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Climat

  • UNE PRE-RENTREE MAUSSADE APRES DES VACANCES CANICULAIRES A VANVES

    Quel contraste pour cette semaine de pré-rentrée  à Vanves et dans la région parisienne après ces deux mois d’été  marqués par une série de canicules éprouvantes : Météo France a prévu l’installation d’un temps très maussade marqué par des orages et de la pluie, avec des accalmies et des rayons de soleil, des températures qui baisseront de 25/27° à 19 et 21° jusqu’à ce week-end prévu pluvieux et gris.

    Pourtant entre Fin Mai et la mi-Août, jamais Vanves n’avait connu un tel été caniculaire, avec quatre épisodes sérieux : Fin Mai,  17-30 Juin, 4-19 juillet, 12-14 Août. La plus intense, celle observée fin juin, n’a de parallèle historique qu’avec août 2003, tristement restée dans les mémoires eu égard à l’important nombre de morts enregistrés, notamment dans les maisons de retraite. Mais selon les climatologues, elle a 200 plus de chances de se reproduire au niveau de réchauffement actuel que dans le climat préindustriel.

    Si Vanves a échappé aux incendies provoqués par ces épisodes de canicule – Quelques vanvéens ayant une résidence secondaire à Biscarrosse ou du coté du bassin d’Arcachon ont connu quelques frayeurs, évacués en pleine nuit, mais sans que leur villa n’ait brûlée – elles n’en ont pas moins fait une victime  dans le parc F.Pic : le saule pleureur (sur la photo) situé sur la grande pelouse au-dessus de la pièce d’eau sous lequel beaucoup de familles appréciaient l’ombre, et pique-niquer. Un périmètre de sécurité avait été installé quelques jours avant le bal du 14 juillet. « À la suite de premières ruptures de branches constatées en 2025, plusieurs mesures avaient été mises en œuvre pour préserver cet arbre le plus longtemps possible : expertises arboricoles, installation de dispositifs de soutien et mise en place d'un périmètre de sécurité » expliquait GPSO qui, malgré ces précautions et un suivi régulier assuré par ses équipes et experts,  a constaté une nouvelle rupture importante survenue juste avant la célébration de la fête nationale

    « Les épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse fragilisent durablement certains arbres qui peuvent subir des ruptures estivales, c'est-à-dire des ruptures soudaines de grosses branches, susceptibles de présenter un risque pour la sécurité des promeneurs. Face au danger que représente désormais ce saule, sa suppression est malheureusement devenue inévitable. Cette décision a été prise en dernier recours avec un objectif constant : concilier la préservation de notre patrimoine arboré et la sécurité de tous » expliquait GPSO dont les équipes ont abattu cet arbre au cours de la dernière semaine de Juillet. « Parce que notre patrimoine arboré est précieux, ce saule sera remplacé par un nouvel arbre, qui sera planté au même endroit ou à proximité, au sein du parc Pic, durant la prochaine période de plantation, entre novembre 2026 et mars 2027. L'essence retenue sera adaptée aux caractéristiques du site afin de favoriser son bon développement » annonçait l’interco. Heureusement, il reste encore un magnifique saule pleureur au-dessus de la pièce d’eau

    Durant ces canicules qui ont jauni toutes les pelouses des espaces verts, et fait d’autres dégâts dont deux courts de tennis (en terre battue) impraticables,  la ville a bien sûr, mis en place toute une série de mesures significatives : Les espaces fraicheurs à la médiathéque et la salle Danton, fort apprécié par les seniors qui ont été l’objet de toute l’attention des équipes du CCAS, notamment ceux  qui étaient inscrit sur ses listes. Beaucoup se sont confinés derrière leurs volets, ne sortant que pour leurs courses le matin. L’ouverture tardive des espaces verts etc…

    Enfin, elle a engagée cet été toute une série de travaux dans plusieurs écoles pour améliorer le rafraichissement de leurs locaux en prévision de futures canicules dont elle a fait état dans sur son site facebook

  • VANVES EN VIGILANCE ROUGE ANNULE LE FEU D’ARTIFICE

    Vanves connaît un week-end du 14 Juillet prolongé caniculaire qui a de multiples conséquences notamment en ayant fait basculer Vanves et la Région Ile de France en vigilance rouge. Cette troisiéme vague de chaleur devrait se prolonger jusqu’au 15 Juillet. Samedi, les maximales se sont échelonnées entre 35 et 37°. La situation serait identique dimanche et Lundi. Certains scénarios anticipent une baisse de 10 °C entre mercredi 15 juillet et vendredi 17 juillet dans la région capitale. Mais d'autres sont moins optimistes et retardent l'échéance.

    Cette troisième canicule de ce début d'été, a plusieurs conséquences durant ce week-end de Fête Nationale : Comme de nombreuses communes en Ile de France,  et Boulogne dans les hauts de Seine, Vanves a été contrainte d’annuler le feu d'artifice prévu à l'occasion de la Fête nationale. « Cette décision a été prise afin de garantir la sécurité de tous ainsi que de préserver le parc Pic ! » explique la mairie. A juste raison. Car ses habitués ont constaté ces jours-ci qu’un périmétre de sécurité avait été aménagé  dans la grande pelouse supérieure  entre la piéce d’eau et les Glaciéres. Il entoure le grand saule (sur la photo) dont une branche est tombée. Une « rupture de chaleur » selon GPSO.

    Néanmoins, la mairie a maintenu le reste de la soirée avec le Bal des Enfants à 19H et la soirée dansante à 21H  avec DJ Asturia. C’est la 7éme fois depuis 2001 : En 2001 à la suite d’un accident survenu à un jeune vanvéen lors d’une excursion en mini-car, en 2015, 2016 et 2017 pour des raisons d’économies budgétaires, même si le bal  s’était déroulé place de la République, en 2020 et 2021 à cause de la crise sanitaire

    Autre conséquence : Les sapeurs-pompiers de Paris ont annoncé vendredi annuler l'ensemble de leurs très populaires bals organisés les 13 et 14 juillet à l'occasion de la fête nationale dans les casernes de la capitale et de sa périphérie, en raison des fortes chaleurs annoncées dans les prochains jours. « Cette décision s'est imposée comme la plus responsable afin de garantir la sécurité de tous » a  écrit sur X la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), « au regret de devoir annuler ces rendez-vous emblématiques et chers au coeur de la population parisienne ».

    Enfin, de grands massifs forestiers franciliens, font l’objet de restrictions destinées à limiter les risques de départ de feu. Les feux, barbecues, brûlages de végétaux et certaines activités susceptibles de provoquer des étincelles sont interdits à proximité des espaces boisés : Le célébre massif des Trois Pignons au sud de la forêt de Fontainebleau, est interdit au public jusqu’au 15 juillet inclus. La fermeture concerne aussi bien les routes forestières que les sentiers de randonnée et l’ensemble des parcelles du massif. Les forêts de Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye, Marly ou encore l’Hautil font l’objet de restrictions. 

  • LES FORETS FRANCILIENNNES FREQUENTES PAR LES HABITANTS DE VANVES NE SONT PAS A L’ABRI DES INCENDIES COMME DANS LE SUD

    L’un des effets de ses canicules à répétition est d’avoir fait prendre conscience aux vanvéens comme aux franciliens que les forêts qu’ils fréquentent dans leur région, pour courir, se promener, pique-niquer,  ne sont pas à l’abri des incendies, comme les régions de l’arc méditerranéen touchés ces jours-ci par les incendies notamment dans l’Hérault, le Gard, les Pyrénées Orientales.

    La preuve : Un département francilien, l’Essonne, a été placé en vigilance rouge pour le risque de feu de forêt, mardi dernier, par Météo France, pour la première fois. Cette décision se justifiait, selon le météorologue Patrick Marlière, par une combinaison de plusieurs facteurs : «Des températures les plus élevées qu’en Île-de-France, 36 à 38°C, et de l'humidité qui est très basse, inférieure à 20%, des vents qui vont souffler à plus de 40 km/h». Sans oublier la spécificité de l'Essonne, dont plus de 23% du territoire est couvert de forêt, et tous les travaux des champs, le monde agricole étant en pleine effervescence pour la récolte des blés par exemple. «Les conditions sont réunies pour que les moindres étincelles, qui peuvent être produites par l'activité humaine, déclenchent des feux de forêts». La préfecture a même interdit l'accès aux bois et forêts, et notamment la forêt domaniale des Trois Pignons à cheval entre l’Essonne et la Seine-et-Marne que fréquentent certains vanvéens. Ainsi que les tirs de feux d'artifice jusqu'au 15 juillet inclus, des communes ayant été amenées à les supprimer ou les reporter.

    L’Institut Paris Region (IPR) a recensé les zones à risque autour de Paris, car depuis 2023, l'Île-de-France est cartographiée selon les risques incendies de ses parcs, prairies et espaces boisés. Si 24 % de l’ÎDF est recouverte de forêts, soit 288 000 ha (65% de propriétés privées), 7 % de ses surfaces sont identifiées en risque incendie moyen à fort, 93 % en risque faible à modéré. 1 930 ha sont potentiellement soumis à obligation légale de débroussaillement (OLD) en Île-de-France, sur 18 communes. 6 203 bâtiments, 475,6 km d’infrastructures de transport et 71,5 km de lignes électriques sont dans des massifs classés à risque incendie et OLD

    Longtemps limité au sud de la France, le risque de « feu de forêt » concerne désormais pleinement l’Île-de-France, classée « nouveau territoire du feu » en 2023. Cette évolution s’explique notamment par le changement climatique et par le fait que les forêts franciliennes sont très fragmentées, pénétrées par le tissu urbain et abondamment fréquentées (la forêt de Fontainebleau : près de 15 millions de visiteurs/an). Or 90 % des incendies de forêt sont d’origine humaine et 70 % se déclenchent à l’interface entre espaces urbains et forestiers (mégots, barbecues, travaux, etc.).

    Si la forêt de Fontainebleau (77) est la zone la plus à risque, les parcs, jardins et bois de Paris et sa petite couronne ont désormais un risque considéré comme « modéré » d’être victimes d’un incendie. Le bois de Notre-Dame, situé à Santeny (Val de Marne) est le territoire le plus à risque de Paris et sa petite couronne. Ces dernières années, la préfecture du Val-de-Marne a multiplié les arrêtés afin de prévenir les risques sur l’espace boisé. Fin juin, alors que le département était en vigilance canicule rouge un arrêté préfectoral prévoyait notamment l’interdiction de fréquenter les espaces forestiers du département et les zones situées à moins de 200 mètres des bois. Il restreignait aussi les travaux pouvant générer des étincelles ou des points chauds

     « À l’inverse des forêts méditerranéennes, qui ont depuis longtemps évolué avec le feu, il existe encore peu de recul scientifique sur l’adaptation naturelle des forêts de nos latitudes aux incendies » indique cet institut. « Ces conséquences directes ou indirectes des feux de forêt peuvent provoquer la disparition d’espèces », ajoute-t-il. Et ce risque pourrait être encore aggravé avec la sécheresse. « Des sécheresses répétées dans le temps augmentent le risque de dépérissement des arbres, favorisant l’accumulation des éléments combustibles » prévient il