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lycée michelet

  • VANVES PAR LE PETIT BOUT DE L’OREILLE A L’HEURE DU DECONFINEMENT

    REPORT DU FESTIVAL CINEMA ECOLOGIE 2020 DE VANVES AU LYCEE MICHELET

    «Depuis 2008, le festival Cinéma Ecologie s'est déroulé chaque année au printemps. Vous êtes de plus en plus nombreux à y participer pour notre plus grand plaisir, et c'est une fierté pour nous de l'élaborer pour vous le faire partager. Cette année, il était prévu durant la période du 3 au 7 juin 2020 sur le thème : « Quelle économie pour un monde écologique? ». Mais compte-tenu des circonstances actuelles, vous imaginez bien qu'il ne pourra avoir lieu à ces dates. Nous envisageons de le reporter au début du Printemps 2021» ont annoncés ses organisateurs dans un communique diffusé par la Ruche de Vanves «Cependant, vous pouvez trouver sur le blog de la Ruche, alternatives écologiques et solidaires (www.laruchedevanves.org), les résumés des films que nous voulions vous proposer lors de ce festival 2020, ainsi qu’un petite bibliographie sur les sujets concernés. Cette pandémie alimente notre réflexion et nous donnera quelques thèmes supplémentaires à aborder dans les débats avec vous sur ses rapports avec le changement climatique, la mondialisation, etc... » ajoutent ils

    4 Films auraient dû être diffusé : «Tout s’accélère» (2016) de Gilles Vernet qui a abandonné son travail de trader pour devenir instituteur.. «Océan, la voix des invisible (2016)» de Mathilde Jounot qui a mis au jour les intentions réelles de certains défenseurs de l’environnement. «La nature, nouvel eldorado de la finance » (2014) de Sandrine Feydel et Denis Delestrac qui se penchent sur l’évolution du monde capitaliste tenté par les mirages de l’économie verte. Enfin «Frères des arbres, l’appel d’un chef Papou » (2017) de Marc Dozier et Luc Marescot  sur Mundiya Kepanga, chef papou de la tribu des Hulis a toujours vécu avec les siens dans cette forêt primaire, une des dernières de la planète exploitée à outrance par des multinationales 

    REPRISE DU TRAFIC

    Le déconfinement progressif se confirme sur les routes franciliennes et dans nos rues vanvéens, même si les chiffres restent encore inférieurs à la situation d'avant la crise sanitaire. Dans la semaine du 11 mai, le site Coyote a relevé une hausse de 50% du trafic en région parisienne par rapport à la semaine précédente et 70% des utilisateurs avaient repris la route, soit un peu plus que dans le reste de la France. Une tendance qui s'est confirmée la semaine suivante. Le 18 mai a vu la reprise du trafic atteindre 80% des niveaux constatés l'an dernier à la même période, n'occassionnant  toutefois pas les points de congestion habituels. Le 25 mai par exemple, le relevé du cumul des bouchons de Sytadin dépassait à peine les 75km, ce qui reste faible par rapport à la moyenne de plus de 350 km aux heures de pointe. S'il est encore trop tôt pour dresser un réel bilan qualitatif de ces flux de circulation, le maintien d'une partie des Français en télétravail peut expliquer ce retour à nuancer du trafic automobile

  • COMMENT A VANVES VIT ON CE CONFINEMENT HISTORIQUE… AU LYCEE MICHELET AVEC LE PROVISEUR ERIC BISET

    Contrairement à ce que ne laissent le croire, tous ces collèges et ces lycées fermée, l’activité est intense, mais à distance, puisque l’ensemble de ces établissements scolaires, avec leur équipe pédagogique, assurent une continuité pédagogique  comme l’expliquent à Première Heure, Eric Biset proviseur du lycée Michelet (Vanves) qui est une cité scolaire avec collége, lycée et classes préparatoires. Même si  aujourd’hui, la plupart sont en vacances pour quinze jous. Mais ils avaient d’un break après ses trois semaines de confinement et de sollications par leurs enseignants. Depuis le moment où a été réalisée cette interview et sa parution, le ministre Jean Michel Blanquer a annoncé que toutes les épreuves du baccalauréat et du brevet seront validées en contrôle continu, que de manière inédite, tous les élèves de collège auront donc cours jusqu’au 4 juillet. Il a prévenu  que l’obtention du diplôme sera «suspendue à un contrôle d’assiduité. Comme pour le baccalauréat, le fait de rester jusqu’au 4 juillet est une condition sine qua non, dans la mesure où il y aurra un retour à la normale dans l’intervalle»

    Vanves Au Quotidien - Comment assurez-vous au lycée et au collège cette continuité pédagogique ?

    Eric Biset : «Elle se déroule de plusieurs façons : Après quelques jours difficiles en termes de connections, lors de la première semaine de confinement, parce que le département et la Région n’avaient parfaitement calibré le nombre de connexions liées à cette activité,  les choses sont rentrés dans l’ordre mercredi. Nous utilisons beaucoup l’ENT (Environnement numérique du Travail) qui dispose d’outils nous permettant de faire énormément de choses. Et nous communiquons par mail bien sûr. L’activité presque est aussi importante qu’en période normale. Les professeurs continuent à faire des cours en ligne, avec leurs élèves, aux heures de cours qui étaient prévus, souvent sur des séquences plus courtes. Le fait de la distance entre le professeur et les élèves pose des problèmes d’échanges, car les élèves ont du mal à poser des questions et à entrer dans un échange direct, parce que les lois de communication sont très définies sur la partie informatique. On voit bien qu’on perd cette interaction et ce vrai rôle l’enseignant dans sa classe. Mais beaucoup de choses se passent !

    VAQ - C’est tout simplement de la visio-conférence ?

    E.B. : «Tout à fait pareil ! Plusieurs systèmes sont utilisés. Notamment un système où le professeur n’a que le son, mais pas d’images. Parce qu’on s’aperçoit qu’avec un professeur et 35 élèves, ce sont  36 connexions, 36 fois une vidéo qui n’apporte pas grand-chose au cours en lui-même. Utiliser uniquement le son est plutôt agréable.   

    VAQ – Qu’est-ce que cela implique, dans les coulisses, d’assurer cette continuité pédagogique ? 

    E.B. : «Nous avons eu mercredi, une visio-conférence avec la directrice académique pour faire une réunion de bassin, c’est à dire avec les chefs d’établissements du bassin de Vanves, soit 40 personnes, pour faire un point sur les mesures prises pour la fin de l’année scolaire, le calendrier avec les éléments dont nous disposons, peu nombreuses, parce que les annonces devraient être faites d’ici la fin de la semaine, notamment sur le passage des examens du Diplôme National du Brevet  et du baccalauréat, avec la suppression des épreuves orales, le maintien ou pas des épreuves écrites, peut être un léger décalage du calendrier…. Le ministére de l’Education national travaille sur plusieurs scénariis, mais cela fera partie des éléments que nous allons étudier prochainement.  

    La Principale adjointe chargée du collège a envoyé un mail aux enseignants sur ce qui passe en précisant que les élèves allaient avoir besoin d’un «break,» car ils sont énormément sollicité par l’ensemble de l’équipe, s’ils répondent à toutes les demandes, ce qui est le cas. Ils ont vraiment un taux d’occupation important durant la semaine. Les parents découvrent comment vivre 24H sur 24 avec ses enfants, que ce n’est pas aussi simple que prévu de vivre ensemble confiné, avec inévitablement des frictions. Or les enfants ont besoin de sortir de décompresser, et là, ils restent confinés dans un même lieu, ce qui peut poser des problèmes pour certains parents

    VAQ - Et pour les lycéens ?

    E.B. : « Le problème est le même, avec la même diversité, mais le suivi est plus facile avec ses élèves parce qu’ils sont plus binaires, très volontaires ou pas du tout. Là les choses sont très claires, alors que les collégiens sont plus fuyants. Il faut aller les chercher là où ils sont. C’est le travail réalisé par le personnel qui n’est pas en charge de cours, comme la principale adjointe, la conseillère d’éducation qui relancent, sur la demande des enseignants qui indiquent qu’il en manque un ou deux sur la trentaine d’élèves, qui ne répondent pas, qui ne renvoient pas leurs devoirs. Ils appellent les familles, les élèves et essaient de comprendre ce qui se passe.

    VAQ. - Comment cela s’est passé pour les élèves non équipés d’ordinateurs ?

    E.B. : «Nous avons mis à disposition trois ordinateurs portables pour des élèves qui n’avaient pas de moyens numériques à la maison. L’élément que nous n’avons pas, et qui est un souci pour les familles qui ont deux ou trois enfants, concerne l’équipement et la connexion :  il est compliqué d’avoir 3 ordinateurs connectés sur Internet lorsque vous avez 3 enfants scolarisés au collège et au lycée. Beaucoup n’ont un ordinateur fixe et un portable, sans avoir la possibilité de réaliser  3 connexions. Il faut bien réguler que les temps de mise en ligne soit séparé d’un temps de travail personnel. Notre travail quotidien avec la principale est de bien vérifier, avec les enseignants, quelles sont les difficultés que rencontrent les enseignants sur le retour des devoirs etc…

    VAQ. - Est-ce que la Région et le département ont mis en place des dispositifs spécifiques ?

    E.B. : «Les collectivités territoriales ont beaucoup travaillé pour maintenir à niveau les serveurs, les connections, même si on a encore quelques soucis avec les messageries, avec une période difficile entre 15H et 18H. Du coup, on lit les mails avant ou après. Elles ont surtout beaucoup développé et valorisé tout ce qui était déjà en ligne, que les gens connaissaient peu ou pas. Elles ont mis du personnel à disposition, surtout à la Région, et à l’Etat, avec les correspondants TIE de bassin en matière de NTCI qui ont été très sollicité et nous ont beaucoup aidé à mettre en place toutes ces classes virtuelles, à former des professeurs à distance, à mettre en place des tutoriels pour savoir comment se connecter, avec des sites pour tester leurs connaissances dans le numérique qui sont très bien fait.

    VAQ -Portez-vous une plus grande attention à ceux qui vont passer le bac ou d’autres examens prévus en fin d’année scolaire ?

    E.B.  : «Pour les classes préparatoires, j’avais pris un certain nombre de décisions en interne, notamment pour la continuité pédagogique, avec le principe des colles orales, classiques et régulières en classes préparatoires, dans les matières régulières. J’ai maintenu le principe de colles à distance pour les élèves, par vidéo, jusqu’à ce que ministre de l’Education national décide de les suspendre le 1er Avril. Pour  la simple et bonne raison que ses concours changeront de formes, les élèves seront sélectionnés uniquement sur des épreuves écrites, les oraux étant supprimés des concours. Pour le bac, il a été maintenu, à la demande, et en termes d’organisation, pour certaines disciplines, un bac blanc à distance. C’est à dire un mécanisme d’entrainement par les élèves à un devoir chez eux au lieu de l’être au lycée. On leur envoie le sujet à 8H du matin, et ils doivent le renvoyer à midi, soit sous une forme numérique, soit une forme papier écrit, soit scanné, ou pris en photo avec le portable, dans les délais impartis avant 12H/12H30. Comme la mise en confinement a été très rapide, on n’a pas pu se réunir pour discuter ouvertement d’autres modalités, en envoyant des devoirs à faire sous une autre forme, en ne respectant pas ce calendrier d’examens blancs prévu.

    VAQ -Et pour les collégiens ?

    E.B. : « Nous avons fait des fichiers,  des  documents sur tout ce que les élèves peuvent aller voir à la TV, sur les chaînes de C+,  la 5, Arte…sur des thèmes bien particulier, avec des conseils sur des films à regarder, afin  qu’ils puissent alterner entre  connaissance et culture,  et  leur travail. Il y a des conseils en lectures, sur tout ce qui peut être fait en broadcast sur France Culture par exemple, en essayant de leur donner le maximum d’informations

    P.H. – Qu’est-ce que toute cette période de confinement va changer ?

    E.B. : « Nous avons vraiment fait un bond sur l’utilisation du numérique que l’on ne connaissait pas, à tous les niveaux. Les réunions, en tant de chefs d’établissements, seront de plus en plus à distance, pour éviter les déplacements en IDF pour gagner du temps. En 1H de temps mercredi dernier, on a fait ce qui nous consommait une après-midi d’habitude avec les déplacements au rectorat. Il y aura un avant et un après confinement sur un certain nombre de pratiques. Mais il ne faut s’attendre à une vraie révolution, parce que les gens vont très vite récupérer les pratiques anciennes, mais il y aura quand même, pour beaucoup, de nouveaux usages, en particulier dans le domaine du numérique.    

    P.H. - Préparez-vous déjà l’après confinement avec le retour des éléves ?

    E.B. : « Nous avons réfléchi sur un certain nombre de choses, et c’était l’un des thèmes de notre visio-conférence de Mercredi dernier. Certains parlent d’une Rentrée progressive ou étalée.  Elle devrait être étalée, notamment pour le personnel qui doit rentrer dans leur intégralité, avant les élèves, puisque l‘établissement n’est pas apte à recevoir les élèves et les enseignants dans les meilleures conditions possibles, car il faut le nettoyer, tout le personnel étant parti très vite lors de l’application du confinement. Pour les élèves,  certains prônent une reprise étalée comme une pré-rentrée de façon à pouvoir les accompagner dans leur retour, car il y aura beaucoup d’excitation pour le collège. Pendant ce temps-là, des services d’intendance ont beaucoup de travail parce qu’il y a beaucoup de régularisation à faire sur ce qui était prévu, notamment en matière de restauration scolaire, d’ordres recettes, de comptes financiers alors qu’ils devaient être avalisés par les conseils d’administration avant fin Avril et qui ont été reporté jusqu’au 30 Juin

  • LES EFFETS A VANVES DE LA PREVENTION CONTRE LE CORONAVIRUS

    Avec le 1er tour des élections municipales, cette semaine aura été marquée par la pandémie de coronavirus qui s’étend, avec plus  de 600 case Ile de France à la fin de la semaine, l’allocution du président de la République qui a amené les municipalités comme  Vanves à prendre des mesures de prévention et de précaution sanitaire annoncées dans deux courriers du maire adressés aux vanvéens, et sur le site Internet de la ville, relayées par les associations comme le stade de Vanves notamment : Plus d’école de tennis, de football… plus de matchs, ni de rencontres sportives comme l’ont demandé les différentes fédérations sportives des disciplines représentées à Vanves ;  fermeture des créches, des écoles, des accueils de loisirs, mais aussi du collége St Ex, du Lycée Michelet, du LEP Dardenne. A noter que tant la Région que le Département ont appelés les enseignants à utiliser massivement l'espace numérique de travail (ENT)où  les élèves peuvent retrouver  les informations du collège, du lycée mises à jour, le lien avec leur établissement par la messagerie, les cours, devoirs mis à disposition par les enseignants, les ressources pédagogiques dont l'outil de soutien scolaire.  Suspension des activités pour les moins de 18 ans organisées par les structures municipales avec annulation des classes de neige  ou de voyages à l’extérieur pour les ados par exemple ; fermeture des locaux communaux pour toutes activités associatives ou privées s’adressant à un public de moins de 18 ans, suspension des activités de loisirs et d’animation s’adressant à un public de plus de 70 ans…

    Cette épidémie a commencé à faire voir ses effets la semaine passée et ce week-end avec des vanvéens qui ont fait des réserves, vidant les rayons de pâtes, de riz, de papiers toilettes, une moindre fréquentation des restaurants, notamment avec le télétravail dont certains ont vu nettement les effets avec l’absence de clients habituels lors des déjeuners. Les représentations du théâtree le Vanves etg surtout du festival Artdanthé ont été annulés : «Le Théâtre de Vanves et les événements qui y sont accueillis ont toujours été pensés pour favoriser les rencontres et les échanges, dans une ambiance conviviale et détendue, qui nous semble difficile à maintenir aujourd’hui….Nous tenons à remercier le public de s’être déplacé en nombre malgré tout pour offrir un si beau début de 22e édition au Festival Artdanthé et espérons vous revoir tous très vite. Nous remercions également les artistes pour leur travail formidable, qui nous donne, en ces temps troublés, à voir, à penser et à rêve» indiquait l’équipe du théâtre sur son site internet. L’ESCAL a suspendu toutes ces activités pour les moins de 18 ans et les plus de 70 Ans, tout en maintenant les inscriptions des jeunes pour les activités durant les vacances de printemps, sous réserves, sans les faire payer préalablement.

    Les messes ont été annulées dans les paroisses de Vanves ce wee-end . La mesure est absolument sans précédent mais elle s’impose après les «décisions de l’Etat» et «par prudence» selon les autorités religieuses.  Toutefois, les messes en semaine ne le sont pas, à condition d’être célébrée devant une assistance restreinte. Toutefois  «une messe sera célébrée vendredi 20 mars à 19h à St-François d’Assise Relayant la prière du Saint-Père qui confie Rome, l’Italie et le monde à la protection de la Vierge, en signe de salut et d’espérance et le message de Mgr Rougé nous invitant tout à la fois à la prière, l’action et la confiance, nous demanderons à Dieu d’éloigner les épidémies : celle du coronavirus, celle de la peur et nous prierons pour les malades, les soignants, la recherche. Soyons nombreux pour faire monter cette supplique vers le Seigneur» indique le pére Bernard Auville dans le Sel et Lumiére de ce week-end. Comme les diocéses franciliennes fête Sainte Genevièves, Mgr Aupetit archevêque de Paris a invité «tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté à réciter chaque jour et jusqu’à la fin de la pandémie la prière à Sainte Geneviève. Elle a su, par sa consécration, son courage et sa prière, sauver les Parisiens des plus graves fléaux. Au-delà de notre ville nous la solliciterons pour que le Seigneur écarte de nous le mal, accueille les défunts, protège les malades et veille sur ceux qui les soignent. Jusqu’à Pâques, j’invite aussi les fidèles à vivre un jour de jeûne tous les mercredis»