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MEMOIRE ET SOUVENIRS

  • LA PHOTO DU JOUR : DEUX DEPOTS DE GERBE POUR LE 75e ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE VANVES

    L’anniversaire de la libération de vanves est toujours célébré dignement et simplement. Elle commence par un hommage à ces jeunes tués par les nazis place de l’Insurrection le 21 Août devant la plaque commémorative dans ce petit square à l’angle A.Fratacci/R.Marcheron par les élus communistes malakoffios avec une représentante de la ville de Vanves, Marie Françoise Goloubtzoff maire adjoint chargée des anciens combattants. Puis, par une commémoration simple, sans discours, devant le monument aux morts de Vanves en présence du maire, de la député, des sapeurs pompiers de Paris arrivés en retards à cause sûrement d’une intervention (mis à l’honneur pour avoir hissé le 25 Août 1944 Le drapeau tricolore en haut de la Tour eiffel à la place du drapeau nazi sous les tirs ennemis),  d’adjoints au maire, rentrés de vacances, d’anciens combattants et de vanvéens. Tout le monde a remarqué une incongruité : Le maire a déposé deux gerbes, en tant que conseiller régional, ce qui est nouveau depuis quelques mois, et en tant que maire, ce qui est normal.  «Heureusement qu’il n’a pas sa carte d’ancien combattant, car il en aurait déposé trois» persiflait une opposante. Il est vrai que les municipales sont dans six mois.

  • 75e ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE VANVES : LE DRAME DE L’INSURRECTION

    Voilà 75 ans, le 25 Août 1944 était un vendredi ensoleillé. Tous les immeubles étaient pavoisés de drapeaux. Beaucoup d’habitants se précipitaient aux portes de Paris pour voir les chars américains et français. Le tambour municipal Dumez passait dans les rues pour annoncer une cérémonie des couleurs à 15H. « Tout Vanves était là. Les couleurs furent hissées à un mat fixé devant la mairie sous les applaudissements de la foule qui entonna la Marseillaise. Les cloches des églises sonnèrent à toute volée. Le nouveau maire A.Pallegeay qui portait un brassard FFI a prit la parole. La marseillaise fut de nouveau chantée. Puis la foule se rendit au cimetière pour un hommage aux morts. Plusieurs salves de fusils furent tirées. Enfin, un coussin de fleurs fut déposé devant le monument aux morts » racontait Mme Lemonnier (†), épouse d’un président de la section UNC,   dans son journal. « C’était épique » constatait Pierre Panetier (†). Un concert a été donné par l’Harmonie Municipale en fin d’après-midi devant le commissariat. Mais le répit fut de courte durée : des bombes incendiaires envoyées sur Paris la seconde nuit de liberté terrorisérent plus d’un vanvéen qui retrouvèrent le chemin de la cave.

    Une cérémonie simple est prévue aujourd’hui au monument aux morts comme c’est le cas pour cet anniversaire de la libération de Vanves. Mais elle est toujours précédée une autre, tout aussi simple avec un dépôt de gerbe devant la plaque située à l’agle A.Fratacci/R.Marcheron «là où sont tombés les fils de Malakoff fusillés par les nazis» organisée par le PCF avec les élus et anciens combattants de cette ville géré par les communistes. D’où le nom donné à ce carrefour de l’insurrection par les communistes lorsqu’ils gérés, moins d’un an, la ville de Vanves au lendemain de la seconde guerre mondiale.  Il rappelle le souvenir d’un événement qui s’y est déroulé 4 à 5 jours avant la libération

    La trêve demandée par les allemands le 20 Août à 14H n’avait pas été respectée à Vanves en raison de deux drames. Le premier s’était déroulé le 21 Août au Clos Montholon : deux tractions occupées par des résistants avaient croisé une colonne de camions allemands. La fusillade fut dramatique : 5 allemands et 4 résistants furent tués et 10 civils blessés. « Ce fut un véritable massacre » racontait une mercière qui a assisté au drame de sa fenêtre au 3éme étage d’un immeuble.  « Les allemands tiraient sur les résistants mais aussi sur les passants et même ceux qui regardaient à leur fenêtre. Il y avait des flaques de sang sur une centaine de mètres ». Selon le témoignage de Louis Kerautret (Maire de Vanves), à la suite de ces échanges de coups de feu, « les premières ambulances arrivent. Des blessés sont étendus à terre, une infirmière leur donne les premiers soins. Une camionnette à bord de laquelle se trouvent 2 FTP, Gabriel Crié et Gastonl Guittet stoppe. Les deux hommes chargent dans leur véhicule l’un des blessés qu’ils proposent de conduire chez un médecin, le docteur Gillet, avenue Marcel Martinie. Ils n’y parviendront pas. Au carrefour de l’Insurrection, des SS postés dans un blindé, assurent la protection des allemands en fuite. En voyant la camionnette dont le capot est orné d’un drapeau tricolore, ils tirent à la mitrailleuse. Gabriel Crié et Gaston  Guittet sont tués et le véhicule incontrôlé ira s’écraser contre un arbre ». Seul Emile Beauchamps, le blessé qu’ils transportaient, véritable miraculé, en réchappe grâce à l’intervention du docteur Gillet qui l’aurait alors transporté dans son cabinet, contre l’avis de ses habitants qui craignaient des représailles. Il lui aurait prodigué les premiers soins en attendant l’ambulance qui l’a transporté à Corentin Celton. Témoignage confirmé par Louis Kerautret qui indiquait alors que « deux heures plus tard, le blessé qu’ils convoyaient sera retrouvé et conduit à l’hôpital où il sera sauvé».

  • VA-T-IL FALLOIR DEMENAGER LE MONUMENT AUX MORTS DE VANVES ?

    Le 79éme anniversaire de l’Appel du 18 Juin 1940 a été marqué à Vanves, par deux cérémonies : L’une privée, celle du cœur, à 19H30 square Marceau, devant la stéle du Général de Gaulle, présidée par Isabelle Debré et quelques gaullistes, avec un dépôt de gerbe, une minute de silence et la marseille à capella. L’autre officielle, à 18H avec les autorités, les officiels, les anciens combattants et des vanvéens., présiée par le maire, Bernard Gauducheau.  Mais cette fois-ci, elle ne s’est pas déroulée au monument aux Morts rue René Sahors, au bout de la rue Guy Mocquet face à l’hôtel de ville… Pour des raisons techniques, à savoir les chantiers de constructions menés dans cet ilôt compris entre le cimétiére, Guy Mocquet, Marie Beyssere et la place de l’Insurrection par les promoteurs Care et Ogic. Elle s’est déroulée dans le square de l’Insurrection devant la stéle rendant hommage aux vanvéens victimes de la barbarie nazie

    Et c’est bien ce qui inquiétent les anciens combattants de Vanves dont les associations ont été consultées sur le projet de réaménagement ce square présenté lors de la réunion publique du quartier du centre Ancien le 21 Mai dernier, afin de conforter et renforcer son aspect végétal, mieux délimiter son accés, le sécuriser. Pas question de food struck à la grec - projet qui aurait été abandonné -  et de toucher à l’arbre de la Paix, ni à la stéle auraient indiqué les responsables de leurs associations. A l’occasion justement, du réaménagement de ce square qui va coïncider avec l’installation de nouveaux vanvéens, une question se pose sur le devenir du monument aux morts actuel. Car si des éléments techniques – les chantiers qui vont durer au moins deux ans - empêchent les cérémonies patriotiques de se dérouler, demain, les futurs riverains accepteront ils de voir leur quartier bloqué toute une matinée par les cérémonies (notamment du 11  Novembre) les empêchant d’accéder ou de sortir de leur parking ?

    L’opportunité de ce réaménagement, ne serait il pas de déplacer ce monument aux morts avec sa plaque de fonte au square de l’insurrection et de le placer au fond, le long du prolongement de cette rue René Sahors avec son ex-station autolib’ ! Comme l’auraient pensé certains, si ce n’est suggéré.  Et de faire de ce square un lieu mémoriel avec ce monument qui a été déjà été déplacé lors de la construction du Centre Administratif, du marché, du théâtre, et de la tour, car il avait été érigé au lendemain de 1914-1918 le long de l’avenue A.Fratacci au bas du square de la mairie. Et bien sûr la stéle, l’arbre de la paix.... Mais bien sûr, en ces temps budgétaires, c’est le coût de ce déménagement qui pourrait faire reculer la mairie, plutôt les aspects techniques