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  • VANVES ET LA GREVE : DES CONSEQUENCES MULTIPLES ET VARIES

    Quel mois de décembre avec cette gréve qui risque de durer encore et encore pendant et après les fêtes. Elle a marquée les esprits et les corps, suscitée nombre de discussions, chez les vanvéens comme les parisiens et les franciliens. Dans les conservations, beaucoup s’inquiétaient, surtout parmi les seniors, s’ils auraient leur train, ce week-end, réservé longtemps à l’avance, la SNCF ayant ou devant annoncer  ceux qui sont maintenus ou supprimés, pour rejoindre leurs familles et petits enfants, en essayant de réserver un taxi, en rappelant sans cesse leurs proches.

    Comme les vanvéens sont nombreux à partir dés qu’il y a des vacances, et c’est l’une des caractéristiques de Vanves, beaucoup se sont repliés sur leurs véhicules, ou de location lorsqu’ils en trouvent. Certains sont prêt à faire du covoiturage, alors qu’ils n’en ont pas l’habitude, plus pour rendre service comme Isabelle Debré que pour financer essence et péage. Alors que les chauffeurs Uber ont doublé leur tarif comme l’ont remarqué des vanvéens. Certains grévistes sont des agents RATP  qui n’ont pas caché d'être chauffeurs le soir ce qui peut paraître choquant, comme l'ont révélé les médias.

    Cette gréve s’est traduite par des embouteillages à Vanves sur les axes fortement empruntés, les deux roues ayant du mal à se faufiller entre les véhicules ainsi que les trottinettes venant de tous les côtés, comme c’était le cas sur le CD 50, le Clos Montholon au niveau du pont SNCF, ou sur l’axe J.Bleuzen-R . Marcheron-Larmeroux.  

    Certains se sont inquiétés de leur impact sur la pollution, le trafic routier représentant en effet plus de 50% des émissions de dioxyde d'azote (NO2) et environ 25% des émissions de particules fines PM10 et PM2.5, selon Airparif, la grève n'a eu que très peu d'impact sur la pollution, qui est restée globalement faible depuis le début du mouvement le 5 décembre. «Pour comprendre ce paradoxe, il faut regarder la météo, un paramètre essentiel de la qualité de l'air. Avec de la pluie, du vent et des températures plutôt douces pour la saison, la météo de ce mois de décembre en Ile de France est particulièrement favorable à une bonne qualité de l'air. Les polluants sont balayés par le vent et lessivés par la pluie» explique t-on à AirParif. Par contre, si les concentrations dans l'air restent faibles, les émissions de polluants et de gaz à effet de serre (CO2 et CH4) liés au trafic routier ont bien augmenté.  «Nous n'avons pas battu de record, mais nous avons calculé environ 5% d'émissions en plus [par rapport à la normale] sur la journée».

    Cette gréve se traduit aussi par ses poubelles qui traînent dans les rues, les ramassages ne s’effectuant plus régulièrement. Et pour cause, beaucoup d’agents des sociétés d’enlèvement d’ordures n’ont pas pu se rendre sur leur lieu de travail ou arrivé plus tard, retardant l’heure de la collecte. Sans compter le blocage régulier des incinérateurs d’ordures ménagères à Ivry, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen. Ceux-ci ne sont parfois pas disponibles à certains moments de la journée. Le 10 décembre, seul un incinérateur sur trois était en fonctionnement. «Les camions-bennes doivent alors se diriger vers les incinérateurs disponibles et cela fait perdre beaucoup de temps» indiquait un professionnel.

    Mais aussi par l’augmentation des arrêts maladie comme l’ont constaté certains médecins généralistes de Vanves :  En l'absence de transports, la multiplication des trajets à pied à l'approche de l'hiver aurait eu un impact sur la santé des Franciliens. La fatigue se fait sentir au bot de plus de 15 jours : Rallongement des trajets domicile-travail, et en plus les enfants à gérer lorsque l'école est fermée. Sans parler d’une forte augmentation d'accidents parmi les cyclistes : plus 20% selon les Pompiers de Paris. « En termes de prévention, il va falloir rendre le casque obligatoire. On voit une augmentation des traumatismes crâniens graves, aussi bien avec les vélos qu'avec les trottinettes, notamment en fin de nuit quand les gens ont bu de l'alcool et pensent que c'est facile d'en faire. Donc nous avons une traumatologie grave, mortelle» expliquait Patrick Pelloux, médecin-urgentiste la semaine dernière

  • LES HABITANTS DE VANVES SONT CONSULTES SUR LA MISE EN PLACE D’UNE ZFE

    Depuis le 1er Avril, la Métropole du Grand Paris (MGP) a lancé une consultation publique sur la mise en place de la ZFE (Zone à Faible Emission) accessible sur https://zfe-planclimat-metropolegrandparis.jenparle.net/, relayée par les différentes villes concernés qui se  trouvent à l’intérieur du périmétre de A86  comme Vanves

    Rappelons que le Conseil de la MGP avait délibéré le 12 novembre 2018 pour mettre en place, à compter du 1er juillet 2019, une ZFE métropolitaine qui concernera les véhicules Crit’Air 5 et non classés quelle que soit leur motorisation. «A la lumière de l’actualité, le combat que mène la Métropole en faveur de la santé publique et de la qualité de l’air se voit renforcé par les études conduites par Airparif et l’UNICEF» constate -on au siége de la MGP. Ainsi Airparif souligne dans son bilan annuel que 14 épisodes de pollution ont eu lieu en 2018 : c’est deux de plus qu’en 2017. 85% des habitants d’IDF (soit 10 millions de personnes) sont encore soumis à des dépassements de l’objectif annuel de qualité en matière de particules fines. Les surexpositions à la pollution sont toujours très impressionnantes le long des axes routiers. Pour ces deux polluants, la France est en contentieux avec la Commission européenne pour le non-respect de la directive «Air».

    Par ailleurs, l’UNICEF s’alarme, dans un rapport paru le 4 avril, du fait que 3 enfants sur 4 en France respirent un air toxique et lance sa campagne «Pour chaque enfant un air pur». Dans ce cadre, le Fonds de l’ONU pour l’enfance prône pour une «généralisation des zones à faibles émissions (ZFE) ambitieuses prenant notamment en compte les lieux sensibles (hôpitaux, écoles...)». Si les pics de pollution révèlent l’ampleur du phénomène de manière épisodique, il convient de ne pas oublier la pollution chronique et permanente qui affecte quotidiennement les 7,5 millions d’habitants de la Métropole.  Cette publication fait écho à l’inventaire de l’association Respire sur les niveaux d’exposition des établissements scolaires de la zone dense continue (crèches, écoles, collèges et lycées) aux principaux polluants de l’air. Le bilan, sans appel, est très inquiétant : 682 établissements sont exposés à des concentrations de dioxyde d'azote (NO2) dépassant les normes légales (soit 40μg/m3). «Ce sont autant de raisons pour lesquelles la MGP a décidé de mettre en place progressivement une Zone à Faibles Emissions (ZFE) qui réduit la circulation des véhicules les plus polluants à l’intérieur de l’A86, à commencer par les véhicules Crit’Air 5 et non classés quelle que soit leur motorisation dès le 1er juillet 2019» indique Patrick Ollier, président de la MGP qui rappelle que, dès la première étape de la mise en oeuvre de la ZFE, le nombre d’Etablissements Recevant du Public (ERP) soumis à un dépassement diminuerait de 6 %, soit près de 70 établissements protégés. «Lorsqu’une organisation internationale fait le même constat que des autorités européennes, nationales et locales, à savoir qu’il y a urgence, pour des raisons sanitaires, à lutter efficacement contre la pollution de l’air, notamment dans les zones denses, les élus doivent prendre leurs responsabilités en adoptant des décisions courageuses ! C’est la raison pour laquelle la MGP met en place une ZFE» souligne t-il

  • L’AIR DE VANVES POUR LES ECOLIERS EST PASSABLE SELON L’ASSOCIATION RESPIRE

    L’association Respire a suscité de multiples réactions politique et sociétal en publiant la semaine dernière une carte des écoles du Grand Paris et de l’IDF, associée à leur pollution locale de l’air extérieur, à partir des données d’Airparif sur  les particules fines (PM 10 et PM 2,5) et le dioxyde d’azote (NO2), marqueurs du trafic routier dans les zones urbaines et principalement liés aux moteurs diesel.  L’information que l’air du Grand Paris est pollué n’est pourtant pas nouvelle mais cette cartographie des données d’Airparif, école par école, sur plusieurs années, permet à chaque grand parisien de rendre un peu plus concrète et objective cette pollution invisible, qui vaut aux petits Grands Parisiens le record national d’asthmatiques et de maladies respiratoires. 682 établissements scolaires d’IDF (sur 12 520 crèches, écoles, lycées et collèges) dépassent les seuils réglementaires. La majeure partie se situe à Paris (548) et sa proche couronne (125). Le facteur principal d’exposition est la proximité des axes routiers tel que l’autoroute A86 - c’est à l’intérieur de ce périmètre que se trouve la majorité des ERP (soit 78 % des ERP de la Métropole et la grande couronne) et du bd périphérique où le niveau serait sous estimé.

    Pour Vanves le diagnostic est passable pour les écoles et les créches

    Concernant les PM10, le seuil réglementaire européen est fixé à 40μg/m3 contre une recommandation de l’OMS à 20μg/m3. Pour les PM2,5, le seuil légal européen est situé à 25μg/m3 contre une recommandation de l’OMS à 10μg/m3. Pour le NO2 les normes légales (soit 40µg/m3),

    Ecole primaire Jacques Cabourg :

    PM2,5 ( 14 µg/M3)  ; PM10 ( 24) ; NO2 ( 40) : Tous passable

    Ecole élémentaire Larmeroux :

    PM25 (14) et PM10 ( 23) : passable ;   NO2 (39) :  correct

    Ecole élémentaire publique Gambetta :

    PM25 (12) et PM10 : 20 passable ; NO2 (32) :  correct

    Ecole maternelle  Gambetta :

    PM25 ( 13)  et PM10 ( 22) :  passable ; NO2 ( 38) :  correct

    Ecole maternelle Le Parc :

    PM25 (12) et PM10 (20) :  passable ; NO2 ( 30 ) :  correct


    Ecole élémentaire publique Le Parc :

    PM25 (12) et PM10 ( 20) :  passable ; NO2 (30) correct

    Ecole : Groupe scolaire Marceau :

    PM 25 ( 12) et PM10 ( 20) : passable ;  NO2  (31) :  correct

    Ecole : Goupe scolaire Max Fourestier :

    PM25 (12)  et PM10 (20) : passable ; NO2  (32) : correct

    Ecole : Ecole maternelle Claude Lemel :

    PM25 (12) et PM10 ( 20 passable) ;  NO2 ( 30) :  correct

    Etablisements secondaires :

    Collège Saint-Exupéry :

    PM25 (12) et PM10 (20) : passable ; NO2 (31): correct

    Lycée professionnel Louis Dardenne :

    PM25 (12) et PM10 (20 passable) ; NO2 (31) :  correct

    Lycée Michelet :

    PM2,5 (12) et PM10 (20) : passable ; NO2(31 : correct

    Créches :

    Pain d'épices :

    PM25 : 16 ; PM10 : 24 ; NO2 : 41touys passable

    Nougatine et Caramel :

    PM25  (15 ),  PM10 (24),  NO2 ( 42) :  tous passable

    ELPHY :

    PM25 : 15 ; PM10 : 24 ; NO2 : 41, tous passable

    POMME CANNELLE :

    PM25 (12) et PM10 ( 20) : pasable ;  (NO2): 32 correct

    SUCRE D'ORGE :

    PM25 : (12 ) et PM10 ( 20) :  passable ; NO2 (30 ) : correct

    BERLINGOT :

    PM25 ( 15) ; PM10 ( 24) et NO2 (40) :  tous passable

    BOULE DE GOMME :

    PM25 ( 12) et PM10 ( 20) :  passable ;  NO2 (31) : correct

    LES P'TITES CANAILLES :

    PM25 (12) et PM10 (20) : passable ; NO2(31) :  correct