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MEMOIRE ET SOUVENIRS

  • LA PHOTO DU WEEK-END DE L’ASCENSION A VANVES : DES SAINTS CYRIENS RENDENT HOMMAGE A LEUR PARRAIN VANVEEN

    Dans la matinée du jeudi de l’Ascension, quelques passants ont été étonnés de voir autant de jeunes Saint-Cyriens sur le parvis de l’hôtel de ville. C’était la 202éme promotion (2015/2018) de l’école militaire Saint Cyr qui rendait hommage à leur parrain de promotion, le général Bernard-Saint Hillier (1911-2004), compagnon de la Libération  qui est enterré dans le cimetière de Vanves. D’ailleurs ils se sont rendus au cimetiére pour une courte cérémonie avec dépôt de gerbes, en hommage à ce militaire qui s’est engagé dans les Forces Françaises Libre, au lendemain de l’armistice , a participé à toutes les campagnes de la 13 DBLE et notamment à la défense de Bir-Hakeim, puis chef d’Etat-Major de la 1ére division Française Libre, il a participé au débarquement en, Italie, puis en Provence à Cavalaire. Après la guerre, il a combattu en Indochine, pris part à l’expédition de Suez en 1956 et a connu des commandements en Algérie Constantine, puis à Aloger où il a commandé la 10éme division parachutiste en Algérie, ce qui lui vaudra  d’être arrêté par les mutins au moment du putsch d’Avril 1961 à Alger et interné à In Salah 

  • COMMEMORATION DU 8 MAI A VANVES : « Dans un sursaut, nos compatriotes ont décidé de montrer dans les urnes leur profond attachement à la France universelle ! »

    A l’occasion de la commémoration du 8 Mai 1945, Bernard Gauducheau a eu des mots très forts au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron, comme cela avait été le cas, lors des célébrations marquant la journée nationale d’hommage aux déportés : « La République permet la liberté de conscience, assure l’égalité devant la loi, encourage sans cesse la fraternité entre ses enfants. La dernière campagne électorale a pu nous faire douter, tant elle nous a rassasiés de discours d’un autre temps. 72 années auraient-elles suffit pour tout oublier ? » a-t-il déclaré après avoir rappelé, comme il le fait à chaque fiois, le nom de tous ces jeunes vanvéens morts pour la France au combat, en captivité ou déportés dont certaines rues portent leurs noms.

    « Fort heureusement, dans un sursaut, nos compatriotes ont décidé de montrer dans les urnes leur profond attachement à la France universelle, fière de ses valeurs, prête à tenir les promesses pour les générations futures. Notre histoire et ses drames nous obligent à la fraternité et au rassemblement. Rien ne nous autorise à nous détourner de ce chemin, tracé par nos héroïques ancêtres. Soyons les gardiens de la Paix et de la République en opposant la raison à la force, à la haine et aux passions destructrices. Rappelons, comme Stéphane Essel « à ceux qui feront le XXe siècle, notre affection, en leur disant : créer c’est résister. Résister c’est créer ». Jeunes filles, jeunes hommes ici présents, l’avenir vous appartient. Il vous revient de faire de ce monde le vôtre. Le plus beau reste à venir, soyez les créateurs bienveillants d’un futur meilleur. Ainsi, le sacrifice de ceux qui sont morts n’aura pas été vain et sera toujours porteur d’espoir et de liberté » a-t-il conclu devant de nombreux jeunes vanvéens venus avec leurs familles place de la République, hier matin.

    D’autant plus que les classes de chant du conservatoire de musique avaient été mobilisées pour réciter un poéme d’Eluard, interpréter l’ode à la joie pour célébrer l’Europe… et donner plus de couleur à cette cérémonie patriotique qui était là vraiment villageoise et familiale.

  • A VANVES, DES COLLEGIENS TRAVAILLENT SUR LA GRANDE GUERRE ET LES EXPLOITS D’ANCIENS ELEVES DE MICHELET

    Les vanvéens ont encore une semaine pour découvrir au CDI de Michelet,  dans le cadre du travail sur la Mémoire, sur la Grande Guerre, le travail des  éléves de deux classes de 3éme. Ils ont réalisé des « unes »de journaux ou revues et des BD qui ont été présenté à travers cette exposition dans le cadre de la semaine de la presse et qui a été prolongé jusqu’au 28 Avril.

     

    La première a réalisé un travail sur les BD de l’époque. Ils ont recherché des images prises dans ces BD d’époque pour reconstituer un récit sur des faits réels et notamment à partir de faits d’armes qui ont touchés des anciens éléves du lycée : Ils ont ainsi réalisé une BD sur « le régiment tricolore - Le diable rouge » en s’inspirant du palmarés de Michelet où Paul Chapelle, l’un des deux fréres dont une rue de Vanves porte les noms, est cité plusieurs fois et du livre d’or du lycée qui précise l’itinéraire et l’ardeur au combat du jeune soldat. Ils se sont inspiré de l’agenda du grand père de Jacques Marillier, ancien éléve de Michelet qui leur a donné une copie pour reconstituer l’histoire « d'un carnet de poilu caché et retrouvé » : Gaston Marillier faisait parti du 160e régiment d’infanterie qui a été blessé à Verdun et plusieurs fois emprisonné. Ses élèves ont essayé ainsi de faire comprendre dans des vues illustrées, ce que ressentaient ces prisonniers. Justement la seconde classe a travaillé sur ses journaux de poilus et de prisonniers de l’époque, en reconstituant des « unes » avec l’aide du professeur d’art plastique, Eric Giraud avec des textes  et des dessins à partir de textes et de documents authentiques.

    Jocelyne Grandiau, professeur de lettres classiques  est à l’origine de ce travail autour de la « Grande guerre » à l’occasion des célébrations de son centenaire, en collaboration avec Véronique Haziza, professeur documentaliste du collège,  avec pour chaque année scolaire des thémes : Elle fait travailler actuellement ses élèves sur les « unes » des revues municipales qui touchent aux événements locaux qui se sont déroulées à cette époque dans ces communes et sur les célébrations du centenaire organisées dans ces villes.

    L’année scolaire suivante (2017-18) sera consacré à deux parcours de mémoire, avec un travail sur les monuments aux morts dans les villes du sud du département, et sur un autre théme dans le nord du 92, avec la réalisation de petits clips vidéo diffusé sur la web radio du lycée présentant un ancien éléve du lycée Michelet qui a combattu durant cette grande guerre, et ils sont nombreux, illustres ou anonymes, morts au combat ou revenu traumatisé  avec  des témoignages bouleversants : Ainsi sont cités dans cette exposition, sur de petites fiches,  en  dehors de Paul Chapelle et Gaston Barillier, Charles Peguy, Alain Fournier, Maurice Genevoix, Alain, Louis Ferdinand, Louis Pergaud, Appolinaire,Jacques et Gilbert Fleury…  

    Elle terminera en 2018/19 par un travail sur l’hôpital militaire qui s’est installé dans le lycée entre 1914 et 1919, et sûrement sur les hôpitaux militaire qui ont marqué cette époque. Son objectif est bien sûr de faire un livre sur tout ce travail avec des éclairages de spécialistes.

    Elle a reçu le label de la mission du Centenaire pour ce travail auquel elle essaie d’intéresser des associations d’anciens combattants pour obtenir quelques subventions. Elle a pris contact avec l’ONAC (Office National des Anciens Combattants) dont l’une des missions est la Mémoire, notamment en lien avec l’éducation nationale. Mais curieusement aucun professeur d’histoire ne s’est intéressé ce qu’elle fait.