqués par le SDRIF (Schéma Directeur Régional) et le nouveau PDUIF (Plan de Déplacements Urbains) de la Région Ile de France. Ce qui a été le cas lundi soir pour le quartier du Centre Ancien-Saint Remy à l’hôtel de ville où beaucoup de riverains de l’îlot compris entre la gare et l’allée du Progrés où est prévu un immeuble de 42 logements construit par First Avenue, s’étaient déplacés.  

    Ce fut l’un temps fort de cette réunion publique, car cette nouvelle construction est prévu à l’angle des rues René Coche/Victor Basch, face à la gare SNCF Vanves-Malakoff entre le café de la gare et la zone pavillonnaire le long de la voie ferrée, à l’extrémité d’un secteur Aristide Briand où les constructions lancées voilà prés de 4 ans prennent fin. Mais ce n’est pas fini comme s’en est plainte une habitante de la rue René Coche avec le projet d’aménagement des terrains R.Coche-A .Briand-Diderot et cette réalisation de First Avenue dont les travaux doivent démarrer au second trimestre 2016. Elle se situe sur ce terrain tout en longueur entre les villas de l’Allée du Progrés et la rue Victor Basch : 42 logements dont 31 en accession et 11 sociaux répartis en trois cages d’escaliers  avec 2 cours jardins à l’arrière du bâtiment donnant sur les petites maisons de l’allée des progrés et créations de loggias pour casser la façade côté gare SNCF. « On a dégressé le volume de ce bâtiment après avoir recueilli les avis » ont indiqué les responsables de ce promoteur-constructeur en parlant de 21 m de haut maximum, de logements familiaux de 3 à 4 et 5 piéces dont le prix (selon le marché) devrait varier de 7000 à 7500 € le m2.

    Ce qui a suscité de multiples questions dont une sur les personnes qui occuperont les logements sociaux « pour avoir une certaine sérénité » ce qui a suscité  quelques réactions dans l’assistance : « Il y a des gens très bien dans les logements sociaux, à priori bien élevé, de bonne famille » n’a pas manqué de répondre le maire. Une habitante de l’allée du Progrés n’a pas manqué de remarquer qu’il y avait peu de vues sur les façades de ce côté-là de l’immeuble dans la présentation. « Il y a une rupture assez forte entre la rue V.Basch et l’arrière avec les pavillons. Pour tenir compte du changement d’échelle, on a aménagé des jardins pour en limiter l’impact » a répondu l’un des responsables de First Avenue. Il a indiqué que le permis de construire a été déposé depuis deux mois, et que les travaux qui devraient durer 18 mois, commenceraient au second trimestre 2016. C’est à ce moment là qu’une habitante de la rue René Coche s’est plainte : « Depuis 5 ans, les riverains de la rue rené Coche subissent ls travaux, et cela va continuer encore avec ce nouveau projet. Les nuisances vont encore continuer, et encore le samedi, avec des marteaux piqueurs, alors que le week-end est le seul moment où on peut se reposer ». Pascal Vertanessian, maire adjoint chargé de l’urbanisme a tenté de la rassurer en expliquant qu’il y a désormais une charte qui régit le déroulement des chantiers, qu’une sentinelle est désigné pour chaque chantier pour faire l’interface entre les riverains et les entreprises…

    Une question a été soulevée par le maire de Vanves, à cette occasion, dans la mesure où plusieurs propriétaires dans cet îlot,  ont envie de vendre et de faire quelque chose de leurs biens immobiliers  : « 60% de ce secteur est appelé à évoluer, ce qui devient compliqué. L’autorité municipale ne peut pas s’opposer à la vente des terrains par leurs propriétaires surtout si cela est fait dans le respect du PLU. Mais tant à faire, est-ce que tout le monde ne pourrait pas se mettre d’accord sur un projet commun. Nous sommes conscient que chacun regarde son propre intérêt. Ce qui s’avére difficile. Mais je ne peux pas décider à la place des propriétaires. Voilà l’origine du projet First Avenue. S’il y avait espoir que chaque partie prenante est prêt à se réunir pour un projet commun, je suis prêt à faciliter les choses » a expliqué Bernard Gauducheau. Sera t-il entendu ? Tout en expliquant, à chaque réunion, le rôle d’un maire d’une ville qui se regénére sans cesse, et des enjeux actuels : « On a pleinement conscience des exigences de l’Etat pour répondre à la demande de logements  en densifiant. On est parmi les villes les plus denses de France. Les réformes institutionnelles en cours, ont pour objectif de déposséder les maires de leurs pouvoirs pour faire à leur place. L’idée d’un Etablissement Public Foncier d’Ile de France (EPF IDF) et la Métropole du Grand Paris (MGP) est de donner la possibilité à l’Etat de faire à la place des Maires. C’est pourquoi j’ai souhaité accélérer la vente des terrains Aristide Briand, avant que l’Etat ne le fasse à notre place ». 

  • VANVES CREE UN COMITE DE SUIVI DE SES CHANTIERS AVEC DES SENTINELLES CITOYENS

    Beaucoup de vanvéens riverains de la rue Aristide Briand ont participé mardi soir  à la réunion de présentation du comité de suivi « Aristide Briand » à l’ex-école maternelle provisoire située au cœur de ce quartier en chantier. Une démarche innovante qu’a longuement présentée le maire de Vanves qui devrait permettre aux riverains de réagir  aux conditions de réalisations de 5 chantiers devant être menés entre Novembre/Décembre 2012 et Décembre 2014.

     

    Le choix du lieu de cette réunion était symbolique : Une école provisoire (maternelle du Centre)  sur un terrain en devenir entre l’ex-DDE et la Circonscription de la vie sociale (CVS) du Conseil Général (ex-Sécurité Sociale) avec sa PMI qui fait l’objet d’études de la part GPSO Aménagement et de rumeurs entretenus par l’opposition à entendre le maire : « A la suite du nouveau  PLU, un certain  nombre de projets immobiliers ont été lancé dans ce quartier où il ne se passait pas grand-chose du fait d’un POS très restrictif auparavant, sauf sur de grands terrains (comme ce fut le cas à l’angle Diderot/A.Briand avec les résidences hôtelière et seniors ainsi que des logements). Chacun a fait l’objet d’une présentation en réunion publique, même s’il n’y pas obligation pour une ville de s’immiscer dans des affaires privées » a expliqué Bernard Gauducheau.

     

    « Mais cela permet de faire régner un climat sain, de donner des informatiions justes à tout le monde pour éviter les rumeurs. Ce qui n’empêche pas certains dérapages (comme cette fausse information sur un départ de la PMI et de la CVS). Partant de ce principe et en raison du nombre important de projets qui n’est pas du fait de mon humeur, j’ai pris cette initiative de mettre en place un Comité de suivi ». Il sera ainsi composé de personnes bénévoles, dont les sentinelles désignées pour chaque projet (avec un suppléant), et ceux qui sont concernés par les projets en cours,  auxquels seront associés les différents maîtres d’ouvrages « qui ont signés une charte et se sont engagés sur un certain nombre de choses », avec des élus  Gérard Laubier, Daniel Barois et Bernard Roche maires adjoints chargés respectivement des travaux, de la voirie et du quartier Hauts de Vanves.

     

    « Il n’est pas question de s’affronter mais œuvrer à prendre en compte l’ensemble des problémes et déminer le terrain. Et si des gens cherchent l’affrontement avec la mairie ou les maîtres d’ouvrages, ils n’ont pas leur place ici. Ma volonté n’est pas de faire le bonheur des gens malgré eux. Mais que l’on arrive à en faire un quartier exemplaire » a-t-il indiqué avant de présenter rapidement les chantiers pour l’instant concernés, le calendrier des travaux : Ogic au 21 R.Coche, GFLBI au 20 R.Coche, Vinci sur l’ex-CAT (8-10 A.Briand) « qui a été beaucoup discuté et amendé », Areka à l’entrée de la villa des Matraits et  MARTEK Promotion à l’emplacement de l’ex-imprimerie (19 A.Briand) « qui connait quelques problèmes avec les pavillons riverains ». Le maire n’a pas inclut dans la liste, le projet Sofiane à l’emplacement du garage rue Marcheron « compte tenu de toutes les difficultés que nous avons eu avec eux avec la résidence étudiante de la rue Diderot » a-t-il expliqué en ne cachant pas « tout faire pour éviter que ce soit eux ». Un planning des chantiers sera tenu à jour aussi précisément que possible. « Ce qui ne devrait pas être trop difficile car ces chantiers ne sont pas trop disséminés, à taille humaine, avec des entreprises qui ne devraient pas trop connaître de problèmes à contrario de la résidence étudiante »

     

    Beaucoup de questions ont été posées tournant autour des mêmes problèmes : Un plan de circulation durant les chantiers prenant en compte leurs répercussions avec quelques doubles sens ou changement de sens de certaines rues. L’installation des baraquements de chantiers. Un riverain a fait état de la demande d’un promoteur-constructeur (Areka) de les installer dans son jardin, ce qu’il a refusé. Le maire a précisé qu’il demande toujours à ce qu’ils soient installés dans la parcelle en chantier. « Mais c’est quand même culotté d’aller demander chez les gens ! » ajoutait il - « Il cherchait un pavillon pour l’occuper pendant le chantier ! » explique le riverain -  « Pourquoi pas le bâtiment de la DDE » a suggéré le maire, laissant entendre qu’il puisse servir à tous les chantiers (?). La périodicité des réunions du Comité de suivi, le travail lors des week-ends et surtout le samedi matin, la coordination des chantiers ont été soulevés par certains riverains… «  Les promoteurs-constructeurs devront nous informer. Une réunion préparatoire se tiendra un mois avant le début du chantier avec les riverains » a-t-il indiqué. D’autres questions ont été posées mais hors sujets : mur anti bruit, créches, logements sociaux…