Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Communication

  • DES ASSOCIATIONS SOUHAITENT AMELIORER L’INFORMATION PAR AFFICHAGE DANS VANVES

    Plusieurs associations vanvéennes  (Agir pour le Plateau, Amap le Panier vanvéen, le groupe local d’Amnesty International, Art & Culture, La Fabrique à Breac, La Petite Galerie, La Ruche de Vanves, Vanves en Roue Libre, La Vie Nouvelle) ont pris l’initiative après le Forum des associations  de faire part de leurs réflexions concernant l'affichage associatif  au maire de Vanves .

    « Les possibilités d'affichage  paraissent en effet bien limitées, qu'il s'agisse des panneaux associatifs (au nombre de 7) ou des panneaux d'affichage libre (7). Pour autant, le tissu associatif de Vanves est varié et riche et de nombreuses associations peinent à faire connaître leur existence et promouvoir leurs activités. Les panneaux associatifs ne sont pas directement accessibles pour les associations. Ils sont par ailleurs peu nombreux et ils sont tous situés dans le quartier du Plateau ! Quant aux panneaux d'affichage libre, ils sont rares et situés à des angles morts de la ville, où presque personne ne passe » ont-elles constaté dans un courrier commun en faisant quelques propositions pour pallier cet état de fait, qui nuit au rayonnement des associations non municipales.

    Elles ont demandé au maire « d’installer d'autres panneaux associatifs  plus visibles, plus dynamiques et plus nombreux, en particulier à la sortie du métro, et dans les quartiers de Vanves autres que celui du Plateau. Et de créer des espaces d'affichage libre dignes de ce nom, dans des lieux visibles et fréquentés. Ceci faciliterait en outre l'expression et les interrelations entre associations.  A défaut d'une maison des associations qui serait fort utile, nous avons la chance de bénéficier des services du Phare,  du CLVA (Conseil local de la vie associative), et d’une information limitée dans les journaux de la ville, mais on peut rêver de moyens d'expression encore meilleurs ».

    Dans sa réponse, Bernard Gauducheau reconnaît que le réseau de panneaux associatifs, présente des insuffisances dans certains secteurs. « Ce constat a déjà été transmis aux services de GPSO qui travaillent sur la préparation d’un appel d’offres sur ce type de mobilier urbain. A ce jour, nous n’avons pas connaissance des conditions qui permettront de développer ce réseau de manière plus équitable dans tous les quartiers de la ville ». Les associations ont répondu qu’elles étaient intéressées pour participer à la réflexion menée par GPSO sur l'implantation de nouveaux panneaux d'affichage associatif. « Si nous n'ignorons pas les contraintes techniques qui président à ce type d'appel d'offres,  nous pensons que notre condition d'utilisateurs  de ces moyens  d'information nous donne une compétence  pour juger du bien fondé du nombre et des lieux d'implantations envisagés. C'est pourquoi nous souhaiterions  participer à cette réflexion et vous demandons  de nous indiquer quels sont les interlocuteurs qu'il faut saisir à l'Agglomération pour nous impliquer sur ce dossier ».

    Quant à l’affichage libre, le maire indique qu’il est réglementé : « La surface totale minimum alloué à l’affichage libre est fonction du nombre d’habitants de la commune et son mode de calcul est donné dans le code de l’environnement. Il n’est pas prévu de modifier l’implantation de ces panneaux laquelle a fait l’objet de nombreux échanges entre les services de GPSO et ceux de la ville de Vanves » indique t-il. « Nous ne doutons pas que la ville respecte strictement les minimas prévus par la Loi, mais nous regrettons qu'elle s'en tienne à ces valeurs et que leur implantation  les rende bien peu visibles » ont-elles réagit dans leur réponse en constatant qu’il évoque une longue négociation avec GPSO. «  Il est dommage  que celle-ci n'ait fait l'objet d'aucune consultation du milieu associatif par exemple au sein du CESEV. En effet ces panneaux d'affichage libre sont le seul moyen d'émission d'informations réactives auprès de la population Vanvéenne car, quelle que soit la diligence du Phare, l'affichage sur les panneaux associatifs demande des délais souvent trop importants pour avertir nos concitoyens de la tenue d'une réunion imprévue ou de la modification de sa localisation. Pour que vous puissiez apprécier la pertinence de notre demande nous vous suggérons de lancer une enquête  sur le site de la Ville ou au travers des colonnes de « Vanves Information » sur la connaissance de l'existence de ces panneaux par nos concitoyens et leurs souhaits concernant leur localisation ».

  • La révolution LiFi dans la ville de Vanves : Peut être pour demain ?

    La communication électronique de la ville de Vanves était à l’ordre du jour de la réunion de majorité mensuelle d’hier soir à l’hôtel de ville. Elle intervient à un moment opportun car le Conseil Régional où siège le maire de Vanves,  accueillait Jeudi dernier,   la 1ére conférence dédiée au LiFi (Light Fidelity)  dans la ville organisée par la Smart Lighting Alliance (SLA).

    Cette nouvelle technologie transforme l’éclairage en réseau de communication, c'est-à-dire la source lumineuse en diffuseur de contenu numérique.  «Chaque point lumineux, grâce à une lampe led, peut devenir un point d’accès à Internet » expliquait un  des chercheurs de la SLA  devant un candélabre connecté à Internet en bi-directionnel : la voie descendante s’effectue en lumière visible, la voix montante en lumière invisible, les informations étant transmis en langage informatique sous formart 0 1 1 1 1 0…. Et elle présente une grande sécurité, car la lumière ne se pirate pas,  ne se propage pas comme les ondes donc pas  d’incidence sur la santé, et la communication reste anonyme tout en privilégiant la proximité et la géolocalisation. Il  devrait permettre à des villes d’être propriétaire de leur propre réseau de communication pour des coûts extrêmement faible, afin de pouvoir communiquer avec leurs habitants.

    Il est facile d’imaginer, comme l’ont fait les responsables de la SLA les applications dans une ville comme Vanves qui  créerait son  propre réseau de communication à travers l’espace public : Les candélabres pourraient se mettre en mode alarme en clignotant pour prévenir d’un événement grave (météo, enlèvement, attentat…). Chaque candélabre étant géolocalisé, des informations pourraient être envoyées dans telle ou telle rue pour prévenir de travaux, mais aussi faire de la publicité sur le programme du  Cinéma le Vanves lorsque vous passerez au marché ou rue Sadi Carnot,  ou sur les magasins lorsque vous passerez rue Jean Jaurés ou Jacques Jézequel, ou donner les horaires de la piscine lorsque vous circulerez rue Larmeroux…car la LIFI  ne s’arrêtera pas aux candélabres dans la mesure où il suffira d’être équiper de cette ampoule sous forme de décodeur …. pour réseauter à partir de sa tablette ou de son portable.  Et leurs fabricants sont déjà sur le coup et notamment Samsung puisque des journalistes spécialisés très avisés ont découvert un tel décodeur en décortiquant leur appareil et ont demandé à quoi cela servait. « On test ! » leur a-t-on répondu.  Ainsi bientôt,  «on pourra créer un véritable réseau de proximité, intranet-ville qui apportera jusqu’à son domicile les services de la mairie qui est le dernier prestataire auquel les habitants ont confiance. Le maire pourra directement parler à ses habitants dans leur appartement, quartier par quartier, immeuble par immeuble, le tout dans l’anonymat le plus complet »

    Ne croyez pas que c’est de la science fiction car c’est déjà expérimenté  dans le quartier Camille Claudel de Palaisseau  où 77 candélabres connectés ont été installés pour apporter des informations sur les services de la ville. «L’expérimentation en cours nous permet de réfléchir aux usages de demain avec de nouveaux services à la population, notamment en matière de gestion de leur environnement. Cela permet également d’apporter des solutions en matière de protection des populations sensibles (dans les crèches, les écoles, les hôpitaux…)» indique  son maire. Un centre Leclerc du Bd Mac Donald  dans le 19éme  expérimente un chariot qui guide le client jusqu’au produit. Le visiteur du  musée de la carte à jouer d’Issy les Moulineaux  peut ainsi avoir des informations complémentaires sur l’œuvre qu’il admire.   Un groupe de travail vient d’être créé pour arrêter un véritable standard pour les villes. A quand un réseau LiFi à Vanves ?

  • L’EXEMPLE DE SAINT CLOUD DONT VANVES DEVRAIT S’INSPIRER « Quand vous faîtes confiance aux habitants, on s’aperçoit qu’ils sont d’une grande sagesse ».

    L’un des organes d’informations des Hauts de Seine faisait état d’une initiative d’un collègue du maire de Vanves dont il serait bienvenu qu’il s’en inspire : Eric Berdoati (LR) , maire de Saint Cloud s’est engagé   une démarche originale et ambitieuse entre mars et mai 2016. Il a demandé à quelques  571 clodoatiens tirés au sort sur les listes électorales  quelles sont leurs priorités pour leur ville à moyen et long termes.  Ils ont participé à deux réunions débats, à un atelier sous forme de « jeu sérieux » afin de travailler sur les priorités et les choix à opérer. Les services de la ville ont évalués et chiffrés. Et une nouvelle réunion, le jeudi 12 Mai, a permis de présenter les résultats avec les actions et les économies retenues par le maire et son équipe municipale

    « Au moment des festivités de Noël, nous avions décidé de faire un certain nombre d’économies sur les illuminations qui ont été beaucoup moins nombreuses. Un clodoatien m’a alors dit « comment se fait il  qu’il y ait moins de décorations de Noël ? ». Et je lui ai expliqué que, compte tenu des difficultés  auxquels notre ville est confrontée, nous étions obligés de faire un certain nombre d’économies ! Et que,  ce qui coûte très cher dans les illuminations de Noël, c’est la pose et la dépose, pas tellement la consommation électrique car tout est en Leds. Et si on en réduit le nombre, on réduit la facture de 100 000 €.  Et je me suis aperçu que 100 000 €  ne lui parlait pas vraiment, par rapport au budget municipal dont il ne connaissait pas le montant. Cette somme ne lui donnait pas une vraie idée d’économie. Mais c’est un petit peu plus d’un point de taxe d’habitation ».  A partir de là, il s’est  dit qu’il fallait trouver une méthodologie de concertation pour échanger avec eux sans que cela soit un cours de finances publiques rébarbatif  auquel ils ne viendraient pas, à juste raison, comme c’est le cas avec la séquence budget des réunions publiques à Vanves,  sauf lorsque c’est le DGS de la mairie de Vanves qui explique, car il est très pédagogique….mais un peu trop long. 

    « Nous avons élaboré avec le cabinet Res Républica,  ce type de concertation inédit en France, car cela n’a jamais été fait sur l’intégralité d’un budget municipal qui a été présenté et discuté avec les  habitants, en leur expliquant qu’il y a des dépenses obligatoires – entretien du patrimoine scolaire, voirie… - d’autres qui ne sont pas obligatoires mais qu’on a du mal à s’en passer  parce qu’indispensables – restauration scolaire à moins de faire  comme en Angleterre avec la lunch box, créches…  -  enfin un troisième niveaux de dépenses ni obligatoires, ni vitales, c'est-à-dire ce que l’on fait en plus : la programmation culturelle, les équipements sportifs, le fleurissement… ». Et c’est sur celles-ci qu’ils ont travaillé. Ils ont eu à leur disposition un kit avec la carte du budget donnant tous les chiffres, et une carte joker « impôts » : Lorsqu’ils souhaitaient ne pas compenser une dépense nouvelle par une économie, ils pouvaient mettre une carte joker qu’ils ont très peu utilisé. « Ils ont été extrêmement raisonnables » reconnait le maire de Saint Cloud . « Lorsqu’on fait le total de l’ensemble de leurs souhaits en termes de projets nouveaux et d’économies, on s’aperçoit qu’ils ont proposé plus d’économie que de dépenses. Ils ont été extrêmement vertueux ». Ils ont proposé notamment de passer d’un rythme hebdomadaire à bi-mensuel, pour le passage du service propreté  dans la zone pavillonnaire, là où il n’y a pas de commerces.. Il en a été de même pour la collecte des ordures ménagères en proposant de 6 à 4 jours ( - 140 000 €)… allez voir sur le site internet de la ville de Saint Cloud les mesures retenues, mises à l’étude ou refusées. Très instructif.

     « L’enseignement principal est simple : Quand vous faîtes confiance aux gens, que vous avez une vraie méthodologie, en s’adjoignant un cabinet spécialisé et qu’on a des gens en nombre suffisant (600), on s’aperçoit qu’ils sont d’une grande sagesse. C’est gagnant de leur donner la parole et de les écouter » constate t-il en ayant remarqué que 2/3 des participants étaient des habitants qu’ils ne voient jamais, qui  ne font  pas parti du microcosme participant à toutes les activités de la ville. « Ce qui m’intéressait, c’était d’avoir un instantané de leur ressenti, et non pas sur ce que fait ou pas la ville en termes de compétences : Ils habitent dans la commune, ils s’en font fait une intime conviction, et cela m’intéressait de savoir, de façon très spontané et très naturel, quelle était leur intime conviction ».

    Cette initiative fait penser à celle d’un prédécesseur de B.Gauducheau à la tête de la mairie de Vanves : Gérard Orillard  (1981-19951) avait institué, dés  septembre 1981, une réunion tous les quinze jours  dans son bureau avec quelques vanvéens tirés au sort sur les listes électorales qui étaient invités à échanger avec leur maire sur leur ville, autour d’un verre à l’heure de l’apéritif le soir. Des rencontres très enrichissantes et beaucoup plus efficaces que la permanence téléphonique  « allo M le Maire » ou les réunions publiques où il est intimidant pour certains de prendre la parole.