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MEMOIRE ET SOUVENIRS

  • AG DE L’UNC VANVES : DES PROJETS AVEC BIENTOT UN CONGRES DEPARTEMENTAL (EN 2018) ET DES MEDAILLES

    L’assemblée Générale de la 71éme section de l’UNC Vanves/Malakoff s’est déroulée pour la 93éme fois dans la grande salle des fêtes de l’hôtel de Ville dimanche dernier,  en présence du maire (Bernard Gauducheau), de la sénateur-vice président du Sénat (Isabelle  Debré), de la maire adjoint chargé des anciens combattants ( Marie Françoise Goloubtzoff), du président de l'UNC 92 (Antoine Orsatti). Son déroulement est immuable  avec un bilan des activités de cette section de l’UNC  présidée depuis maintenant 10 ans par Paul Guillaud et qui rassemble une trentaine de membres, un historique axé sur le conflit 14-18 à cause du centenaire, avec toujours un chapître vanvéen. Depuis maintenant quelques temps, c’est l’occasion d’un appel à la vigilance dont les événements de l’année 2016  confirment la nécessité, d’un hommage aux OPEX tombés aux combats dans les théâtres d’opérations extérieures de l’armée française avec la première pierre d’un monument dédié à ses soldats tombés au combat le 23 Mars prochain au parc Citroen, cette section UNC ayant assuré par deux fois en 2016, la présence sur le pont Alexandre III pour des militaires tombés au Mali, d’un rappel des actions solidarité de l’UNC… relatés généralement sur son site Internet et une page Facebook. Mais le grand projet de cette section qui va l’occuper durant toute une année, est l’organisation de l’assemblée générale de l’UNC 92 à Vanves au printemps 2018, lors d’une année centenaire de la création de  l’UNC et de l’armistice. 

    Antoine Orsatti, président de l’UNC 92 et Isabelle Debré ont rendu hommage à Lisiane Tellier qui a présidée pendant de longues années l’UNC 92 et créé l’association Mémoire du Mont Valérien qui a beaucoup œuvré pour le travail de mémoire auprès des jeunes qu’elle associait aux cérémonies notamment celle qui suivait le 11 Novembre. Isabelle Debré qui a été très sensible à son action, tient à ce que, à chaque fois qu’elle préside et participe à une cérémonie patriotique à ce qu’un ou plusieurs enfants l’accompagnent lors d’un dépôt de gerbes « afin qu’ils puissent comprendre d’où ils viennent. Ils doivent connaître le sacrifice de leurs ainés pour qu’ils puissent vivre dans un pays libre ! » 

    Enfin, Claude Boivin a reçu la médaille de porte drapeau, André Cordier et Jean Louis Bourlon la médaille d’Argent de l’UNC, Paul Philippart Jean François Telliez, Claude Boivin et Michel Judde la médaille de Bronze de l’UNC. Bernard Gauducheau a tenu rendre hommage à ce dernier qui vient de quitter la présidence du CLAP (Comité Local des Associations Patriotiques)  qu’il a assuré entre 2007 et 2016, avec un double souci, comme il l’a expliqué  : Rassembler le monde combattant, notamment l’UNC et la FNACA qui sont les deux principales associations vanvéennes, et sensibiliser les jeunes au travail de mémoire avec une belle réussite puisque la CM2 de l’école Larmeroux a reçu le 14 Janvier un prix pour son travail sur la bataille de Verdun.

    Le maire lui a remit la médaille d’or de la ville en rappelant ses états de service : Michel Judde a effectué toute sa carrière militaire dans les transmissions, officier analyste, expert en renseignement technique, chef de secton à la direction centrale des transmissions de l’armée de terre. Il a terminé sa carrière en 1991 auprés de  l’Etat Major de la Division « Daguet » pendant la guerre du Golfe, avant d’intégrer CSF Thomson  comme support de l’activité sécurité des systémes d’informations où il a travaillé notamment sur le développement et la commercialisation de produits « sécurité gouvernementaux ». Il préside d’ailleurs l’association des anciens combattants –Services de Renseignements de France et des pays alliés, et l est trésorier général de la Fondation de la France libre. 

  • VANVES REND HOMMAGE AUX 100 000 MORTS D’AFRIQUE DU NORD

    Une Cérémonie commémorative toute simple a marquée, hier,  à Vanves  la journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie au square des Combattants d’Afrique du Nord et des Territoires d’Outre-Mer (av.de Verdun, « car un décret du 26 septembre 2003, puis la loi du 23 février 2005 ont fait du 5 Décembre la journée nationale du souvenir et du recueillement pour les victimes de la guerre d'Algérie et des conflits du Maroc et de Tunisie » comme l’a indiqué Paul Guillaud, président de la 71éme section de l’UNC Vanves-Malakoff devant le Maire et des représentants de la Municipalité.

     « Nous nous retrouvons afin de perpétuer cet acte de mémoire et de respect à l'égard de tous nos camarades qui ont accompli leur devoir de citoyen et  sont morts pour la France quelque part en Afrique du Nord de 1952à 1962. 28 500 sont tombés durant ces10  années et plus de 600 après le 19 mars 62,  65 000 ont été blessés. Et nous déplorons  de nombreux prisonniers du FLN, a jamais disparus. Après une longue concertation, et suite  au débat ancien autour du 19 Mars du  et  du 16 octobre (date anniversaire de l'inhumation du soldat inconnu de la guerre d'Algérie à la nécropole de Notre-Dame de Lorette ), la date du 5 Décembre était donc une date qui devait pouvoir rassembler le plus grand nombre. En effet, en toute honnêteté, aucune date précise ne marque officiellement la fin des actes de guerre en Algérie, malgré l’accord de cessez le feu signé le 18 mars1962,  ni sa date d’effet théorique  le 19 mars à 12 heures,  ni même l’indépendance proclamée le  5 juillet 1962. Et ce, malgré l’article 2 de l’accord de cessez le feu : « Les deux parties s’engagent à interdire tout recours aux actes de violence collective et individuelle » a-t-il rappelé.

    « C'est d'ailleurs là tout le sens de notre commémoration du 5 Décembre,  un hommage solennel aux victimes des atrocités commises en Algérie avant et après les « accords » d'Evian du 19 mars 1962, mais également hommage à tous les hommes tombés dans les combats du Maroc et de la Tunisie. La loi du 23 février 2005 précise que soient associés à cet hommage du 5 Décembre  « les rapatriés d'Afrique du Nord, les personnes disparues, en particulier les très nombreux harkis et supplétifs et populations civiles victimes de massacres ou d'exactions commis durant la guerre d'Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian ». Rappelons que nos combattants, soldats d'active, réservistes, soldats du contingent et rappelés, ont accompli leur devoir, sur ordre du gouvernement de la France et dans le cadre de ses institutions ! Pratiquement toutes les familles de France ont été touchées par cette terrible guerre, qui a longtemps refusé cette appellation » a-t-il ajouté.

    Près de mille drapeaux se sont retrouvés, hier soir à  sous l'Arc de triomphe pour un hommage vibrant auquel ont participé quelques vanvéens, véritable démonstration nationale du monde combattants à l’appel du cercle de défense des combattants d’AFN, avec l’UNC, la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre-AFN, la Fédération Nationale de la ligne Maginot, ASAF (Association de Soutien à l’armée Française… .qui voulaient démontrer aussi « qu’il y aura toujours des français pour relever le drapeau ». 1000 drapeaux symbolisant les 100 000 morts pour la France (25 000 soldats français et 75 000 harkis) tombés en Afrique du Nord et en souvenir des 8 porte-drapeaux de l’association des anciens combattants de Mostaganem qui se succédèrent entre 1954 et 1961 et qui furent assassinés par le FLN pour leur loyauté et leur fidélité à la France et à leurs camarades Anciens combattants. « En reconnaissant, le 25 septembre dernier, le massacre dont les « harkis » ont été les victimes, le président de la République a implicitement désigné la date du 19 mars 1962 comme signal du début de ce massacre, confirmant donc le rejet de cette date par tous ceux qui ont combattu aux côtés des Harkis » constataient ces associations dans un communiqué annonçant ce rassemblement. Et il fut impressionnant après la cérémonie du Quai Branly où les cinq présidents de ces grandes associations avaient déposé ensemble un cousin avec cette banderole tout à fait neutre « Les Anciens Combattants d’AFN ».

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 28 – UN BUDGET COMMUNAL TOUJOURS DIFFICILE A BOUCLER

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil  de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis deux ans maintenant. La comparaison  entre 1916 et 2016 est incroyable à cent ans de distance. L’année dernière, le blog faisait le parallèle entre les problèmes posés par réfugiés belges en 1915/16, syriens et irakiens en 2015/16. Cette année, alors que pour la 3éme fois consécutive, les communes vont avoir des difficultés à boucler leur budget 2017, à cause du gel des dotations de l’Etat et de la péréquation, cent ans plus tôt, Aristide Duru et son équipe avait du mal à boucler son budget à cause de la guerre, de la baisse des recettes, devant faire appel aux bons communaux

    A l’époque, le conseil municipal votait son budget annuel  en Novembre/Décembre, c'est-à-dire le 30 Novembre 2016 pour le BP  2017. Il s’élevait à 680 965 francs de l’époque, pour une ville de 15 500 habitants. « C’est un budget d’attente comme ceux des années 1915 et 1916, les principales recettes ayant été réduite très sensiblement par l’état de guerre. Ainsi les taxes d’octroi ne rapportent plus que 61 090 Frs au lieu de 135 000 frs ». Cet « octroi »  était payé par tout transporteur de denrées alimentaires en entrant dans Vanves, contre lequel pestait Frédéric Pic, maire de Vanves entre1919 et 1939, lorsqu’il n’était que conseiller municipal et  maire adjoint d’Aristide Duru, en souhaitant sa suppression  dés la fin de la guerre : « Impôt tout à fait anti-démocratique, parce que non proportionnel d’une part avec la valeur des substances frappées, mais d’autre part avec les facultés contributives de l’assujetti, parce que frappant des objets de premières nécessité, parce que coûteux, difficile à percevoir et de prêtant à toutes les fraudes » expliquait il en mettant en avant les frais de gestion, 23 000 frs sur 140 000 frs perçus, un personnel insuffisant pour surveiller toutes les voies d’accès de la commune. « Impôt désuet et impopulaire que l’on demande de supprimer de toute part. La France est le seul pays où cet impôt a gardé un caractère universel » ajoutait il  en considérant qu’il ne suffisait pas de le supprimer mais de trouver une source de revenus nouveaux correspondants aux droits privés. Si les recettes de l’octroi avaient rapporté 140 715 frs en 1913, elles avaient diminué considérablement de 679 356 Frs, passant de 183 724 frs en 1913 à 146 487 frs en 1914 et 80 957 frs en 1915

    Mais « les crédits 1917  ont été maintenus intégralement de façon à ce que, la guerre terminée, la vie normale de la commune, puisse reprendre immédiatement » indiquait alors le rapporteur du budget, M.Fourmet,  en annonçant une augmentation du traitement du personnel communal  avec un crédit de 1400 frs pour l’indemnité de cherté de vie. Il avait inscrit des subventions de 2500 frs pour la soupe populaire, 1000 frs pour le Bureau de Bienfaisance pour secourir les permissionnaires nécessiteux, 2000 frs au Fonds municipal du chômage, 5000 frs pour  l’Œuvres des prisonniers de guerre et des combattants de Vanves , 10 000 frs pour les secours aux réfugiés…

    « Comme nos budgets se trouvent en déficit par suite de la guerre, une émission de 100 000 frs de bons communaux est prévu en recettes » avait-il annoncé en rappelant que le budget 1915 avait été équilibré grâce à 130 000 frs, celui de 1916 grâce à 95 000 frs, et celui de 1917 grâce à 110 000 frs de bons communaux . « Malgré le chiffre élevé de bons communaux communaux prévus pour équilibrer nos budgets, il a été possible jusqu’à présent de se passer de ses bons » expliquait il. Rappelons que ces bons communaux  étaient émis pour assurer les services municipaux indispensables, et notamment les secours aux familles privées de ressources du fait de la guerre. Ils étaient remboursables dans un délai d’un an à compter de leur émission