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cimetière de vanves

  • LES ANNIVERSAIRES DE 2021 A VANVES

    Plusieurs anniversaires marqueront cette année 2021 à Vanves dont certains seront célébrés

    Voilà 300 ans : Le prince Louis Henri bourbon- Condé donnait le 8 Septembre 1721 une brillant fête en l’honneur du jeune Louis XV alors âgé de 11 ans dont le tout Paris de l’époque parla. Il lui offrit une chasse au chevreuil  puis une fastueuse réception

    Voilà 210 ans :  le cimetière de Vanves s’installait là où il est actuellement puisque c’est en  1811 que la ville a acheté le terrain actuel situé sur le Plateau et a abandonné le petit cimetière derrière l’église Saint Remy. Ce terrain avait été acheté 600 fr (de l’époque) le long de la rue Sadi Carnot, mais il avait fallu que la mairie dépense 2600 Fr supplémentaire pour mettre une clôture et des plantations, prévoir un char car son accès était difficile. Il a connu plusieurs extensions, par la suite, entre 1836 et 1876 avec le cimetière de l’autre côté de l’avenue Maecel Martinie où ont été realisé cet été des travaux de requalification

    Voilà 200 ans : Le 1er Mai 1821, Vanves célébrait le baptême du duc de Bordeaux par une messe solennelle et un Te Deum dans l’église Saint Remy en présence des autorités municipales dont le Maire  Jacques Jouannin. La fontaine de la place du Val (De lattre de Tassigny) était inaugurée

    Voilà 150 ans : Après la guerre de 1870, Vanves a été touchée par les événements de la Commune, qui ont provoqué de lourds dégâts. Le lycée Michelet a été occupé par les versaillais et même incendié à cause de tirs d’obus provenant des fortifications de Paris, la ville ayant été couvert d‘obus par son artillerie causant des dégâts à l’église et à de nombreuses maisons particulières, aux bâtiments communaux et à la voirie.    

    Voilà 100 ans : L’église Saint François d’Assise qui était bénit le 13 Mars par le cardinal Dubois archevêque de Paris. Une petite chapelle qui a été  remplacée par l’église actuelle consacré le 26 Mai 1986 par Mgr Favreau, evêque des Hauts de Seine. La communauté des soeurs bénédictine était fondée par sœur Bénébictine Waddington Delmas avec soeur Marie Scholastique Richard à Paris qui s’installera plus tard à Vanves dans ce monastère construit en 1934 par dom Bellot,  après avoir fondé le monastére d’Ambositra à Madagascar en 1934. Ces deux centenaires seront célébrés par les communautés paroissiales comme l’a annoncé le pére curé Bertrand Auville au printemps pour Saint François, en Novembre pour les sœurs Bénédictines

    Voilà 80 ans, le Stade de Vanves créé en 1941  par M.Landon qui se dotait voilà 30 ans d’une nouvelle piste d’athlétisme en synthétique. Son président actuel Bruno Chauvet a été élu à sa tête pour la première fois voilà 10 ans,  le 17 Janvier 2011 par le Comité Directeur, pour remplacer François Praud

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 42 – DES RUSSES PARTAGES ENTRE LEUR MISSION ET LA REVOLUTION

    La délégation russe qui est venu en France pour les célébrations du centenaire de l’armistice le week-end dernier, a été très marqué, impressionné, et touché par cet hommage la veille du 11 Novembre aux 15 soldats russes « morts pour la France, et enterrés dans le carré militaire de Vanves. La plupart hospitalisés au lycée  Michelet, transformé alors en hôpital, sont décédés des suites de leurs blessures,  que ce soit le capitaine Nicolas Voloschinoff, les soldats Marouchine ou Kertachaw, en passant par le sous-lieutenant Alexandre Remizoff,

    L’empereur Nicolas II avait accepté d’envoyer des soldats russes, répartis en deux brigades, au prix d’une transaction, c'est-à-dire en échange d’armes, notamment, pour participer à cette guerre. Ils sont arrivés début 1916 en France et ont  participé début 1917 à l’offensive et l’échec cuisant du chemin des Dames où ils ont perdu 5000 soldats. Ils ont connus toutes les vicissitudes journalières  du front avec des pertes significatives. ayant fait partie des premières vagues qui se précipitaient sur les tranchées allemandes sous les bombardements qui s’efforçaient d’arrêter leur progression … Ses deux brigades ont été citées à l’ordre de l’armée.

    Mais en février 1917, la Révolution bolchévique est déclenchée par Lénine à Saint-Pétersbourg. Les soldats du corps russes sont préoccupés car ils ont profondément ressenti ses événements de Russie, prémices de la révolution d’octobre (le 15 mars le tsar a abdiqué, et le 13 avril les militaires ont prêté serment à un gouvernement provisoire). Alors qu’ils se sont installé sur leur base de départ face à Courcy et à la butte de Brimont à la  veille de l’offensive du 16 avril 1917, les soldats du 1er  régiment de la 1ére brigade s’agitent sérieusement. Ils prennent contact avec les autres unités et se réunissent en « soviet » la nuit dans les caves d’une verrerie abandonnée  pour se prononcer sur leur participation à l’attaque. Beaucoup étaient des ouvriers de Moscou, gagnés aux idées bolcheviques, qui voulaient aller prendre part à la Révolution dans leur pays. Les paysans, avertis des premières mesures de partage des terres exigeaient leurs droits : « On distribue les terres, nous arriverons trop tard pour obtenir notre part légale ! ». Après trois heures de délibération,  ils votérent à main levée pour participer à l’attaque à une courte majorité. « L’incident est clos, mais on a frôlé la catastrophe »  

    Pour éviter une contamination des troupes françaises, il est décidé de partager les deux brigades : la 1ère, plutôt « rouge » est envoyée dans un camp militaire, la Courtine; la 2ème, plutôt loyaliste, ou « blanche », est dirigée sur Felletin, également dans le département de la Creuse. Placer les deux divisions dans des camps proches est une erreur. A La Courtine, les Russes pro-Lénine créent des comités bolchéviques et exigent le retour immédiat en Russie. Ils essaient également de rallier les Russes loyalistes. Le camp est transformé en une faction autogérée. L’Ukrainien Globa prend la tête du mouvement. Les soldats russes profitent également de leur isolement pour fraterniser avec les populations locales et coopèrent aux travaux des champs. Effrayé à l’idée que les idées bolchéviques ne contaminent la population, l’Etat-major de l’Armée française envoie plus de 3.000 hommes pour mater la rébellion. Les populations civiles sont évacuées le 12 septembre 1917 à la périphérie du camp, et le surlendemain, La Courtine est pilonnée à coups de canon. Rapidement matés, au prix de 150 morts, les soldats russes se rendent. Globa est arrêté.

    Le Gouvernement français offre aux soldats russes trois possibilités : s’engager dans l’armée française, être volontaires comme travailleurs militaires, ou partir pour un camp en Afrique du Nord. Près de 400 hommes, équipés et armés par la France, vont former une légion russe qui s’illustrera en 1918 dans les batailles de la Somme, du Soissonnais, du chemin des Dames.  Environ 4 800 réfractaires sont envoyés en Algérie ou au Maroc pour travailler dans les mines ou le chemin de fer, ou remplacer dans les fermes, les fellahs envoyés au front, alors que plus de 11 000 Russes sont volontaires pour le travail en FranceQuant aux Russes de Vanves, certains se sont installés et ont fondés une petite communauté d’expatriés. En 1931, ils ont crée la paroisse orthodoxe de la Sainte-Trinité qu’ils ont décorés avec des icônes rapportées de la Mère patrie.

  • LE CARRE MILITAIRE DU CIMETIERE DE VANVES : 202 MORTS POUR LA FRANCE EN 14-18 DONT 113 VANVEENS

    Jean Marc Valentin, président de l’association des généalogistes de Vanves a donc mené ce véritable travail de bénédictin sur ces 212 morts pour la France reposant dans ce carré militaire : 113 sont des vanvéens qui vivaient alors dans cette ville de 14 500 habitants, et 11 des enfants de Vanves nés dans leur ville. Ce qui veut dire que tous les vanvéens morts pour la France en 1914-18 ne sont pas  enterrés à Vanves. Et pour cause, car ce généalogiste dans l’âme a constaté plusieurs élements : 500 morts pour la France sont inscrits sur le livre d’or de la mairie dont 69 reposent dans le Carré Militaire. 607 noms sont inscrits sur la plaque de marbre de la mairie rendant hommage aux  habitants de la commune morts pour la France dont 95 sont enterrés dans le Carré Militaire. Enfin 591 noms sont inscrits sur la plaque de l’Eglise Saint Remy dont 87 reposent dans le Carré Militaire. « Il s’agit des mêmes noms pour les 9/10éme sur les deux plaques » a-t-il constaté en ayant l’explication pour les non vanvéens enterrés dans ce carré militaire : « Le cimetière est à proximité du lycée Michelet qui avait été transformé en hôpital pendant ce conflit. 80 des soldats du carré militaire y sont décédés de maladie ou des suites de blessures de guerre, 37 proviennent d’autres hôpitaux militaires, 9 chez eux des suites de maladies contractées en service, sans parler des 3 femmes tuées par une explosion. 74 sont  morts au combat. Pour 9 d’entre eux, nous ne connaissons pas encore la cause du décés »   

     

    Mais à ses yeux, « les noms des morts inscrits sur les monuments aux morts paraissent surévalués dans toutes les communes. Beaucoup de noms apparaissent sur plusieurs monuments aux morts à Vanves, Issy les Moulineaux, Malakoff, Sceaux et même en province, là où habitaient les familles de ses soldats décédés et enterrés à Vanves pour certains ». Pendant la guerre et les années qui ont suivis, il n’y avait pas de carré militaire, mais des carrés français, russe et musulman. Ce n’est qu’en 1931, à la suite de travaux, que les corps de tous ses morts pour la France ont été exhumé et ré-enterré dans ce carré militaire et laic, sans distinction religieuse. Il comprend ainsi 15 russes des missions militaires décédés des suites de leurs blessures au Lycée Michelet, sauf pour l’un d’entre eux ; 9 musulmans dont 2 tirailleurs algériens, 3 Tirailleurs tunisiens, et 4 du bataillon sénégalais qui portent la mention « Morts pour la France ». Et 3 femmes qui sont enterrées côte à côte : Elles n’ont pas trouvée la mort au combat mais ont été victimes d’explosions : l’une à l’usine Gevelot à Issy les Moulineaux le 28 Novembre1914, une autre dans l’usine de grenade militaire de la rue de Tolbiac. La troisiéme, Jeanne Trehet, née Legendre, a été tué le 5 Août 1918 par un tir de la grosse « Bertha » qui a détruit sa maison du 28 rue Danton. Ainsi que son voisinqui avait 61 ans et a été enterré à côté d’elle dans le carré militaire

     

    Grâce à ce travail de bénédictin, ses morts de la France prennent un visage, notamment ses 11 enfants de Vanves nés dans leur commune et morts dans la force de l’âge : Charles Baillet qui était blanchisseur, marié à une blanchisseuse, soldat de 2éme classe au 354 R.I., Croix de Guerre et étoile de Bronze, tué le 28 Septembre 1915 à Souaire (Marne). Louis Baligean, blanchisseur, tué le 7 Novembre 1918 dans la Somme. Albert Bosonnet, chauffeur, 2éme classe à la 8éme section d’infirmierr militaire mort de ses blessures le 10 Mai 1915 à Chartes. Victor Lamiral, caporal au 75éme R.I. décédé à la suite de ses blessures à l’hôpital de la Salpétriére le 16 Octobre 1915. Edouard Lechevalier du 124éme R.I., tué à Virginy (Marne) par des éclats d’obus  le 28 Juillet 1916. Gaston Lemazurier, 2éme cannonier au 45 R.A. tué à Vauquois (Meuse) le 9 Septembre 1914. René Oudier du 321éme R.I. tué en Belgique le 13 Octobre 1917, René Rocher 1ére classe au 120éme R.I., Croix de guerre tué à Maure dans les Ardennes le 2 Octobre 1918.

     

    Il faut ajouter les fréres Julie, Anatole, caporal au 43éme R.I. colonial tué le 25 Septembre 1915 dans le Pas de Calais et Victor, 2éme classe au 128éme R.I. tué le 30 Octobre 1914 en Meurhe et Moselle. Ils sont enterrés dans la même tombe. Tout comme huit autres vanvéens : le pére (Roger) et le fils (Achille) Archambault mais il n’y a pas de mention « Mort pour la France » sur leur tombe ;  les fréres Dupré, Charles et Eugéne ;  Mazoyer avec Louis sergent et Jules 2éme classe dans un R.I. territorial qui regroupait alors des militaires plus âgés, le premier ayant été tué le 23 ctobre 1914 en Champagne et Jules le 28 Août 1916 dans la Somme ; et Rouvel avec Léon 2éme classe au 367éme R.I. tué en Meurthe et Moselle le 30 Mars 1915. 

     

    Enfin, parmi ses 202 combattants, Jean Marc Valentin a recensé 3 officiers russes et 3 officiers français. Parmi ses derniers : Le Lieutenant Edouard Hénon du 28éme R.I. tué dans la Marne le 11 Novembre 1915. Et le sous lieutenant Paul Souman du 8éme Régiment de Zouaves tué dans la Marne le 17 Avril 1917. Et  le sous Lieutenant René Martin Audigier dont le pére était un homme de lettres et a écrit un manuscrit sur son fils après sa mort suite à des blessures de guerre. Il avait blessé au Chemin des Dames