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HISTOIRE LOCALE

  • LENDEMAINS D’ARMISTICE A VANVES – 1 : LES SOUCIS DU QUOTIDIEN AVEC LE RETOUR DES POILUS

    Après avoir rappelé au fil de l’actualité, tous les événements de la guerre 1914-1918 qui se sont déroulés voilà cent ans, à  Vanves et à Paris à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », le blog de Vanves au Quotidien va continuer en abordant cette période des lendemains de l’armistice : «Dans l'immédiat après-guerre, la date souvenir de l'armistice va se vivre dans la douleur et la sobriété. Dans un grand silence également qui plane sur le pays. Les blessures sont encore fraîches, les conséquences sociales de la perte des hommes également. C'est un moment solennel où l'on se recueille. Ce sentiment va aller crescendo avec l'inauguration des monuments aux morts qui permettront d'avoir un lieu collectif où se rassembler et où évoquer les disparus et leur courage. Ce sentiment va perdurer jusqu'à la Seconde Guerre mondiale »  écrit Véronique Goloubinoff chargée d’études documentaires Fonds Première Guerre Mondiale à ECPAD.

    Dés les jours qui ont suivi l’armistice, Vanves a retrouvé ses soucis du quotidien : Le conseil municipal du 23 Novembre 1918 votait un budget «d’attente» de 972 965 frs pour 1919, selon son rapporteur «en raison des événements de guerre qui touchent à leurs fins». Mais surtout, il votait un crédit de 25 000 frs pour la création d’un monument aux morts et de mesures diverses qui pourront être prises « pour perpétuer la mémoire des soldats de Vanves morts au champ d’honneur ». Il saisissait la commission départementale des dommages de guerre, pour les dégats du cimetière et de la rue Danton en demandant respectivement 3891 frs et 1500 frs. Il décidait de baptiser certains rues pour perpétuer le souvenir de la victoire : Av Foch ( allée du progrés), Joffre (ex-Liberté), Gallieni ( rue du Parc), rue Clemenceau (ex-rue du Plateau devenu rue Gambetta, la rue Georges Clemenceau actuelle étant l’ex-sentier des Nouzeaux), Pétain (ex-de la Manufacture devenue la rue Mary Beyssere), de la Marne (ex-rue du Château), rue de Verdun (ex-Francois 1er), avenue des alliés (une partie, haute,  de la rue Antoine Fratacci ) et avenue du Président Wilson (sur l’autre partie basse de cette rue). Frédéric Pic avait proposé l’attribution du nom de Jean Jaurés à une rue de Vanves pour « glorifier l’homme qui s’était fait l’apôtre du droit contre la force ». Mais il a retiré sa proposition afin qu’elle ne soit pas prise pour une manifestation politique susceptible de diviser le conseil municipal. Justice lui sera rendu plus tard

    La municipalité relancait un nouveau projet d’assainissement général de la commune ajourné à cause de la guerre, c’est-à-dire, l’établissement d’un réseau d’égout sur tout son territoire. Il demandait à la société ECFM concessionnaire de l’éclairage de le remettre en fonction, tel qu’il existait au jour de la mobilisation, tout en reconnaissant qu’il ne pourra se faire que pas érape, en raison des difficultés d’approvisionnements  et de trouver de la mai d’œuvre. Et il supprimait toutes les indemnités pour cherté de la vie voté durant la guerre.. Enfin, c’est à cette époque que les fameuses fortifications (là où s’installérent les chiffonniers et biffins jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale avant d’être utilisé pour aménager  le bd périphérique) étaient démolis par les prisonniers allemands.   

    Durant toute cette période, les poilus revenaient et reprenaient leur place, quelquefois difficilement, dans la vie familiale, à Vanves, comme ailleurs  «avec des épouses qui, bon gré mal gré, ont pris les responsabilités dévolues aux chefs de famille, des enfants qui ont perdu un temps leur père ou n’ont jamais connu sa présence »… «Les démobilisés estiment enfin qu’ils ne peuvent rien communiquer de leur expérience à ceux qui n’ont pas partagé les mêmes souffrances, les mêmes peurs, la même solidarité avec les camarades. Une partie des six millions et demi d’anciens combattants (environ un homme adulte sur deux) trouvent cependant dans les associations un moyen d’exprimer leur solidarité et leurs revendications au sein de la société française. Leur état d’esprit se caractérise avant tout par la fierté d’avoir «tenu» dans l’épreuve, en s’accrochant à leurs positions, comme à Verdun, pour empêcher la masse des troupes allemandes de se déverser sur le pays. Ils ressentent infiniment plus la satisfaction du devoir accompli que l’exaltation de l’exploit guerrier, même si tous n’y ont pas été insensibles. Plus la guerre s’éloigne, plus se renforce chez la majorité d’entre eux un patriotisme très pacifique, voire pacifiste, marqué avant tout par la condamnation de la guerre, et un rejet de tout ce qui peut la faciliter : notamment le militarisme, l’exaltation de l’héroïsme guerrier voire même, dans certains cas extrêmes, il est vrai, de l’honneur qui fait préférer la mort à la servitude» indique l’historien François Giet.

     

     

     

  • LES ANNIVERSAIRES DE L’ANNEE 2019 A VANVES (suite et fin) : VOILA 100 ET 220 ANS

    1919 : Frédéric Pic est élu maire de Vanves pour plus de 20 ans de mandat. Il succédait à Aristide Duru qui a été le maire de Vanves durant la Grande Guerre qui aura inauguré la plaque commémorative portant le nom de tous les vanvéens morts pour la France dans la mairie au premier étage à l’entrée de la salle Henri Darien le 2 Novembre 1919 avant de passer le relais. « C’est pendant la guerre, au cours de ses longs jours mêlés d’angoisses et d‘espoirs qu’Aristide Duru a donné toute sa mesure. Attaché à sa fonction, comme le soldat à son poste, aux heures les plus tragiques, il a fait montre d’une telle force decaractère, d’une telle foi dans le succés de nos armes, que la population de Vanves toute entière, se serra autour de ce chef aimé ».

    1789 : La loi du 14 Décembre 1789 a fait de Vanves une commune administrée par un maire et 6 officiers municipaux composant le bureau municipal. Mais ce n’est seulement qu’au tout début de l’année 1790 que le premier maire de Vanves fut élu, par une assemblée rassemblant tous les citoyens à la sortie de la messe où fut chanté le Veni Créator et lut la déclaration des droits de l’homme. Il s’agit de François Potin cultivateur de 40 ans et épicier rue Gaudray, qui appartenait à l’une des plus anciennes familles de Vanves

  • LES ANNIVERSAIRES DE L’ANNEE 2019 A VANVES (Suite): VOILA 50 ET 70 ANS

    1969 :  C’est cette année là, que commencèrent véritablement les troubles au lycée Michelet qui ont marqué la révolte ou le « Mai 68 des lyvcéens » des années 1969 à 1973. Elle commença à la fin de l’année 1969   avec des tracts déposés dans la salle des professeurs afin de rappeler « le sens et l’importance mondiale de la journée du 15 Novembre 1969 pour la lutte pour la paix au Vietnam » puis à cause du foyer socio-éducatif, avec des affiches « injurieuses » vis-à-vis du proviseur Chevalier, une AG dans la salle des fêtes puis une manif avec 150 lycéens qui scandaient « Chevalier démission » jusqu’à la Cour d’Honneur. Du coup, M .Chevalier  décidait de fermer le lycée 24H avant le début des vacances de Noël  Huit mois auparavant, le général de Gaulle avait démissionné après le résultat du référendum du 27 Avril 1969: 52,41% de Non et 47,39 de oui en France. A Vanves, le NON l’avait emporté aussi avec 7 639 voix (58,8%), 5 337 vanvéens (41,1%) seulement votants pour le OUI, avec une faible abstentions :16,4%.

    1949 : l’église du monastère Saint Bathilde des sœurs Bénédictine est consacrée par Monseigneur Angelo Roncalli (sur la photo), futur pape Saint Jean XXIII, alors Nonce à Paris le 28 mai 1949. Il avait été appelé en urgence par la supérieure de sa communauté des bénédictines de Vanves, Sœur Fulbert, 93 ans, pour consacrer l'église du Christ-Rédempteur. Le futur Jean XXIII avait accepté de remplacer au pied levé le cardinal Emmanuel Suhard, archevêque de Paris, mourant. « Mon métier préféré, c'est d'être bouche-trous », répondait alors le diplomate, trop content de s'échapper d'une nonciature où il étouffait. Cette célébration fut suivie d’une après-midi de fête. De cette visite, l'église du prieuré Sainte-Bathilde conserve une plaque commémorative, les traces des doigts de Mgr Roncalli sur les croix de consécration apposées dans l'édifice, la chasuble de l'époque, conservée comme une précieuse relique, et des photos noir et blanc sous de grands cadres de verre.