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patrimoine - Page 4

  • RESTAURATION DE L’ORGUE DE L’EGLISE SAINT REMY DE VANVES : UN DEBUT DES TRAVAUX DEBUT 2013

    Les vanvens qui suivent de près la défense et la mise en valeur de leur patrimoine se sont posés la question, pour les plus curieux, de savoir où en est l’état d’avancement de la construction du nouvel orgue. D’autant plus, que Valérie Vignaud a parlé de sa restauration à la dernière réunion publique de quartier (Hts de Vanves) le 17 Décembre dernier. Et qu’en Septembre dernier, pour les plus avertis, les organistes titulaires,  Anne-Marie Blondel et  Jean-Luc Ho, « qui ont collaboré au projet, d’une part lors des réunions en mairie et d’autre part en offrant des concerts au profit de l’Association » ont choisi de ne pas prolonger leur soutien au projet, « ceux-ci ayant  ayant une préférence pour une autre offre que celle retenue ». Au grand regret des responsables de cette association qui les ont  remerciés « chaleureusement pour tout ce qu’ils ont pu nous apporter ! » Un nouvel organiste titulaire Loïc de Lacombe a été engagé par le Père Hauttecoeur et a pris ses fonctions le 1er Octobre dernier

     

    « Après avoir défini, le profil musical et technique du nouvel orgue en concertation avec les organistes titulaires, le curé de la Paroisse, le Directeur du Conservatoire, et l’Association, la Ville de Vanves, maître d’ouvrage, conseillée par M. Henri de Rohan-Csermak (Conseillé pour les orgues à l’ARIAM), et aidée par M. Roland Galtier, maître d’œuvre, avait lancé un appel d’offres régi par le Code des marchés publics le 3 février 2012. Trois entreprises avaient remis des offres qui ont été analysées en détail par le maître d’œuvre dont le rapport a été étudié par la commission d’appel d’offres du 22 Mai 2012. Elle  a estimé que la meilleure proposition fournie était celle présentée par la Manufacture  d’Orgues Daniel Kern » indiquent les responsables de l’association.  Il s’agit d’une maison fondée en 1953 par Alfred Kern, située à Strasbourg et dirigée actuellement par Daniel Kern depuis 1977. De renommée mondiale, la Manufacture d'Orgues Kern restaure et reconstruit des instruments anciens avec le plus grand respect pour les maîtres du passé. Elle construit aussi de nouvelles orgues en Europe et dans le monde entier : France, Allemagne, Autriche, Suisse, Grande-Bretagne, Japon, Etats-Unis, etc. Grâce à une équipe hautement qualifiée, dans l'entreprise depuis de nombreuses années, composée de 8 facteurs d'orgues, 2 menuisiers ébénistes, 1 ajusteur, 3 tuyautiers, 1 ingénieur projeteur et 2 harmonistes collaborant avec M. Daniel Kern.

     

    « Ainsi le nouvel orgue sera un instrument de l'esthétique sonore classique / baroque flamande. Il viendra en complément du parc instrumental des orgues de la région (Sud-Ouest de la Capitale), la majorité des instruments existants remontant à la fin du 19e siècle, et sont de style symphonique français. L’instrument est prévu pour avoir une utilisation culturelle variée, être utilisé par le Conservatoire, servir en formation de chambre, et s’insérer dans une pratique liturgique.Le buffet sera en chêne massif, finition chêne naturel. A ce stade du projet la version finale n’est pas encore figée. En ce qui concerne l'esthétique sonore, on s'inspirera fortement des instruments flamands tels que West Cappel, Nielles les Ardres, Stalhille, Aarshot etc....Ces instruments serviront de base pour l'établissement des tailles des tuyaux et pour le rendu sonore » indique un document de l’association en ajoutant que « Les 20 jeux sont répartis sur deux claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Quelques tuyaux de l’orgue actuel seront réutilisés après restauration ».

     

    Les dossiers de demande de subventions ont été  préparés et envoyés en Juin/Juillet par la municipalité au Département et à la Région.  Une convention quadripartite (Mairie, Conservatoire / GPSO, Paroisse et Association) relative à l’utilisation et la valorisation des Orgues de Saint-Rémy est en cours de  rédaction. « Elle aura  trois objectifs essentiels : valoriser le nouvel instrument,  promouvoir son rayonnement en Ile-de-France et au-delà, développer l’enseignement de la pratique de l’orgue. La création d’une classe  d’orgue au Conservatoire de Vanves est actuellement à l’étude ». La durée prévue des travaux est de 15 mois, à compter de la notification de l’ordre de service

  • VANVES ET LES JOURNEES DU PATRIMOINE : UN POETE, CEUX DU 13 ET DES SŒURS BENEDICTINES ACCUEILLANTES

    Vanves a inauguré Vendredi dernier son week-end « patrimoine » par les dévoilement d’une plaque à l’angle des rues d’Issy et Gaudray rappelant le souvenir de Philippe Desportes qui a vécut dans sa Maison des Champs à l’emplacement du Prieuré Sainte Bathilde. Dommage qu’elle soit illisible, avec un texte en rouge sur un fonds gris. Mais elle a le mérite d’exister, demandée depuis longtemps par des vanvéens féru d’histoires et de poémes, dont Pierre Meige, auteur-compositeur. Celui-ci a chanté une « villanelle » de Philippe Desportes après le discours du maire Bernard Gauducheau entouré par plusieurs élus dont Valérie Vignaud maire adjoint chargé de la culture. Le Maire s’est réjouit que ce quartier retrouve une forte identité grâce à de beaucoup transformations. « Beaucoup viennent regarder, demander cmment on pu garder tous ces immeubles. Il nous en reste 2 à 3 qui mériteraient un ravalement » a-t-il déclaré. Il a rappelé que c’est le lancement des journées du patrimoine sur le théme des « patrimoines cachés », et le souvenir de personnages illustes qui ont vécut à Vanves, le cardinal Duprat, François Clouet et Philippe Desportes bien sûr dont il a rappelé la vie et l’œuvre avant de réciter ce sonnet sur la Fontaine dont le texte est inscrit sur cette plaque.

     

    L’un des temps forts de ce week-end fut l’exposition  sur « 20 siécles d’histoire au 20 rue de la République » sur les fouilles archéologiques avec notammment la conférence d’Antoine Nadeau responsable de sdes fouilles samedi en fin d’après-midi qui a rassemblé plus d’une cinquantaine de vanvéens. « 7 périodes d’occupation ont été relevé entre la période gallo-riomaine et le XXéme siécle et qui se superposent » a-t-il indiqué devant un public attentif, avant de détailler les découvertes faites grâce à ses fouilles. « Nous n’intervenons pas là où bon nous semble, mais en fonction des constructions » a-t-il répondu à un des participants. « On ne sait pas jusqu’où se développait ce site gallo-romain. Il faudrait faire des fouilles programmées ». Mais cela revient très cher et semble impossible dans un tel tissu urbain dense vu la presssion foncière.

     

    L’un des sites le plus animé fut sas aucun doute le « 13 » (rue de Châtillon) dans cette cité Payret Dortail du nom de son architecte dont René Sees, son historien, a rappelé le souvenir et faire (re) découvrir à une quinzaine de personnes dont Françoise Saimpert, maire adjointe qui a rappelé que « c’est grâce à l’insistance de M le Maire que les bâtiments ont retrouvé leur couleur d’origine : Ocre et jaune », et Bernard Roche, maire adjoint chargé des Hauts de Vanves qui a passé son enfance dans cette cité avec ses parents dont André Roche, maire entre 1965 et 1980. René Sedes a rappelé beaucoup de souvenirs et surtout parlé de ses ateliers d’artistes avec ses artistes passés – Rippelle chez qui Claude Pompidou est venu acquérir quelques oeuvres – et présent comme Ellen Rouppe, installé dans l’ancienne salle de cinéma transformé en atelier. Cete visite s’est prolongé par un spectacle de danse d’Attitude en soirée, et dimanche par un grand « couscous » et un concert du big band « Sweet Swing 

     

    L’un des sites à découvrir et encore méconnu de beaucoup de Vanves reste le prieuré Sainte Bathilde avec ses sœurs bénédictines qui ont permis à l’association Simon de Cyréne de construire sa maison  relais inauguré en Juin dernier. D’ailleurs beaucoup de ses résidents en ont profité pour visiter ce prieuré. « Toute notre vie est tournée vers la priére. Nous prions pour le salut du monde » leur a expliqué l’une des sœurs. Ce qui ne les empêchent pas de suivre l’actualité de près. Parmi les lectures durant leurs repas : « Habiter la terre – un regard spirituel sur l’écologie ».

  • VANVES ET SON PATRIMOINE : UNE PRESENCE RUSSE TRES FORTE AVEC DEUX EGLISES ORTHODOXES

    L’une des curiosités de ces journées européennes du patrimoine se déroule cet après-midi avec une visite commentée à 15H des deux églises de la Sainte trinité et des Nouveaux Martyrs Russes, rue Michel Ange, dans ce petit havre de paix verdoyant, qui entourent la salle associative. Deux églises orthodoxes dépendant du Patriarcat de Moscou, et qui cachent des îcones de Grégoire Kroug et Léonide Ouspenky, deux iconographes renommés du XXéme siécle.

     

    La nouvelle église orthodoxe de la Sainte Trinité dédiée aux Martyrs de la Révolution a été consacrée et bénie voilà prés de 20 ans, un certain 16 Octobre 1993, par l’Evêque Chersonése Goury. Un événement trèsimportant à l’époque parce qu’il n’y avait pas eu depuis 30 ans en Frace la construction d’un tel édifice pour l’Eglise Orthodoxe Russe Patriacale. Cette église cubique s’éléve jusqu’à prés de 15 m de haut, surmonté d’une coupole en pointe dorée qui symbilise « l’âme ardente s’élevant vers Dieu dans la prière ». Les images sont omniprésentes et de nombreux icônes ornent l’intérieur de l’église, fidéle à la tradition orthodoxe, cmme celle qui se trouve à droite de l’Iconostase qui rappelle que cette église est consacrée aux martyrs de la Révolution. Une représentation du Christ et « la mére de Dieu » entourent la porte royale surmontée par l’Annonciation et les quatre évangiles, les portes latérales étant gardées par les deux archanges Michel et Gabriel. L’entrée de l’édifice est matérialisée par une icône de la Trinité, du nom de cette paroisse. Enfin, son plafond est composé de telle sorte que la lumière naturelle est dispensée grâce à quatre ouvertures situées aux quatre points cardinaux. Tout au fond, le Christ Pantocrator domine l’ensemble sur un plafond représentant le ciel. Dix ans ont été nécessaire pour mener à bien sa construction qui a été entièrement financée par cette communauté, grâce à des dons et des ventes de produits russes confectionnés par les plus anciens d’entrre eux.

     

    La présence de la communauté orthodoxe de Vanves remonte aux débuts des années trente, alors qu’une partie des russes qui avaient fui la révolution d’Octobe 1917, s’étaient installés à la limite du XVéme arrondissement et de Vanves, dont beaucoup avaient combattu dans l’armée les communistes. Ils ont alors créé cette paroisse orthodoxe de la Sainte Trinité avec sa   chapelle en 1935 qui était alors installée dans les locaux d’une ancienne compagnie de fiacres, impasse Alexandre,  à proximité du Périph dans la zone des fortifications, et qu’ils ont déoré avec des icpônes rapportées de la Mére Patrie. L’un des membres les plus célébres de cette communauté fut alors la poétesse Marina Tsvetaeva qui habitait rue JB Potin entre 1834 et 1938. Lors des travaux d’aménagement du Plateau, cette église orthodoxe  a été déménagée  (en une nuit parait il) au début des années 70 dans un petit pavillon des années 20, et plus exactement dans le garage, aménagé en demi-sous sol pour en faire un lieu de culte. Elle recéle de nombreuses icônes dessinées par un pére qui fut, à son époque, célébre et comparé à Roublov, le pére Grégoire Kroug. 

     

    Deux autres sites de Vanves ont été marqués par la présence russe : Tout d’abord le Lycée Michelet qui a reçut toute une section de russes alors qu’il servait d’hôpital aux milliers de blessés et de convalescents de la guerre 14-18 comme de nombreux établissements scolaires puisque les classes restaient vides. Xavier Renard raconte dans son livre « Le Château et le Lycée de Vanves que la Révolution d’Octobre occasionna des troubles parmi les soldats russes soignés à Michelet. Il fallut que la troupe intervienne entre les Blancs et les Rouges, et ils furent déplacés au camp de la Courtine. Ensuite le cimetière qui posséde un carré militaire où reposent notamment des soldats russes et ukrainiens. La tombe du Général Zveguinzoff, général russe de l'armée blanche, établi en France durant l'entre deux guerres, est peut être l'une des plus intéressantes du cimetière. Elle constitue l'un des derniers témoins de ces croix orthodoxes traditionnellement en bois,  à double traverse couverte d'un toit à deux pentes, qui rappelle l'installation d'une communauté russe à Vanves.