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patrimoine

  • L’ORGUE DES BENEDICTINES DE VANVES RESTAURE, REINSTALLE ET BENI DEMAIN AU PRIEURE SAINT BATHILDE

    42 semaines ont été nécessaires pour  la Manufacture d’orgues Muhleisen pour restaurer l’orgue de la chapelle du prieuré Saint Bathilde qui a été réinstallé début Septembre et surtout réglé par ces professionnels, ce qui a demandé du temps. Demain il sera béni à 16H30 lors d’une cérémonie simple introduite par un chant a capelle, puis la liturgie de la Parole et l'homélie, le dialogue avec l'orgue qui répond en jouant et la bénédiction, avec encens et prière d'action de grâce, Notre Père, chant final avec orgue, Choeur et assemblée.  Avec Loïc Lacombe à l’orgue et les Petits Chanteurs du Val de Seine.  Les sœurs ont demandé à Monseigneur Doré de présider cette bénédiction, un ami de la communauté, évêque émérite de Strasbourg d'où viennent les facteurs d'orgue, et où setrouve la Manufacture... «Et comme Mgr Doré quitte Issy et va à Paris chez les Lazaristes, ce sera un au-revoir festif pour cet homme d’église qui a beaucoup fait découvrir les cathédrales.. » indique sœur Marie Madeleine Caseau, la mére Prieure qui précise que « l’heure de la messe dominicale est passée à 10H au lieu de 10H30 habituellement pour « permettre justement à des organistes de jouer à deux messes... 10h30 coupait la matinée !!! L'orgue restauré doit chanter et faire chanter !!! ». Le concert inaugural est prévu le 20 Novembre

    Depuis les Journées du Patrimoine 2018, l’association des orgues de Vanves avec  Loic de Lacombe, organiste titulaire des orgues de Saint Remy, s’étaient mobilisé pour la restauration de cet Orgue.  Il a été construit par Victor Gonzalez, spécialiste de la facture d’orgue  néo-classique qui a fait la synthése entre les factures d’orgue romantique et néo-baroque. Inauguré en 1944 par Marcel Dupré, il présente l’avantage de permettre de jouer toutes ces musiques, mais avec quelques limites, selon ce spécialiste. Cet orgue a servi, sous les doigts de Noëlle Pierront, à l'enregistrement historique des «Leçons de Ténèbres» de Couperin par Nadine Sautereau et Claudine Collard (Erato)». Cet orgue est constitué de 22 jeux répartis sur 2 claviers et un pédalier commandant plus de 1100 tuyaux dissimulés derrière la façade du buffet en tribune. Les manufacturiers ont nettoyé la tuyauterie du fait de l’empoussiérage, certains tuyaux ayant été débosselés, parfois désoxydés ou ressoudés. Le ventilateur et le réservoir primaire qui alimentent l’orgue en vent, ont été remplacés après 80 années de bons services

  • LES RICHESSES MECONNUES DU CIMETIERE DE VANVES

    Voilà un long week-end de toussaint qui s’ouvre pendant lequel les vanvéens retrouvent aujourd'hui le chemin du cimetière de leur ville ou d'ailleurs pour rendre hommage à leurs proches qui les ont quittés. Mais peu connaissent vraiment l'histoire du cimetière de leur ville, et les curiosités qu'il cache bien évidemment moins riches que ceux du Père Lachaise, de Montparnasse...

    Le premier cimetière de Vanves entourait l’église Saint Remy au centre ancien. D’ailleurs des ossements ont été découverts au pied de cer édifice lors de l'aménagement du passage des écoles voilà quelques années. Il a été transféré après une décision de 1811, grâce à un terrain acheté 600 fr (de l'époque) sur le plateau le long de la rue Sadi Carnot , mais où il a fallu encore que la municipalité dépense 2600 fr pour mettre une clôture et des plantations, et qu'elle prévoit un char car son accès était très difficile. Il a connu plusieurs extensions entre 1836 et 1876, allant jusqu'à franchir l'avenue Marcel Martinie. Un columbarium a été aménagé depuis la Toussaint 1994, afin de donner la possibilité aux familles désirant déposer des urnes funéraires, de le faire à un endroit propice au recueillement du souvenir. Enfin une récente requalification a permis de transformer en plusieurs phases ce cimetière.   

    Il s'étend sur 10 640 m2 aujourd'hui et compte prés de 4200 concessions dont 60% seraient perpétuelles. Il accueille notamment  une tombe militaire renfermant les 67 corps de soldats tués pendant la guerre de 1870-71, là où il y a une grosse croix érigée en 1890. Ainsi qu'un carré militaire 1914-18 (avec une plaque dans la mairie recensant plus de 600 noms de vanvéens morts durant cette guerre) qui a été réaménagée avec des soldats morts durant les deux guerres, nord-africains russes et ukrainiens, et quelques uns morts au lycée Michelet alors hôpital militaire. La tombe du Général Zveguinzoff, général russe de l'armée blanche, établi en France durant l'entre deux guerres, est peut être l'une des plus intéressantes du cimetière. Elle constitue l'un des derniers témoins de ces croix orthodoxes traditionnellement en bois et qui ont été remplacées par des monuments plus cossus. La présence de cette croix à double traverse couverte d'un toit à deux pentes, rappelle l'installation d'une communauté russe à Vanves, encore présente aujourd'hui que perpétue la chapelle derrière l'hôtel Mercure. L’association Le Souvenirs Français veille à l’entretien des tombes des anciens combattants disséminés dans le cimetière.  Une concession appartient aux Soeurs Franciscaines où sont enterrées des religieuses. Et la plus ancienne tombe remonterait à 1919 où seraient enterrés un certain Coigniet.

    De nombreuses personnalités qui ont marqué la vie de Vanves, sont enterrées dans notre cimetière : Hyppolite Noël (1828-1894) peintre, Lucien Coédel(1899-1947) acteur, Paul Marme (1894-1989) architecte de nombreux bâtiments vanvéens, Raymond Marcheron (1920-44) résistant fusillé dans le Carré A. Lucien Roux (1894-1956) pionnier du cinéma dans le Carré G. Félix Voisin (1794-1872) qui s'est voué à la médecine et a crée en 1822 à Vanves, une maison de santé pour les aliénés mentaux dans une grande propriété acheté avec le docteur Jean Pierre Falret, et qui été maire de Vanves (1832 à 1839),  Louis Marie Larmeroux, bienfaiteur de la commune, les résistants René Sahors (1889-1942), Mary Besseyre (1907-42), Ernest Laval (1901-42) qui reposent côte à côte, Albert Legris (1885-1944), résistant abattu au camp de Struthof, Henri Chrétien (1882-1951) architecte, Georges Lagosse (1862-1935) médecin et bienfaiteur dans la Division B. Louis Dardenne (1910-44) résistant fusillé , Colette Blanco (190698) actrice connue sous le nom de Colette Darfeuil  dans la Division C.  Avec d'anciens maires : Louis Kerautret (1940-44), André Roche (1965-80).

  • JOURNEES DU PATRIMOINE A VANVES : UN LYCEE (MICHELET) AUX CHAMPS

    A l’occasion  des Journées Européennes du Patrimoine, la Région a réalisé un très beau livre d’architecture sur « Les lycées d’Île-de-France », dans la collection «Patrimoine d’Ile de France » aux éditions Lieux dits. Il permet de découvrir dans 304 pages bien illustrés, une partie des 460 lycées franciliens qui ont vu leur architecture s’adapter avec audace aux évolutions pédagogiques. Une quarantaine, emblématiques du territoire francilien. Avec l'ambition de montrer que l’architecture des lycées n’a cessé d’évoluer au cours des dernières décennies, en s’affranchissant peu à peu des modèles classiques en vigueur jusqu’à la moitié du XXe siècle. Pensés pour certains sur le modèle du paquebot, de l’aéroport ou de l’usine, d’autres ont pris des formes pleines d’audace et d’imagination sous la houlette des architectes qui leur ont donné vie. En respectant les contraintes d’un équipement public et le bien-être des élèves et des enseignants, les architectes avaient une mission : construire pour apprendre. Et chacun d’eux a su la remplir à sa façon.

    Un chapitre (3e) est consacré à Michelet couplé avec Lakanal (à Sceaux) : « Deux lycées aux champs » : « Une formule qui s’invente et se précise surtout au cours du XIXe siécle sur le modèle de la villégiature, à mesure que s’étend et se densifie la ville industrielle aux dépens d’une population citatdne qui s’éloigne et se coupe de ses racines » écrit Antoine Le Bas. « L’évolution du lycée Michelet offre ainsi alors l’exemple éclairant d’un établissement éducatif aux portes de Paris, dans un cadre de verdure exceptionnelle qui se démocratise peu à peu en développant un programme hygiéniste et sportif contribuant à la définition et à la reconnaissance du sport et du loisirs moderne. Lorsque l’ancienne résidence des princes de condés (confisquée dés 1789)  est acquise en 1798 par le Pryntanée français (collège Louis le Grand) pour en faire  sa « maison des champs », le domaine s’inscrit dans le droit fild es résidences champêtres élevées pour l’aristocratie aux abords de Paris» avec une vocation de loisirs et de rétablissement, accueillant les promenades des élèves parisiens, hébergeant les pensionnaires pour les congés d’été ou servant de terrain de manoruvre pour la formation militaire…pendant un demi siécle » explique-t-il.

     Avec l’accueil du petit collège de Louis le Grand il commence à se tourner vers l’enseignement en 1853. C’est à partir de là que s’impose une nouvelle pédagogie où l’hygiéne, le sport, l’exercice tiennent une bonne place avec installations hygiéniques inédites lavabos, bains), l’installation d’un gymnase couvert, doublant les agrées extérieurs et les pistes du parc, avec la toute première piscine scolaire aménagée en 1878-81, avec un manége couvert  avec pistes cavalières dans le parc car on pratiquait l’équitation, avec des écuries dans l’ancien château, une salle d’armes, des courts de tennis, des terrains de rugby rappelle-t-il à un moment où ce lycée a entreprit de rénover toutes ces installations qui devraient bientôt ouvrir  tant aux lycéens qu’aux associations sportives vanvéennes