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politique

  • HOMMAGE A SANTINI DES ELUS DE VANVES JUSQU’A L’ENSEMBLE DE LA CLASSE POLITIQUE

    Le conseil municipal de Vanves qui s’est réuni hier soir à l’hôtel de Ville pour examiner 25 délibérations, a rendu hommage à André Santini en début de séance par une déclaration de Bernard Gauducheau, comme il l’a fait sur son site facebook dés l’annonce de son décés :

    « Je garderai le souvenir d’un homme d’expérience et de conviction, doté d’un humour bien à lui, dont les conseils toujours justes, la lucidité et la bienveillance ont constitué pour moi un repère précieux. Il incarnait, à bien des égards, une forme d’exigence et de constance dans l’action publique. Maire bâtisseur et visionnaire pendant plus de quarante ans, André Santini aura profondément marqué Issy-les-Moulineaux et laissé une empreinte durable sur la vie publique francilienne comme sur la scène nationale. Notre famille centriste perd aujourd’hui une figure majeure, et notre pays un serviteur engagé de longue date au service de l’intérêt général. Il aura marqué toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de croiser sa route ».

    D’autres personnalités politiques locales ont bien sûr régi : « Figure majeure de la vie publique locale et nationale, André Santini a durablement marqué Issy-les-Moulineaux, notre circonscription et notre département par son engagement, sa longévité et son action. Visionnaire, il a su transformer sa commune en un territoire de référence, pionnier en matière d’innovation, de dynamisme et d’attractivité. Son sens de l’intérêt général, sa liberté de ton et son humour ont marqué celles et ceux qui ont eu la chance de le côtoyer » soulignait Sandrine Bourg Conseillère départementale et délégué LR de la 10éme circonscription.

    « Pendant plus de 40 ans, André Santini a profondément marqué et transformé la ville d’Issy-les-Moulineaux, contribuant à en faire une commune innovante et reconnue. Visionnaire, il a porté très tôt une ambition intercommunale forte, à l’origine de la création de la communauté d’agglomération Arc de Seine en 2004, puis de Grand Paris Seine Ouest (GPSO) en 2010, avant son évolution en établissement public territorial en 2016. Au sein de Grand Paris Seine Ouest, en tant que 1er vice-président, il a accompagné et structuré le développement du territoire, en portant une exigence constante au service des habitants et une attention particulière à l’innovation. Pour beaucoup d’agents, son engagement et son sens de l’action publique ont compté et ont contribué à façonner durablement l’identité de l’établissement » reconnaissait Pierre Christophe Baguet, président du GPSO au nom de tous ces élus.

    Le président des Hauts-de-Seine, Georges Siffredi  a fait part de sa tristesse après la perte de son « ami, André Santini » : « À travers sa vision, son énergie et sa liberté de ton, il a montré, plus que quiconque, qu’un maire est un bâtisseur, capable de transformer le tissu urbain à l’échelle d’une génération, en sollicitant les grandes signatures architecturales de ce monde ». Et de rajouter, « André Santini était un épicurien, un amateur de bons mots qui lui ont valu un succès non démenti auprès des médias comme des Altoséquanais ». Patrick Ollier, le président de la métropole du Grand Paris, a confié « perdre aujourd’hui un ami, un homme de convictions et d’engagement, qui a métamorphosé sa commune, Issy-les-Moulineaux, à laquelle il était profondément attaché. »

    Mais le plus étonnant, c’est l’hommage de toute la classe  de Pécresse (LR) présidente de la région capitale – « une figure de la vie politique francilienne disparaît. On lui doit la transformation totale de sa ville d'Issy-les-Moulineaux qu'il chérissait et l'arrivée en Île-de-France de nombreux sièges sociaux d'entreprises étrangères qu'il allait convaincre une par une » -  à Julien Odoul porte parole du RN - estimant la chance «d'avoir appris la politique au sein de son équipe parlementaire : Repose en paix Dédé ! »_ en passant par le président du Sénat Larcher (LR) - décrivant « un personnage haut en couleur de la vie politique qui aura œuvré jusqu’à la dernière heure pour sa commune » - la présidente de l’assemblée nationale, Yaëm Braun-Pivet (Renaissance) - « Certains élus administrent une ville. D’autres entrent dans son histoire. André Santini était de ceux-là » - Et Emmanuel Gregoire (PS) maire de Paris qui a salué une « figure historique d’Issy-les-Moulineaux » et « un maire bâtisseur qui aimait sa ville et ses habitants »

  • ANDRE SANTINI EX-DEPUTE DE VANVES ET MENTOR DU MAIRE GAUDUCHEAU A TIRE SA REVERENCE

    André Santini, maire d’Issy les Moulineaux (sur la photo  lors d'une inauguration à Vanves avec Bernard Gauducheau ) est décédé à l’âge de 85 ans dans la nuit de dimanche à Lundi. Le plus ancien maire des Hauts de Seine s’est éteint dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1er juin. Finalement il a réalisé  son rêve de mort, comme il l’avait confié à Mireille Dumas dans le livre-entretien Maire célibataire, publié en 2019 : « c’est celui de Molière, mourir en scène. »  

    Figure incontournable de la vie politique locale, André Santini dirigeait la commune depuis 1980. Il avait été réélu lors des dernières élections municipales avec 47,93 % des suffrages exprimés, confirmant une nouvelle fois son ancrage dans cette ville de l’ouest parisien qu’il a profondément transformée au fil des décennies. Mais il n’avait toutefois pas pu mener campagne. Hospitalisé depuis octobre à la suite d’une grave chute et de problèmes cardiaques, il s’était fait très discret ces derniers mois. Depuis sa réélection, son état de santé s’était fortement dégradé.

    C’est sans aucun doute une voix forte et haute en couleur qui vient de se taire. Longtemps porte-flingue de l’UDF, André Santini, bon vivant et amateur de cigares, était l’une des figures tutélaires des Hauts-de-Seine : il faisait partie des élus locaux qui étaient écoutés. Beaucoup de maires ((Denis Larghero à Meudon, Pierre Christophe Baguet à Boulogne, Bernard Gauducheau), de politique (Hervé Marseille), de jeunes élus et de fonctionnaires municipaux ont été formés à son école en ayant été élu dans son conseil conseil municipal, travaillé à son cabinet ou dans sa mairie.

    Né le 20 octobre 1940 à Paris, dans le XIVe arrondissement, et issu d’une famille modeste aux racines corses, André Santini grandit à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. Après des études de droit, de sciences politiques et de japonais, il débute sa carrière politique comme adjoint au maire en 1971. Il est repéré par Charles Pasqua avec lequel il créait l’Institut de formation, d’animation et de conseil (Ifac) dont l’objectif est de former des animateurs de centres de loisirs et surtout contrecarrer l’influence des établissements équivalents plutôt ancrés à gauche. Bernard Gauducheau en a été le directeur.

    Mais c’est en 1977 que Charles Pasqua lui propose de voler de ses propres ailes et de s’implanter à Issy-les-Moulineaux qui est menacé de tomber dans les mains du parti communiste et de Guy Ducoloné alors député. Il permet à la majorité sortante de gagner de 44 voix grâce une liste écologiste sous marine. Il est élu maire adjoint à la jeunesse. Trois ans plus tard il s’installe dans le fauteuil de l’édile, qu’il n’a jamais quitté depuis…Ses 46 ans ont profondément métarmorphosés la ville. Les friches ont été transformées en nouveaux quartiers, qui accueillent des immeubles de bureaux à la pelle, mais aussi des résidences de bon standing.

    Au cours de sa longue carrière politique, il a cumulé plusieurs autres fonctions : député des Hauts-de-Seine entre 1988 et 2017 de la 10e circonscription (Vanves-Issy), vice-président de la métropole du Grand Paris depuis 2016, président du Syndicat des eaux d'Île-de-France depuis 1983. Encarté à l'UDF puis à l'UDI, André Santini a aussi occupé des fonctions ministérielles sous Jacques Chirac (secrétaire d'État chargé des Rapatriés en 1986 et ministre délégué à la Communication en 1987) et Nicolas Sarkozy (secrétaire d'État à la Fonction publique en 2007).

    Il a également été vice-président de l'Assemblée nationale en 1997 et 1998. Il a accaparé de nombreuses fonctions durant sa vie politique : à la tête du puissant Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) en 1983, l’édile a aussi conquis la présidence du comité de bassin de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, puis les vice-présidences de la Métropole du Grand Paris et de l’établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest… sans oublier la direction du Mouvement national des élus locaux.

    En juin 2017, il quitte l’Assemblée nationale avec agacement. Il fait partie des grands défenseurs du cumul des mandats, il a même déposé une proposition de loi pour que tous les députés aient un mandat local.

    C’est sans aucun doute une voix forte et haute en couleur qui vient de se taire. Longtemps porte flingue de l'UDF, André Santini, bon vivant et amateur de cigares, était l’une des figures tutélaires des Hauts-de-Seine : il faisait partie des élus locaux qui étaient écoutés. Célèbre pour ses saillies verbales aussi drôles que cruelles qui lui ont valu d’être trois fois lauréat du prix de l’humour politique.

    Et notamment ce coup de griffe adressé au garde des Sceaux du gouvernement de Michel Rocard : « Saint Louis rendait la justice sous un chêne, Pierre Arpaillange la rend comme un gland. ». Ces rosseries humoristiques lui ont-elles coûté une carrière nationale ? Tous ces amis politiques en sont convaincus.

    Beaucoup de témoignages et d’hommages, sur lesquels reviendra le Blog, commencent à être publié par communiqués ou sur les réseaux sociaux

  • UN ELU DE VANVES TIENT MEETING AU PARC DES EXPOSITIONS POUR LANCER SA CAMPAGNE AUX PRESIDENTIELLES DE 2027

    C’est finalement un lancement de campagne qu’effectuera Gabriel Attal cet après-midi aux portes de Vanves, au parc des expositions de la Porte de Versailles à laquelle devrait assister quelques vanvéens. Quelles que soient l’opinion des vanvéens vis-à-vis de cet élu vanvéen, il n’en reste pas moins que Vanves peut être fier d’avoir parmi les siens, pour la première de son histoire, un  candidat à l’élection présidentielle. Au-delà de la bataille des images, avec ses concurrents, dont Edouard Philippe, la tonalité de son discours et la façon dont il réussira (ou non) à apparaître comme un candidat crédible pour représenter le centre et la droite, seront regardées de très près. Il devrait développer dans son discours prévu à 14H, ses « quatre chantiers capitaux » (écoles, salaires, frontières, intelligence artificielle), avec la volonté d'installer « une campagne présidentielle optimiste, contre le déclinisme et le marasme ambiant entretenus par beaucoup de responsables politiques et pas simplement aux extrêmes » a expliqué jeudi son entourage.

    Le député des Hauts-de-Seine, qui a reçu 500 élus hier soir, dédicacera son livre après le meeting : « En homme Libre ». Passionnant à lire, où il raconte tout sur la dissolution, sa vie privée, ses expériences ministérielles et bien sûr Matignon. Dans la partie « mes ancres », il consacre un chapitre à Vanves qu’il a découvert à 20 ans et dont il parle en étant quelque peu chauvin : « J’ai appris à la découvrir, à l’aimer. C’est une commune pleine de charme, avec une âme », qui « a su se forger une identité et n’a jamais accepté d’être perçue comme une cité dortoir pour les travailleurs parisiens. Beaucoup de familles y habitant, et une jeunesse vive, fait rayonner ses associations comme ses clubs sportifs ». Une ville qu’il trouve belle, aussi, « où les immeubles et les maisons se succédent dans un mélange architectural qui me réjouit »

    Il raconte bien son adhésion à la section PS au sein de laquelle « nous formions un quatuor inséparable avec 3 autres militants : Jean Cyril Le Goff, pilier de la section, Anne Laure Mondon élue d’opposition et parfaite connaissance de la ville et Antonio dos Santos, chef de la bande », lesquels ont conduit la bataille aux municipales de 2014 , avec ce coup de théâtre lors du premier conseil municipal d’installation où Antonio Dos Santos annonce « laisser sa place à la jeunesse » en permettant à Gabrie Attal d’accéder au conseil municipal, n’ayant pas été élu à une place près : « Antonio Dos Santos a probablement changé ma vie. La vie politique tient parfois à un fil ».

    On connait la suite : la création d’En marche qu’il a rejoint, l’élection d’Emmanuel Macron, sa candidature à la députation dans la 10e circonscription,  où « tout le monde est convaincu que je vais perdre », une campagne menée  tambour battant, son élection bien sûr, et par la suite, « un peu de temps pour nouer une relation de confiance avec les maires de ma circonscription » qui  « sont des personnalités bâtisseuses qui ont une vision pour leurs villes et un véritable sens de l’intérêt général».

    Avec Bernard Gauducheau, il lui a fallu plus de temps parce qu’il était son opposition, mais ils ont appris, au fil du temps, à se connaitre et à travailler ensemble. « Je n’ai pour Bernard Gauducheau que de l’estime et j’ai mesuré à la fois, son attachement sincére à Vanves et combien nous portions une vision commune de la ville »