Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

histoire

  • LORSQUE LE GENERAL DE GAULLE S’EST ARRÊTE A VANVES

    La plupart des candidats à la candidature LR pour les présidentielles, Valérie Pécresse avec des lycéens franciliens, , Anne Hidalgo, la candidate PS à l’Elysée, le premier Ministre Jean Castex seront aujourd’hui à Colombey les deux Eglises à l’occasion du 51e anniversaire de la disparition du Général de Gaulle. A Vanves un simple dépôt de gerbe est organisé par la section LR de Vanves à 19H30 square Marceau devant la plaque du Général de Gaulle. Mais saviez-vous que le général de Gaulle s’était déplacé à Vanves voilà 50 ans le 11 Mars 1951

    Ainsi le général de Gaulle a rendu visite à Vanves ce jour là. Il en reste un témoignage important : sa signature sur le livre d’or communal : « Le général de Gaulle, libérateur de la Patrie». L’Institut Charles Gaulle avait permis de retrouver le texte du discours  qu’il prononça alors devant les jeunes du RPF (Rassemblement Pour le Peuple Français)  et quelques photos qui furent présentés lors d’une exposition organisée en Novembre 1990 pour le centième anniversaire de la naissance du Général de Gaulle. Pierre Lefranc, président de l’Institut Charles de Gaulle avait fait parvenir un témoignage, encore impressionné par la qualité de l’allocation du Général de Gaulle dans la salle Henri Darien, par la ferveur des jeunes, par l’accueil de la Municipalité dirigée alors par René Plazanet, et la population bien sûr. Responsable national des Jeunes et des Etudiants du RPF, il a tenu en haleine ses jeunes pendant plusd’une heure en fin d’après-midi, le Général rencontrant lesélus à Levallois auparavant, arriva avec 45 mn de retard

    Le secrétaire général de Mairie de l’époque, M.Ornix, se souvenait d’une anedocte lors de l’accueil : « L’ensemble des membres de la Municipalité et du Conseil Municipal était rangé en file indienne pour faire honneur au général de Gaulle, lequel pour serrer les mains des conseillers municipaux de petite taille, qui me cotoyait, eu un petit sourire en me saluant ! Sans doute parce que nous étions de la même grandeur ! »   

    Pierre Lefranc l’accueilllit par quelques mots, attirant l’attention des jeunes leur chance de servir une aussi grande cause sous la conduite d’un homme exceptionnel. «Les mots choisis pour parler de De Gaulle, durent lui paraître pêcher par leur caractère un peu propos superlatif, car l’entendis murmurer « allons ! allons !». Du coup je perdis le fil et restait muet. Une demi-minute passa dont je n’ai pas le sentiment qu’il en soit de plus longue dont je me demande encore elle parvint à s’écouler » témoignait il moins de 40 après. « Quoiqu’il en ait été, cette réunion a laissé un grand souvenir en raison de la qualité de l’allocution, de la ferveur des jeuns dont beaucoup ont appuyé fidèlement le général durant toute son action publique et de l’accueil e la municipalité et de la population de Vanves »

    Il a expliqué à ces jeunes voilà 50 ans, que « le rayonnement de l’influence de la jeunesse dans un pays, est quelque chose de capital. On ne s’en passe pas. IL faut prendre cette influence, il faut prendre ce rayonnement. Voilà votre rôle, tout de suite, dés à présent ». Des paroles tout à fait d'actualité. 

  • UN CERTAIN 11 SEPTEMBRE A VANVES VOILA 20 ANS

    Ce jour là,  l’agence BICS  inaugurait ses nouveaux locaux de la banque populaire qui avait déménagé au rez-de-chaussée du nouvel immeuble à l’angle de la rue de la République et de la place du Val. Bernard Gauducheau, nouveau maire de Vanves élu en Mars,  était dans mon bureau à l’hôtel de ville et a été alerté par ses collaborateurs : « J’ai eu du mal à y croire, une telle situation me semblait inimaginable. Comme beaucoup de spectateurs, il était difficile de comprendre au départ s’il s’agissait d’un incroyable accident ou d’un terrible attentat».

    C’était la Rentrée 2001, avec ses polémiques bien sûr, sur le marché, victime d’un incendie, dont la première phase de remise en état de la structure venait de se terminer. La Mairie avait engagée les procédures pour réaménager l’intérieur, après avoir désigné l’architecte le 25 Juillet 2001, en espérant commencer les travaux au premier trimestre 2002. Bernard Gauducheau avait annoncé la construction d’un ensemble immobilier à proximité de la station du métro (Audiens)  avec des bureaux et la création d’une nouvelle crèche municipale qui faisait l’objet d’une réunion publique. Le théâtre ré-ouvrait ses portes après un an sans saison culturelle, conséquence de l’incendie du marché, en accueillant les vanvéens pour une séance de cinéma avec « le fabuleux destin d’Amélie » puis la présentation de sa saison. Le Biblio-Club fêtait ses 25 ans.

    Guy Janvier, alors conseiller général de Vanves,  avait été nommé Délégué Interministériel à l’innovation sociale et à l’économie Sociale et Solidaire le 8 Septembre 2001 et commernçait à distribuer un tract annonçant la création de l’association « Vanves Citoyenne ».  « C’est un moment que je n’oublierais jamais. Cela s’est passé le jour où j’ai pris mes fonctions de délégué interministériel à l’Economie Sociale. Nous avions réuni le Conseil Supérieur de l’Economie Sociale où j’ai été présenté. Et Guy Hascoet, secrétaire d’Etat à l’Economie Social qui m’avait nommé avec Elisabeth Guigou, ministre de la solidarité et des affaires sociales à l’époque, devait inaugurer le soir même les locaux de son ministére à Montparnasse. Nous l’avons appris vers 14H, alors que je devais préparer cette réunion du Comité et l’inauguration. La fête qui devait suivre a été annulée. Mais au moment du discours du ministre, on a entendu un avion survoler Montparnasse, et qui s’est bien sûr interrompu comme nous étions au bas de la tour, tout le monde s’est interrogé et inquiété. Ma première réaction était une incrédulité et surtout un grand sentiment d’horreur, en touchant des populations dont beaucoup étaient issus d’origine immigré ou maghrébine » se souvient il

    Isabelle Débré, alors Sénateur, était dans sa voiture et l’a appris par la radio : « Il faut se souvenir que l’information concernant la première tour ne faisait pas état d’un attentat. Ce n’est que lors de l’attaque de la deuxième tour, soit une vingtaine de minutes après, que l’hypothèse d’un attentat a été évoquée. Au début, c’est un sentiment d’horreur que j’ai éprouvé puis très vite j’ai pensé aux victimes et à leurs familles. Au fur et à mesure que le temps passait, je me sentais toujours aussi meurtrie par ce drame humain». Beaucoup racontent qu’ils étaient devant leur TV, faisant une petite sieste ou regardant un feuilleton  qui s’est interrompu bien sûr

    Ces attentats eurent beaucoup de conséquences bien sûr, mais sur le plan local, il a entrainé deux manifestations : Tout d’abord un hommage le 14 Septembre de  la Municipalité aux victimes du terrible attentat devant le monument aux morts pour respecter quelques minutes de recueillement. Elle se joignait à la journée national de deuil organisé en France (ce qui était exceptionnel), de prières et de souvenirs organisé aux USA et  dans l’ensemble des pays européens et libres. « Un vanvéen a même accroché un drapeau américain à sa fenêtre place du VAL » notait un observateur. A la fin du mois, le 29 Septembre l’association »Approche 92 » organisait chez les bénédictines une célébration islamo-Chrétienne en présence d’une assistance nombreuses, avec des chants, des lectures, des temps de recueillement…afin de prier pour la paix une compréhension mutuelle au lendemain de ces attentats aux USA. Patrice Leclerc, Secrétaire Fédéral du PC 92 était présent ainsi que Bernard Gauducheau qui fut invité à prendre la parole en tant que laïc : « On peut espérer que ce qui se passe à Vanves se déroule au delà de nos frontières. J’espère que la raison l’emportera sur la passion. Chacun a droit à sa place sur cette terre » déclarait il alors.

  • VOILA 40 ANS A VANVES, UN CERTAIN 10 MAI 1981 VU SURTOUT PAR LA GAUCHE

    Après l’année « De Gaulle », l’année « François Mitterrand ». Les commémorations ont commencé avec les 25 ans de sa disparition le 8 Janvier dernier célébré à Jarnac par le président Macron. Aujourd’hui, est célébré le 40 anniversaire de son élection, le 10 mai 1981. Date à laquelle un socialiste a accédé pour la première fois à l’Élysée sous la Ve République. Devraient suivre le 50e anniversaire du Congrés d’Epinay qui s’est déroulé du 11 au 13 Juin 1971 où le futur président a pris la tête du parti à la Rose pour le conduire à la victoire 10 ans après, le 26 octobre, les 105 ans de la naissance de François Mitterrand. Et surtout, les 40 ans de l’abolition de la peine de mort, le 9 octobre 2021, avec pour témoin, son aedent défenseur de toujours, l’ancien président dministre de la Justice de l’époque Robert Badinter. 

    Il avait inauguré le square François Mitterrand un samedi pluvieux du 23 Novembre 1996 alors que Guy Janvier était maire de Vanves. Contrairement au square Marceau où les derniers gaullistes de Vanves se retrouvent chaque 9 Novembre et 18 Juin devant la plaque inaugurée en 1990, ce n’est pas le cas des derniers mitterrandiens vanvéens, sauf une fois pour le 30e anniversaire du 10 Mai 1981. Guy Janvier avait tenu le 10 Mai 2011, à déposer une gerbe devant la plaque se trouve juste en dessous du bureau du maire.  Ce jour là, certaines figures locales du PS d’alors, avaient confiés leurs souvenirs à l’auteur du Blog qui les rappelle, même si, pour certains, ils s‘en sont éloignés (du PS) rejoignant LREM. 

    «C’était l’annéede notre installation à Vanves. On était bien sûr super heureux et prêts à «changer la vie ». L’entrepreneur qui construisait notre maison avait une grosse cylindrée et l’avait laissé au garage, craignant qu’on lui confisque » se souvient Guy Janvier qui reste, en retraite, un militant de la lutte contre la pauvreté : «Je rêve qu’une gauche pragmatique et progressiste- qu’incarnaient si bien Michel Rocard et Jacques Delors – revienne au pouvoir en France et en Europe pour plus de justice et desolidarité. Beaucoup d’études montrent que les inégalités ont baisé pendant cette période. Il faut que la politique réponde à ces deuxdéfis : la pauvreté  le réchaiffement climatique »

    Antonio dos Santos, ex-directeur du Rosier Rouge et ex-tête de liste PS aux municipales de 2014 qui s’était marié juste un mois avant l’élection de Mitterrand, avait cru à un moment donné que c’était perdu comme beaucoup de français, en voyant se dessiner un crâne chauve puis le visage de François Mitterrand : « J’espérais un changement après avoir vu le Portugal se libérer de la dictature » confiait il. Josette Sala a entendu en même temps une clameur s’élever qui l’avait fait descendre dans la rue avec son mari. Claudine Charfe (FdeG) confiait que « le PC avait pris lors de ces élections là une claque ! On n’est pas descendu dans la rue. Mais on a bu le champagne ! » Jean Cyril Le Goff qui avait 11 ans s’était retrouvé sur les épaules de son père à la bastille.  Claire Papy (verts) se souvient être partie à la Bastille : « Tout était bloqué ! Mais c’était un moment de grande liesse. Il a plu et on a pris une douche bienfaisante ! »

    La ville était géreé  à l’époque, par une majorité RRR/UDF avec pour Maire Gérard Orillard,  Mitterrand avait obtenu la majorité avec 52,3% des voix contre 47,7% à VGE au second tour, ainsi qu’au 1er tour avec 27,3% des voix contre 25,1% à  VGE er 19,8% à Chirac. 40 ans après, beaucoup à droite, ont préféré oublier, ou alors se souviennent de cette élection comme d’une catastrophe,  encore que chez certains chiraquiens, ils n’étaient pas mécontent d’avoir faut chuter la maison Giscard. « On lui a fait payé son « oui mai » au référendum du Général en 1969 !» dit encore un gaulliste de vieille souche.  Quelques uns se souviennent d’une soirée mémorable du comité départementale du RPR des Hauts de Seine à la mairie d’Asnières pendant le débat TV VGE-Mitterrand sous la présidence de Charles Pasqua et Maurice Bokanowski, où ils avaient reçu quelques instructions. «Beaucoup pensaient qu’il ne resterait pas longtemps à l’Elysée, car on le disait condamné (par la maladie). Résultats : Il a fait deux mandats de 7 ans ! Comme quoi ! »