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ville de paris

  • 4 ANS APRES LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE, VANVES SE SOUVIENT ET S’INQUIETE

    Beaucoup de vanvéens se souviennent de cette nuit d’effroi vécu voilà 4 ans, et de ce matin du 14 Novembre lorsqu’ils se sont réveillés, s’ils avaient dormi, car certains avaient des proches dans Paris ce soir là,  et se sont rendus compte qu’ils avaient frôlé le drame. Encore aujourd’hui, beaucoup vivent très mal cet anniversaire faisant remonter en surface des peurs et des inquiétudes, surtout parmi les victimes et les proches. Le Conseil de Paris, mardi matin, a voté à l’unanimité  un vœu pour la création d’un «lieu mémoriel»  qui rappellera le souvenir des 130 victimes dans la Capitale et à Saint Denis autour du Stade de France. Différents lieux vont être proposés aux deux associations, 13 onze 15 et Life for Paris, avec l’accord des maires d’arrondissement concernés, des études de faisabilité plus poussées (…) seront menées une fois l’implantation arrêtée. Il comprendra un «jardin du souvenir, accessible aux victimes et à leurs familles, mais aussi à tous les Parisiens» avec un monument qui permettront de «rassembler, témoigner et garder la mémoire des victimes» et «devront aussi jouer un rôle pédagogique et être un lieu de vie en hommage à toutes les victimes des attentats»  .

    Tous les vanvéens se souviennent de cette soirée terrible, surtout s’ils regardaient le match de football France-Allemagne, puis zappaient sur les chaînesd’infos. Les riverains de la rue Larmeroux et Raymond Marcheron avaient tous été réveillés ou sursauté en fin de soirée en entendant  ou en voyant ses véhicules toute siréne hurlante qui ont traversé Vanves en direction de Paris, sûrement le GIGN ou le RAID.

    Bernard Gauducheau, maire de Vanves, était sur le pied de guerre dés le petit matin, comme ses collègues, présidant une cellule de crise dés 8H en mairie, avec l’ensemble des chefs de service, afin de mettre en place les mesures appropriées à la situation  «d’état d’urgence» déclarée par le président de la République, les prévenir qu’ils étaient tous d’astreinte, et de les appliquer dés 9H. Ainsi dés 10H, les joggeurs et promeneurs du parc F.Pic, ont entendus les gardiens siffler sa fermeture, les gardiens du PMS A.Roche ont commencés à fermer tous les équipements, pavillon des Sports, courts de tennis et terrains de boules lyonnaises, l’école de Tennis  et des cours de danse étant arrêtées et annulées, même s’il y a eu, à un moment donné, hésitation à cause de contres-ordres ou d’instructions mal interprêtée. Seuls les matchs et rencontres étaient annulées, pas les entrainements individuels. Toutes les manifestations, toutes les soirées   ont été ainsi annulées jusqu’au 19 Novembre, que ce soit le théâtre ou le cinéma Le Vanves. La plupart des lycéens se sont retrouvés devant des grilles closes le samedi matin. Le marché de Vanves était resté ouvert, contrairement aux marchés parisiens, surveillé étroitement par la police municipale. Les drapeaux étaient en berne sur tous les bâtiments publics. Même la campagne électorale pour les régionales a connue une trêve, sans aucun militant tractant aux abords du marché, tractage et boîtage aux lettres ayant été reporté au Mardi suivant tout au moins chez Les Républicains dont la permanence était resté-ouverte. 

    Deux jours plus tard, le 16 Novembre, une  minute de silence à midi était respecté sur le perron de l’hôtel de ville de Vanves lundi dernier, ainsi qu’ au lycée Michelet, au LEP Dardenne, au collége St Ex et dans les écoles vanvéennes qui avaient ré-ouvertes. 4 ans plus tard il reste des aménagements provoqués par Vigipirate qui pedurent comme la sécurisation des équipements municipaux dont le PMS, des abords des écoles et des créches où il est interdit de stationner, des manifestations et animations municipales avec présence de vigiles et barriérages des sites… et des signes, comme ses vanvéens qui craignent un retour des attentats avec ce conflit entre la Turquie et les Kurdes qui a pour conséquence de libérer de dangereux terroristes que les turcs laissent s’échapper pour faire pression contre les européens

  • UNE CONVENTION DE COOPERATION POUR RECONQUERIR LE NO’S MAN LAND ENTRE VANVES ET PARIS

    Le conseil municipal de Vanves a approuvé le 9 Octobre dernier,  une convention de coopération avec Paris, mais aussi GPSO et Issy les Moulineaux  sur «la gestion des espaces d’interface» c’est-à-dire tout simplement leurs territoires frontaliers en pleine mutation à Issy, véritable No’s man land à Vanves. Chaque maire a souhaité profiter de «la nouvelle dynamique de relations de coopération relancée par Anne Hidalgo» et inspiré par Bertrand Delanoë lorsqu’il avait lancé cette nouvelle relation  au début de son mandat en 2001, avec Pierre Mansat son adjoint au maire aux relations avec les collectivités territoriales voisines de Paris. Elle avait pris notamment, la forme d’un protocole d’accord entre ses communes riveraines et la ville de Paris signé le 3 Juin 2003 avec Vanves qui accueillait en même la réunion d’installation de Paris Métropole prémice de la MGP (Métropole du Grand Paris)

    Ses quatre collectivités  s’engagent dans un partenaire organisé autour de plusieurs  thèmes : Tout d’abord renforcer les liaisons douces et les continuités écologiques, c’est-à-dire mieux coordonner les différents schéma directeurs du type plan vélo,  plan biodiversité élaboré par la ville de Paris et la Trame verte et bleue de GPSO ;  Ensuite développer une mobilité urbaines faiblement émettrice de gaz à effet de serre, en se préoccupant bien sûr du boulevard Périphérique qui fait l’objet d’un atelier auquel participe le maire de Vanves, des nouvelles mobilités, du fee-floating, l’auto partage…Enfin  améliorer le traitement et la gestion des «espaces publics d’interfaces» qui s’étendent de la Seine à la ligne SNCF Paris Montparnasse, avec  pour Vanves, un réaménagement des portes de la Plaine en lançant une étude urbaine, Brancion (sur la photo mais en 1915) qui fait l’objet d’un projet inscrit dans le cadre de l’appel à projet «Inventons la MGP»,  avec une requalification  de la rue Louis Vicat , et bien sûr le parc des expositions en pleine remordernisation en l’ouvrant vers les villes d’Issy les Moulineaux et Vanves

    Il est intéressant de noter que le lancement de ces nouvelles relations de la ville de Paris et Vanves, en autre,  coïncide avec une initiative du groupe PPCI (Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants) lors du dernier conseil de Paris début Octobre qui a présenté des propositions pour améliorer et réaménager les portes de Paris et les abords du Périph, en rappelant qu’Anne Hidalgo dans son programme avait prévu de transformer certaines portes en «places du Grand Paris» et que des études et des travaux avaient été lancés, ainsi que quelques chantiers portes Maillot, Pouchet, Choisy, Vincennes… «Ses 38 portes sont conçues pour l’instant pour l’automobile, avec ses échangeurs autoroutiers ou ses grands ronds-points dans lesquels les piétons hésitent à s’engager» expliquent ses élus (ex-LR devenus marcheurs). «Ses territoires sont considérés davantage comme des sorties que des entrées, hostiles aux piétons, propice aux décharges sauvage et souffrant d’un déficit de vitalité commercial. Il faut inverser la logique, en faire des espaces de vie» ajoutentnt ils. Leur objectif est de proposer un plan global et coordonné de réaménagement comprenant une revitalisation économique, une réorganisation de la circulation automobile, des continuités urbaines, en cherchant à faciliter les cheminements des cyclistes, des piétons, à les végétaliser, grâce à un partenariat avec les communes riveraines, ce qui se fait avec cette convention Vanves-Issy-GPSO-Paris,  une méthode de concertation, la création d’un comité de suivi. 

  • POLICE MUNICIPALE : ENFIN PARIS A COMPRIS CONTRAIREMENT A VANVES

    Un débat très intéressant s’est déroulé hier aprés-midi au conseil de Paris sur la création d’une police municipale, toujours défendu par la droite, toujours refusée par la gauche jusqu’au revirement d’Anne Hidalgo voilà quelques semaines, à la suite d’un audit sur la sécurité des parisiens dans leur vie quotidienne. Elle a annoncée vouloir crée une police municipale, composée de 3400 policiers municipaux, non armée, munie de matraques, de gaz lacrymogénes et de gilets tactiques pour, entre autres, assurer la verbalisation sur la voie publique, en dehors du stationnement payant, et surtout lutter contre les incivilités et assurer la tranquilité des parisiens

    Un revirement qui s’explique aisément : la donne a changé depuis 2015, avec les attentats, la crise migratoire avec ses occupations de la voie publique par des SDF et des camps de réfugiés etc…. De surcroît, depuis l’entrée en vigueur de la loi du 28 février 2017 relative au statut de Paris, qui a fortement élargi les compétences de police de la Maire de Paris, la Ville de Paris s’est vu transférée les agents de surveillance de Paris, qui étaient auparavant placés sous l’autorité du Préfet de police alors même qu’ils étaient rémunérés par la Ville, via le budget spécial. Ainsi la Ville de Paris dispose ainsi depuis le 1er janvier 2018 d’une force municipale composée de 3 200 agents de surveillance de la Ville de Paris (ASVP) avec un statiut d’APJ 21 intervenant en prévention de la délinquance, médiation, tranquillité publique, lutte contre les incivilités et les infractions ou en sécurisation dans l’espace public, les parcs et jardins et les équipements municipaux. Cette brigade (BASVP) est finalement une police municipale de fait. Alors comme l’a reconnu l’un de ses adjoints, autant appeler «un chat, un chat !»

    Mais là où cette création d’une véritable police municipale à Paris, intéresse Vanves au premier chef, ce sont les missions qui lui sont imparties, dont la lutte contre les incivilités. Elle ne cherche pas à assurer les missions premières de la police pour lui permettre de s’y consacrer totalement mais bien au contraire à prendre en charge la lutte contre ses incivilités dont se plaignent, par exemple à Vanves les riverains des rues Châtillon et de la République, les habitants du Plateau d’une manière récurrente. Mais si la maire de Paris s’en est donné les moyens, et quelques vanvéens en ont été pour leurs frais ses derniers temps en payant une amende pour un jet de mégo sur la voie publique, le maire de Vanves, s’y refuse. Alors que ses administrés se plaignent de faits non répréhensibles, fort gênants, relevant de l’incivilité, comme l’a expliqué le commissaire de police de Vanves lors de réunions publiques. Où il a bien expliqué qu’elles ne sont pas sa priorité, compte tenu du contexte actuel avec des effectifs et des moyens matériels réduits. D’où la nécessité de disposer d’une véritable police municipale comme s’en était donné les moyens, l’un des prédécesseurs du maire actuel, Didier Morin (1990-95), avec des résultats plausibles pour assurer la tranquillité et la sécurité, et non autours de 5 policiers municipaux comme c’est le cas actuellement.