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URBANISME

  • PARIS/VANVES : L’AMENAGEMENT DE LA PORTE BRANCION CONFIE A WOODEUM ET AUX ARCHITECTES HARDEL ET LE BIHAN

    Woodeum SAS et le cabinet d’architecture Hardel et Le Bihan ont remporté l’appel à projet «Inventons la Métropole du Grand Paris» pour aménager la porte Brancion entre Vanves et Paris-XVe arr. L’un des 55 sites dont les aménageurs retenus par un jury dont faisait parti le maire de Vanves, ont été dévoilés au pavillon Baltard de Nogent sur Marne, Mercredi en fin d’après midi 

    «Le sport, la nature et le bois pour remplacer la voiture et le béton» est le théme développé  par Woodeum SAS, mandataire du projet, accompagné du cabinet Hardel et Le Bihan Architectes et de l’entreprise BASE (paysagiste) avec un programme entièrement dédié au logement des jeunes et au sport. Ce projet s’étend sur 10 288m2, incluant trois bâtiments. : Un foyer pour jeunes travailleurs de 114 chambres, des terrains de sport, une résidence étudiante de 157 logements et des commerces prendront place de part et d’autre du site, côté Paris et côté Vanves. « L’ambition est de nouer un dialogue entre les deux communes en franchissant le boulevard périphérique, les commerçants locaux, les établissements d'enseignement à proximité afin de favoriser l'installation des jeunes étudiants et travailleurs sur le site» explique t-on chez Woodeum. «L’architecture permettra de créer une continuité urbaine. Chaque façade sera traitée selon le même principe : grande transparence, pas de mur pignon ni de façade secondaire et mise en évidence de la trame constructive et du matériau bois» ajoute t-on au cabinet d’architecte Hardel et Le Bihan

    Ce projet ambitieux pour assurer une continuité entre Paris et sa proche banlieue sur ce site de la porte Brancion parait mieux engagé que les principes d’aménagement arrêté et abandonné du protocole d’accord entre les villes de Paris et de Vanvesdu temps de Bertrand Delanoë. Ce site comprend trois terrains : les deux dalles de couverture du périphérique au niveau de la Porte Brancion de part et d’autre de l’avenue de la Porte Brancion , et un terrain en bordure de la rue Louis Vicat, comprenant des parcelles cadastrées appartenant à l'Etat et à la Ville de Vanves ainsi qu'une partie non cadastrée relevant du domaine public de l'Etat,  points d’entrée et d’échanges entre Paris et Vanves. « L’appel à projets est l’occasion de transformer ces espaces de jonction en véritables lieux de vie et d’urbanité, qui répondent aux défis de l’Arc de l’Innovation, au bénéfice des habitants » explique t-on à la MGP.

    L’environnement de cette zone est donc très spécifique, à l’interface de Paris et de Vanves. Côté Paris, le site appartient à la ceinture verte de Paris qui englobe le boulevard périphérique et s’étend jusqu’au boulevard Lefebvre desservi par le tramway. Le secteur environnant est composé d'équipements publics (grands équipements sportifs, groupe scolaire, espaces verts...) et de logements sociaux. A l’Ouest du site, le Parc des expositions de la Porte de Versailles a entrepris en 2015 de grands travaux de modernisation avec notamment la création d'un grand centre de congrès et de nouveaux hôtels situés avenue de la porte de la Plaine. A l'Est du site, de l’autre côté du faisceau ferré, à la porte de Vanves, le boulevard périphérique a été couvert et la dalle accueille le jardin public Anna Marly inauguré en 2013. Un projet de résidence étudiante est programmé sur cette couverture.

  • LE CHANTIER DU GRAND PARIS EXPRESS FAIT AUGMENTER LA TAXE D’AMENAGEMENT DANS LE TRIANGLE D’OR DE VANVES

    La Note de Conjoncture publiée par l'Observatoire Foncier de la Région Ile de France  fait ressortir une forte dynamique des marchés fonciers en 2016. En progression de +7% avec 20,5 milliards d'euros échangés, les ventes se concentrent avant tout dans la zone urbaine, en particulier dans les territoires de la Métropole du Grand Paris (MGP), et autour des futures lignes de transport comme c’est le casà Vanves du côté du Cos Montholon. «Les quartiers des futures gares du Grand Paris Express ont vu les transactions foncières progresser de +26% en 2016, pour des valeurs cumulées en hausse de +28%. Cette forte dynamique en 2016, qui prolonge la reprise relevée en 2015, fait suite à la période de contraction des marchés observée depuis 2011. Cependant, elle s'accompagne d'une hausse des prix des terrains constructibles ». Mais ce n’est pas le cas à Vanves, car il n’y en pratiquement pas. 

    Vanves est bien sûr concerné, au clos Montholon, dans ce fameux triangle d’or pavillonnaire pour l’instant (Av. de la Paix, av du Général de Gaulle, Rue du Clos Montholon) et en environnement immédiat, où 700 logements devraient être construit d’ici 2024 et s’ajouteraient  à la centaine existant. La pression est forte sur les propriétaires sollicités par les promoteurs qui leur promettent des ponts d’or. «Des désenchantements sont prévisibles  s’ils ne sont pas attentifs alinéas (écrits en petits) des contrats qu’ils signent avec eux. Ils risquent fort, au final, d’être payé moins que la valeur de leur terrain et de leurs biens » prévient une vanvéenne spécialiste de l’irbanisme et du foncier. Tout en regrettant que la ville laisse faire, sans avoir prévu un plan d’aménagement  d’ensemble dans cette partie de Vanves, sans prononcer le mot de ZAC car depuis le traumatisme de la ZAC Saint Remy dans les années 90, les élus ne veulent plus en entendre parler. Avec le risque du n’importe quoi !

    La municipalité s’est bornée à instaurer un taux majoré de la part communale de la taxe d’aménagement (qui comprend deux autres  parts régionale et départementale. Son taux était de 5% jusqu’à présent et varié selon le rythme de construction constaté dans la commune : Elle a rapporté 194 549,80 € en 2015, 99 577,97 € en 2016. Alors que la gare est en cours de construction, la commune a déjà été saisie de demandes de permis de construire représentant 144 logements dans le triangle d’or. Comme l’arrivée de nouveaux habitants va générer des besoins en équipements, notamment scolaires – La ville envisage d’agrandir le groupe scolaire du Parc – elle a décidé lors du conseil municipal du 27 Septembre dernier de porter à 10% le taux de sa part communal dans ce secteur, le taux de 5% étant maintenu sur le reste du territoire. « Il est normal que les promoteurs soient mis à contribution » a déclaré le maire de Vanves.    

  • NOUVEAU FRONT CONTRE LA TOUR TRIANGLE A COTE DE VANVES

    Trois nouvelles associations  - France Nature Environnement (FNE IDF), L’Association pour le développement harmonieuxde la porte de Versailles  (ADHAPEV) et SOS Paris - qui s'opposent à la future construction de la tour Triangle pour « atteinte inacceptable au grand paysage de Paris » selon elles, ont déposé mercredi dernier un recours devant le tribunal administratif pour demander l'annulation du permis de construire du 28 avril 2017.

    Elles ont envoyé une lettre recommandée, à la maire PS de Paris Anne Hidalgo, pour  demander « la résiliation de sa promesse de bail à construction » à la SCI Tour Triangle, filiale du groupe Unibail-Rodamco qui porte le projet. Selon leur avocat, le recourss’appuie sur « l'insuffisance d'étude d'impact paysager qui n'a pris en compte que des points de vue de la rive droite très lointains, et non de la rive gauche », ce qui « ne permet pas au public d'avoir une bonne compréhension » de cet impact. Il estime que « l'autorisation donnée à la SCI est illégale car il aurait fallu une procédure de mise en concurrence ». Selon le collectif d'opposants, le projet « n'est pas d'intérêt général » alors que « Paris n'a pas besoin d'espaces de bureaux supplémentaires » et que la tour représente une « négation de la ville, prévue pour exister en totale autarcie, coupée de la ville en la dominant de toute sa hauteur et toute son ombre » indique le collectif dans un communiqué.

    La mairie de Paris n’est pas vraiment étonnée par ce nouveau front dans la bataille autour de la tour triangle : « Ce recours ne nous surprend pas vraiment ? Ce sont des associations hostiles à la construction de tours qui font de la procédure. Le commissaire-enquêteur, le 1er février 2017, a donné un avis favorable. Ils arguent d'un vice de procédure, c'est un schéma classique » Jean Louis Missika  adjoint au maire à l’urbanisme en rappelant qu'il est toujours prévu que la première pierre de la tour soit posée avant 2020 pour une ouverture avant les jeux Olympiques en 2024. Très contesté, le projet avait été une première fois rejeté en novembre 2014 puis approuvé avec quelques modifications par le Conseil de Paris le 30 juin 2015, à une courte majorité. Mme Hidalgo avait alors rappelé que la construction du gratte-ciel représentait un investissement privé de 500 M€ et la promesse de 5.000 emplois.