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boulevard périphérique

  • VANVES AU CŒUR DE LA BATAILLE DU PERIPH ENTE HIDALGO ET PECRESSE

    Il n’a pas échappé aux vanvéens comme aux parisiens et franciliens qu’Anne Hidalgo, a confirmé lors  d'une conférence de presse tenue mercredi dernier, qu’elle voulait transformer le boulevard périphérique,  cet anneau circulaire de 35 km, qui fêtera son demi-siècle en 2023, en une «ceinture verte» de la capitale, en promettant de végétaliser 10 hectares et de planter 70 000 arbres en réduisant le nombre de voies de circulation «Nous voulons offrir aux 500 000 habitants vivant de part et d'autre de cet axe rapide un « cadre de vie plus harmonieux, plus agréable ».  La «voie olympique», réservée aux participants des JO de 2024 (athlètes, officiels, secours), sera ensuite réservée aux bus, taxis et covoiturage. Ces deux mesures devraient  permettront de retirer 80 000 véhicules de la circulation. « Notre objectif, c'est 2 fois 3 voies sur l'ensemble de l'infrastructure». Pour mener à bien ce projet, Anne Hidalgo, dont le premier mandat municipal avait été marqué par un long combat politico-judiciaire pour transformer en promenade piétonne les voies sur berges de la rive droite, entend mener « toutes les concertations légales » et promet « d'écouter » les automobilistes, mais aussi les « routiers, les commerçants ».

    La maire de Paris  devrait faire face à l'opposition radicale sur ce dossier de la présidente de la Région IDF, mais aussi de maires de banlieue,  qui avait en 2021 demandé à l'État de reconsidérer cette infrastructure municipale comme une infrastructure régionale et demandé «des études d'impact» avant que la mairie ne lance ses projets. Car, sur le périphérique, 40% de trajets sont de banlieue à banlieue et 80% des usagers sont non-parisiens, selon la région Île-de-France. Valérie Pécresse avait même organisé une consultation en ligne dans laquelle 90 % des votants s'opposaient à la « suppression » d'une voie sur le périphérique.

    Mais là où cette nouvelle polémique devient croustillante, c’est qu’Anne Hidalgo, très maligne, pour désamorcer cette opposition, avait choisi  l’Académie du Climat,  installé dans cette ancienne mairie du 4e arrondissement aux magnifiques escalier d’honneur et grande salle des fêtes,   pour présenter ce projet afin de bien insister sur les objectifs – « garantir une meilleure qualité de vie, lutter contre le réchauffement climatique, réduire la pollution des gaz à effets de serre » – et invité des maires, surtout de gauche, de l’Est parisien pour appuyer ce projet : «Nous ne pouvons pas avancer tout seuls, nous ne voulons pas avancer tout seuls», a d’ailleurs assuré la maire de Paris avant d’ajouter : « Je ne peux pas ignorer les 10 millions de personnes qui vivent en dehors de Paris.» Or d’après la presse présente, un seule élu de droite était présent à cette conférence presse : Bernard Gauducheau,  maire UDI de Vanves. Alors que le groupe LR du conseil de Paris  réagissait  «Pas la moindre étude d'impact n'a été versée au débat pour analyser les conséquences d'une telle décision pour les Parisiens et les Franciliens». Il est vrai que Vanves comme Malakoff ont bénéficié de cette couverture du Périph du temps de Bertrand Delanoë qui a couté les yeux de la tête, sur laquelle ont été aménagé un espace vert et des aires de jeux entre les portes Brancion et de Vanves, en espérant allonger cette couverture jusqu'à la porte de la Plaine. Impossible vu le coût et maintenant le projet à long terme de le transformer en boulevard urbain.

    Radicalement opposée au projet, Valérie Pécresse, présidente de la Région, a annoncé dans un communiqué, saisir la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu'une «vraie concertation soit enfin organisée» sur le sujet. «La Ville de Paris ne peut s'entêter à faire cavalier seul sans à aucun moment évaluer les conséquences d’un rétrécissement définitif du périphérique sans solutions alternatives crédibles pour les déplacements en IDF. La Ville de Paris ne peut pas confisquer le débat et doit entendre la voix des usagers. C’est la raison pour laquelle la Région Ile-de-France va saisir sans délai la Commission nationale du débat public du projet de rétrécissement définitif du périphérique porté par la mairie de Paris. Elle veut qu’une vraie concertation soit enfin organisée sur l’avenir de ce projet incluant toutes les personnes concernées, usagers et riverains, milieux économiques et associations, sur la base d’une étude d’impact complète et sincère, car cette infrastructure est d’intérêt régional et national. L’avenir du périphérique n’appartient pas à la Ville de Paris mais aux Franciliens et au plus d’1 million d’usagers, français ou étrangers, qui l’empruntent chaque jour» explique-t-elle

  • VANVES DANS LE CREUX DE l’OREILLE

    LES EMBOUTEILLAGES DE LA PORTE DE LA PLAINE 

    Voilà quelques jours, l’association Agir sur Le Plateau a fait état de la réaction d’un de ses adhérents sur une nuisance récurrente à la porte de la Plaine depuis de longues années : Les embouteillages provoqués par les camions lors des montages et démontages de salons bloquant non seulement la place des Insurgés de Varsovie, mais la bretelle du Périph et les rues avoisinantes. Il a envoyé un mail à la société VIPARIS pour demander la condamnation de l'entrée/sortie de la bretelle de la Porte de la Plaine lors de ses montages/démontages de salons. Les photographies (floutées) qu’il a prise,  témoignent du défaut de gestion caractérisé et du mépris avec lequel VIPARIS traite les usagers de ce secteur en général et les riverains en particulier - des véhicules se retrouvent trop souvent bloqués pendant presque une heure. Cet adhérent  a rappelé qu'au cours d'une récente réunion publique, VIPARIS affirmait haut et fort et se félicitait de la qualité de la gestion des montages et démontages de salons : zone de stockage des camions, appels aux chauffeurs pour approcher la zone du parc au fur et à mesure ... «Nous constatons avec regret que ce n'était que de la communication et espérons que les mairies concernées, Paris et Vanves,  contraindront VIPARIS à appliquer de vraies mesures pour que l'entrée de Vanves reste accessible aux riverains» conclue Agir Pour le Plateau

    PERIPH : 90,2 % DES FRANCILIENS CONTRE LA SUPPRESSION D’UNE VOIE

    90,2 % des Franciliens se sont prononcés contre la suppression d'une voie à la circulation qui serait réservé à des usages privilégiés de Bercy à la Porte de Versailles. «Cette participation est très élevée, en comparaison à d'autres consultations locales organisées à Paris ou en régions, et témoigne de l'intérêt fort des franciliens pour le devenir de cette infrastructure structurante pour leur mobilité quotidienne» constate-t-on dans l’entourage de V.Pécresse qui a pris l’initiative de ce cette consultation menée en Novembre. Une majorité de commentaires défavorables pointe le risque d'augmentation de la congestion et de la pollution, les difficultés pratiques et le danger associé à l'insertion et à la sortie de la voie réservée, l'absence de précisions sur le projet et les usagers éligibles à cette voie.

    Cette annonce intervient une semaine après que la Ville de Paris ait annoncé attaquer en justice la Région pour cette consultation lancée en ligne. Ce projet de réhabilitation du périphérique en un boulevard urbain sème la discorde depuis 2019 entre Valérie Pécresse, vivement opposée à ce qu'elle a qualifié de risque de «thrombose de l'Île-de-France», et Anne Hidalgo, qui défend cette évolution. A l’approche de la présidentielle, le conflit entre les deux candidates franciliennes à l'élection s'intensifie, d’autant plus qu’arrivée en 2e position face à Eric Ciotti lors du 1er Tour de la primaire des Républicains, elle pourrait bien être élue samedi. Ca promet en Ile de France pour la Présidentielle

  • VANVES ET LE PERIPHERIQUE : LES USAGERS MASSIVEMENT HOSTILES A SA TRANSFORMATION

    Sans grande surprise, les usagers du boulevard périphérique parisien dont font partie les vanvéens, sont très majoritairement hostiles aux modifications - abaissement de la vitesse, suppression de voies- envisagées par la Ville de Paris sur le boulevard périphérique, dont la mise en oeuvre exigera «des mesures d'accompagnement fortes» selon une étude réalisée entre septembre et octobre 2020 auprés de 4000 personnes qui ont répondu à un questionnaire. Elle intervient alors que des Ateliers du Périph réunissent élus parisins et de la petite couronne pour travailler sur sa transformation en boulevard urbain, à l’initiative du Forum métropolitain du Grand Paris (ex-Paris Métropole) qui planche sur les autoroutes du futur

    Le périphérique est surtout perçu comme «la ligne la plus directe et surtout la mieux maîtrisée».  Une  grande majorité des sondés a indiqué «ne pas pouvoir emprunter un autre itinéraire que cette rocade, notamment lors des trajets entre le domicile et le travail. Le périphérique serait en effet plus direct et plus simple pour 76% d’automobilistes et permettrait aussi un temps de parcours le plus court possible»

    La perspective de l'abaissement de la vitesse de 70 à 50 km/h suscite «un rejet immédiat brutal» des personnes interrogées, qui ne sont pas convaincues sur les avantages attendus en termes de baisse de la pollution atmosphérique, de la pollution sonore et de l'accidentologie. La mise en place d'une voie réservée aux véhicules propres fait l'objet d'un «rejet très majoritaire», car étant perçu comme discriminant sur le plan social ou ne répondant pas aux contraintes des professionnels, artisans et livreurs.

    Une voie pour les bus et véhicules de secours passerait mieux, éventuellement aussi pour ceux qui pratiquent le covoiturage à trois ou quatre personnes par véhicule. De même, la réduction du nombre de voies de quatre ou cinq à trois par sens de circulation fait consensus contre elle, quel que soit l'usage qui serait fait de l'espace récupéré. Valérie Pécresse, présidente de la Région  estime que «la maire de Paris doit suspendre ce projet ! Tant qu’il n’y aura pas de solution alternative pour se déplacer, comme sera dans quelques années le Grand Paris Express, le périphérique doit rester ! ».