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HISTOIRE LOCALE

  • L’EGLISE SAINT FRANCOIS D’ASSISE DE VANVES CELEBRE LES 40 ANS DE SA RECONSTRUCTION

    C’est l’un des événements de ce week-end avec la kermesse du 40e anniversaire de la dédicade de la nouvelle église qui a ouvert hier après-midi avec une exposition d’art, des conférences sur la spiritualité franciscaine,  une rétrospective historique sur l’église du Plateau, et aujourd’hui,  la messe célébrée  par Mgr Rougié Evêque du diocése des Hauts de Seine… 40 ans après la dédicace de cette église du Plateau célébrée par Mgr François Favreau, l’un de ses prédécesseurs le dimanche 25 Mai 1986.

    Une journée ensoleillée qui avait marquée par un apéritif et déjeuner dans le jardin, entretien avec l’évêque, concert, prière d’action de grâce : « Seigneur, aujourd’hui, le peuple de tes fidéles, désire te consacrer pour toujours, cette maison de priéres où il viendra t’adorer, prier et s’instruire de ta parole et se nourrir de tes sacrements. Cette supplication rappelle ce qui sera vécu dans cette église, de l’Alliance entre Dieu et ses enfants »

    La reconstruction de cette église avait été lancé en 1981 lorsque le pére Renou alors curé de la paroisse avait engagé, avec les paroissiens, une réflexion sur le projet pour remplacer une chapelle édifiée en 1921, devenue trop petite, dont les bâtiments étaient dans un état défectueux. « Il fallait absolument que ce centre religieux du Plateau suive le mouvement avec cette vaste rénovation entreprise par la municipalité même s’il avait été exclu du périmètre de la zone concernée » expliquait il dans Vanves infos de Mai 1986.

    Elle a abouti en 1984 à un projet confié à un architecte vanvéen, Alain Lamy, après avoir vu passer une vingtaine de projets et de plan. « La richesse de cet emplacement est d’être situé à côté de la rue qui méne au métro. Ainsi, tout le monde passe devant cette église tout le temps ouverte, lieu de vie et de repère pour de nombreux vanvéens » témoignait ce dernier dans Vanves Infos  Il a conçu une église, dont la forme d’un losange constitue un vaste volume. Les parois latérales revêtues intérieurement de terres cuites s’inclinent en partie haute pour constituer le lanterneau central qui diffuse la lumiére verticalement sur la nef. L’abside s’éléve sur toute la hauteur, elle reçoit également la lumière zénithale par le lanterneau supérieur. Une petite place donne sur le narthex, sorte de vestibule, largement vitré qui distribue l’église, conduisant aux différents salles de réunions de chaque côté de l’église, l’une d’entre elle pouvant être étendu lors de grandes affluences grâce à des panneaux amovibles.

    L’ensemble des paroissiens participant aux commissions s’étaient prononcé pour l’érection d’un signal : Une croix en relief et en brique sur la paroi qui se voit. Plusieurs éléments de l’ancienne chapelle ont été réinstallés :  un vitrail « PAX » donné par le mouvement « PaxChristi » dans le Narthex,  les trois cloches de la chapelle qui ont été replacées dans le clocher,  avec la croix forgée du clocher installé sur un socle de briques dans le jardin
    La première pierre fut posée le 2 Juin 1985, jour de la Sainte Trinité, alors que les fondations étaient terminées. Cette pierre demeure à l’entrée scellée dans le mur d’entrée, contenant le procès-verbal et quelques pièces de monnaie frappées en 1985. Les travaux durérent 18 mois et le financement fut difficile, car l’argent recueilli par les différentes ventes d’immeubles  et l’apport des chantiers du cardinal ne couvraient que la construction de l’édifice proprement dite. L’achat de tout l’aménagement intérieur représentait des sommes importantes. Une souscription auprés de tous les habitants du Plateau fut lancé qui rapporta la somme de 300 000 frs (50 000 € )

    Ce renouveau s’est fait ressentir jusqu’à une nouvelle organisation des paroisses vanvéens : les prêtes furent regroupés à la maison pastorale de Saint Remy, avec un seul curé pour les deux paroisses, l’église Saint François conservant sa vocation de paroisse. Le presbytére qui servait de logement au curé et aux prêtres de cette paroisse,  a accueilli le premier foyer d’accueil à la Rentrée 1986. Et pour clore cette 1986, eu lieu le 12 Octobre la messe télévisée du « Jour du Seigneur ».

    Depuis sa dédicace, cette église a connu quelques transformations et restaurations, avec dernièrement le renouvellement de son mobilier. Elle s’est enrichie d’un chemin de croix original réalisé en 1988 par Margaita Clessen-Smith, et d’une statue de Saint François d’Assise sur le parvis, réalisée par Benoit Mercier, après consultation des paroissiens 

  • LORSQUE LE MONDE RAPPELLE LE SEJOUR DE LA POETESSE MARIE TSVETAEVA A VANVES

    Durant ces vacances de printemps, le magazine Le Monde a consacré un article le 26 avril à la poétesse Marina Tsvetaeva qui a vécu à Vanves au bout de la rue Jean Baptiste Potin dans un petit immeuble où une plaque rappelle ces séjour entre les deux guerres.

    On y apprend qu’un petit cercle littéraire cultive le souvenir de la grande poétesse russe à l’initiative de Florent Delporte, l’actuel propriétaire de l’appartement, un professeur agrégé d’allemand, passionné de poésie, « tsvetaevien » convaincu. « Réguliérement, écrivains, éditeurs, peintres, musiciens et « tsvetaeviens » du monde entier s’y donnent rendez-vous lors de soirées poétiques, de concerts, d’expositions » selon Marie Jego, journaliste dans cette revue. Des immigrés anti-Poutine opposée à la guerre en Ukraine notamment qui font écho, avec un siécle d’intervalle, à cette émigration « blanche » qui avait fui la révolution d’Octobre 1917 pour rejoindre notamment Paris et ses  quartiers qui jouxtent le XVéme de Paris  et  Vanves qui en gardent de nombreuses traces notamment avec cette chapelle orthodoxe  derrière l’hôtel mercure,  cette plaque commémorative  apposée sur cet immeuble du 65 rue Jean Baptiste Potin  où elle a séjournée de 1934 à 1938 : « Nous demeurions dans une magnifique maison de pierre qui a deux cent ans. C’est presque une ruine. Mais j’espére qu’elle durera encore le temps qu’il faudra, un endroit magnifique, une rue plantée de magnifique marroniers. J’ai une chambre magnifique, deux fenêtres et dans l’une d’entre elles, un énorme marronnier à présent jaune comme un éternel soleil. C’est ma plus grande joie » écrivait elle à une amie de Prague. Un buste de Marina Tsvetaeva  réalisé par le sculpteur Andrey Tyrtyshnikov est exposé à l’hôtel de ville de Vanves. Il avait été réalisé à l’initiative de Centre de Russie pour la Science et la Culture  et offert à la ville par l’Agence Fédéral Russe « Rossotroudnichestvo ».

    Marina Tsvetaeva  s’est plu à Vanves  où elle a beaucoup écrit, et notamment deux livres, avec ces merveilleux poémes dont le chef d’oeuvre « Mon pouchkine »  ou « le Mal du pays » écrit en 1934, où elle cultive le spleen du pays comme beaucoup d’émigrés : « Mon pays m’a chassée si loin/Qu’un limier ne verrait, le pense/passant mon âme au peigne fin, la moindre marque de naissance/tout m’est vide, tout étranger/Tout m’est égal, tout m’indiffére/Mais si se dresse un buisson/prés d’un sentier, et surtout si c’est sorbier ». L’arbre qui symbolisait pour elle la Russie des Jours Heureux.

    Mais voilà, son mari qui avait rejoint les rangs de l’armée blanche a viré de bord et pris le parti des bolcheviques où il grimpait dans les échelons en animant le réseau parisien du BKVD (futur KGB). Marina Tsvetaeva passa alors du statut d’indésirable à paria pour la communauté russe, surtout après l‘assassinat d’un opposant, s’entêtant à être ni blanche, ni rouge, mais à jouer les insoumises. Elle le rejoindra à Moscou en 1939, en pleine terreur, reléguée dans la lointaine Tatarie où elle se suicida un jour d’été 1941

    Dans cet article du Monde, Florent Delporte  « intarissable sur l’émigration blanche de l’époque », imagine ce qui aurait pu se passer si Marina Tsvetaeva était restée en France : « Qui sait ? Elle serait peut être devenue une écrivaine de langue française. Parfaitement francophone,  elle a d’ailleurs laissée des textes en français. C’est dans l’émigration qu’elle est devenue une poéte exceptionnelle ».

    Il est d’ailleurs étonnant de savoir que Soljenitsyne lui a rendu hommage, dans un lieu qu’ont beaucoup fréquenté les vanvéens d’un certain âge lorsqu’ils allaient en colonie de vacances : Saint Gills Croix de Vie. Il avait inauguré en Septembre 1993 une stéle, prés des dunes, dédiée à Marina Tsvetaeva qui avait séjournée en 1926 là,  après son arrivée en France : « Je suis heureuse d’être en Vendée, qui a donné jadis un si magnifique élan de liberté » écrivait elle le 9 Mai 1926 

  • ELECTION DU 32éme MAIRE DE VANVES POUR LA 5e FOIS

    A l’occasion de l’élection du Maire de Vanves et de ses adjoints qui se déroulera ce soir 22 Mars 2026, le Blog en profite pour  rappeler que Vanves a été dirigé par plus d’une trentaine de maires (32) depuis la révolution. Chacun s’est retrouvé au fil des années face aux mêmes problèmes lorsqu’ils ne subissaient pas comme leurs administrés les soubresauts de notre histoire : Aménagement et embellissement de la ville en lui faisant bénéficier des derniers progrès de la technique (cadastre mis en place entre la Convention et le Premier Empire, réseau de distribution de l’eau, de l’éclairage, du gaz et de l’assainissement sous le Second Empire), installation de nombreux services publics dans cette ville-canton à la fin du XIXéme siécle (poste, école, dispensaire, gendarmerie…), sécurité et ravitaillement des habitants lors des périodes troubles (Terreur, guerre de 14/18, de 39/45)… Certains ont été de bons gestionnaires, d’autres des bâtisseurs. Mais tous ces hommes ont assuré une certaine continuité  afin de permettre au village de Vanves de devenir une ville de banlieue à l’aspect quelquefois villageois ou provincial.

    Les 32 maires qui nous ont gouverné depuis 236 ans :

    François Potin (1790-1791 et 1793-95) : Ce cultivateur et en même temps épicier rue Gaudray, âgé de 40 ans qui appartenait à l’une des plus anciennes familles de Vanves a été le premier maire de Vanves.

    Antoine Boisset (1791-93) : Il a dû assurer le bon ordre face à de nombreux troubles. C’est sous son mandat qu’un officier de l’Etat Civil fut spécialement chargé de tenir à jour les registres des baptêmes, mariages et enterrement à partir du 1792, ancêtre de notre service de l’Etat Civil.

    MM Masson (1795-96), Thomas Duval (1796-97), Antoine Boisset (1797-98),  François Potin (1798-1800) et Pierre Coignet (1800) : A la suite de la Constitution de l’An III qui a remanié complètement l’organisation administrative de la France en créant des municipalités de canton, Vanves a cessé d’être une municipalité particulière, en devant une municipalité de canton (avec Issy, Clamart, Vaugirad)  avec seulement un agent communal et un adjoint élus pour 2 ans.

    THOMAS DUVAL (1800-1816) : Après un bref intérim de 35 jours durant l’automne 1791 qui lui a permis d’être le second maire de Vanves, cet épicier, ex-maguillier, a achevé d’établir le cadastre. Il a déménagé le cimetière installé autour de l’église St Remy à son emplacement actuel en 1811. 

    JACQUES JOUANNIN (1816-1830) : Ce médecin, âgé de 50 ans, qui s’était toujours tenu à l’écart des affaires publiques, a été nommé par le gouvernement de Louis XVII. Il a fait réparer le clocher de l’église qui menace ruine, la fontaine de la place du Val, puis son abreuvoir. Il a créé le Bureau de Bienfaisance, ancêtre du CCAS, et il a commencé une réfection des principales voies de circulation de notre commune en mauvaise état malgré les protestations de son opposition de l’époque (Rue J.Bleuze dite voie principale, Vieille Forge, Gaudray et des Chariots).

    LEOPOLD HURET (1830-1832) : Ce propriétaire d’une manufacture de serrures a établi la première liste électorale de Vanves qui est conservée aux Archives : Elle comprenait 171 noms.

    FELIX VOISIN (1832-1839) : Ce médecin fondateur de la Maison de santé a installé la Mairie dans le logement inoccupé de l’institutrice au 1er étage d’un bâtiment adossé à l’église Saint Remy. Il s’agirait du bâtiment où se trouve actuellement au rez de chaussé un marchand de de fruits et légumes (Abbas). A l’époque, c’était une première, car la mairie était située dans la demeure du maire dénommée alors « Maison commune ». Elle a été inaugurée le 9 juin 1933 avec le buste du roi Louis Philippe 

    MAURICE COIGNET (1839-1840) et DENIS DUVAL (1840-1850) : Ils furent les maires de Vanves sous l’époque de louis Philippe, marquée par de nombreuses transformations économiques : les premiers becs de gaz furent installés, le boulevard du Lycée a été aménagé à cette époque, et de nombreuses rues furent repavées et élargies.

    CHRIST BORDIER (1850-1853 : C’est pour une grande part, grâce à son action, que la reconstruction de l’église Saint Remy a été décidée, dont la pièce maitresse était le clocher, qui a impliqué la disparition de la première mairie de Vanves et de l’école alors installée derrière et qui est devenu alors le presbytère (bâtiment aujourd’hui remarquablement rénové derrière l’église, le long du passage piétonnier

    CHARLES DESIRE JOSEPH DESPINOY (1853-1864) : Il a fait combler l’abreuvoir de la place du Val (du Maréchal de Lattre de Tassigny), placarder les premières plaques de rues (71 au total), leur numérotage restant à la charge des propriétaires, et surtout construire la première véritable mairie en 1856 (Tribune d’Instance actuel) en même temps que l’école primaire qui l’entoure, sur un terrain acheté  (une partie de l’îlot Cabourg) alors pour la somme de 22 077 frs (soit 6 frs le m2). 

    CLAUDE MICARD (1864-1867) : Ce maire fut nommé par décret impérial le 14 Mars 1864 avec 23 conseillers municipaux dont un certain Jullien, proviseur du lycée Impérial. C’est au cours de son mandat qu’a été aménagé le Bd du Lycée (alors Bd du Prince Impérial) en amputant fâcheusement le magnifique parc de ce lycée, réclamé depuis 20 ans par le conseil municipal.

    JEAN BAPTISTE EDOUARD DUPONT (1867-1870) : Nommé par décret Impérial du 23 Octobre 1867, il a remplacé Claude Micard, démissionnaire.  Il a signé la première convention entre la commune et la Compagnie Générale des Eaux pour la fourniture d’eau potable chez les particuliers, le prix d’abonnement variant de 70 frs par an pour 250 litres/jours à 160 Frs pour 1000 litres

    M.LEPLANQUAIS (1870-1873) : Il a été élu pendant la guerre de 1870, un 1er Septembre, et il a su préserver Vanves des événements de la Commune, même si elle en a souffert

    JEAN BAPTISTE JULLIEN (1873-1875) : C’est sous le mandat du premier proviseur du lycée Michelet que la rue de la République a été percée, que la place de la République a été aménagée face à l’église telle que nous la connaissons aujourd’hui, et que M et Mme Larmeroux ont souhaité fait don (après de multiples vicissitudes) à la commune d’un bâtiment avec cour et jardin devant servir à l’installation d’une salle d’asile pour jeunes enfants et d’un hospice de vieillards, aujourd’hui, maison de retraites et crèche municipal.

    JEAN BAPTISTE EDOUARD DUPONT (1875-1880) : Pour son second mandat, il a subit la terrible querelle entre les cléricaux et les anti-cléricaux jusqu’au sein du conseil municipal qui a été profondément divisé ainsi que l’opposition assez vive des représentants du quartier de Malakoff qui demandaient leur indépendance (ou leur autonomie).

    AMEDEE FEBURIER (1880-1881 et 1881-1884) : Le conseil municipal qu’il présidait a voté plusieurs fois la séparation de Vanves et de Malakoff avant qu’un décret l’officialise le 8 Novembre 1883, et qu’elle soit effective le 1er Février 1884. Cette séparation a réduit de moitié l’étendue de Vanves et a fait tomber sa population de 12 000 âmes à moins de 6000. La gare de Vanves Malakoff a été inaugurée par Amédée Féburier le 1er Octobre 1883, et l’actuel rue Mary Besseyre (ex-rue Raspail)  a été aménagée

    LOUIS PHILIPPE PRUVOT (1884-1889) : Il a été élu Maire par le nouveau conseil municipal de la nouvelle commune de Vanves le 31 Janvier 1884. Il a développé le réseau d’assainissement et a fait percer la rue Victor Hugo qui sera définitivement terminée en 1891.

    EUSTACHE LEGER (1889-1896) : Vanves est devenu Chef lieu de canton sous son mandat par la loi du 12 Avril 1893 comprenant Issy, Châtilon, et Malakoff, alors qu’elle faisait partie depuis l’an IV du canton de Sceaux

    EUGENE BAUDOIN (1896-1900) : Ce professeur du lycée Michelet a inauguré la nouvelle mairie avec Léon Bourgeois, ministre de l’instruction publique le 23 Juillet 1898. L’ancienne mairie d’abord occupée partiellement par le Bureau de Poste, allait devenir en 1897, le siège de la Justice de Paix. 

    JOSEPH DUPONT (1900-1902) :

    ETIENNE JARROUSSE (1902-1911) : Il a inauguré la nouvelle école Gambetta construite à partir de 1900 et agrandie en 1912

    ARISTIDE DURU (1911-1919) : C’est l'un de nos maires le plus méconnus alors qu’il a été très proche es vanvéens lors du premier conflit mondial (1914-1918)

    FREDERIC PIC (1919-1940) : C’est le maire qui avait exercé ea mandat le plus long (22 ans)  et a transformé profondément notre commune en créant « une cité urbaine rationnellement aménagée, alors que la plupart des communes de la proche banlieue conservait un caractère rural ».

    HENRI LANDON (1940-41) : Pharmacien, il a surtout été à l’origine de la création de l’association omnisports « Stade de Vanves », le 3 Janvier  1941, alors que les vanvéens comme les français étaient en guerre

    LOUIS KERAUTRET (1941-1944) : Désigné par le Préfet de la Seine, il fut le maire des temps très difficile et troublés de la guerre et de l’occupation allemande, comme ses collègues des 80 communes de la banlieue parisienne. Mais il a fait parti des trois maires, avec MM Grevin, maire de Fontenay, et Richet, maire de Châtenay, à refuser de signer une adresse de sympathie à Pierre Laval le 29 Juillet 1944 et de se rendre à Vichy pour prêter allégeance à Pétain

    ALBERT PELLEGAY (1944-1947) :  Nommé maire par le Comité de Libération, c’est le seul élu communiste qui a dirigé Vanves durant 3 ans. Il a conduit la liste dénommée « Union Patriotique Républicaine et Anti-Fasciste » aux élections municipales de mai 1945. Il a débaptisé le nom de certaines rues pour leur donner celui de patriotes de Vanves fusillés par les allemands durant la seconde guerre mondiale

    RENE PLAZANET (1947 – 1965) : René Plazanet, maire de Vanves entre 1947 et 1965  a été sénateur de la Seine entre 1952 et 1959.  Puis il a été élu député en novembre1958 jusqu'en 1962. Elu le 25 Octobre 1947 maire de Vanves, à la suite de 3 scrutins, il a assuré la transition entre la IVéme et la Véme République en subissant les contrecoups de la puissance des communistes, des effets de la guerre d’Algérie et de la crise du logement en région parisienne

    ANDRE ROCHE (1965 – 1980 ) : Il a été le second maire bâtisseur du XXéme siécle après Frédéric Pic, car il a commencé à transformer et à refaçonner le visage de Vanves que terminera son successeur Gérard Orillard. Il a pris en main la construction du nouveau quartier du Plateau  (lancé par son prédécesseur) à l’emplacement d’habitations vétustes, disparates, menaçant ruines et de rues mal pavés et défoncées,   fait construire le centre administratif avec son nouveau marché, sa tour d’habitation accueillant au rez de chaussée les services de la Mairie et de la Trésorerie principale (jusqu’en 2006), sa bibliothéque avec son bibliobus,  et son théâtre, les groupes scolaires Larmeroux et Marceau, le collége Saint Exupery, le  Foyer Logement Danton, la piscine municipale… « Il s’est dépensé sans compter pour doter sa ville d’équipements publics » constatait son successeur.

    GERARD ORILLARD (1980-1991) : Elu conseiller municipal en 1958, 1er Adjoint au maire entre 1970 et 1980, Gérard Orillard  (UDR/RPR) était tout désigné pour succéder à André Roche, et prendre en main une équipe qu’il a rajeunie  (en faisant entrer des jeunes comme Bernard Gauducheau et Didier Morin) et conduit deux fois à la victoire en 1983 et 1989. Et notamment dés le 1er tour en Mars 1983 avec 54,37% des voix, alors que beaucoup le donnait perdant face aux socialistes conduit alors par Jacques Thibault et surtout Raymond Deniau. Il a terminé les grands travaux lancés par André Roche, avec la ZAC du Plateau, en ouvrant le groupe scolaire Max Fourestier, une crèche rue J.Jaurés et une halte Garderie, le lotissement Larmeroux (300 logements) sur les terrains militaires de l’Intendance (Magasins Généraux) avec son école maternelle Lemel qui porte le nom de son 1er maire adjoint trop tôt disparu, les ateliers et garage municipaux.

    DIDIER MORIN (1991-95) : Didier Morin (RPR) restera dans l’histoire de Vanves comme un maire de transition, qui a réussi à faire perde la majorité municipale d’une voix, ce qui est très rare en France. Il faut reconnaitre qu’il a tout fait pour arriver à ce résultat en ne suivant pas les recettes de ces aînés.

    GUY JANVIER (1995-2001) : Guy Janvier  (PS) s’est ainsi retrouvé élu Maire de Vanves à une voix de différence, un certain 18 Juin 1995,  avec une équipe pas du tout préparée pour cela. 7 ans après, il souhaitait prendre une revanche qu’il n’a pas transformée

    BERNARD GADUCHEAU (2001-26) : Vanves a élu en Mars 2001 un « Santini’s Boy, puisque Bernard Gauducheau a été le Directeur de Cabinet, puis l’assistant parlementaire d’André Santini, comme Hervé Marseille (Ex-maire de Maudon, Sénateur, président de l’UDI), Pierre Chrisophe Baguet maie de Boulogne et président de GPSO. Il a battu le record de F.Pic avec 25 ans de mandat durant lesquels il a transformer sa ville avec l’îlot du Métro, la place de la République, le marché, l’îlot Cabourg, le quartier Montholon, l’école du Parc…et devrait continuer sur cette voie durant un 5éme qui devrait l’amener jusqu’en 2032