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les glacières

  • LES GLACIERES DE VANVES LAUREATES DES RUBANS DU PATRIMOINE 2026

    La restauration des glacières du parc Pic vaut à Vanves d’être distingué par un prix national spécial du jury lors de la 32ème édition du concours des Rubans du Patrimoine.  Selon la Fédération Française du Bâtiment (FFB) Grand Paris Île-de-France, cette récompense salue l’exemplarité de la restauration des glacières et de la chapelle situées dans le parc Frédéric Pic.

    La remise officielle du prix se déroulera le mercredi 21 octobre prochain au siège de la Fédération nationale des Caisses d’Épargne (FNCE), à Paris. La cérémonie mettra à l’honneur les acteurs locaux du projet, en présence notamment de Porfirio Esteves, président de l’Union Départementale du Bâtiment des Hauts-de-Seine, ainsi que de ses vice-présidents, Renaud Mulvidson et Philippe Savajols

    «Les travaux de réhabilitation ont été menés avec une grande minutie pour préserver l’authenticité du site. Ils ont notamment permis de rétablir le volume semi-enterré des glacières, de restaurer la toiture de la nef de la glacière-chapelle, mais aussi de consolider les coupoles, les façades, les parements intérieurs, le sol et les huisseries. Cette restauration rigoureuse a déjà valu au site d’obtenir en 2024 le label « Patrimoine d’intérêt régional ». À terme, l’ancienne chapelle retrouvera une vocation culturelle et pourra accueillir des concerts, des lectures publiques ou encore des ateliers pédagogiques pour enfants, s’intégrant pleinement dans la vie locale» indique la FFB Grand Paris Ile de France.

    Créé en 1995, le concours des Rubans du Patrimoine vise à valoriser les communes qui s’engagent dans la réhabilitation de leur patrimoine bâti, générant ainsi une activité économique directe pour le territoire et assurant la transmission des savoir-faire des métiers du bâtiment. Depuis sa création, 173 prix ont été décernés en Île-de-France, dont 16 dans le seul département des Hauts-de-Seine.

    Le concours est le fruit d’un partenariat solide entre la Fédération Française du Bâtiment, l’Association des maires de France, la Fondation du patrimoine, la Fédération nationale des Caisses d’Épargne et le Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques. Chaque année, un jury de professionnels évalue les projets selon des critères stricts, incluant la valeur patrimoniale, la cohérence architecturale, la qualité des matériaux et, surtout, les retombées économiques, sociales, culturelles et touristiques des opérations.

  • RETOUR SUR L’INAUGURATION DE LA RESTAURATION DES GLACIERES DE VANVES ET LA LONGUE HISTOIRE DE LEUR RESTAURATION

    Il aura fallu plus de 70 ans pour aboutir à une rénovation des Glacières du parc F.Pic entre les années 60 du XXe siécle et 20 du XXI siécle, et à cette inauguration du 19 Septembre 2026, marquée par la remise d’un tableau acheté par la ville réalisée par l’artiste peintre Corsi sur ces glaciéres, par son petit neveu (sur la photo avec la plaque inaugurale)

    Beaucoup de vanvéens dans les années soixante s’étaient inquiétés de l’état de cette chapelle, dont un certain M.Latapie (dont une salle porte son nom rue de Châtillon) qui avait essayé de sensibiliser les élus vanvéens au sort de  ce site, sans succés. Il avait réussi à déposer un dossier avec le feu vert d’André Roche, puisque le ministre de la culture de l’époque, André Malraux, avait décidé d’aider des groupes de jeunes prêts à restaurer des monuments historiques représentant un intérêt local. Mais il était arrivé trop tard au ministère. Cette chapelle, à l’époque, apparaissait dans l’inventaire des édifices religieux catholique des Hauts de Seine, comme « une glacière en forme de chapelle » vestige de la propriété Mortemart.

    60 ans plus tard, voilà six ans, la Fondation du Patrimoine sélectionnait la glacière-chapelle parmi 101 sites à préserver, comme chaque, après le lancement d’un appel à projet, à l’initiative de la ville et de son député-conseiller municipal qui avaient réussi à sensibiliser Stephane Bern. Ils avaient  insistés sur l’aspect glacière de cette chapelle avec un projet de rénovation arrêtée par des spécialistes, ses glacières étant fermées au public depuis de nombreuses années. «En effet, l’ensemble menace de s’effondrer du fait de l’action des sels (sulfates, nitrates et chlorures) apportés par l’infiltration d’eau, le vent et la pollution, qui cause le descellement des pierres de la voûte. Par ailleurs, la porte en fer forgée est hors d’état et doit également être reprise» indiquait la Fondation du Patrimoine.

    La première phase des travaux, débutée à l’été 2022 a consisté à déblayer les abords des glacières de la végétalisation invasive. « Il s'agissait d'un préalable à la mise en oeuvre de l'opération. L'objectif était de permettre d’entrer dans les lieux de manière sécurisée afin de pouvoir ajuster au mieux le programme de travaux. Un périmètre de sécurité a été matérialisé aux abords du chantier et un échafaudage installé» indiquait le site de La mairie. Par la suite, un seconde phase qui a débuté le 4 novembre 2022 a permis d’assurer la conservation de ces éléments patrimoniaux et de permettre ainsi leur future ouverture à la visite (stabilisation des structures, restauration des coupoles, façades, sols et parements intérieurs). L’édifice a été restauré à l’extérieur, les pierres changées et le clocheton refait à net avec pose d’un lanterneau. « Les travaux ont été particulièrement exigeants Il a fallu restituer les volumes, restaurer la toiture, les coupoles, les façades, les sols, les portes et les fenêtres, de mettre en valeur le lanterneau et les éléments en pierre, et d’installer un nouvel éclairage intérieur et extérieur » indiquait Bernard Gauducheau en soulignant « le remarquable travail réalisé par Yann BOUET sur la porte d’entrée des Glacières, ainsi que la qualité des nouveaux vitraux, conçus et réalisés à Reims par le Maître verrier vitrailliste Léo  Uzabiaga dont les couleurs font écho à celles du blason de Vanves ».

    Le coût du projet de restauration estimé à plus de 800 000 €, s’est monté à 1,160 M€. C’est pourquoi la ville de Vanves avait sollicité, la Fondation du Patrimoine et la Mission Bern qui l’avait été retenu en septembre 2020 qui lui a attribué 91 180 euros apportés par la mobilisation d’une collecte qui a su toucher le cœur du public et d’autres partenaires comme le Conseil départemental des Hauts de Seine qui lui a attribué  une subvention exceptionnelle d’investissement d’un montant de 194 241 €,  le conseil régional  (avec une subvention de 150 000 €) qui desurcroît, lui a attribué  le label  de  « patrimoine d’intérêt régional » de smécénes comme les entreprises Franco-Suisse et OGic (310 000 €).  «Ce projet de plus d’1,1 million d’euros n’aurait pas pu voir le jour sans la mobilisation de nombreux partenaires » qu’il a remercié tout en saluant le travail des services municipaux, des architectes, des maîtres d’œuvre, des entreprises et de tous les artisans « qui ont mis leur savoir-faire au service de ce patrimoine exceptionnel ».

  • DEMAIN, L’INAUGURATION DES GLACIERES DE VANVES ET DE LEUR CHAPELLE

    Toute une série d’événements sont prévus le samedi 19 septembre, lors des Journées européennes du patrimoine au cours de laquelle, la mairie va dévoiler la restauration des glacières au parc Pic  que les vanvéens pourront visiter (sur inscription par Internet)  

    -De 11h à 15h, les enfants s’aventureront au fond de la 2e glacière pour des lectures à la lampe de poche de contes traditionnels venus du Grand Froid, proposés par le Biblio-Club : Le matin Anna contera le Fille de Neige puis l’après-midi, Marie racontera les Douze Mois. .

    -Dès 15h, les abords des glacières s’animeront au rythme du Siècle des Lumières : Comédiens en costumes de l’époque de la duchesse de Mortemart, gardes françaises et cascadeurs escrimeurs guideront le public. Un trio à vent jouera des pièces d’époque, tandis que la fromagère de Lait Sauvage animera un atelier sur le beurre de Vanves et qu’un glacier régalera les gourmands. À proximité, les artistes locaux des associations des Amis des Arts et des Ateliers d’expression croqueront le paysage en direct.

    À 16h, discours, coupé de ruban et dévoilement de la plaque, suivis du verre de l’amitié. A Cette occasion, une capsule temporelle, témoin de notre époque sera également scellée à destination des Vanvéens de 2126. Elle abritera les messages de Vanvéens, d’élus, de seniors, du Conseil municipal des Jeunes, d’une classe de l’école du Parc ainsi qu’une édition de Vanves le Mag.

    A 18h30, 19h et 19h30, la compositrice Gwen Rouger viendra clore l’événement par une création musicale, « Entre eaux ». Des enceintes sont positionnées autour d’un groupe de spectateurs. La musicienne les invite à circuler dans l’espace suivant leurs réponses à des questions poétiques et philosophiques sur leur relation quotidienne à l’eau. Aux multiples textures, la musique est organique, elle se déroule en un flux constant. À l’instar des molécules d’eau, tout ici « circulent »; il y a des échos, des relations entre la circulation des publics et celle de la musique, dans sa matière même et dans sa mise en espace.

    Cette inauguration a eu beaucoup d’échos sur certains sites internet consacrés au tourisme, au patrimoine et aux JEP 2026 avec des titres comme « la restauration de2 énormes frigos…datant de 300 ans » : « Au 18ème siècle, il n'y avait pas d'électricité ! Il fallait donc créer son propre frigo artisanal pour conserver de la glace et des aliments. Au parc Frédéric Pic à Vanves, 2 conteneurs de 5 à 6 m de diamètre et enterrés à 4 mètres sous terre ont permis de réaliser cette fonction. La glace récupérée l'hiver était ensuite stockée dans ce lieu frais et à l'abri du soleil afin de pouvoir réaliser notamment des sorbets à l'arrivée des beaux jours. Au 19ème siècle, l'une de ces glacières a été transformée en chapelle...avec toute la maçonnerie et les vitraux que ça implique ».  

    Ou encore « Une plongée fascinante dans le patrimoine insolite des Hauts-de-Seine, aux portes de Paris ! » là « où on fabriquait du froid avant l’électricité » :  « L'histoire débute au 18e siècle, quand le domaine appartient à la duchesse de Mortemart puis au trésorier Jean-Pierre Richard. À cette époque, savourer des sorbets en plein été, constitue le comble du raffinement. Pour y parvenir, trois cavités maçonnées sont creusées à l'abri du soleil : la glace hivernale y est empilée entre des lits de paille, isolée par des murs d'un mètre d'épaisseur, tandis qu'un puisard évacue l'eau de fonte. Deux de ces glacières ont traversé les époques pour parvenir jusqu'à nous. Au XIXe siècle, les docteurs Félix Voisin et Jean-Pierre Falret installent une maison de santé sur le domaine, où s'éteindra l'illustrateur Grandville en 1847. L'une des glacières connaît alors une métamorphose unique : elle devient un lieu de culte surmonté d'un clocheton. Sa façade adopte le style néo-roman, caractérisé par ses arcs en plein cintre et sa sobriété inspirée du Moyen Âge. Sa voûte d'entrée intègre d'étonnantes poteries creuses en terre cuite, un procédé issu de l'Antiquité pour alléger la structure tout en renforçant l'isolation. En dessous, le réservoir originel subsiste intact ».

    Une rénovation a été lancée au début des années 2020, grâce à la Fondation du Patrimoine,  qui se sont terminées au cours de l’année 2026. Ces glacières ont obtenu en 2024 le label « Patrimoine d'intérêt régional » attribué par la Région Ile-de-France : « Cette restauration représente bien plus que la sauvegarde d’un monument, elle traduit notre volonté de transmettre aux générations futurs un héritage qui fait l’identité de notre commune » rappellera le maire de Vanves