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Ecole - Page 2

  • VANVES DANS LE CREUX DE L’OREILLE

    CANICULE : En ces jours de fortes chaleurs devenus récurrentes, la mairie  de Vanves en a profité pour rappeler ses actions en faveur du confort thermique dans ses bâtiments, afin de contrer de nouvelles polémiques avec des associations de parents d’éléves, à quelques jours de l’inauguration de l’école du Parc si elle n’est pas reportée à un temps plus clément et calme.  « A l’approche d’un nouvel épisode de fortes chaleurs, la Ville de Vanves est pleinement mobilisée pour garantir les meilleures conditions d’accueil, d’apprentissage et de travail dans les écoles avec des ventilateurs dans toutes les classes, un rafraîchisseur d’air dans chaque école, des brumisateurs vérifiés et opérationnels, des salles municipales rafraîchies restant disponibles ». Occasion que rappeler que plus de 40 M€ ont été investis depuis 2020 pour adapter les écoles vanvéennes au changement climatique avec des travaux de rénovation thermique des bâtiments et la végétalisation des cours d’école.

    Après la déplacement dans le hall de l’hôtel de ville de la célébration de l’appel du 18 Juin 1940 hier en fin d’après-midi, qu’en sera-t-il de la fête de la musique Dimanche où il est prévu des records de chaleur ?  Le collége Saint Exupery a décidé de suspendre ses cours l'aprés-midi de jeudi, vendredi et lundi. 

    PETITION : L'école élémentaire Marceau est menacée par la fermeture d'une classe pour la rentrée de septembre 2026. « Cette décision met directement en péril l'éducation de nos enfants et impactera notablement la qualité de l'enseignement dispensé au sein de notre établissement » explique l’association API des parents d'élèves de cette école qui a lancée une pétition « pour défendre l'éducation de nos enfants et préserver la qualité de notre école ». Et d’expliquer que « la baisse des effectifs pour l’année scolaire 2026 est temporaire et est une conséquence directe des faibles taux de natalité pendant l'année 2020, fortement marquée par la crise sanitaire de COVID-19. Cependant, les projections démographiques montrent que dès septembre 2027, le nombre d'élèves reviendra à un niveau similaire à celui de l'année 2025/2026. Fermer une classe aujourd’hui contraindrait très vraisemblablement à la rouvrir dès la rentrée suivante, ce qui serait contre-productif. Ce constat est d’ailleurs confirmé par la décision, prise simultanément, de rouvrir une classe à l’école maternelle Marceau dès septembre 2026. Cette ouverture démontre que la démographie locale est orientée à la hausse et que les effectifs de l’élémentaire sont appelés à se reconstituer rapidement ». L’API Marcceau a demandé  de rencontrer le directeur académique des services départementaux des Hauts-de-Seine pour reconsidérer cette décision lors du prochain CSA-SD aura lieu le 25 juin. Elle a demandé le soutien de Gabriel Attal, député et conseiller municipal de Vanves qui a été Ministre de l'Éducation nationale, et dont l’éducation est au cœur des engagements qu'il porte pour l’avenir de notre pays.  

    ANDROMEDE : C’est le nom du chasseur de mines tripartite  (sur la photo) parrainé par la ville d’Issy les Moulineaux depuis 1986 lorsque le regretté André Santini avait créé l’association des villes marraine. Certains vanvéens le connaissent bien, car ils ont pu participer à des cérémonies et des rencontres avec son équipage au fil des années. Et bien il vient d’être envoyé dans le droit d’Ormuz par la Marine Nationale qui cééébre ses 450 ans pour participer au déminage de ce site, au moyen d’un nouveau systéme dronisé. Alors que la Marine Nationale avait prévue de le désarmer, il s'agit là d'une prolongation de mission

  • ENTRE PETITION ET TRIBUNE, VANVES PRIS ENTRE DEUX FEUX

    Cette mandature ne devrait pas être aussi tranquille que la dernière dans les relations entre la majorité « socle commun » et l’opposition d’union de la gauche. Deux affaires bousculent l’actualité de ces derniers jours entre l’année blanche  pour la saison culturelle 2026-2027 du théâtre, et la canicule qui ont suscité la polémique. La gauche est allée même jusqu‘à mobiliser la presse, notamment à gauche (Le Monde, Libé, L’Humanité…), et les associations de parents d’éléves notamment l’une d’entre elle, la FCPE, comme l’a remarqué Sandrine Bourg, maire adjointe, lors du dernier conseil municipal

    Ainsi, après un article dans l’Humanité, une tribune portée par le collectif A.D.N. a été signé par 380 artistes, techniciens, acteurs culturels pour défendre le théâtre de Vanves, menacé d’une année blanche et d’un changement radical de politique culturelle de la municipalité, avec parmi les signataires : Dominique A, Ariane Ascaride, Jeanne Balibar, Cali, Jeanne Cherhal, Romane Bohringer, Clotilde Hesme, Irène Jacob, Emily Loizeau, Renan Luce, Florent Marchet, Fabrice Melquiot, Stanislas Nordey, Alysson Paradis, Jean-Yves Ruf, Renaud Séchan, Gauvain Sers, Marion Siefert… qui ont souhaité témoigner leur soutien à l’équipe du Théâtre de Vanves... « Nombre d’entre nous ont joué, créé, démarré parfois leur carrière dans ce théâtre. Par sa programmation audacieuse, vivante et exigeante, le Théâtre de Vanves fait partie des lieux essentiels à notre écosystème. Il participe à la diffusion d’une diversité culturelle, à son renouvellement. Nous ne comprenons pas cette décision brutale de la municipalité. Nous souhaitons rappeler par ce texte que les lieux de culture qui préservent et accueillent la diversité culturelle, qui soutiennent les artistes et la création sans condition sont des lieux essentiels à la bonne santé d’une démocratie. Une programmation exigeante est un gage de lien social engageant l’échange et la réflexion de chacune et chacun sur le monde. Si ces lieux ne sont pas sanctuarisés et soutenus, les remparts qui nous protègent de l’ignorance, de la violence, de la peur de l’autre et du repli sur soi ne pourront que céder » expliquent ils en affirmant « leur soutien total à l’équipe du théâtre de Vanves et en demandant une reprise du dialogue et la mise en place de la saison culturelle telle qu’elle était prévue afin qu’elle puisse continuer au travers de ce lieu d’œuvrer pour notre bien commun ».

    De son côté, la FCPE avec l’API,  a lancé une pétition  : « Monsieur le Maire, nos enfants étouffent ! » pour exiger des actions concrètes, rapides et à la hauteur des enjeux : « ensemble, demandons que les prochaines vagues de chaleur soient réellement anticipées, qu’un plan pluriannuel de travaux des cours de récréation et des bâtiments soit décidé au plus vite et que, dans une volonté de dialogue constructif, la Mairie accepte de recevoir les associations de parents d’élèves ».

    Dans son préambule, ses responsables expliquent « le récent épisode caniculaire a une nouvelle fois cruellement montré les insuffisances de la gestion des fortes chaleurs dans les écoles vanvéennes : manque criant de ventilateurs, brumisateurs hors-service, capacité restreinte des salles rafraîchies (quand elles existent…), absence de stores occultants contraignant les personnels au système D, pose du vernis sur les fenêtres prévue au mois de juin (!), absence de cours de récréation végétalisées et bâtiments globalement inadaptés aux défis du dérèglement climatique... Et tout cela, malgré l’exemple des communes voisines et les nombreuses demandes formulées par les personnels éducatifs et les associations de parents d’élèves ces dernières années. Nos enfants souffrent en classe, souffrent dans leurs dortoirs, et ne peuvent pas se réfugier à l’ombre dans leurs cours de récréation. Que le bâti scolaire en France ne soit pas à la hauteur des défis climatiques à venir, c’est un constat largement partagé et régulièrement dénoncé dans les médias. Cependant, à Vanves, quelle n’est pas notre surprise de constater que la Mairie se satisfait d’effets d’annonce – courrier adressé aux parents – ou de publications sur les réseaux sociaux de la ville en totale contradiction avec la réalité que nous tous, parents d’élèves et usagers des écoles, constatons sur le terrain. Malgré nos alertes répétées, la Mairie n’apporte pas de réponses constructives à nos courriers, nous ne voyons pas d’élus dans nos écoles pendant les épisodes de forte chaleur, et n’avons aucune possibilité de dialogue »...

  • MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES ENFANTS EN MILIEU PERISCOLAIRE DANS LES HAUTS DE SEINE, A VANVES ET A PARIS

    Ces jours-ci,  aux lendemains des élections municipales et de la mise en place des équipes municipales, avec leur feuille de route,  il est beaucoup question de péri-scolaires et de la protection des enfants contre les violences notamment sexuelles tant dans les Hauts de Seine qu’à Paris.

    Ainsi vendredi dernier, le préfet des Hauts de Seine qui planchait devant l’assemblée départementale pour rendre compte de l’action des services de l’Etat durant l’année 2025, a proposé que "la jeunesse soit le fil rouge de notre action commune en  2026" en annonçant des mesures fortes après une série de scandales qui ont touché le périscolaire à Paris. «Il faut une réponse forte aux violences dans le périscolaire» a-t-il annoncé «parce qu’on ne peut pas détourner le regard » et que «la prise de conscience doit être collective». Désormais, toute personne suspectée sera automatiquement suspendue à titre conservatoire. «J’ai pris la décision de suspendre systématique, à titre provisoire, tout individu qui serait l’objet d’un signalement de violences ou d’abus sexuels sur mineur le temps que l’enquête administrative permette de tirer des conclusions définitives», a-t-il ainsi déclaré.

    Alexandre Brugère n’oublie pas le rôle des maires et leur a rappelé leurs obligations : à chaque recrutement, les municipalités doivent vérifier que l’animateur ne dispose d’aucun casier judiciaire et n’est pas inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuels. Ce qui est fait depuis des années à Vanves grâce à un maire très attentif à leur recrutement. Le préfet veut aussi plus de transparence. Le département des Hauts-de-Seine communique désormais sur les signalements, qui ont été au nombre de 45 depuis la rentrée scolaire 2025, dont 15 pour des abus sexuels supposés et vingt-cinq des faits de violence physique ou verbale. Les cinq autres cas seraient de l’ordre du défaut d’attention. Sans compter les plaintes pénales déposées au commissariat ou adressées au procureur, avec lequel le préfet a travaillé sur le sujet

    A Paris, se tient ce matin à 9H30 un conseil de Paris extraordinaire (que l’on peut suivre sur Internet sur le site paris.fr) pour adopter le  « plan d'action » de lutte contre les violences sexuelles dans le secteur périscolaire parisien », chiffré à «une vingtaine de millions d’euros», qui garantira selon son nouvau maire, «la transparence totale envers les familles».

    Emmanuel Gregoire promet de «communiquer chaque trimestre les statistiques et le nombre de suspensions d’animateurs», que les collectifs de parents d’élèves peinent aujourd’hui à obtenir. Un «livret d’accueil» et des réunions de rentrée périscolaire seront mis en place dans «chaque école» (620). «Je m’engage à ce que l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives, quand il y a eu un signalement, soient restituées aux familles concernées» a indiqué le maire qui installera aussi une «commission indépendante pour établir un état des lieux complet et nous rendre des préconisations. Les parents pourront aussi «saisir directement» une «cellule d’écoute et de signalement», ajoute-t-il, en précisant que « la mairie continuerait à suspendre un animateur  au moindre soupçon». En 2025, trente animateurs ont été suspendus à Paris, dont seize pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie.

    Enfin, dans les deux mois qui viennent, la formation sur la prévention des violences faites aux mineurs sera «généralisée à tous les agents de la ville», avant l’ouverture en septembre 2026 d’une «école parisienne du périscolaire» dispensant deux jours de formation initiale obligatoires, tous statuts confondus. Enfin, il est intéressant de noter que le ministre de l'Education Edouard Geffray a récemment nommé Cristelle Gillard inspectrice générale « défenseur des enfants au niveau national». Elle  devra «faire en sorte que le scolaire et le périscolaire puissent travailler ensemble» a expliqué le ministre.