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CULTURE - Page 3

  • LES RENDEZ-VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE ANIMEE

    Quel contraste entre un week-end de l’ascension automnale et un week-end de la Pentecôte estival  dont ont profité les vanvéens restés à Vanves avec même un dôme de chaleur prévu pendant cette semaine avec  destempératures autour de 35° (et 21° la nuit). En attendant, le record historique de la température la plus élevée pour un mois de mai pourrait être battu. Selon le Site Météo Paris, les marques de référence datent de 1922 et 1944, lorsqu’il avait fait 34,8°C dans la capitale.

    Comme prévu, Gabriel Attal a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 vendredi dans l’Aveyron clôturant une semaine politique marqué par l’élection de Bernard Gauducheau à la tête du SIGIEF (Syndicat Intercommunal du gaz, de l’électricité et des énergies locales d’Ile de France), mais surtout  par le passage de relais à la tête du SEDIF (Syndicat des Eaux d’Ile de France)  entre André Santini après 43 de présidence qui a dû y renoncer à cause de sa santé, et Richard Dell’Agnola maire de Thiais (94). Une page se tourne pour ce puissant syndicat intercommunal qui distribue l’eau potable à plus de 4 millions de franciliens dont les vanvéens

    Plusieurs rendez-vous importants vont marquer cette semaine :  Le festival « Le V de Rideau » revient à Vanves pour faire vibrer la ville au rythme du spectacle vivant avec une programmation riche, créative et accessible à tous jusqu’au 5 Juin. Un rendez-vous culturel incontournable pour soutenir la création, découvrir de nouveaux talents et profiter d’instants conviviaux en famille ou entre amis. Huit compagnies amateurs investiront les scénes locales pour partager leur passion et dévoiler  des créations écclétique.

    La fête des voisins, une porte-ouverte chez les Xavières, la  course « la Vanvéenne », la braderie du Plateau vont animer le week-end prochain

    Mardi 26 Mai

    A 20H salle Panopée (Dans le cadre du Le V de Rideau) : «quatriéme étage » de Yann Pichot par Euphémé

    Mercredi 27 mai

    A14H30 place de la République : Atelier Vélo de GPSO avec conseils pratiques pour entretenir et réparer son vélo et sensibilisation aux bons réflexes de circulation

    A 20H salle Panopée : (Dans le cadre du Le V de Rideau) : « Les escaliés vs All stars » qui permettront aux vanvéens de découvrir  l’impro

    Jeudi 28 mai 26

    A 10H au Mémorial Lafayette (Marnes La Coquette)  : Une classe du collège Saint Exupery participe au 15eme Rallye Citoyen   des Hauts de Seine pour les 110 ans de la création de l’escadrille La Fayette qui rassemblera 200 collégiens. Ils participeront à différents ateliers présentant l’armée, avec des épreuves sportives, levée des couleurs, cérémonie

    A 12H chez les Bénédictines : Messe solennelle pour célébrer le 77éme anniversaire de la dédicace du prieuré Saint Bathilde par le futur pape Jean XXIII alors Nonce apostolique à Paris

    A 20H salle Panopée (Dans le cadre du Le Vde Rideau) : «Galatée Wallace, paréidolie Cosmique »   d’après Marie-Anne Moreno-Guzman et Théodore Waldo par Des Unes et des Dunes

    Vendredi 29 Mai

    A 17H Place de la République : La place centrale du Centre Ancien-Saint Remy redevient piétonne chaque Week-end  jusqu’au 14 Juillet

    A 17H à la sortie du métro Plateau de Vanves-Malakoff : « Les Grands Tablées » un apéritif festif et convivial  organisé par le Secours Catholique-caritas à l’occasion de ses 80 ans mais aussi de la fête des voisins qui se éroulera un peu partout dans la commune

    A 20H à la salle Panopée (dans le cadre du Le V de rideau) : « Les shakespeariennes – From Night to Dan »  d’après Sophie Paul Mortimt et Eléonor Paul

    Samedi 30 Mai

    A 10H à la Girafe : Café dialogue sur le théme : « Qu’est-ce qu’une guerre juste ? »

    A10H à la Palestre : Forum de la petite enfance  qui est le rendez-vous annuel des modes de gardes proposées aux parents

    A 14H Parc des Expositions de la porte de Versailles : Meeting de Renaissance avec Gabriel Attal candidat à l'élection présidentielle

    A14H Chez les Xavières (5 rue d’Issy)  : Journée Porte Ouverte

    A 16H chez les Bénédictines : Concert d'orgue par Andoni Andreda avec des œuvres présentées à Atlanta, au concours international de juin.

    A 18H15 au PMS A.Roche et dans les rues de Vanves : La Vanvéenne qui va dérouler en même temps que la finale de la ligue des champions opposant le PSG à Arsenal. Malheureuse coïncidence d'horaires.

    A 20H à la salle Panopée (dans le cadre du Le V de rideau) : « D’une demande en mariage à la noce » d’André Tech khov interprété par la Compagnie de l’Echaugette

    Dimanche 31 mai

    A 8H sur le Plateau : Braderie qui devrait réunir 200 participants à ce rendez-vous annuel devenu incontournable

    A 16H à l’église Saint Remy : Concert avec Jean Pierre Menuge à la flûte à bec et Pierre Jacquet à l’orgue

    A 17 Salle Panopée (dans le cadre du Le V de Rideau) : « Rest/E »d’après Azilys Tanneau par la compagnie Nom ‘une Troupe

  • VANVES ET LE FESTIVAL DE CANNES : L’EMPREINTE VANVEENNE DU 7éme ART

    Le 79éme Festival de Cannes s’ouvre aujourd’hui avec 27 films sélectionnés qui seront projetés d’ici le 23 mai dont certains ont été financés et soutenus par la région ile de France. Occasion de rappeler que Vanves a un passé cinématographique parce que notre commune a accueilli de multiples tournages mais aussi des acteurs,  réalisateurs et techniciens de renoms

    L’hôtel de Ville avec sa salle des fêtes a été un site utilisé par plusieurs grands réalisateurs : Yves Boisset pour un film allemand. Claude Lelouch pour des scénes de « La bonne année » (1973). Et même pour une publicité sur la bière Adelscot. Ainsi que le PMS André Roche pour un film avec Patrice Bruel où des jeunes footballeurs de la section du Stade de Vanves avaient joué les figurants.  Quelques séries TV ont été filmées à Vanves dont Julie Lescaut entre 1992 et 2008/09 lorsque son équipe de production s’était installé place de la République dans les anciens locaux de DEF Incendie à l’emplacement de l’immeuble où se trouve le magasin Bio c’est Bon, ainsi que « le Commissaire Moulin », et « Navarro » avec Roger  Hanin, notamment à la piscine municipale qui avait offert un énorme bouquet de fleurs aux secrétaires du service des sports,

    Mais c’est John Berry, réalisateur américain victime du Maccarthysme dont il faut retenir le nom, car il a vécut à Vanves. Il se fit connaitre avec « He Ran all the way » (Menace dans la nuit) en 1950, émouvante et âpre histoire d’un jeune gangster « à bout de course ». Son engagement dans le syndicalisme l’avait amené à être accusé « d’activités anti-américaines » par la commission du Sénateur Joseph Mac Carthy et à s’exiler en Belgique, puis en France. « Pourquoi pleurer sur de telles bêtises ? Elles existent partout » constatait il en se déclarant toujours engagé : « Constamment tenté par l’égocentrisme, il faut savoir regarder les autres qui crévent de faim, de maladies et qui se battent ». En France, il a réalisé « Ca va barder » (1954) avec Eddie Constantine, « Je suis un sentimental » (1955, « Don Juan «  avec Fernandel, « De Tamango » (1957), « O K Manbo » (1958). Il est tout de même revenu aux USA vers 1963 pour réaliser une série Tv et un autre film « Maya » (1966) et a même tourné une co-production USA-URSS : « un prisonnier de la terre » en URSS.

    Parmi les actrices, la  plus connue fut bien sûr Danielle Darrieux qui a habitée avenue du Parc. Alice Saprich qui s'est fait incinéré et dont l'urne a été installée dans le jardin d'un petit pavillon prés de  l'église Saint François d'Assise, par son neveu par alliance. Des vanvéens se souviennent l'avoir vu en rolls avec Thierry le Luron, faire ses courses dans l'ancienne épicerie de la rue Louis Blanc.

    Du côté technique, Lucien Roux, inventeur du procédé Rouscolor a vécut dans notre ville. Cet ingénieur opticien avait inventé  le premier procédé français de film couleur : « Il s’agissait de filmer une scéne avec 4 objectifs accolés munis de 4 filtres de couleurs différentes (vert, rouge, jaune, bleu). Comme le projecteur était équipé de 4 filtres identiques lors de la prise de vue, les 4 images projetées au travers de ces filtres reconstituaient alors ne seule image couleur ». Ce procédé fut utilisé en 1948 par Marcel Pagnol pour « la belle meurtrière » avec Tino Rossi qui fut ainsi le premier film couleur tourné avec un procédé français. Les Actualitées filmées de l’époque l’ont beaucoup utilisés. 

    Enfin, Vanves a un lien avec le festival de Cannes où chaque année depuis 2018 est remis le prix de la citoyenneté. Une initiative que l’on doit au regretté  Guy Janvier, ex-maire de Vanves (1995-2001) et Line Toubiana, son épouse avec Françoise Camet et Jean Marc Portolano qui ont créé une association « Clap Citizen Cannes » en 2017. Le film primé doit incarner des valeurs humanistes, laïques et universelles attachées à la notion de citoyenneté. « Son objectif est de distinguer une oeuvre de qualité artistique de premier plan qui exalte les vertus de la richesse humaine individuelle et collective, les engagements solidaires en faveur des femmes et des hommes, ainsi que la préservation des ressources de notre planète associées à la défense de la qualité environnementale en faveur des générations futures» expliquait il

  • LORSQUE LE MONDE RAPPELLE LE SEJOUR DE LA POETESSE MARIE TSVETAEVA A VANVES

    Durant ces vacances de printemps, le magazine Le Monde a consacré un article le 26 avril à la poétesse Marina Tsvetaeva qui a vécu à Vanves au bout de la rue Jean Baptiste Potin dans un petit immeuble où une plaque rappelle ces séjour entre les deux guerres.

    On y apprend qu’un petit cercle littéraire cultive le souvenir de la grande poétesse russe à l’initiative de Florent Delporte, l’actuel propriétaire de l’appartement, un professeur agrégé d’allemand, passionné de poésie, « tsvetaevien » convaincu. « Réguliérement, écrivains, éditeurs, peintres, musiciens et « tsvetaeviens » du monde entier s’y donnent rendez-vous lors de soirées poétiques, de concerts, d’expositions » selon Marie Jego, journaliste dans cette revue. Des immigrés anti-Poutine opposée à la guerre en Ukraine notamment qui font écho, avec un siécle d’intervalle, à cette émigration « blanche » qui avait fui la révolution d’Octobre 1917 pour rejoindre notamment Paris et ses  quartiers qui jouxtent le XVéme de Paris  et  Vanves qui en gardent de nombreuses traces notamment avec cette chapelle orthodoxe  derrière l’hôtel mercure,  cette plaque commémorative  apposée sur cet immeuble du 65 rue Jean Baptiste Potin  où elle a séjournée de 1934 à 1938 : « Nous demeurions dans une magnifique maison de pierre qui a deux cent ans. C’est presque une ruine. Mais j’espére qu’elle durera encore le temps qu’il faudra, un endroit magnifique, une rue plantée de magnifique marroniers. J’ai une chambre magnifique, deux fenêtres et dans l’une d’entre elles, un énorme marronnier à présent jaune comme un éternel soleil. C’est ma plus grande joie » écrivait elle à une amie de Prague. Un buste de Marina Tsvetaeva  réalisé par le sculpteur Andrey Tyrtyshnikov est exposé à l’hôtel de ville de Vanves. Il avait été réalisé à l’initiative de Centre de Russie pour la Science et la Culture  et offert à la ville par l’Agence Fédéral Russe « Rossotroudnichestvo ».

    Marina Tsvetaeva  s’est plu à Vanves  où elle a beaucoup écrit, et notamment deux livres, avec ces merveilleux poémes dont le chef d’oeuvre « Mon pouchkine »  ou « le Mal du pays » écrit en 1934, où elle cultive le spleen du pays comme beaucoup d’émigrés : « Mon pays m’a chassée si loin/Qu’un limier ne verrait, le pense/passant mon âme au peigne fin, la moindre marque de naissance/tout m’est vide, tout étranger/Tout m’est égal, tout m’indiffére/Mais si se dresse un buisson/prés d’un sentier, et surtout si c’est sorbier ». L’arbre qui symbolisait pour elle la Russie des Jours Heureux.

    Mais voilà, son mari qui avait rejoint les rangs de l’armée blanche a viré de bord et pris le parti des bolcheviques où il grimpait dans les échelons en animant le réseau parisien du BKVD (futur KGB). Marina Tsvetaeva passa alors du statut d’indésirable à paria pour la communauté russe, surtout après l‘assassinat d’un opposant, s’entêtant à être ni blanche, ni rouge, mais à jouer les insoumises. Elle le rejoindra à Moscou en 1939, en pleine terreur, reléguée dans la lointaine Tatarie où elle se suicida un jour d’été 1941

    Dans cet article du Monde, Florent Delporte  « intarissable sur l’émigration blanche de l’époque », imagine ce qui aurait pu se passer si Marina Tsvetaeva était restée en France : « Qui sait ? Elle serait peut être devenue une écrivaine de langue française. Parfaitement francophone,  elle a d’ailleurs laissée des textes en français. C’est dans l’émigration qu’elle est devenue une poéte exceptionnelle ».

    Il est d’ailleurs étonnant de savoir que Soljenitsyne lui a rendu hommage, dans un lieu qu’ont beaucoup fréquenté les vanvéens d’un certain âge lorsqu’ils allaient en colonie de vacances : Saint Gills Croix de Vie. Il avait inauguré en Septembre 1993 une stéle, prés des dunes, dédiée à Marina Tsvetaeva qui avait séjournée en 1926 là,  après son arrivée en France : « Je suis heureuse d’être en Vendée, qui a donné jadis un si magnifique élan de liberté » écrivait elle le 9 Mai 1926