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URBANISME

  • LA TOUR TRIANGLE A COTE DE VANVES RECOIT UN AVIS FABORABLE DU COMMISSAIRE ENQUETEUR

    La commission chargée de l’enquête publique  relative au permis de construire concernant la Tour Triangle qui s’était déroulée entre Septembre et Octobre 2016, vient de rendre un avis favorable, après avoir fait la synthèse des observations et examiné les différents aspects du projet et de son environnement : attractivité de Paris et de la Métropole, accessibilité, éléments programmatiques, etc...Pour l’instant aucune réaction du collectif contre la Tour Triangle  qui  attend une date d’audience pour son action en justice auprès de la Cour d’appel du Tribunal Administratif de Paris, contre une délibération votée par le Conseil de Paris en 2013 permettant de déroger aux règles de plafonnement parisien fixé à 37 mètres de haut sur le secteur  «Petit Parc» du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, et des conclusions de la Commission sollicitée par Jean Yves Le Drian, Ministre de la Défense qui avait mis en doute la pertinence de construire un IGH de 180 mètres de haut, à proximité du nouveau Ministère de la Défense Balard.

    La ville de Paris a tout de suite réagit à cefeu vert : « Il s’agit d’une étape décisive en vue de la réalisation de ce bâtiment, symbole de l’attractivité de Paris et de la Métropole du Grand Paris (MGP).  C’est une excellente nouvelle, qui confirme la pertinence de ce projet qui vise à renforcer l’attractivité métropolitaine. Dans un contexte post-Brexit, c’est un signal fort qui est envoyé aux entreprises qui réfléchissent à une implantation à Paris et dans le marché européen » saluait Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire en charge de l’urbanisme.

    Cet avis positif est assorti tout de même de de deux réserves. La première porte sur l’amélioration des performances énergétiques du bâtiment, par la fixation d’objectifs de consommation énergétique, qui devront faire l’objet de clauses de suivi innovantes. « Cela rejoint les préoccupations d’Anne Hidalgo, de faire de Paris la capitale de la transition énergétique. Les demandes de la commission d’enquête sur ce point font écho à ce que nous avons mis en place pour les projets lauréats de la consultation Réinventer Paris » détaillait Jean-Louis Missika.

    La seconde réserve porte sur l’application de mesures complémentaires de sécurité, demandées par la Préfecture de Police, en raison notamment de la proximité avec le ministère de la Défense. « Le promoteur devra intégrer ces points dans sa demande de permis de construire. Ce sont des mesures nécessaires et utiles, qui ne représentent pas de changements majeurs dans le projet » jugeait Jean-Louis Missika.

    La commission d’enquête a par ailleurs formulé neuf recommandations, relatives aux traitements des espaces adjacents à la Tour ou encore à la végétalisation des abords, qui permettront d’enrichir le projet. 

    La prise en compte des deux réserves et les réponses aux recommandations de la commission d’enquête par la SCI Tour Triangle, qui porte le projet, permettront de passer aux étapes suivantes : la délivrance du permis de construire puis l’ouverture du chantier, avec une pose de la première pierre à horizon 2020. « Ainsi, la Tour Triangle pourra être réalisée, contribuant à la stratégie de requalification du secteur de la porte de Versailles, à l’attractivité métropolitaine de Paris, aux attentes des acteurs économiques qui portent ce projet de longue date et à l’innovation et l’enrichissement architectural de Paris » ajoutait il. « Ce bâtiment phare contribuera à l’attractivité et à l’identité parisienne, tout en étant véritablement ouvert sur la ville et la métropole. Un quart de ses surfaces sera dédié à des équipements et services ouverts au public. En outre, son positionnement, perpendiculaire au boulevard périphérique, permettra grâce à l’animation commerciale à rez-de-chaussée de constituer un véritable lien avec Issy-les-Moulineaux et Vanves ».

  • LE MAIRE ET LES QUARTIERS PAVILLONNAIRES A VANVES : « La ville ne pousse pas à la suppression des pavillons. Je ne peux pas spolier leurs propriétaires ! »

    La fin de l’année 2016 et ce début d’année 2017 a été marqué par un fort mécontentement de riverains vis-à-vis de projets immobiliers dans des zones pavillonnaires de Vanves que ce soit du côté de la gare SNCF-Transilien de Vanves/Malakoff que du Clos Montholon prés du PMS André Roche. Il était intéressant de connaître l’avis de Bernard Gauducheau maire de Vanves sur cette polémique

    « Entre 2009 et 2014, Paris a perdu 13 000 habitants, et la petrtite couronne en a gagnée 137 000. La clef est là. Le mouvement d’urbanisation et d’extension de Paris est inéluctable. La petite courone est en  pleine croissance alors que Paris se vide parce que beaucoup de ménages parisiens préférent aller en petite couronne où ses villes étaient aussi attractives que la capitale. Très souvent, ils peuvent s’agrandir pour le même prix, avec une ou deux pièces de plus. Les propriétaires qui ont la chance d’avoir des pavilons sur des parcelles intéressantes, se rendent compte que leur pâtrimoine s’est largement revalorisé et pour un certain nombre d’entre eux qui sont prés de la retraite, ou qui ont envie de s’installer en province, ils se rendent compte que leur patrimoine a une vraie valeur et que, pour ceux qui pourront en retirer des bénéfices, cela leur donnera des moyens importants pour s’installer ailleurs ou réaliser un projet immobilier particulier » constate Bernard Gauducheau maire de Vanves

    « La mairie ne pousse pas à la suppression et à la disparition des pavillons. Ce sont les propriétaires qui sont libres de choisir de ce qu’ils vont faire de leurs biens. En tant que maire, je ne peux pas les spolier. Et j’ai pris des mesures au niveau du PLU qui tendent à limiter la densificaion : on est limité à  R +4 alors que dans le reste de la petite courone, c’est plutôt le minimun. Et on va à l’enconte des directives de l’Etat qui nous encourage à densifier de façon plus importante. Je n’ai pu faire valider mon PLU que parce que je pouvais déjà me prévaloir d’une densité importante de la commune sinon les services de l’Etat auraient refusé » explique t-il face à une montée du mécontentement

    « Les vanvéens doivent, au contraire, se réjouir des mesures de protection que nous avons mis en œuvre. Mais ils doivent aussi comprendre que la MGP inévitablement,  avec la création du réseau de métro automatique Grand Paris Express, va encore contribuer à cette densification. C’est un  mouvement inéluctable de croissance démographique, et de croissance économique. Notre rôle des élus est aiussi de répondre à cette demande d’habitation, de logement pour les familles.Le rôle du maire est de bien prendre en compte l’intérêt général et de faire attention d’accorder une importance relative aux intérêts particuliers. Je comprends l’inquiétude légitime de certains riverains qui sont mécontent de l’arrivée de nouveaux immeubles à la place de pavillons, générant des nuisances et quelques contraintes supplémentaires. Je suis chargé de préserver l’intérêt général. Et c’est logique que des quartiers proche d’une gare, favorisent la création de logements. Je comprends que des personnes isolées puissent réagir et trouver des prétextes pour explique que ce n’est pas cela qu’il fallait faire ! »

  • UN SCHEMA REGIONAL VEUT DENSIFIER ENCORE PLUS VANVES ET GPSO !

    Le second gros dossier étudié par les conseillers territoriaux de l’EPT (Etablissement Public Territorial)  GPSO (Grand Paris Seine Ouest) le  8 décembre dernier concrernait le schéma régional de l’habitat et de l’hébergement lancé par Jean Paul Huchon voilà deux ans, sur lequel les collectivités locales doivent donner leur avis, tout au moins les départements et les territoires comme GPSO

    L’EPT GPSO a émis un avis défavorable comme le conseil départemental des Hauts de Seine 92, car il est mis à contribution à hauteur d’une production de 2000 logements par an (38 000 pour les 12 EPT de la Métropole du Grand Paris ). « Le SRHH reproduit l’erreur de raisonnement du SDRIF : Il demande une densification du territoire alors que l’effort a déjà été en grande partie produit dans les Hauts de Seine, en particulier dans les communes proches de Paris et à l’occasion  de la mutation des grandes friches industrielles » constatait le conseil départemental  en comparant la densité dans  le  92 (9 062 habitants par km2) avec le 93 (6 572) et le 94 (5 526). « On veut imposer des taux de constructions impossibles avec des objectifs sans tenir compte du pourcentage d’habitants par rapport au pourcentage d’emplois, sans prendre en compte le manque de foncier »

    Il vise à l’échelle régionale un taux de 25% de logements sociaux avec un objectif de 37 000 logements sociaux en région dont  22 678 pour la MGP afin d’atteindre un taux de 30%. Les 4 EPT, dont GPSO, où le taux est inférieur à 25%,  devront particulièrement contribuer au rééquilibrage. A GPSO l’objectif de production de logements sociaux est de 1 351 par an pour atteindre  30%  en 2020. 1151 par an permet de répondre aux orientations aux orientations fixées par la MGP, 1083 au titre du rattrapage SRU. La production minimale en PLAI dans les communes assujetties au rattrapage SRU  (dont Boulogne par exemple) est de 325 logements sociaux par an, 758 pour la production minimale cumulée PLAI-PLUS. « 13521 logements sociaux neufs par an représentent 67,5% de la production totale de 2000 logements par an  attendu de GPSO. Ces objectifs quantitatifs et qualitatifs de logements sociaux  apparaissent peu réalistes et difficilement atteignables en perspective des objectifs arrêtés dans le PLH (500 logements sociaux  par an soit 25% de la production neuve totale auxquels s’ajoutent 150 logements en acquisition-amélioration dans le parc existant). Au vu de ces éléments, il existe un sérieux doute sur la capacité réelle de notre territoire à absorber de tels objectifs de logement compte tenu  de sa densité déjà élevée et donc de la rareté et de la cherté du foncier. De plus, l’application brutale de ces objectifs chiffrés, notamment en ce qui concerne le taux de 30% de logements sociaux  en stock à l’horizon 2020 induirait une augmentation massive de la production réelle, ce qui ne peut avoir que des effets négatifs sur la mixité sociale d’un territoire » indique le conseil territorial dans son avis.

    La répartition de logements  à réhabiliter (rénovation énergétique) du projet SRHH attribue à GPSO les objectifs de 300 à 400 logements privés individuels, 1700 à 2100 logements privés collectifs, 700 à 800 logements sociaux. Sachant que sur le territoire de GPSO, 22% des logements ont été construits après 1990. « Ainsi prés du quart des logements existants seraient difficilement mobilisables dans le cadre d’une politique de rénovation énergétique rendant difficile l’atteinte des objectifs du SRCAE. Par ailleurs les actions de professionnalisations dans le domaine de la rénovation énergétique apparaissent insuffisants. Trop peu d’entreprises présentent les garanties de compétence en matière énergétique auprés des particuliers malgré la promotion du label RGE