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porte brancion

  • UN ETE DE PETITIONS ET DE CONTESTATION A VANVES

    La tendance cet été à Vanves sera à la pétition ou aux recours, au moins sur deux sujets brûlants !

    Tout d’abord l’espace Santé Jeunes, depuis l’annonce de sa fermeture et d’une mutualisation avec l’espace Santé Simone Veil d’Issy les Moulineaux à côté du Théâtre qui doit faire l’objet d’une délibération au conseil municipal du 10 Octobre 2010. Les deux principale associations de parentsd’éléves, FCPE et PEEP sont montés au créneau pour s’opposer à cette fermeture, en écrivant au maire, en interpellant lors du conseil d’administration du collége le représentant de la mairie et en invitant leurs adhérents à signer cette pétition « Contre la fermeture de l'Espace Santé Jeunes à Vanves!- Non à la disparition fr notre espace santé jeunes» : «La Mairie de Vanves envisage la suppression de l'Espace Santé Jeunes de Vanves au profit d'une "mutualisation" avec la ville d’Issy-les-Moulineaux ! Grâce à 20 ans de travail de terrain, l'Espace Santé Jeunes est un lieu d’accueil et d’écoute, gratuit et anonyme, avec ou sans RDV, pour les jeunes âgés de 11 à 25 ans, les parents et les professionnels qui travaillent avec un public jeune. L’espace Santé Jeunes installé dans les locaux de l'Espace Gazier de l'ESCAL, c'est un service de proximité et de qualité irremplaçable pour nos 5000 jeunes vanvéens, plus de 1000 jeunes reçus par an, une équipe pluridisciplinaire en relation étroite avec les écoles, les collèges rt les lycéesde Vanves.  Nous soutenons le maintien à Vanves de cet espace, pour la poursuite à Vanves du suivi de nos jeunes, de la relation privilégiée des équipes éducatives avec les professionnelles du service : psychologue, gynécologue, infirmière, conseillère conjugale et familiale, diététicienne, assistante sociale et coordinatrice des actions de prévention ; pour préserver la continuité des actions préventives et des cellules de crise sur les écoles, les collèges et lycées en lien avec les problématiques de terrain».

    La seconde a été initié par l’Association Agir pour le Plateau à l’occasion du projet Woodeum retenu dans l’appel à projet «Inventons la Métrople du Grand Paris » pour réaménager le site de la porte Brançion : « Non au projet Vanves-porte Brancion : «Non à la résidence étudiante en lieu et place des espaces verts et des terrains de sports Monsieur le Maire de Vanves, un projet à revoir... » : « Nous, habitants du quartier du Plateau de Vanves, ne voulons pas voir un nouveau bâtiment s'élever en lieu et place d'espaces verts et de terrains de sport. Dans le cadre du concours lancé par la Métropole du Grand Paris, le site de la Porte Brancion à Vanves a été sélectionné pour être réaménagé. Le projet retenu est celui de la société Woodeum qui prévoit les installations suivantes :  une résidence de 157 appartements située au carrefour des rue Louis Vicat /rue Jean Bleuzen, un foyer de jeunes travailleurs de 114 logements situé directement sur le périphérique, un bâtiment avec des terrains de futsal (foot en salle) et cross-fit situé sur la dalle du périphérique. L'intention de raccorder Vanves à Paris est louable et nous voudrions que cette zone, souvent définie comme un « no man's land », fasse enfin l'objet d'une rénovation. Mais, outre le manque de concertation, à la vue de ce projet, nous, habitants du quartier du Plateau, sommes contre les conséquences de ce projet.

    Ce que nous ne voulons pas : la suppression des terrains de sport le long de la rue Louis Vicat ; ceux-ci sont utilisés quotidiennement et intensément par les jeunes ; la disparition de nos espaces verts avec la suppression d'une vingtaine d'arbres dans une zone déjà particulièrement dense en construction ; voir loger des jeunes gens directement sur le périphérique parisien, lieu extrêmement pollué. Ce que nous déplorons, c'est l'absence totale de concertation du maire de Vanves avec la population et les habitants du quartier contrairement à ce qui se fait à Malakoff pour un projet de rénovation similaire (Tour INSEE).

     Oui nous sommes favorables à l'aménagement de ce site. Ce que nous voulons, c’est :  connecter la ville de Vanves à celle de Paris, sécuriser et fluidifier la traversée du carrefour pour les piétons et les vélos, éradiquer les mares d'eau qui rendent l'accès à Paris difficile et dangereux, transformer cet échangeur autoroutier en un lieu de circulation douce,installer des structures qui bénéficieraient aux habitants de Paris et de Vanves. Monsieur le Maire de Vanves, nous demandons de revoir votre projet et de lancer une consultation publique auprès des résidents. Nous voulons contribuer avec vous à l'avenir de notre quartier ».

  • AUX PORTES DE VANVES, AVANT LE PERIPH ET WOODEUM, C’ETAIENT LES FORTIFS !

    Les projets aux portes Brancion (Woodeum) et de Vanves (Porte de Malakoff) devraient rappeler quelques lointains souvenirs du temps où il n’y avait pas de boulevard périphérique, mais un now man land dénommé « les fortifs », occupé alors par les classes populaires de Paris et de la proche banlieue dont les chiffonniers que l’on surnommait les biffins. Leurs souvenirs est encore vivace à Saint Ouen, Montreuil et bien sûr à Vanves/Malakoff. Une zone entre Paris et ses communes de banlieue qui défrayait souvent la chronique, les services hygiéne et salubrité tant de la ville de Paris que de ses villes riveraines étaient alertés, avec ses maisons construites parfois de bric et de broc, entouré par de petits jardinets sur lequel revient le Blog en parlant tout d’abord de cette zone, source d’inspiration des chansons d’Edith Piaf comme des romans d’Emile Zola, ensuite de ces biffins qui ont autant marqué Vanves que ses blanchisseurs

    Avant le Périph, c’était les fortifs, le roi Louis Philippe et son ministre Adolphe Tiers ayant souhaité protéger Paris des éventuelles attaques d’armées étrangéres, décidérent de faire construire une enceinte fortifiée de plus de 30 km autour de Paris. Bâti entre 1841 et 1844, cet édifice recouvrait à peu prés les actuels boulevards des maréchaux. Afin de dégager la vue des défenseurs, hameaux et bois avant le mur d’enceinte, avaient été rasés et toute construction y était interdite. Ainsi un immense terrain vague de 250 m fut dégagé, dénommé « zone non aedificandi » (non constructible) – où fut aménagé le Bd Périphérique à partir des années 60 – où s’installèrent progressivement des ouvriers parisiens chassés par la spéculation immobilière et les grands travaux d’Haussmann, des paysans repoussés par l’exode rural, chiffonniers, gitants.. Ils y ont construits maisonnettes et abri de fortunes

    Comme ses fortifications se révélérent inutiles face à l’occupation de Paris par les troupes prussiennes en 1871, son rôle militaire fut abandonné et son démantélement envisagé dés 1882. Mais son peuplement continua sans discontinuer – on y dénombrait 30 000 habitants au début du XXéme siécle- alimenté par la crise du logement pendant la première guerre mondiale. Les maisonnettes faîtes de planches, carreaux de plâtres et papier goudronné alternaient de coquets pavillons, sans électricité, ni eau courante, avec des potagers, traversés par des sentiers en terre. Elle devint même un espace de détente où des parisiens venaient s’y promener, pique-niquer, profiter des guingettes. Dans l’imaginaire collectif, cette zone était devenue un espace de loisirs sans contrainte, et un no man’s land inquiétant, refuge des apaches (mauvais garçons) et des prostitués.

    Evidemment, les pouvoirs publics réagirent, avec plusieurs vagues d’expropriations, notamment avec la destruction des fortifs entre 1919 et 1929,  Paris annexant par trois décrets en 1925, 1929 et 1930 les terrains de la zone aux communes limitrophes, pour aménager des terrains de sports et autres équipements, et faisant construit à l’emplacement des fortifs, les HBM des boulevards des Maréchaux. D’ailleurs  le maire de Vanves,  F.Pic s’était inquiété des conséquences de cette urbanisation, ce qui a sûrement pesé dans sa décision de créer le parc municipal qui porte son nom. Et des chiffonniers migrèrent vers le Clos Motholon mais côté Malakoff, pour constituer un quartier dit des « chiffonniers ». En 1943, une nouvelle vague d’expulsion a suivi les études liées au projet de boulevard périphérique, quelques habitations subsistant en bordure de la zone en bordure au début des années 50, devenue un terrain vague, terrain de jeux pour les enfants de Vanves et de Malakoff… jusqu’en 1958 lorsque le premier du Périph commença à être construit entre les ports de Versailles et d’Orléans.

    A Suivre : les biffins

  • LE PROJET WOODEUM PORTE BRANCION DEVANT LE CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES : Résidence étudiante et terrainsde jeux au centre des débats

    Une semaine après la réunion publique sur le projet de Woodeum dans le cadre de l’appel à projet « Inventons la Métropole du Grand Paris », le conseil municipal du 28 Mars dernier, entrait dans le vif du sujet en votant trois délibérations concernant la résidence étudiante à l’angle des rues Louis Vicat et Jean Bleuzen : Il s’agissait de la cession du terrain appartenant à l’Etat (5168 m2) à la ville, du déclassement par anticipation d’une emprise de 1680,30 m2 aménagée en terrains de sports, bordés par une circulation piétonne et des espaces verts, et du protocole de sa vente par la ville à Woodeum  qui devrait lui rapporter 4,1 M€ comme l’a indiqué Pascal Vertanessian, maire adjoint de l’urbanisme. Ce qui a permis un débat et quelques explications  

    « La concertation n’a pas du tout existé avec la population, les associations de quartier, et les élus. Ce projet a été arrêté avec une seule entité. On n’a pas eu tous les détails de la consultation » a constaté Boris Amoroz (FG/PC) qui a regretté la disparition des aires de jeux et de sports pour une résidence étudiante au tarif élevé, alors qu’il souhaite qu’elle soit gérée par le CROUS, tout en notant qu’une autre résidence étudiante est construite dans le XIVéme arrondissement  en face à l’emplacement des resto du Coeur. « Le projet nous va vien, mais on tient aux terrains de sports » déclarait Jean Cyril Le Goff (LREM). Anne Laure Mondon (PS) a rappelé les objectifs de cet appel à projet et le cahier des charges du projet de la porte Brancion qui répondent aux défis de l’Arc d’Innovation lancé par la Ville de Paris. Elle a constaté « qu’une seule équipe a déposé une offre sur ce site, ce qui n’a donc pas permis de pouvoir faire un choix, même si quelques améliorations ont pu être demandées par les villes de Paris et de Vanves. Mais surtout, à la vue du cahier des charges, certes succinct envisageant un programme libre, mais qui faisait référence aux défis de l’Arc de l’Innovation, on peut se demander ce qui répond effectivement au peu de « directives » énoncées. Les procédés et matériaux et modes constructifs innovants répondant aux enjeux d’immeubles sur dalle et éventuellement activités diversifiées et innovantes des RDC… Mais cela s’arrête là…Les orientations et objectifs généraux de la consultation « Inventons la Métropole » stipulait également : « Le cadre partenarial proposé constitue une composante forte de cette consultation avec, notamment, des expériences attendues de coopérations innovantes entre acteurs privés et publics, et avec la population». On ne peut que regretter que ce dernier point « coopération innovantes avec la population » n’ait été pris en compte ! » constatait elle en posant deux questions : Les 157 logements étudiants seront-ils comptabilisés dans le parc des logements sociaux de la Ville ? Où les terrains de sports seront-ils réimplantés ». Et de remarquer que  « Ce projet n’avait fait l’objet d’aucune concertation ni coopération avec la population et ne permettait visiblement aucun retour en arrière».

    Pour Pascal Vertanessian(UDI), « cette réunion publique était symbolique de ce que pensent les vanvéens de ce projet. Le ressenti est plutôt positif. Le jury a relevé la qualité urbaine de ce projet satisfaisant du point de vue architectural, et de son caractère innovant » a-t-il précisé. « Cette réunion a été constructive et a dégagée un consensus. Les motivations étaient plutôt l’aménagement et l’urbanisme » a constaté le maire de Vanves qui a remarqué que « ceux qui étaient contre ces espaces sportifs en expliquant que c’était scandaleux de les mettre si proche du Périph, les défendent maintenant. Mais l’objectif était de déplacer les jeunes des espaces du Plateau où ils créaient des nuisances. Ce qui nous a permis de ramener la paix dans ce quartier. Mais ce n’était pas l’idéal si près du boulevard Périphérique. Cela continue à répondre à un besoin. Je comprends que des riverains insistent sur cette offre sportive aux jeunes »a t-il expliqué en ajoutant : « J’aurais pu ne rien faire, car il s’agit de terrains de l’Etat et de la ville de Paris. Et c’est nous qui l’avons initié lorsqu’a été lancé cet appel à projet ». Avec cette conclusion : « Le projet ne coûtera rien aux vanvéens que de leur apporter du bonheur ».