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  • CARNETS DE CAMPAGNE A VANVES : ECLAIRAGES SUR CES ELECTIONS QUI ONT BOULEVERSEES LE PAYSAGE POLITIQUE

    «Quand on examine les résultats électoraux  de la présidentielle où E.Macron a fait au 1er tour  32% dans les Hauts de Seine alors qu’il faisait 24% au niveau national, puis 86%  au 2éme tour dans le 92 contre  66% au plan national, on comprend que l’appétence Macron est extrêmement forte dans ce département, parce qu’il n’y a pas une extrême droite forte, un front de gauche mélenchoniste qui est très circonscrit à quelques territoires. Mais surtout, la sociologie du vote Macron incarne beaucoup mieux celle des Hauts de Seine que la sociologie traditionnelle LR et UDI : un public jeune, très actif, instruit, pro européen,  avec beaucoup d’actifs,  des gens qui sont en mobilité social et géographique, plus du tout salariés à vie dans une entreprise qui peut être racheté par un fonds de pension… D’autant plus dans les fiefs durs et hyper-durs, où les élus abandonnent la politique à plus de 70 ans et encore, faut-il qu’ils soient poussés dehors, car certains s’accrochent et souhaitent mourir sur scène » explique un observateur averti de la vie pilitique altoséquanaise, et sénateur de ce département, André Gattolin (EELV) en prenant du recul alors que les vanvéens comme les altoséquanais votent aujourd’hui pour le second tour et la 9éme fois si l’on compte les trois primaires (des écologistes, de la droite et du cente, et du PS).

    Il s’étonne que l’on s’étonne de cette volonté de renouvellement, de sortir les sortants : « Les trois primaires ont marqué deux phénomènes : Tous les chefs incontestés de leurs formations se sont pris des calottes au 1er tour, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls… Et tous ceux qui ont été  désignés se sont retrouvés eux-mêmes éliminé dans un second,  lors du 1er tour de la Présidentielle, Fillon engloutit par les affaires, comme Hamon inaudible. Emmanuel Macron a compris que, derrière le discours très hargneux, populiste, et parfois de repli national, il pouvait avoir un discours d’optimisme, de positivité, d’ouverture sur  l’Europe, sur le monde, là où les autres avaient joué justement ces valeurs traditionnelles du rejet, incarnant lui-même le renouveau et cette volonté de changer  et nettoyer profondément la vie politique ». Ainsi le dégagisme à la Macron était beaucoup plus sympathique et compris que le dégagisme à la Mélechon

    « Dans le cas de figure très particulière à la France, on  s’est retrouvé avec un double phénomène populiste, l’un d’extrême droite, l’autre d’extrême gauche qui a favorisé l’émergence de mouvement initié par E.Macron. Il  a fait preuve  d’une intelligence stratégique qui n’a d’équivalent que Mitterrand dans le cadre de la Véme République. Il a surtout compris qu’il y avait un espace central à jouer malgré le mode de scrutin, la bipolarisation devenue traditionnelle de l’espace politique et une critique des formations traditionnelles qui fonctionnent comme des partis béni-oui-oui, avec un chef, une organisation, des parlementaires présents pour alimenter la machine… Et on a vu l’émergence de cette formation qui signifie le renouveau comme on l’a vu en Italie, en Tchéquie, au Canada. Ses formations qui sont beaucoup plus moderne, moins anti-républicaine, plus démocrate, ont fait émerger ainsi le centre » explique t-il. « Et là où les citoyens expliquaient que «le centre n’a jamais marché, regardez le modem de Bayrou, même EELV d’une certaine manière… », nous avons vu émerger une formation politique capable de dépasser les clivages traditionnels. E. Macron a bien senti la conjoncture particulière de la France avec deux forces populistes aux extrêmes de l’échiquier politique et un espace de dégénérescence, de perte de crédit des formations traditionnelles de l’arc républicain ».   

     

    Pour lui, ce 1er tour n’est pas un raz de marée mais un tsunami, même s’il risque d’être corrigé lors de ce second tour : « Quand on fait plus de 65% au 2éme tour des Présidentielles, aujourd’hui, quasi mécaniquement avec des élections législatives qui suivent, le mode de scrutin actuel, l‘abstention différentielle en défaveur du camp du perdant,  tout cela garantit une chambre introuvable !  Je ne suis pas étonné, même si je considère que  le raz de marée est encore supérieur à ce que l’on pouvait attendre. Pratiquement tous les candidats des formations traditionnelles de droite comme de gauche de forte notoriété, qui ont fait du bon travail,  ont tous été balayé par des personnes que n’on ne connaît pas » mais qui ne sont pas dépourvu de compétences et d’expériences comme certains ont voulu le faire croire.. « L’entrée en politique international du nouveau président, le fait qu’il restaure le statut du président de la République beaucoup mis à mal par N.Sarkozy et F.Hollande, ont fait qu’il a dépassé cet espèce de clivage France des villes dynamiques  et France des campagnes en difficultés, et réalisé ses 32% du 1er tour  des législatives grâce à ses zones rurales et reculées où il était beaucoup moins attendu ! »

  • A VANVES, LES BUREAUX DE VOTE SERONT TENUS MALGRE QUELQUES CRAINTES

    Le scrutin du 7 Mai s’annonce compliqué pour les opérations électorales tout simplement parce que les assesseurs sont désignés par les candidats. Or les deux candidats en  liste ont des partis qui n’ont pas les forces suffisantes pour tenir les bureaux de vote notamment dans les 36 villes des Hauts de Seine ou s’y refusent… Une situation inédite qui touche toute la France, mais où Vanves tire son épingle du jeu

    Ainsi le mouvement En Marche  n’a pu fournir que 800 assesseurs au 1er tour soit 69% des bureaux de vote altoséquanais. Mais Vanves a été couvert à 100%,  chaque bureau avait ses assesseurs et ses assesseurs suppléants, comme ce sera le cas demain.   Quant au FN, bien absent de Vanves, il  préfère souvent déployer des délégués de listes ou de candidats qui ne participent pas aux opérations électorales. Du coup,  le PS 92 est le seul parti à avoir réagit publiquement,  inquiet du bon déroulement démocratique de ce rendez-vous primordial pour le pays. Il a proposé aux maires des Hauts de Seine de désigner des assesseurs libres parmi les militants volontaires pour tenir les bureaux de vote, : « On est dans une situation aujourd’hui où si le PS ne jouait pas le jeu, il n’y aura pas de tenue des bureaux de vote. Le FN n’a aura aucun assesseurs. En Marche a du mal à remplir tous les bureaux. C’est pourquoi je n’ai pas désigné des assesseurs sous l’étiquette En Marche, mais proposé aux maires des listes de militants ou sympathisants PS » expliquait ses derniers jours,  Xavier Iacovelli 1er secrétaire fédéral du PS 92 qui ajoutait « Les partis de gouvernement demeurent indispensables. Nous avons une mission constitutionnelle : contribuer à l’expression du suffrage universel et à la vie démocratique de la nation. Il nous incombe donc de faire en sorte que ce scrutin essentiel se tienne dans les meilleures conditions possibles, tout particulièrement en permettant à tous les bureaux de vote d’ouvrir, en temps et en heure prévue. C’est donc une responsabilités que nous proposons aux maires de désigner nos bénévoles militants le 7 Mai ».

    Mais voilà, à Vanves, Jean Cyril Le Goff, conseiller municipal en charge des bureaux de vote pour En Marche, a reçu peu de candidatures de volontaires de la part de la section PS locale, faute de combattants. Le maire devrait désigner des assesseurs libres  parmi des militants UDI et  LR d’autant plus que les responsables de ces deux partis républicains ont demandé que chaque président de bureau de vote mobilise son équipe du 1er tour, mais finalement sans vraiment être entendu, puisqu’il manquait encore des assesseurs titulaires  libres vendredi matin. Il ne devrait pas faire appel à des fonctionnaires bénévoles,mais payés 150 à 200 €,  comme c’est le cas à Marseille et d’autres grandes villes.

    Que se passerait t-il en cas de pénurie d’assesseurs ?  Les quelques électeurs matinaux pourraient ne pas pouvoir quitter le bureau de vote. L'électeur a des droits mais aussi des devoirs. L'article R44 du code électoral a tout prévu ! Extraits. « Le jour du scrutin, si, pour une cause quelconque, le nombre des assesseurs se trouve être inférieur à deux, les assesseurs manquants sont pris parmi les électeurs présents sachant lire et écrire le français. » La loi impose d'ailleurs un ordre de priorité : d'abord l'électeur le plus âgé, puis l'électeur le plus jeune.

    A Vanves, il ne devrait pas y avoir de problèmes de toute façon, comme il n’y en jamais eu jusqu’à présent. D’autant plus que les différentes formations politiques représentées dans la ville ont toujours eu une attitude républicaine, évitant tout incident lors du déroulement du scrutin, même lorsque la tension était grande à cause des enjeux électoraux. Ce qui n’empêche pas, comme ce fut le cas, lors de ce 1er tour de quelques curiosités  : Ainsi, dans un bureau de vote, une jeune fille est restée un quart d’heure dans l’isoloir avant de se décider à mettre un bulletin dans l’enveloppe. Dans un autre, lors du dépouillement, une enveloppe contenait un  billet de 500 € avec cette inscription « Pour Pénélope »  

  • A VANVES, DIRE CLAIREMENT SOUTENIR ET VOTER MACRON, FAIT MAL !

    Que se passe t-il  sur le terrain à Vanves à quelques jours du 2éme tour où la majorité municipale donne l’impression d’avoir sauté le second tour de l’électon présidentielle pour se  préoccuper déjà des élections législatives et savoir  si ses élus vont ou non soutenir et faire campagne pour   Jeremy Coste désigné par André Santini pour défendre les couleurs de l’UDI et de LR. Beaucoup  des leaders de la droite à Vanves sont restés très vagues – LR appelle à voter contre Le Pen – ou très clairs,  mais malheureusement sans vraiment le faire savoir très clairement,  c'est-à-dire sur Facebook plutôt que par un communiqué de presse . On se demande bien pourquoi, comparé à d’autres municipalités dans les Hauts de Seine

    Heureusement, Bernard Gauducheau  a fait un discours lors de la cérémonie place de l’insurrection pour la journée Nationale  des déportés, que certains vanvéens présents ont salué, et même jusqu’à son opposition  : « Ce 30 avril doit être pour nous l’occasion de rassembler nos forces et de réaffirmer notre indignation contre l’ignominie ayant frappé des femmes et des hommes ; humiliés, meurtris, rabaissés pour ne pas avoir été considérés comme humains, exterminés pour la seule raison d’avoir existé, d’avoir résisté ou de s’être opposés.Se souvenir et surtout dénoncer avec véhémence l’horreur des machines odieuses à brûler les destinées, voici le sens profond de notre présence ici » malheureusement à un moment où « l ’actualité française et européenne est malheureusement marquée par le retour en force de ces idéologies pourvoyeuses de haine et de violence » a-t-il déclaré en ajoutant : «  En affirmant le sacrifice et le calvaire d’une génération, nous rendons hommage à leur courage et à leur dignité. Plus encore, nous préparons des lendemains meilleurs. Pour cela, jamais notre indignation et celle des générations futures ne doivent perdre en intensité. Il en va de notre humanité.Dépassons nos différences et restons unis, toujours. La République, nous la chérissons ardemment. Elle nous protège et nous rassemble autour d’idéaux à portée universaliste.Restons-en fiers et dignes. Nos choix nous engagent, ils traduisent notre volonté et notre nature. Ils sont ce que nous sommes, nous honorent, ou parfois nous déshonorent.Choisir c’est s’engager ; c’est aussi éliminer. Dans quelques jours nous aurons toutes et tous à choisir, sans ambiguïté possible. De ce choix dépendra notre avenir commun et celui de nos enfants.Il y en aurait qui doutent entend-on de-ci de-là. D’autres resteraient neutres. Que la majorité d’entre nous, dont le seul titre de gloire est d’avoir eu la chance de vivre libre depuis 70 ans, n’oublie pas, en allant voter dimanche prochain, ce qu'elle doit à toutes celles et à tous ceux, parents et grands-parents, qui ont fait le sacrifice suprême pour qu'aujourd’hui nous puissions vivre la vie qu’ils n’ont pas eu le bonheur de vivre. Ce choix c’est celui de la Liberté, de l’Egalité et de par-dessus tout de la Fraternité ! »

    Mais voilà les élus vanvéens de la majorité départementale n’ont pas très clairement fait savoir leur choix à contrario ded leurs leaders départementaux :   « Dans notre département, d’une manière générale, à quelques exceptions prés, Emmanuel Macron arrive en tête, avec François Fillon nettement derrière, en même temps avec un score honorable. Les résultats sont équilibrés même si nous n’avons pas été bien clairs » constatait Patrick Devedjian qui a appelé  à voter Emmanuel Macron contre le FN, dés le soir du 1er tour. Le président du conseil départemental  ne veut pas que son pays quitte l’union Européenne, qu’il abandonne l’Euro qui est le seul succès de la politique depuis 30 ans en Europe, en constatant que dans le département, ses habitants ont des origines très diverses. « D’ailleurs le FN dans les Hauts de Seine ne fait pas grand-chose. C’est peut être pour cela que les altoséquanais ont compris avant les autres, ce qu’était l’intégration, le monde demain où il y a un métissage… C’est pourquoi je ne peux vraiment accepter que l’on fasse machine arrière en adhérant, en soutenant, en donnant la moindre chance au FN qui n’a effectivement rien compris ! » a-t-il expliqué

     « Avec Patrick Devejian, avec l’UDI, on fera en sorte de voter pour Macron, non pas pace qu’on le soutient politiquement, on a beaucoup de différences avec lui, mais à choisir entre Le Pen et Macron, il n’y a pas photos ! Nous soutiendrons Macron ! »  a déclaré Hervé Marseoille au nom de l’UDI  en ajoutant : « Mais cela ne s’arrête pas là, parce que c’est l’élection présidentielle, car après, il va falloir préparer les élections législatives. Et là, nous allons rebattre les cartes. Et c’est là qu’il faut que nous nous préparions. IL faut rassembler ceux qui se reconnaissent dans les valeurs que nous défendons et que nous soutenions les candidats que nous présentons ensemble dans les circonscriptions de ce département. Notre conviction est que la mosaîque de ceux qui soutiennent Macron ne sera pas en mesure d’avoir une majorité. Entre Robert Hue, Alain Madelin et les autres qui se sont recyclés là bas, il y a de fortes chances qu’il aura beaucoup de difficultés à obtenir une majorité.  A partir de là, il faut que nous soyons les plus forts possibles, que nous ayons le plus de députés pour défendre les idées que nous n’avons pas réussi à faire prévaloir lors de l’élection présidentielle ».  

    En tous les cas, les deux leaders de la majorité départementale LR et UDI ont le mértite d’avoir été très clair dés le soir du 1er tour.  André Santini leur a emboité le pas en  appellant à voter Macron,  car la République est l’unique voie d’espérance : « Au cours de mes 40 ans d’engagement politique au service de l’intérêt général et de la République, je n’ai jamais transigé avec mes valeurs humanistes et progressistes, je n’ai jamais mégoté avec l’extrémisme venimeux et dissimulateur. Être patriote aujourd’hui, à l’image de tous ceux qui, dans nos familles, ont combattu pour la Liberté, c’est refuser la haine ordinaire, la hiérarchisation des citoyens, la manipulation des peurs et des misères, le piétinement de nos principes constitutionnels, la trahison de la vérité historique. Avec le cœur et avec la raison, le 7 mai prochain nous devrons faire un choix de société fondamental, dans un moment où nous assistons à un « basculement historique » comme l’a parfaitement qualifié Jean-Louis Borloo. Je crois fermement que la République est l’unique voie d’espérance, parce que la France n’est grande que lorsqu’elle défend le progrès social, l’esprit d’entreprendre, qu’elle porte des valeurs universelles, qu’elle protège et respecte tous les individus.Face à l’obscurantisme, je fais donc le choix de préserver la République. Sans lui donner de blanc-seing, j’appelle à voter et je voterai pour Emmanuel Macron ».