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Ecole

  • RYTHMES SCOLAIRES : A VANVES, LES PARENTS SE PRONONCERAIENT A 58,8% POUR LE RETOUR AUX 4 JOURS

    Le Comité de pilotage (COPIL) mis en place en 2013 pour appliquer cette réforme, où sont représentés enseignants, parents d’élèves et Inspectrice de l’Education,  et qui se réunit deux fois par an pour le suivi de l’application du projet éducatif du territoire (PEdT),  a été saisi de la question d’un retour ou non aux anciens rythmes scolaires, dés la Rentrée 2017,  puisque un décret du 27 Juin 2017 a autorisé le retour à la semaine de 4 jours.

    Il s’est réunit le 26 Septembre afin de dresser le bilan des 3 années passées et lancer la concertation sur laquelle, il a fait le point 16 Novembre dernier, après  un sondage  réalisé auprès des familles des élèves de maternelle et de primaire, des enseignants,  des équipes d’animations. Il apparait très nettement qu’une majorité se dessine pour un retour à la semaine de 4 jours. 58,8% des parents se prononcent pour, 38,4% pour le statut quo, les équipes d’animations à 73 9,%. Et cette majorité qui se prononce pour ce retour s’explique aisément lorsqu’on entend certaines témoignages.

    Ainsi pour les familles, «les grands parents pourront de nouveau accueillir dés le mardi soir leurs petits enfants pour passer toute la journée du mercredi avec eux, comme c’était le cas auparavant» explique l’un d’entre eux. En Maternelle, les enseignantes comme le personnel ne devraient plus avoir affaire à des enfants fatigués par cette coupure écourtée du mecredi comme ils l’avaient constaté dés le début de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Enfin, les animateurs auront le temps de mettre en place des activités qui ne seront plus écourtés.

    Une autre réunion de la COPIL est programmée en décembre pour arrêter un nouveau PEdT. La décision de la ville devrait être prise avant les vacances de Noël pour être soumise à la DASEN (Direction académique de services de l’Education Nationale) afin d’être appliquée à la Rentrée 2018

  • LES PETITES ECOLIERS PRES DE VANVES (Suite et Fin) : TRAVAILLER LE PLUS POSSIBLE EN MIROIR

    Les Petits Ecoliers sont donc une école d’inspiration Montessori, c’est-à-dire qu’elle met en œuvre sa pédagogie et ce qui fonctionne bien dans le système traditionnel, comme la gestion de groupe d’enfants de 3 à 6 ans. Géraldine Baron s’est entouré de deux adultes qui seront permanents :

    Tout d’abord une éducatrice Montessori qui a été formée sur le développement psycho motricien, psychologique et naturel de l’enfant, la philosophie et le matériel, et intervient le matin.  «Chaque enfant lorsqu’il arrive en classe, s’installe et choisit le plateau en libre service qui l’intéresse dans une zone thématique (le langage, la culture, l’écriture, le sensoriel, la vie pratique). L’éducatrice lui montre comment s’en servir, et elle n’intervient qu’en guide bienveillant, disponible. Elle le laisse faire, se tromper, et éventuellement se corriger tout seul. Le matériel est fait pour que l’enfant puisse s’auto-corriger, car c’est beaucoup plus puissant dans le cerveau que lorsque quelqu’un vient avec un crayon rouge pour dire «là c’est faux L’éducatrice note chaque progrès de l’enfant, pour lui présenter un niveau de difficulté supplémentaire. Et ainsi de suite» indique t-elle.       

    Ensuite, une enseignante, en détachement de l’éducation nationale, intervient l’après-midi sur la base de projets de groupe autour de 3 axes : le développement durable, les activités artistiques, l’ouverture au monde. Elle intervient en connexion avec la vie locale via des partenariats  (maisons de retraites,  artisans…), mais aussi l’apprentissage de l’anglais grâce une intervenante spécialisée. Cette enseignante a la responsabilité de mettre en place la gestion du groupe dans sa totalité, le suivi des apprentissages et les relations avec les parents qui sont très importants

    « Les parents qui ont déjà fait une première démarche pour y inscrire leur enfant, nous font une confiance énorme alors que l’on ne se connait pas, surtout là dans le cadre d’une création. Ils nous confient leur enfant 10H par jour. Cette confiance va s’entretenir évidemment, et elle ne fonctionnera que si on arrive à travailler avec un certain niveau de proximité. J’insiste beaucoup là-dessus, c’est-à-dire dans l’intérêt de l’enfant, car cela ne fonctionnera que si on a un échange transparent, honnête et clair. Notre rôle est d’expliquer aux parents ce qui se passe dans l’école, à la fois les bonnes choses et les moins positives mais toujours dans une démarche d’amélioration. Et on attend des parents la même chose. D’ailleurs, ils ont signé la charte de l’école par laquelle ils s’inscrivent dans cette relation transparente avec nous, ce qui se passe dans la maison et pourrait impacter le comportement de l’enfant ou l’état psychologique de celui- lorsqu’il est avec nous. Essayer de travailler le plus possible en miroir entre ce qui passe à la maison et à l’école est notre objectif» 

  • ILLUSTRATION DES DEFIS DE LA RENTREE SCOLAIRE A VANVES

    Cette visite ministérielle de la Rentrée scolaire à Vanves a illustrée parfaitement les défis auquel est confronté le nouveau gouvernement en matière d’éducation. Ce lundi matin, le Parisien faisait état de ce fléau qu’est l’absence des professeurs d’écoles avec l’exemple justement de l’école Gambetta où le ministre Castagnier s’est arrêté. « Par un incroyable concours de circonstances, ce sont six instituteurs et institutrices qui se sont succédés, en tout, pour encadrer les enfants de CE2-CM1. Sans compter les jours où aucun professeur n’était présent pour la classe ». En citant le témoignage d’une parent d’élève : «Ils ont été ballottés à droite, à gauche… Vous arriviez parfois, le matin, sans savoir si quelqu’un pourrait s’occuper d’eux».

    Réponse de l’inspection académique selon le Parisien : « C’était une année exceptionnelle et on espère que cela ne se reproduise pas ». Mais il est vrai que c’est d’abord l’enseignante titulaire qui, après plusieurs absences, est partie en congé maternité après les vacances de Noël. Cinq remplacements - dont deux, la première semaine - se sont ensuite enchaînés entre janvier et juillet. Deux d’entre eux ont dû quitter leur poste pour des raisons administratives et, notamment, de rémunération ».

    Alors que les médias faisaient état de la volonté du ministre de l’Education Nationale de limiter à 12/14 le nombre d’élèves en CP, des parents d’élèves la maternelle Cabourg, à Vanves, manifestaient contre une classe surchargée de la grande section et réclamaient une classe supplémentaire :  « Un maître se retrouve seul, sans Atsem (NDLR : Agent territorial spécialisé des écoles maternelles), pour l’aider, avec une classe de 33 petits ! » expliquait l’un des parents.