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CULTURE

  • LA POLITIQUE CULTURELLE DE VANVES : UNE OCCASION MANQUEE DE S’OUVRIR

    Souvenez-vous, le blog avait fait état d’un travail de la commission « Education  et Culture » du Conseil Economique, Social, environnemental de Vanves, sur les usages et pratiques des vanvéens en matière culturelle grâce à une enquête auprès de la population, considérée par la municipalité comme une autosaisine inutile.

    Mais le sumum de la bêtise a été atteint par la réponse de la direction de la culture elle-même, c’est à dire la direction du théâtre lorsqu’elle a expliquée que «la direction de la culture est en mesure de recevoir elle-même les remarques ou les besoins du public que ce soit théâtre, musique ou cinéma, et en assure le traitement ou la remontée auprès de PHARE grâce à sa connaissance réciproque des équipes et du public d’habitués, la présence de ses équipes à la fin des spectacles, les entrevues possibles avec les acteurs…Mais ne peut pas recueillir les besoins du public non habitué car il n’y a pas de délégué aux relations publiques ».

    Un refus de service en bonne et dû forme à une commission du CESEV qui proposait de questionner les vanvéens qui ne fréquentent pas le théâtre finalement. C’est-à-dire les vanvéens, en dehors des habitués qui forme un petit cercle fermé d’artistes et de compagnies vanvéens pour certains. Quel contraste avec l’ex-direction de la culture dirigée par José Alfarroba qui, avec son festival Artdanthé, avait réussi à faire découvrir à quelques vanvéens la danse contemporaine par une attitude ouverte et compréhensive. Là, manifestement, la nouvelle direction de la culturelle a décidé urbi et orbi de tourner en rond sur elle-même et de n’écouter personne. Dommage pour la culture devenue parisianniste de Vanves

  • LE COUT DU FESTIVAL D’ARTDANTHE DE VANVES : DIFFICILE DE SAVOIR ?

    La commission Education et culture du CESEV (Conseil Economique, social et Environnemental de Vanves), s’était penché sur l’action culturelle de Vanves, en abordant toutes les questions en 2016. Dont l’une d’entre elle, brûlante, concernait le coût du festival Artdanthé  organisé depuis 20 ans. Evidemment, les membres de cette commission s’était vu répondre que l'on ne pouvait isoler ces dépenses de l'ensemble du budget global du théâtre,  «ce qui était une manière déguisée de ne pas répondre à la question » selon l’un de ses membres qui avait tout de même constaté que le déficit de l'année 2014 se montait à 428 348 €  alors que  José Alfarroba était encore directeur du théâtre Le Vanves avant de prendre sa retraite.  Il avait diminué sensiblement en 2015, première année où la programmation d'Ardanthé avait été réduit pour raisons de contraintes budgétaires, puisqu'il n'était plus que de 162 909 €, et de 134 603 € pour 2016.

    «Vous aurez remarqué que globalement l'écart constaté représente environ 1 point de fiscalité et cela a duré pendant 16 ans !!! » constate ce vanvéen spécialiste des finances publiques locales qui avait proposé « pour être positif et constructif de mettre en place  une comptabilité analytique en liaison avec la direction  financière de la Ville ce qui aurait permis un suivi des dépenses non seulement par nature mais aussi par destination et ainsi de bâtir des comptes d'exploitation par service ou évènement. Proposition qui à ce jour n'a pas eu de retour et qui n'en aura jamais » indiquait-il. 

    Il reconnait néanmoins que ce déficit était compensé par la recherche de subventions qui a permis à la ville de recevoir 165 000 € de subventions  provenant en majorité de la Région ainsi que du département. «  Or ces subventions, nous les payons dans nos impôts locaux à travers les taux de ces  différentes collectivités. L'addition est donc encore plus lourde ! » selon ses calculs.  «Que de gabegie pour flatter l'ego de certains alors qu'il faut savoir que plus des 3/4 des spectateurs sont extérieurs à Vanves ! Nos impôts doivent-ils servir à cela ! »

  • FESTIVAL ARTDANTHE A VANVES : 20 ANS DE CREATION ET D’EMERGENCES CHOREGRAPHIQUES

    « Quand José Alfarroba (sur la photo avec des créateurs) est arrivé au théâtre Le Vanves à la fin des années 90, il a repris une salle municipale où il n’y avait pas de projet culturel, ni vraiment de saison culturelle, quelques spectacles parsemés dans l’année. On lui a demandé de faire un projet culturel, et il a monté sa saison,  fort de l’expérience qu’il avait surtout de la musique au théâtre Ruteboeuf de Clichy. Il était un passionné de danse, de théâtre, fan de  Pina Bausch, et un grand spectateur de danse contemporaine. Comme il est difficile  d’amener le public à être curieux sur la danse,  encore que ce n’est pâs toujours vrai, qui  était un peu « la discipline pauvre » du spectacle vivant, il s’est dit pourquoi ne pas se présenter comme un lieu qui peut aider des artistes qui ont besoin d’être diffusé. Il a  créé un festival,en 1998,  avec le concours des fréres Ben Aïm, compagnie de danse avec laquelle il a monté la première édition, sans l’aide des institutions, ainsi que  huit compagnies au maximun, sur une durée plus courte qu’aujourd’hui. Différentes formules ont par la suité, été essayée, avec des spectacles de danses parsemés dans la saison, un petit festival court, puis un peu plus long, un festival en 4 temps dans l’année… » racontait au Blog de Vanves au Quotidien un des assistants de José Alfarroba voilà quelques temps en rappelant que beaucoup de chorégraphes aujourd’hui y ont fait leurs premiers pas et pris leur envol.

    Ce festival a pris progressivement de l’ampleur, José Alfarroba mettant l’artiste au cœur du projet, ce qui permettait au public de se sentir investi, concerné puisqu’il voyait l’importance que cela représente pour un artiste de participer à ce festival. D’année en d’année, de plus en plus de compagnies ont été aidées…avec l’idée de mettre en confrontation un artiste confirmé avec un artiste émergent, grâce aux doubles-soirées. Le théâtre s’est ajouté à la danse, dans le cadre de ce festival, grâce à l’ouverture de Panopé en 2008, où la compagnie du D’Ores et Déjà, collectif autour de Sylvain Creusot, a été accueillie, puis le collectif « In Vitro »

    Toute cette émergence autour du Théâtre dans et hors festival Art Danthé, a permis au théâtre le Vanves,  d’avoir une visibilité au niveau du public francilien, des institutions qui aident et soutiennent le théâtre en France, beaucoup plus rapide que pour la danse… Du coup,  les grandes salles parisiennes venaient à Vanves pour faire leur marché : « Beaucoup de professsionels venaient au théâtre de Vanves pour regarder ce qui se fait, et prendre éventuellement un spectacle pour leur prochaine saison, ou proposer à un jeune artiste de monter chez eux leur prochaine création, avec des  moyens de productions que nous n’avons pas à Vanves où on ne peut pas réellement produire de spectacles ». Frédéric Mitterand alors ministre de la culture était venu pour sa 14édition,  assister  à la nouvelle création d’Anna Halrpin et Anne Collod « parades & changes in expansion ».

    Avec le départ de José Alfarroba à la retraite, remplacé par Anouchka Charbey, ce festival, pour sa 18éme édition a du  recentrer sa programmation sur la danse et la performance, tout en restant ouverte aux formes innovantes, théâtrales et musicales, ainsi qu’aux arts plastiques  en commençant à investir d’autres lieux vanvéens comme le conservatoire de musique, l’ODE et le prieuré des Bénédictines. Pour des raisons d’économies budgétaires, à cause d’un contexte difficile pour les collectivités locales, il a  évolué et s’est concentré sur un mois au lieu de trois, « tout en restant fidèle à la fougue et à l’esprit de partage insufflé par José Alfarroba qui l’a créé et développé pendant 17 ans » assurait –elle . Artdanthé n’en est pas moins resté un festival ambitieux, reflet de la vitalité de la jeune création contemporaine tant en danse qu’en performance ou en théâtre, comme le dé »montre cette  20éme édition