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EVENEMENT - Page 2

  • JO PARIS 2024 : FUIR VANVES OU PAS ?

    C’est la grande question sur laquelle la ville interroge les vanvéens, en ce moment, à  l’occasion du TOP 92 qui a fait étape chez elle, par l’intermédiaire de sa plateforme de consultation. Pour certains, ils sont une fête à ne manquer sous aucun prétexte. Pour les autres, un chaos à fuir de tout urgence. En tous les cas, surtout entre le 26 Juillet et le 11 Août, peut être moins entre le 28 Août et le 8 Septembre.

    Une campagne gouvernementale a même incité les vanvéens et les franciliens à «rester chez eux quand c’est possible et à favoriser le travail à distance» durant les JO. Avec, dans les couloirs du métro, des publicités appelant les voyageurs à préparer leur voyage : «L’important, c’est d’anticiper». La maire de Paris, Anne Hidalgo, a même laissé éclater sa joie : «Paris va être magnifique ! Ne partez pas cet été, (...) ce serait une connerie, cela va être incroyable !». Selon la ministre du tourisme, 69% des Franciliens prévoient de rester en Ile-de-France durant les JO et 33% affirment même vouloir y assister. Il est vrai que les vanvéens qui resteront à Vanves, comme tous les autres franciliens disposeront d’un site « anticiperlesjeux.gouv.fr » où une une carte interactive est à leur disposition pour mesurer les impacts prévisibles sur les routes et dans les transports à Paris et en Ile-de-France. Jour par jour, heure par heure, elle recensera les points chauds à éviter lors de l’événement sur les lignes de métro, de tram et de RER de la Capitale.

    Classés de vert (à privilégier) à rouge (à éviter), les itinéraires encombrés ou non évoluent selon la date et l’heure des épreuves. Pour les vanvéens qui l’empruntent souvent à Plateau de Vanves-Malakoff, la ligne 13 qui dessert le centre aquatique et le Stade de France à Saint-Denis mais aussi la place de la Concorde et les Invalides devrait, selon les prévisions gouvernementales, être la ligne de tous les dangers. Même sort pour les arrêts de tramway du T3a de Porte de Versailles et de Porte d’Issy, à proximité de l’Arena Paris Sud  (parc des expositions) qui abritera le volleyball, le tennis de table, le handball et l’haltérophilie du 26 juillet au 11 août avant d’accueillir la boccia et le goalball pendant les Jeux paralympiques. De même pour la ligne T2 où un terminus provisoire devrait être mis en place à Suzanne-Lenglen devant le centre Aquaboulevard.  Pour les transiliens, la ligne L en direction Versailles Rive Droite fera partie des plus affectées par les Jeux

    Outre le réseau de transports en commun, le ministère détaille les axes routiers où des ralentissements sont à prévoir :185 km de route ne seront pas autorisé à tout le monde. Il ne s'agira pas de portions entières, mais plutôt d'une voie ou d'une file qui sera neutralisée pour faire circuler uniquement certains véhicules liés aux JO. Elle sera donc réservée aux accrédités, les autres voies restent circulables pour tous les autres véhicules. Ainsi, à proximité de Vanves, le boulevard Périphérique de la porte de Vanves à la porte de Bercy (entre le 15 Juillet et le 13 Août, puis entre le 22 Aout et le 11 Septembre

    Enfin, Vanves sera concerné par les zones de sécurité comme Issy les Moulineaux et le 15é arrondissement puisqu’ils sont riverains du parc des expositions de la porte de Versailles : Une zone rouge dans le rues riveraines du parc interdisant les véhicules motorisés, mais pas la circulation des piétons et des vélos et une zone bleue qui aura pour objectif de réduire la circulation motorisée aux abords des sites des épreuves mais sans l’interdire complètement. Avec un motif valable, une obligation liée au travail ou simplement l’accès à son domicile, les riverains pourront y circuler en voiture, grâce à un QRCode qu’ils pourront acquérir grâce à une application qui devrait mis en place par la préfecture de police de Paris en Avril

  • TEMOIGNAGES, LECTURES, CHANSONS… MOMENT REMPLI D’EMOTION ET D’HUMANITE POUR L’HOMMAGE A GUY JANVIER, ANCIEN MAIRE DE VANVES

    « Un très bel hommage » selon beaucoup de participants, a été rendu dimanche en fin d’après midi, à Guy Janvier, maire de Vanves de 1995 à 2001. Jamais il n’y avait eu autant de monde, plus de 300 personnes, dans l’hôtel de ville jusque dans les escaliers menant à la salle Henri Darien,  étaient présents à l’invitation de sa familles, Line son épouse, ses 5 enfants et ses 10 petits enfants. Après ses obséques, dans l’intimité familiale, dans son village de Pacé sur Sarthe (Sarthe), à mi-chemin entre Angers et Le Mans, sa famille tenait à évoquer à la fois les parcours du politique, du haut fonctionnaire de l’homme de culture et du militant associatif qu’était Guy Janvier, tragiquement disparu le 11 Janvier dernier, à l’âge de 75 ans. Avec des témoignages, des extraits de son livre « Itinéraire d’un élu socialiste en Sarkozie » lu par une comédienne, dont l’avant-propos est signé par Robert Badinder, décédé quelques temps après lui, qui avait réagi à sa disparition en soulignant qu’il « avait été de tous les bons combats » selon l’une de ses filles. Dans une ambiance très républicaine où tous les participants avaient fait fi de leur opinion politique tant pour ceux qui ont témoigné que pour ceux qui ont tenu à marquer de leur présence, cet hommage. Avec ces mots qui sont souvent revenus « solidarité », « humanité », « générosité ». Avec des références à ces convictions fortes, ces combats contre la pauvreté et l’exclusion, pour l’école, l’émancipation … car pour lui « chacun devait avoir avec sa chance »

    « Sa disparition laisse un grand vide ! Guy Janvier restera longtemps dans les mémoires de beaucoup de vanvéens, de ceux qui l’ont cotoyé » a déclaré Bernard Gauducheau dans ses mots d’accueil. «Il n’a échappé à personne que c’était un adversaire politique et en ce sens nous étions irréconciliables. Mais jamais nous n’avons été ennemis. Jamais nous ne nous sommes donnés en spectacle à l’heure où nos concitoyens croient de moins en moins à la politique », a-t-il  souligné le maire. Il est vrai que quand l’un était maire, l’autre était conseiller général puisqu’ils se sont succédés au Conseil Général des Hauts de Seine  dont certains de ses anciens collègues, étaient présents comme Pascal Buchet (Fontenay aux Roses), Catherine Margaté  (Malakoff) présente avec celle qui lui a succédé à la mairie de Malakoff, Jacqueline Belhomme, Gilles Catoire (Clichy)

    « Guy Janvier était avant tout l’homme des engagements, ne se contentant pas de discours, mais de l’action. Il savait que tout passait par l’école où tout se joue » a souligné Gabriel Attal, Premier Ministre en parlant d’un homme d’idéal, un universaliste, qui avait une extraordinaire franchise, qui ne transigeait  jamais – «Il était capable de s’engueuler avec un  électeur juste avant le vote, parce qu’il ne pouvait pas faire autrement que dire les choses avec sincérité »  tout en rappelant qu’il l’avait accueilli à la section PS en 2012. « Je ne serai pas où j’en suis, sans Guy » a-t-il conclu. Renaud Paul, grand compagnon de route au PS  a célébré « la persévérance totale de Guy Janvier qui avait une grande ouverture d’esprit dans ses fonctions » en rappelant qu’il avait créé les conseils de quartier pendant son mandat de maire. Son ancien maire adjoint à la sécurité a souligné « son souci constant de l’équité, son combat contre toutes les formes d’inégalité, contre l’échec scolaire » en se souvenant qu’il était avec lui lors de la grande marche contre l’antisémitisme. A la fin de ce volet politique retentit la voix de Barbara qui chante « Regarde », composée en 1981 pour François Mitterrand, « Un homme, une rose à la main ».

    Le second volet de l’hommage concernait le haut fonctionnaire, avec des messages de Martine Aubry avec lequel il a travaillé au ministère des affaires sociales – « Guy a œuvré toute sa vie pour les vulnérables » - et Anne Hidalgo qui gardera le souvenir « d’une grande amitié et d’une grande gentillesse », avec les témoignages de deux médecins psychologues qui l’ont côtoyé, l’une parlant  d’un homme « qui ne trichait jamais », l’autre d’un homme  cherchant « la cohésion sociale et qui considérait que la pauvreté était la pire des injustices » rappelant ainsi qu’il a participé aux premiers programmes de lutte contre la pauvreté, la création du RMI, les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents, le développement d’une économie alternative…

    Après la chanson de Jean Ferrat «  Que la montagne est belle » qu’il appréciait, interprêté par François Charfe ( du groupe Dakoté) dont l’épouse a été maire adjointe de Guy Janvier, présente bien sûr comme d’autres collègues, F.Bordes, J.Bourely … fut abordé le dernier volet de cet hommage, consacré à son engagement associatif avec les témoignages de la fondatrice du prix de la citoyenneté décerné depuis 6 ans à l’un des films en compétition du festival de Cannes qui était dans la même promotion de l’ENA que lui, Léonard de Vinci, d’Héléne Mondon  qui a créé l’Ecole des Sables, parce qu’il s’était beaucoup impliqué pour venir en aide dans une région nord du Niger, du président de l’ACCIV qui a rappelé qu’il a été à l’origine de nombreux projets dont la stéle érigée au carrefour de l’Insurrection pour rappeler le nom  des vanvéens victimes du nazisme,  et d’un représentant  Réseau Européen de lutte contre la pauvreté avec le témoignage de deux bénéficiaires… . 

    Cette phrase de René Char écrit à Camus : «Il est des rencontres  fertiles qui valent bien des aurores ! » a été cité par Line Janvier, son épouse pour conclure cet hommage avec ses mots : « Merci à tous qui avaient tant compté pour lui ! » ,

  • UN ATTACHEMENT SAINS FAILLE D’ISSY LES MOULINEAUX ET DE VANVES A LA CAUSE ARMENIENE

    Voilà une initiative prise par la ville d’Issy les Moulineaux qui devrait intéresser les vanvéens d’origine arménienne qui sont nombreux, mais pas seulement.  A l’occasion de «l’année de l’Arménie en France», la ville dirigée par André Santini, mettra en lumière tout au long de 2024 les richesses culturelles du pays et les liens qui l’unissent au peuple arménien.

    «L’année 2024 nous permettra de réaffirmer notre soutien au peuple arménien en général, et à nos amis du Haut-Karabagh en particulier. Le soutien d’Issy-les-Moulineaux à la liberté et à la souveraineté de l’Arménie ne faiblira pas» a -t-il assurélors du  lancement de cette année «hautement symbolique» et de la présentation des manifestations prévues à Issy en 2024, à l’initiative de la municipalité, d’associations et d’habitants auxquels devraient participer de nombreux vanvéens :

    -Cycle sur le cinéma arménien au Ciné d’Issy : L’objectif sera de faire découvrir le cinéma arménien à travers ses réalisateurs emblématiques. Des personnalités seront sollicitées pour contribuer à élaborer la programmation. 

    -Installation d’une sculpture murale représentant le portrait du résistant Missak Manouchian : cet orphelin du génocide des Arméniens a dirigé d’août à novembre 1943 les FTP-MOI qui menaient la lutte armée dans la capitale. Sa panthéonisation est prévue le 21 février. La sculpture sera réalisée par l’artiste Christian Guémy, connu sous le pseudo C215, l’un des artistes urbains pochoiristes les plus reconnus sur la scène internationale. 

    -Exposition de photographies intitulée «Jardin Noir» de 28 panneaux racontant la vie dans le Haut-Karabagh, un quotidien marqué par les cicatrices et l’omniprésence de la guerre. 

    -Spectacles à l’auditorium et au PACI Charles Aznavour : la musique sera portée par les petits virtuoses de l’association Solidarité Protestante France-Arménie, le  4 avril, à l’Auditorium, et la danse mise à l’honneur par l’Ensemble Folklorique Ararat, de l’église apostolique arménienne, au Palais des Arts et des Congrès d’Issy Charles Aznavour. 

    -Projection du film biographique «Monsieur Aznavour», réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, pour célébrer le centenaire de sa naissance et ses liens avec notre municipalité. 

    -Accueil d’étudiants de l’Université Française en Arménie (UFAR) en partenariat avec L’Union Générale Arménienne de Bienfaisance (UGAB). La Ville les recevra au sein de plusieurs de ses services. 

    -Fin des travaux du Gymnase Mimoun en décembre 2024, qui deviendra le siège européen de l'association arménienne Homenetmen France et le plus grand complexe sportif d’Europe pour une association arménienne

    Issy les Moulineaux et l’Arménie, c’est une longue histoire, avec la présence de cette communauté arménienne de 6000 à 6500 Isséens, mais aussi un attachement sans faille de la Municipalité à la cause arménienne. Après le génocide des Arméniens, qui a fait 1,5 million de victimes, majoritairement entre 1915 et 1917, beaucoup ont fui vers la France. De nombreux réfugiés se sont alors installés sur l’Île Saint-Germain, non loin des usines voisines en quête de main d’œuvre non qualifiée : Renault, cartoucherie Gévelot, Citroën, Manufacture des Tabacs, Peintures Lefranc ou encore la Blanchisserie de Grenelle, rue Rouget-de-l’Isle (devenue « Interlinge » en 1978). Au fil des aléas industriels et économiques, de nombreux arméniens se tourneront vers des activités indépendantes – tricot, cordonnerie, artisanat – et demeureront à Issy.

    Aujourd’hui, la Ville compte en effet plus d’une dizaine de structures, dont deux églises arméniennes (apostolique et évangélique), une école primaire, Hamaskaïne-Tarkmantchatz, une maison de la culture arménienne, deux troupes de danse, de multiples associations culturelles et sportives à l’image de l’incontournable club de foot ASOA-Ararat d’Issy ou de La Croix Bleue des Arméniens de France, ainsi qu'une Maison de la culture arménienne. Sans oublier, un monument à la mémoire des martyrs arméniens de 1915 et, depuis 1989, un jumelage avec Etchmiadzine, en Arménie, siège du Catholicosat, l'église apostolique arménienne, dont dépend une des deux églises d'Issy. 

    A Vanves, un arbre du souvenir pour le Génocide arménien, un abricotier avait été planté en Septembre 2015 dans le petit square situé entre l’hôtel de ville et le centre administratuf, avec le dévoilement d’une plaque. L’année dernière, en Mai 2023, à l’occasion de son assemblée générale, la lICRA avait organisé une conférence sur l’Arménie, avec Philippe Sukiasyan, enseignant et spécialiste des questions arméniennes qui était intervenu sur le thème de «l’Histoire de l’Arménie et la situation actuelle».