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Eglise

  • VANVES CELEBRE SAINT FRANCOIS D’ASSISES

    La paroisse Saint François d’Assise célébre aujourd’hui son patron dont elle porte le nom par une messe solennelle à 10H suivie d’un apéritif et déjeuner (on apporte un plat à partager),  un spectacle préparé par les enfants  à 15H30 et à 16h30 la bénédiction des animaux de compagnie (rendez-vous devant l’église). Cette fête revêt un caractère particulier car il s’agit 800ème anniversaire de sa disparition cette année.

    C’est la raison pour laquelle elle a été désigné comme lieu jubilaire puisque le pape Léon XIV a placé cette année 2026 sous le patronage de Saint François d’assise, et organise tout au long de l’année 2026 et jusqu'au 11/01/2027 un parcours jubilaire. Il consiste en une méditation guidée sur la vie et des textes de saint François, en huit stations à suivre à l’intérieur et l’extérieur de l’église. Il est assorti d’une indulgence plénière qui permet la guérison des traces spirituelles laissées sur notre âme par le péché, qui demeurent après que le péché lui-même a été pardonné par Dieu en confession. A la condition, pour les pèlerins de suivre une démarche dédiée dans des lieux de culte placés sous le patronage de saint François, comme à Vanves…

    D’autres rendez-vous sont prévus comme le dimanche 11 octobre à 15h00, avec la projection du film de Roberto Rossellini « Les onze fioretti de François d’Assise » et le jeudi 26 novembre à 20h45, une conférence de Michel Sauquet « Vivre la spiritualité franciscaine aujourd’hui : l’héritage d’Éloi Leclerc »

    Personne ne peut dire qui a décidé de dédier à Saint Françoise d’Assise l’église qui a été construite sur le Plateau en 1921 et érigée en paroisse en 1924 avec comme premier curé l’abbé Mortier. Par contre, on devine pourquoi : Le curé de Saint Remy, l’abbé Semblavet  avait fondé en 1917 un « comité des œuvres du Plateau de Vanves et de la zone »  pour financer sa construction dans ce quartier défavorisé qui abritait une population très pauvre et ouvrière. Le choix de Saint François d'Assise, dénommé « le petit pére des pauvres », connu pour son dépouillement, son amour des pauvres et des exclus, faisait directement écho à la réalité sociale de ce quartier en plein développement urbain.  

    Il est intéressant de noter que l’abbé Mortier se préoccupait beaucoup de justice sociale dans l’esprit de l’encyclique « Rerum Novarum » de Léon XIII, ce qui l’a amené à abriter des mouvements d’action catholique, à créer un patronage, lancer des colonies de vacances, édifier des pavillons en bois entourés de jardinets , dénommé « le village des Négres » pour loger des familles…

    Voilà pour l’origine de cette première chapelle en briques de l'architecte Charles Venner qui a été reconstruite et consacrée en 1986 dont la paroisse a célébré les 40 ans en Juin dernier. Mais la Saint François a toujours été célébré le premier Dimanche d’Octobre à Vanves, occasion d’accueillir les nouveaux paroissiens lors de la messe dominicale suivi d’un pot (et d‘un déjeuner) amical.

    Lors d’une de ces fêtes, les paroissiens ont été appelé à choisir la statue de saint François d’Assise, réalisée par Benoît Mercier, qui a été érigé sur le parvis (sur la photolors de son inauguration par Mgr Aupetit alors Evêque du 92). Et l’on doit au pére-curé Xavier Schelker, cette bénédiction des animaux qui a lieu  toujours l’après-midi moment où leurs maitres proménent leurs chiens notamment.

  • UN EBENISTE DE VANVES A L’ORIGINE DU RELIQUAIRE PRESENTANT LA SAINTE TUNIQUE D’ARGENTUEIL AU PAPE AU STADE DE FRANCE

    Deux artisans ébénistes ont été salués sur les réseaux sociaux par nos élus  pour avoir conçu et réaliser l’écrin dans lequel, la Sainte Tunique d'Argenteuil a été présentée au Souverain Pontife et aux 80 000 jeunes réunis pour la grande veillée du Stade France dans un nouvel écrin spécialement conçu pour l’occasion : Thierry De Mullenheim qui a son atelier/Magasin à Vanves rue Sadi Carnot en face du marché propose la restauration de mobilier du 18ème siècle ainsi que la conception sur-mesure de meubles et d’objets en bois, et Gabriel Hostachy, son collégue parisien  qui a été sollicité début août par l’église pour réaliser le reliquaire de la Sainte Tunique destiné au Stade de France, le reliquaire actuel étant jugé trop fragile pour être transporté d'Argenteuil à Saint-Denis.. « Ils ont mis leur savoir-faire au service de cet écrin monumental de 4 mètres et de plus de 350 kg, conçu pour protéger et magnifier cette relique vieille de 1 200 ans » soulignait Bernard Gauducheau

    Fort d’une expérience de plus de 15 ans, Thierry De Mullenheim a mis son expertise en ébénisterie au service de la fabrication de cette structure monumentale destinée à protéger ce tissu séculaire.  Une relique conservée depuis 1 200 ans dans la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil.

    Cette tunique de laine est traditionnellement présentée de façon très rare aux fidèles (lors d'ostensions exceptionnelles)  est le dernier vêtement qu’a porté Jésus avant sa cruxifiction. Un habit que l’on décrit comme « inconsutile », c'est-à-dire sans couture, dont il est question dans le Nouveau Testament. D'après l’évangéliste Jean, les soldats romains ont pris garde de ne pas déchirer. « Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura ». Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats » (Jn 19, 23-24)

    Ces deux ébénistes ont eu conscience de réaliser quelque chose d’exceptionnel. Il a fallu deux mois, pour fabriquer ce reliquaire sur mesure, vitré en chêne et en tilleul, pesant 400 kg, mêlant exigence esthétique et sécurité maximale, le reliquaire actuel étant jugé trop fragile pour être transporté d'Argenteuil à Saint-Denis. Un de ses croquis réalisé par Gabriel Histachy a retenu l'attention du clergé, se souvient l'artisan : «Je connais mon métier, mais ce n'est pas le problème. J'ai essayé de proposer quelque chose qui soit à la hauteur de la Sainte Tunique».

    Mais l'objectif n'était pas de mettre en avant leur savoir-faire, insistent ses ébénistes : «Le but, ce n'est pas de montrer mon travail, mais de voir la Sainte Tunique. On a choisi de faire un reliquaire plus haut. À Argenteuil, il est très resserré sur la tunique ; là, il sera très aéré, et l'objectif, c'est de voir la Sainte Tunique. Si les gens apprécient le reliquaire, tant mieux, mais ce n'est pas le principal ». Ils n’ont pas caché leurs émotions : « Ce n'est pas rien, c'est impressionnant de travailler sur un objet pareil ! Le plus important ce n’est pas notre travail, c’est ce qu’il y aura dedans » soulignaient ils en se réjouissant de contribuer à leur façon au voyage du pape en France.

  • SOUVENIRS D’UNE RENCONTRE AVEC UN PAPE, JEAN PAUL II , PRES DE VANVES AU SEMINAIRE SAINT SULPICE

    La visite de Léon XIV à Paris et en France qui commence aujourd’hui sera le grand événement de ce week-end que vont vivre beaucoup de vanvéens, nos religieux invités aux vêpres à Note Dame en fin d’apré-midi,  des jeunes au Stade de France ce soir, et beaucoup d’entre nous place de la Concorde ou tout au moins avenues des Champs Elysées ou de la Grande Armée, vu l’affluence attendue. Et cette visite papale était attendue depuis celle de Benoit XVI en 2008, et de Jean Paul II en 1980.

    Ce pape polonaise était venu tout à côté de Vanves, au Séminaire Saint Sulpice d’Issy les Moulineaux qui jouxte quelques habitations de la rue d’Issy,  lors de sa première visite en France, un certain Dimanche 1er Juin 1980 où l’auteur de ce Blog qui faisait ses premières armes de journaliste, a pu faire un reportage paru dans la Tribune Régionale, Point D’appui, journal municipale de la ville d’Issy Les Moulineaux. Lors des Obséques d’André Santini à l’église Saint Etienne, une photo posé sur un chevalet devant son cercueil le représentait s’inclinant devant le pape Jean Paul II lorsqu’il l’avait accueilli au séminaire Saint Sulpice en 1980. « C’était l’une de ses grandes fiertés dont le parc garde la mémoire » avait souligné Mgr Rougié Evêque des Hauts de Seine, en référence au parc Jean Paul II ouvert quelques années après sa visite dans la partie haute du séminaire.  

    Ainsi en ce dimanche 1er Juin, le pape Jean Paul II était arrivé du Bourget, dans un hélicoptére blanc et bleu qui s’était posé dans le jardin intérieur grâce à un pilote expérimenté, mettant à mal toutes les fleurs avoisinantes à cause du souffle dégagé par les palmes, au grand dam du jardinier du séminaire. Il avait été salué dés sa descente par le tout jeune maire André Santini, entouré par la municipalité, Mgr Delarue alors Evêque de Nanterre, le pére Castagné curé de Saint Etienne. Le Saint Pére se vit remettre la médaille de la ville par André Santini, marqué par « sa perception des phénoménes vrais et son sens de l’humain » et signa le livre d’or de la ville. Déjà, beaucoup de ceux qui l’ont approché de prés à cette époque, étaient impressionné par son regard, l’attention aux autres que portait celui que l’on nommait « l’athléte de Dieu ». C’était bien avant l’attentat place Saint Pierre qui l’a affaiblit. 

    Très vite, il rejoignait la chapelle du séminaire, exacte réplique de celle du Château de Versailles dont les extérieurs venaient d’être rénové et réhabilité, où les 130 évêques de France l’attendaient pour une réunion à huis clos de 2H (immortalisé par le photographe officiel du Vatican, un journaliste  de Paris Match et un modeste localier). Une réunion où il avait dressé un bilan sans complaisance de la situation religieuse en France, après les avoir interpellé au Bourget le matin même par cette question restée sans réponse : « France, fille ainée de l’Eglise es-tu fidéle aux promesses de ton baptême ? ».

    « La question fondamentale que nous devons nous poser, nous, évêques sur lesquels pèse une responsabilité particulière en ce qui concerne la vérité de  l’Evangile et la mission de l’Eglise, est celle de la crédibilité de cette mission et de notre service ». Toutefois il remarquait « qu’on ne peut pas nier que l’Eglise en France ait entrepris, et entreprenne de grands efforts en vue d’atteindre ceux qui sont loin, surtout dans les milieux ouvriers et ruraux déchristianisés ». Il ajoutait alors : « On ne peut surtout pas oublier la très grande contribution de l’église et du catholicisme français dans le domaine missionnaire de l’Eglise par exemple, ou le domaine de la culture chrétienne. On ne peut pas accepter que ces chapitres soient clos ».

    En dehors des photos et des discours, il reste un autre témoignage de cette réunion : les fauteuils utilisés par Jean Paul II, l’Archevêque de Paris Mgr Marty et quelques grands cardinaux, étaient ceux du Conseil Municipal de l’époque qu’André Santini avait accepté de prêter. Ils trônent maintenant dans la salle des mariages de l’hôtel ville (ex-salle du Conseil) avec une plaque rappelant le nom de ces éminences qui s’y sont assis. Mais ce n’est pas tout, car André Santini a joué un grand rôle pour que Jean Paul II sorte en voiture décapotable (sur la photo avec Mgr Marty)  du séminaire pour traverser les rues d’Issy les Moulineaux où s’étaient amassée une foule très nombreuse. Il avait négocié pied à pied avec Mgr Marcinkus, célébre cardinal américain à la carrure de rugbyman qui était chargé de la sécurité du Pape et lui avait expliqué qu’il n’avait « aucune confiance dans les services de sécurité français ». Pendant ce temps là Jean Paul II rencontrait les représentants des autres cultes dont le grand Rabin de France, Jacob Kaplan, puis les 130 séminaristes avec lesquels il a dîné.

    Cette négociation fut couronnée de succès. Il est vrai que la sécurité d’alors, n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui, surtout après l’attentat de la place Saint Pierre. Le Saint Père apparaissait beaucoup plus accessible. Et quelle ne fut pas la surprise de l’un des officiers de police du commissariat d’Issy les Moulineaux de voir sa petite fille soulevée et embrassée par Jean Paul II pour le plus grand plaisir de la foule, lorsque le pape est reparti pour sa rencontre mémorable avec les jeunes au parc des Princes, en voiture décapotable à travers les rues d’Issy. La Papamobile n’existait pas encore. « Si le pape Jean Paul II n’avait pas été élu par les cardinaux, il le serait, à l’unanimité par la population » déclarait alors André Santini devant les caméras des journalistes de France 2. Cette journée restera à jamais gravée dans la mémoire de ceux qui ont vu, approché de prés et même salué ce pape qui a marqué le monde de son empreinte, a rassemblé bien au-delà de sa religion. Jamais un localier aujourd’hui n’aurait pu réaliser un tel reportage et approcher d’aussi prés un pape, et surtout Jean Paul II… son regard, son attention aux autres. Mais c’était avant les attentats !