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Climat

  • VANVES EN VIGILANCE ROUGE ANNULE LE FEU D’ARTIFICE

    Vanves connaît un week-end du 14 Juillet prolongé caniculaire qui a de multiples conséquences notamment en ayant fait basculer Vanves et la Région Ile de France en vigilance rouge. Cette troisiéme vague de chaleur devrait se prolonger jusqu’au 15 Juillet. Samedi, les maximales se sont échelonnées entre 35 et 37°. La situation serait identique dimanche et Lundi. Certains scénarios anticipent une baisse de 10 °C entre mercredi 15 juillet et vendredi 17 juillet dans la région capitale. Mais d'autres sont moins optimistes et retardent l'échéance.

    Cette troisième canicule de ce début d'été, a plusieurs conséquences durant ce week-end de Fête Nationale : Comme de nombreuses communes en Ile de France,  et Boulogne dans les hauts de Seine, Vanves a été contrainte d’annuler le feu d'artifice prévu à l'occasion de la Fête nationale. « Cette décision a été prise afin de garantir la sécurité de tous ainsi que de préserver le parc Pic ! » explique la mairie. A juste raison. Car ses habitués ont constaté ces jours-ci qu’un périmétre de sécurité avait été aménagé  dans la grande pelouse supérieure  entre la piéce d’eau et les Glaciéres. Il entoure le grand saule (sur la photo) dont une branche est tombée. Une « rupture de chaleur » selon GPSO.

    Néanmoins, la mairie a maintenu le reste de la soirée avec le Bal des Enfants à 19H et la soirée dansante à 21H  avec DJ Asturia. C’est la 7éme fois depuis 2001 : En 2001 à la suite d’un accident survenu à un jeune vanvéen lors d’une excursion en mini-car, en 2015, 2016 et 2017 pour des raisons d’économies budgétaires, même si le bal  s’était déroulé place de la République, en 2020 et 2021 à cause de la crise sanitaire

    Autre conséquence : Les sapeurs-pompiers de Paris ont annoncé vendredi annuler l'ensemble de leurs très populaires bals organisés les 13 et 14 juillet à l'occasion de la fête nationale dans les casernes de la capitale et de sa périphérie, en raison des fortes chaleurs annoncées dans les prochains jours. « Cette décision s'est imposée comme la plus responsable afin de garantir la sécurité de tous » a  écrit sur X la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), « au regret de devoir annuler ces rendez-vous emblématiques et chers au coeur de la population parisienne ».

    Enfin, de grands massifs forestiers franciliens, font l’objet de restrictions destinées à limiter les risques de départ de feu. Les feux, barbecues, brûlages de végétaux et certaines activités susceptibles de provoquer des étincelles sont interdits à proximité des espaces boisés : Le célébre massif des Trois Pignons au sud de la forêt de Fontainebleau, est interdit au public jusqu’au 15 juillet inclus. La fermeture concerne aussi bien les routes forestières que les sentiers de randonnée et l’ensemble des parcelles du massif. Les forêts de Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye, Marly ou encore l’Hautil font l’objet de restrictions. 

  • LES FORETS FRANCILIENNNES FREQUENTES PAR LES HABITANTS DE VANVES NE SONT PAS A L’ABRI DES INCENDIES COMME DANS LE SUD

    L’un des effets de ses canicules à répétition est d’avoir fait prendre conscience aux vanvéens comme aux franciliens que les forêts qu’ils fréquentent dans leur région, pour courir, se promener, pique-niquer,  ne sont pas à l’abri des incendies, comme les régions de l’arc méditerranéen touchés ces jours-ci par les incendies notamment dans l’Hérault, le Gard, les Pyrénées Orientales.

    La preuve : Un département francilien, l’Essonne, a été placé en vigilance rouge pour le risque de feu de forêt, mardi dernier, par Météo France, pour la première fois. Cette décision se justifiait, selon le météorologue Patrick Marlière, par une combinaison de plusieurs facteurs : «Des températures les plus élevées qu’en Île-de-France, 36 à 38°C, et de l'humidité qui est très basse, inférieure à 20%, des vents qui vont souffler à plus de 40 km/h». Sans oublier la spécificité de l'Essonne, dont plus de 23% du territoire est couvert de forêt, et tous les travaux des champs, le monde agricole étant en pleine effervescence pour la récolte des blés par exemple. «Les conditions sont réunies pour que les moindres étincelles, qui peuvent être produites par l'activité humaine, déclenchent des feux de forêts». La préfecture a même interdit l'accès aux bois et forêts, et notamment la forêt domaniale des Trois Pignons à cheval entre l’Essonne et la Seine-et-Marne que fréquentent certains vanvéens. Ainsi que les tirs de feux d'artifice jusqu'au 15 juillet inclus, des communes ayant été amenées à les supprimer ou les reporter.

    L’Institut Paris Region (IPR) a recensé les zones à risque autour de Paris, car depuis 2023, l'Île-de-France est cartographiée selon les risques incendies de ses parcs, prairies et espaces boisés. Si 24 % de l’ÎDF est recouverte de forêts, soit 288 000 ha (65% de propriétés privées), 7 % de ses surfaces sont identifiées en risque incendie moyen à fort, 93 % en risque faible à modéré. 1 930 ha sont potentiellement soumis à obligation légale de débroussaillement (OLD) en Île-de-France, sur 18 communes. 6 203 bâtiments, 475,6 km d’infrastructures de transport et 71,5 km de lignes électriques sont dans des massifs classés à risque incendie et OLD

    Longtemps limité au sud de la France, le risque de « feu de forêt » concerne désormais pleinement l’Île-de-France, classée « nouveau territoire du feu » en 2023. Cette évolution s’explique notamment par le changement climatique et par le fait que les forêts franciliennes sont très fragmentées, pénétrées par le tissu urbain et abondamment fréquentées (la forêt de Fontainebleau : près de 15 millions de visiteurs/an). Or 90 % des incendies de forêt sont d’origine humaine et 70 % se déclenchent à l’interface entre espaces urbains et forestiers (mégots, barbecues, travaux, etc.).

    Si la forêt de Fontainebleau (77) est la zone la plus à risque, les parcs, jardins et bois de Paris et sa petite couronne ont désormais un risque considéré comme « modéré » d’être victimes d’un incendie. Le bois de Notre-Dame, situé à Santeny (Val de Marne) est le territoire le plus à risque de Paris et sa petite couronne. Ces dernières années, la préfecture du Val-de-Marne a multiplié les arrêtés afin de prévenir les risques sur l’espace boisé. Fin juin, alors que le département était en vigilance canicule rouge un arrêté préfectoral prévoyait notamment l’interdiction de fréquenter les espaces forestiers du département et les zones situées à moins de 200 mètres des bois. Il restreignait aussi les travaux pouvant générer des étincelles ou des points chauds

     « À l’inverse des forêts méditerranéennes, qui ont depuis longtemps évolué avec le feu, il existe encore peu de recul scientifique sur l’adaptation naturelle des forêts de nos latitudes aux incendies » indique cet institut. « Ces conséquences directes ou indirectes des feux de forêt peuvent provoquer la disparition d’espèces », ajoute-t-il. Et ce risque pourrait être encore aggravé avec la sécheresse. « Des sécheresses répétées dans le temps augmentent le risque de dépérissement des arbres, favorisant l’accumulation des éléments combustibles » prévient il

  • VANVES DANS LE CREUX DE L’OREILLE

    CANICULE : À la suite de l'épisode caniculaire exceptionnel qu'a connu la ville de Vanves, entre le 22 et le28 Juin, Bernard Gauducheau est intervenu sur le site facebook de la ville le 3 Juillet pour dresser (et rappeler alors qu’une troisiéme canicule moins forte se déroule), les actions mises en œuvre par la Ville pour protéger les habitants, accompagner les plus fragiles et les enfants, et, assurer la continuité des services publics : « Dés le déclenchement nous avons activé le plan communal de sauvegarde  de la commune afin de coordonner l’ensemble des services municipaux » expliquait il, notamment pour protéger l’ensemble des vanvéens et surtout les plus vulnérables. Il rappelait avoir ouvert 1000 places fraicheurs dans différents bâtiments publics, que la piscine avait accueilli jusqu’à 11 170 vanvéens en une seule journée, que la ville a orienté son action afin de permettre aux enfants d’être accueillis dans les créches et les écoles dans les meilleurs conditions possibles, avec des déplacées dans les espaces fraicheurs de la ville et climatisés d’entreprises privées. « Cette crise confirme que l’adaptation de nos écoles et des bâtiments publics sont une nécessité.  Depuis 2020 40 M€ ont été investis pour entretenir, rénover, et moderniser notre patrimoine scolaire » en citant l’école du parc, inauguré pendant la canicule, avec de nouveaux espaces végétalisations, des revêtements réfléchissants et une meilleure performance énergétique. Il a indiqué que la ville poursuivait ces investissements avec l’installation de vernis isolant dans les écoles et les créches, la création d’un ilot fraicheur à l’école maternelle Gambetta.

    TRAVAUX D’ETE : GPSO et la ville sont en train de terminer d’importants travaux de rénovation sur les passerelles des rues de l'Avenir et Diderot (sur la photo), qui permettent de franchir la ligne N entre Vanves et Malakoff. Ils consistaient à réparer  des éléments structurels endommagés, remplacer des garde-corps, rénover des escaliers d'accès, appliquer un revêtement antidérapant sur les cheminements piétons. « Ces aménagements permettent de renforcer la sécurité et le confort des nombreux habitants qui empruntent ces passerelles chaque jour ». L’interco et la Ville ont commencé cette semaine les travaux de rénovation de la rue Falret entre la place Kennedy et la rue Larmeroux  (jusqu’au 28 août) réalisé par GPSO pour un coût de 350 000 €, dans la continuité des aménagements réalisés l'été dernier devant l’accés du parc F.Pic. Ces aménagements permettront de sécuriser les déplacements des piétons, réduire la vitesse des véhicules grâce à la création de plateaux surélevés et de chicanes, mettre en place une zone de rencontre limitée à 20 km/h. 2e phase d’un vaste chantier qui devrait se terminer avec une troisiéme phase : la requalification de la place Kennedy