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MEMOIRE ET SOUVENIRS

  • L’EVENEMENT DU WEEK-END A VANVES : UNE A.G. 2.0. DE L’UNC A SAINT REMY

    IL parait que certains paroisisens n’en sont pas revenus. La 71 éme section UNC de Vanves/Malakoff a tenu son assemblée générale dans la salle au rez-de-chaussée de la maison paroissiale de Saint Remy, samedi matin. Rien de plus normal aux yeux du pére curé Bertrand Auville qui faisait remarquer que l’église  (Saint Remy)  principale de Vanves depuis les origines, avait pour adresse place de la République.

    Une assemblée Générale pas tout à fait normale, comme le faisait remarquer Jean Baptiste Romain, directeur de l’ONACVG 92 (Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre des Hauts de Seine), en parlant d’A.G. 2.O, car les interventions du président (de l’UNC Vanves)  Paul Guillaud étaient accompagnées d’un power point avec textes, illustrations et photos. En présence du maire Bernard Gauducheau, de la vice président du Conseil Départemental du 92, en charge du monde combattant, Isabelle Debré, des adjoints au maire Marie Françoise Goloubtzoff (Anciens Combattants), Françoise Qaimpert (Associations), ou d’élus comme Nathalie Le Gouallec (Déléguée aux Cultes) mais là par solidarité militaire.

    Le Blog reviendra sur cette réunion qui s’est clôturée par un dépôt de gerbe devant le monument de la place de la République,  avec de curieuses coïncidence : Non seulement les cloches de Saint Remy sonnaient Midi lorsque le cortége s’est dirigé au centre de la place, mais aussi lorsque l’ensemble des participants ont entonné, à capela, la Marseillaise

  • JOURNEE INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’HOLOCAUSTE : DES RENCONTRES DE LA MEMOIRE A VANVES PLEINE D’ESPOIRS

    Entre la journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’holocauste, de prévention des crimes contre l’Humanité célébrée hier Vanves place de l’Insurrection, sous la pluie, et la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation fin Avril, des associations comme la LICRA avec sa section vanvéenne,  depuis 20 ans, organisent des rencontres de la Mémoire dans les collèges, à Saint Exupery, et cette année, pour la premiére fois à Michelet, entre ces jeunes collégiens/lycéens et des déportés : « A travers les livres, les musées et les cours d’Histoire d’une rigueur scientifique, il fallait ajouter une dimension humaine, le témoignage des survivants de ses camps. Au fil du temps plus de 3000 élèves ont participé à ces rencontres de la Mémoire, de nombreux témoins anciens déportés se sont succédé : Les époux Farnoux aujourd’hui décédés, fondateur de l’association Mémoires des déportés et Résistants d’Europe, Charles Baron et Yvonne Broder,  les frères Zelti, le hongrois Nicolas Roth auteur de l’ouvrage «  avoir 16 ans à Auschwitz »,  Esther Senot 91 ans et Robert Wajman dont les témoignages sont conservés à la fondation de Steven Spielberg à l’université de Californie du Sud.  Tous ont laissé leur empreinte dans l’esprit de ses jeunes » indique Monique Abecassis, présidente de la LICRA de Vanves

    «C’est au travers le témoignage de nos ainés, derniers survivants de cette tragédie, que nos jeunes réalisent jusqu’où peut mener la haine de l’autre, le mépris de la vie humaine, la barbarie et aussi jusqu’où peut conduire l’indifférence et la passivité de ceux qui laissent faire sans réagir. A l’heure où notre jeunesse est dangereusement exposée aux propagandes haineuses sur internet et les réseaux sociaux, plus que jamais nous restons convaincus de la nécessité de perpétuer ce travail de mémoire avec les scolaires. Certains assureront le relais de cette mémoire, ils en parleront à leur entourage et plus tard à leurs enfants, d’autres disent qu’il faut savoir dire Non à la haine et se battre pour que ces horreurs ne se reproduisent plus »expliquait elle à la derniére assemblée générale. Ces rescapés racontent tout cela face à des jeunes toujours très silencieux, très attentifs, souvent très réceptif, certains quelquefois les yeux humides « Cette intervention m’a ouvert les yeux sur l’Histoire, sur notre Histoire. C’est une chose qu’on ne pourra pas effacer et oublier » réagissait Marléne, collégienne, après le témoignage d’Esther Senot par exemple..  « Après le témoignage, j’en ai parlé avec ma grand-mère. J’ai appris que son père avait repris son métier de boulanger pour nourrir les maquis. Il aurait pu être dénoncé mais il les a quand même aidés. Je suis fière de descendre de cette famille. De mon coté je n’oublierai jamais le témoignage de cette personne et cette inhumanité des nazis» confiait Lucille à  Monique Abecassis qui prend toujours soin de terminer cette séquence mémorielle par une note d’espoir : Elle parle de ces « Justes » qui n’étaient pas des héros, des gens extraordinaires mais tout à fait ordinaires qui ont sauvés beaucoup d’enfants.

  • UN HOMMAGE AUX MORTS DE LA GUERRE D’ALGERIE A VANVES DANS UN CONTEXTE TRES AGITE

    Heureusement, Vanves n’est pas encore touché par ce mouvement des Gilets Jaunes qui inquiéte beaucoup le gouvernement à l’avant-veille de nouvelles manifestations de samedi. Mais c’est très limite, car le Lycée Michelet a été atteint par l’agitation lycéenne hier matin, avec manifestation devant l’entrée rue Jullien, intervention de la police, blocage de la circulation aux alentours. Vanves continue de vivre, presque, car dans les conversations, une inquiétude perce, sur les violences annoncées ce samedi, après des débats houleux sur les chaînes d’infos.

    Laurent, le patron du salon de coiffure Métamorphoses a organisé mardi soir un pot inaugural pour ses travaux de rénovation, en présence de nombreux personnalités et clients. Le Stade de Vanves a tenu son assemblée générale, hier soir. Une cérémonie au square Verdun,  Mercredi matin, a rendu l’hommage vanvéens aux «Morts pour la France» pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, en présence du Maire, de la Municipalité, des anciens combattants

    Occasion de rappeler que cette journée nationale a été instituée en reconnaissance des sacrifices consentis pour la France par les militaires et les supplétifs lors de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie entre 1952 et 1962. Cet hommage a ensuite été étendu en 2005 aux rapatriés d’Afrique du Nord, aux personnes disparues et aux victimes civiles. «Pour tous nos compatriotes, l’année 2018 demeurera une référence mémorielle. Les anniversaires du centenaire de la guerre 1914/1918 ont été marqués par de grandioses cérémonies où l’émotion se mêlait à la reconnaissance. Aujourd’hui, en cette journée nationale, la République rend un hommage solennel aux «morts pour la France» pendant les conflits d’Afrique du Nord. Aujourd’hui, nous sommes réunis par le souvenir de leur sacrifice, nous leur devons respect et reconnaissance pour leur engagement et leur combat valeureux en Kabylie, dans l’Ouarsenis, dans les Aurès ou dans d’autres régions tout aussi dangereuses» indiquaient la plupart des associations du Monde Combattant

     

    « La guerre d'Algérie, occupe une place particulière dans notre histoire et notre mémoire collective, une place souvent faite d'incompréhension et de souffrance. Aujourd'hui, nous sommes de nouveau rassemblés pour rendre hommage a ces 25 000 soldats «Morts pour la France» durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie  mais aussi aux 200 000 morts et disparus, notamment des civils et militaires victimes des exactions après le 19 mars 1962. Les civils ont été les victimes d’un adversaire qui a massacré  aveuglément les hommes, les femmes, les enfants et les vieillards.  Les militaires ont agi dans le cadre des directives qu’ils ont reçues du Gouvernement français pour rétablir la paix française en Algérie. La déclaration d’un cessez-le-feu, que le FLN n’a pas ratifié, n’a pas arrêté cette guerre. Des dizaines de milliers de civils et de supplétifs démobilisés ont été massacrés. Leur existence étant menacée, un million d’Algériens européens et nord-africains a dû s’exiler.  Ils aimaient la France et ils aimaient cette terre algérienne à laquelle ils avaient, depuis des générations, tant donné : leur travail, leur joie et leur peine, leur vie toute entière » a déclaré à cette occasion Paul Guillaud, président de la section UNC de Vanves/Malakoff. .

    « Nous devons réfléchir sur la Patrie que nous chantons dans le dernier couplet de notre hymne national : « Amour sacré de la Patrie, toi qui soutiens nos bras vengeurs ». Cette notion de Patrie se trouve au cœur du drame algérien comme le montre le fait suivant :  Après l’indépendance, un commandant de Katiba, devenu préfet de wilaya, a présenté a de jeunes Algériens l’officier qui l’avait pourchassé dans le djebel, avec ses mots : « Cet homme a aimé l’Algérie autant que nous ».L’Algérie était une patrie pour ces deux combattants qui s’affrontaient. Respectons-les toutes les deux ! En forme d’espoir et pour terminer,  je citerai Monsieur Falco, SEDAC, le 5 décembre 2009 : « La guerre d'Algérie fut une guerre terrible. Elle a eu ses morts, civils et militaires, dont nous honorons aujourd'hui le souvenir. Elle a eu ses blessés. Elle a causé d'immenses souffrances, chez les Français et chez les Algériens. Elle a laissé, dans notre mémoire nationale, des cicatrices profondes. Aujourd'hui, ce que nous voulons, c'est construire un avenir meilleur, de paix définitive, de compréhension et d'amitié entre les deux peuples. N'oublions pas ce que fut la guerre d'Algérie. Non pas pour raviver les plaies d'un passé douloureux, mais pour construire une mémoire réconciliée, une mémoire sereine, une mémoire apaisée. »