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CULTURE

  • VANVES ET LE FESTIVAL DE CANNES : L’EMPREINTE VANVEENNE DU 7éme ART

    Le 79éme Festival de Cannes s’ouvre aujourd’hui avec 27 films sélectionnés qui seront projetés d’ici le 23 mai dont certains ont été financés et soutenus par la région ile de France. Occasion de rappeler que Vanves a un passé cinématographique parce que notre commune a accueilli de multiples tournages mais aussi des acteurs,  réalisateurs et techniciens de renoms

    L’hôtel de Ville avec sa salle des fêtes a été un site utilisé par plusieurs grands réalisateurs : Yves Boisset pour un film allemand. Claude Lelouch pour des scénes de « La bonne année » (1973). Et même pour une publicité sur la bière Adelscot. Ainsi que le PMS André Roche pour un film avec Patrice Bruel où des jeunes footballeurs de la section du Stade de Vanves avaient joué les figurants.  Quelques séries TV ont été filmées à Vanves dont Julie Lescaut entre 1992 et 2008/09 lorsque son équipe de production s’était installé place de la République dans les anciens locaux de DEF Incendie à l’emplacement de l’immeuble où se trouve le magasin Bio c’est Bon, ainsi que « le Commissaire Moulin », et « Navarro » avec Roger  Hanin, notamment à la piscine municipale qui avait offert un énorme bouquet de fleurs aux secrétaires du service des sports,

    Mais c’est John Berry, réalisateur américain victime du Maccarthysme dont il faut retenir le nom, car il a vécut à Vanves. Il se fit connaitre avec « He Ran all the way » (Menace dans la nuit) en 1950, émouvante et âpre histoire d’un jeune gangster « à bout de course ». Son engagement dans le syndicalisme l’avait amené à être accusé « d’activités anti-américaines » par la commission du Sénateur Joseph Mac Carthy et à s’exiler en Belgique, puis en France. « Pourquoi pleurer sur de telles bêtises ? Elles existent partout » constatait il en se déclarant toujours engagé : « Constamment tenté par l’égocentrisme, il faut savoir regarder les autres qui crévent de faim, de maladies et qui se battent ». En France, il a réalisé « Ca va barder » (1954) avec Eddie Constantine, « Je suis un sentimental » (1955, « Don Juan «  avec Fernandel, « De Tamango » (1957), « O K Manbo » (1958). Il est tout de même revenu aux USA vers 1963 pour réaliser une série Tv et un autre film « Maya » (1966) et a même tourné une co-production USA-URSS : « un prisonnier de la terre » en URSS.

    Parmi les actrices, la  plus connue fut bien sûr Danielle Darrieux qui a habitée avenue du Parc. Alice Saprich qui s'est fait incinéré et dont l'urne a été installée dans le jardin d'un petit pavillon prés de  l'église Saint François d'Assise, par son neveu par alliance. Des vanvéens se souviennent l'avoir vu en rolls avec Thierry le Luron, faire ses courses dans l'ancienne épicerie de la rue Louis Blanc.

    Du côté technique, Lucien Roux, inventeur du procédé Rouscolor a vécut dans notre ville. Cet ingénieur opticien avait inventé  le premier procédé français de film couleur : « Il s’agissait de filmer une scéne avec 4 objectifs accolés munis de 4 filtres de couleurs différentes (vert, rouge, jaune, bleu). Comme le projecteur était équipé de 4 filtres identiques lors de la prise de vue, les 4 images projetées au travers de ces filtres reconstituaient alors ne seule image couleur ». Ce procédé fut utilisé en 1948 par Marcel Pagnol pour « la belle meurtrière » avec Tino Rossi qui fut ainsi le premier film couleur tourné avec un procédé français. Les Actualitées filmées de l’époque l’ont beaucoup utilisés. 

    Enfin, Vanves a un lien avec le festival de Cannes où chaque année depuis 2018 est remis le prix de la citoyenneté. Une initiative que l’on doit au regretté  Guy Janvier, ex-maire de Vanves (1995-2001) et Line Toubiana, son épouse avec Françoise Camet et Jean Marc Portolano qui ont créé une association « Clap Citizen Cannes » en 2017. Le film primé doit incarner des valeurs humanistes, laïques et universelles attachées à la notion de citoyenneté. « Son objectif est de distinguer une oeuvre de qualité artistique de premier plan qui exalte les vertus de la richesse humaine individuelle et collective, les engagements solidaires en faveur des femmes et des hommes, ainsi que la préservation des ressources de notre planète associées à la défense de la qualité environnementale en faveur des générations futures» expliquait il

  • LORSQUE LE MONDE RAPPELLE LE SEJOUR DE LA POETESSE MARIE TSVETAEVA A VANVES

    Durant ces vacances de printemps, le magazine Le Monde a consacré un article le 26 avril à la poétesse Marina Tsvetaeva qui a vécu à Vanves au bout de la rue Jean Baptiste Potin dans un petit immeuble où une plaque rappelle ces séjour entre les deux guerres.

    On y apprend qu’un petit cercle littéraire cultive le souvenir de la grande poétesse russe à l’initiative de Florent Delporte, l’actuel propriétaire de l’appartement, un professeur agrégé d’allemand, passionné de poésie, « tsvetaevien » convaincu. « Réguliérement, écrivains, éditeurs, peintres, musiciens et « tsvetaeviens » du monde entier s’y donnent rendez-vous lors de soirées poétiques, de concerts, d’expositions » selon Marie Jego, journaliste dans cette revue. Des immigrés anti-Poutine opposée à la guerre en Ukraine notamment qui font écho, avec un siécle d’intervalle, à cette émigration « blanche » qui avait fui la révolution d’Octobre 1917 pour rejoindre notamment Paris et ses  quartiers qui jouxtent le XVéme de Paris  et  Vanves qui en gardent de nombreuses traces notamment avec cette chapelle orthodoxe  derrière l’hôtel mercure,  cette plaque commémorative  apposée sur cet immeuble du 65 rue Jean Baptiste Potin  où elle a séjournée de 1934 à 1938 : « Nous demeurions dans une magnifique maison de pierre qui a deux cent ans. C’est presque une ruine. Mais j’espére qu’elle durera encore le temps qu’il faudra, un endroit magnifique, une rue plantée de magnifique marroniers. J’ai une chambre magnifique, deux fenêtres et dans l’une d’entre elles, un énorme marronnier à présent jaune comme un éternel soleil. C’est ma plus grande joie » écrivait elle à une amie de Prague. Un buste de Marina Tsvetaeva  réalisé par le sculpteur Andrey Tyrtyshnikov est exposé à l’hôtel de ville de Vanves. Il avait été réalisé à l’initiative de Centre de Russie pour la Science et la Culture  et offert à la ville par l’Agence Fédéral Russe « Rossotroudnichestvo ».

    Marina Tsvetaeva  s’est plu à Vanves  où elle a beaucoup écrit, et notamment deux livres, avec ces merveilleux poémes dont le chef d’oeuvre « Mon pouchkine »  ou « le Mal du pays » écrit en 1934, où elle cultive le spleen du pays comme beaucoup d’émigrés : « Mon pays m’a chassée si loin/Qu’un limier ne verrait, le pense/passant mon âme au peigne fin, la moindre marque de naissance/tout m’est vide, tout étranger/Tout m’est égal, tout m’indiffére/Mais si se dresse un buisson/prés d’un sentier, et surtout si c’est sorbier ». L’arbre qui symbolisait pour elle la Russie des Jours Heureux.

    Mais voilà, son mari qui avait rejoint les rangs de l’armée blanche a viré de bord et pris le parti des bolcheviques où il grimpait dans les échelons en animant le réseau parisien du BKVD (futur KGB). Marina Tsvetaeva passa alors du statut d’indésirable à paria pour la communauté russe, surtout après l‘assassinat d’un opposant, s’entêtant à être ni blanche, ni rouge, mais à jouer les insoumises. Elle le rejoindra à Moscou en 1939, en pleine terreur, reléguée dans la lointaine Tatarie où elle se suicida un jour d’été 1941

    Dans cet article du Monde, Florent Delporte  « intarissable sur l’émigration blanche de l’époque », imagine ce qui aurait pu se passer si Marina Tsvetaeva était restée en France : « Qui sait ? Elle serait peut être devenue une écrivaine de langue française. Parfaitement francophone,  elle a d’ailleurs laissée des textes en français. C’est dans l’émigration qu’elle est devenue une poéte exceptionnelle ».

    Il est d’ailleurs étonnant de savoir que Soljenitsyne lui a rendu hommage, dans un lieu qu’ont beaucoup fréquenté les vanvéens d’un certain âge lorsqu’ils allaient en colonie de vacances : Saint Gills Croix de Vie. Il avait inauguré en Septembre 1993 une stéle, prés des dunes, dédiée à Marina Tsvetaeva qui avait séjournée en 1926 là,  après son arrivée en France : « Je suis heureuse d’être en Vendée, qui a donné jadis un si magnifique élan de liberté » écrivait elle le 9 Mai 1926 

  • LES RENDEZ-VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE SAINTE ENTRE CULTURE ET FETE DE L’OLYMPISME

    Cette semaine sainte sera marquée par de nombreuses célébrations jusqu’aux week-end de Pâques, avec une journée, samedi,  dédié  aux sports  dans le cadre de la fête de l’Olympisme, et un conseil municipal très formel qui désignera ses représentants dans différents syndicats intercommunaux, conseils d’administration, conseils et commissions, instances intercommunales

    Ce week-end a été marqué les Puces et vide-ateliers créatifs, organisés par les Ateliers d’Expression qui a attiré de nombreux passionnés de loisirs créatifs, à la Palestre (sur la photo) qui  se sont retrouvés pour chiner et partager autour de matériaux et d’outils dédiés à la création : tissus, mercerie, laines, perles, peinture ou encore matériel artistique. Le maire a salué « l’engagement des Ateliers d’Expression, qui font vivre avec enthousiasme la créativité et le dynamisme associatif à Vanves. Un bel événement, convivial et inspirant, qui illustre pleinement la richesse des initiatives locales et le plaisir de créer ensemble ». La mairie a indiquée, cette semaine, que la mobilisation avait été particuliérement  forte lors de la Collecte solidaire organisé avec les Restos du Cœur : 5,691 Tonnes ont été collectées dont  3,392 à Intermarché et 2,299 à Carrefour Market

    Mardi 31 mars

    A 19H à l’hôtel de ville : Conseil Municipal

    A 19h30  à Panopée  (Artdanthé) : « Do you really anna live forester »  de Yulia Arsen. C’est le premier chapitre de Forever Lost, un cycle explorant la nostalgie et les futurs perdus à travers des rituels post-soviétiques. Des fragments de danses folkloriques, de ballet, de cultures de rue marginales et de l’esthétique de la propagande soviétique s’entrecroisent et se dissolvent.

    21h  au théâtre  (Artdanthé) : « Sous le Volcan » de Leslie Mannès ui met en scène cinq êtres dansants tentant, à travers de nouvelles coopérations et de nouveaux imaginaires, de faire face aux tremblements du monde et à ce mouvement incessant entre ordre et chaos.

    Jeudi 2 Avril

    A 14H30 à la Palestre : Bal de printemps des seniors

    A 19H45 Chez les Bénédictines ; à 20H à Saint Remy  : Célébration de la Céne du Seigneur avec la cérémonie du lavement des pieds

    Vendredi 3 Avril

    A 15H à Saint Remy et  Chez les Bénédictines : Chemin de croix (avec Simon de Cyréne chez les sœurs )

    A 19H Chez les Bénédictines et 20H à Saint Remy : Célébration de la Passion et de la mort du Christ

    A 19h au Théâtre (Aertdanthé) : Trois jeunes diplômés du master Danseur interprète du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris sont invités à prolonger une recherche initiée dans le cadre de leurs études et vous ouvrent les portes du studio :  Pierre Loup Morillon avec « WIP Research «  qui est une réflexion ouverte, une invitation à revendiquer un droit à l’errance, à accepter le trouble. Kenza Kabisso  avec « Detii Daya » solo  qui prolonge une recherche où la mémoire narrative et corporelle de la chorégraphe et de son père se rencontraient au plateau. Yu Hsuan Chang avec »À feu doux » où à travers de la recherche d’une cuisine fusion, l’artiste explore la façon dont, au cœur de la culture française, une Taïwanaise se mijote peu à peu elle-même et comment elle perçoit et transforme son propre être.

    A 20H à l’hôtel de ville : Finale du concours d’éloquence au cours de laquelle, les lauréats sélectionnés, monteront sur scène pour défendre leurs idées, convaincre à partir de l’aphorisme « Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre ce qui fait peur » de Nelson Mandela

    A 21h  à Panopée : « Ames coming » où Marine Colard, inspirée de la figure de la sirène,  crée une pièce entre danse, théâtre et chant, autour de nos métamorphoses contemporaines.

    A 22H au Théâtre : Fête de clôture  d’Artdanthé où Juan Pablo Cámara avec « lat1n0 » explore les notions de construction identitaire, d’artificialité et de séduction ; où Ludovico Paladini avec « Golden Gore » interprête  un solo chorégraphique qui explore la fragilité de la performance masculine à travers le prisme stylisé du football ;; et où Thjerza Balaj avec «  Ruzalka » inspirée du folklore slave, revisite la figure mythique de la Rusalka, personnage mythique, séduisante et dangereuse incarne cette créature hybride où identité, pouvoir et désir se transforment constamment à travers une exploration de la domination, de la sensualité et des limites de la danse.

    Samedi 4 Avril

    A 10H place de la République : Comme chaque année, la ville de Vanves accueille la Semaine Olympique et Paralympique (SOP) et transforme la place de la République en village olympique où l’accent sera mis sur la thématique de sport-santé, afin de prolonger les action de la Grande cause vanvéenne 2025. Plusieurs ateliers seront proposés par des sections du stade de Vanves  avec des initiations aux mini-tennis et urban tennis, au basket fauteuil, au vélo-smoothie, et des associations vanvéennes notamment en arts martiaux

    A 21H à Saint Remy et  à 22H Chez les Bénedictines : Vigile Pascale  avec baptéme et confirmation

    Dimanche 5 Avril

    A 10H à Saint François et chezz les Bénédictines et à 11H30 à Saint Remy : Messe de Pâques