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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 62

  • LE CENTENAIRE DE 14-18 : UN CARRE MILITAIRE SOUS L’OBJECTIF DES GENEALOGISTES DE VANVES

    La dominante de ce week-end sera bien sûr le premier conflit mondial 1914-18 avec les cérémonies du 95éme anniversaire de l’Armistice et ses rendez-vous intangibles, même si elles revêtent un caractère particulier à la veille du lancement des cérémonies du centenaire de la « der des der ». Elles commencent toujours deux jours auparavant, c'est-à-dire aujourd’hui, depuis le 9 Novembre 1970, par un hommage des gauillistes au Général de Gaulle avec dépot de gerbe au square Marceau qui porte son nom, devant sa plaque. Elles se poursuivent la veille du 11 Novembre, c’est à dire demain, par l’accueil de la Flamme vers 19H à l’hôtel de Ville. Vanves fait partie des rares communes de France et d’Ile de France où ces associations patriotiques, à tour de rôle, envoient une délégation conduite par le maire adjoint chargé des anciens combattants (Jacques Landois) et le président du Comité Local des associations patriotiques (Michel Judde) à l’Arc de triomphe. La flamme qu’ils rapportent, est allumé à partir et la flamme qui brule sans discontinué sur la tomber du Soldat Inconnu. Une cérémonie toujours impressionnante à laquelle participent quelquefois des jeunes vanvéens, sous cet Arc de Triomphe où flotte l’immense drapeau, avec beaucoup de porte-drapeaux et de porte-flammes qui participent à ce rallumage qui a lieu tous les jours à 18H30. Enfin, le 11 Novembre à Vanves où ont lieu dépôts de gerbes place du 11 Novembre, carré militaire du cimetière et monument aux morts avec les discours.    

     

    Pour la génération du baby boum, 1914-18 a bercé quelque peu ses études en Histoire-Géographie puisqu’une bonne partie de l’année en 1er ou en terminale y était consacré.  Elle va retrouver quelques souvenirs avec les cérémonies, les expositions, les conférences qui vont célébrer ce centenaire. Dés Dimanche, 30 adhérents de l'association  « Vanves  Art et Culture » se rendront à la comédie francais pour assister à une soirée  exceptionnelle de lancement culturel du Centenaire de la Grande Guerre  - « 14-18, le grand récit » retransmis à 20H30 sur sur France Culture. Elle sera composée d’une  une lecture dirigée par Bruno Raffaelli et réalisée par François Christophe où  des comédiens du Français prêteront leurs voix à une sélection de textes de Maurice Genevoix, Ernst Jünger, Guillaume Apollinaire, Jean Giono, Erich Maria Remarque, Louis-Ferdinand Céline, Jean Rouaud, Jean Echenoz… Et d’une table ronde sur  les écritures contemporaines de la Grande Guerre, animée par Emmanuel Laurentin avec Stéphane Audoin-Rouzeau, Eric Vuillard et Pierre Lemaître

     

    A Vanves, une commission sur la célébration locale de ce centenaire a été crée au printemps dernier, pour arrêter un programme. L’association des généalogistes de Vanves a pris l’initiative de s’intéresser aux 202 sépultures du carré militaire du cimetière de Vanves où sont enterrés 212 morts pour la France, car 5 d’entre elles accueillent deux combattants, généralement des fréres, et pour l’une d’elle, le pére et le fils. Jean Marc Valentin, son président, a effectué un véritable travail de bénédictin pendant deux ans, dont il a présenté les premiers résultats lors des journées du Patrimoine en organisant une visite commentée. Il a fait une fiche par soldat, comprenant la photo de la plaque dela tombe, l’acte de décés ou sa trranscription, le registre matricule, conservé aux archives départementales la fiche du site  « mémoire des hommes » du ministére de la Défense et un petit résumé de sa vie depuis sa naissance jusqu'aux circonstances de sa mort, avec les sources d’informations. Et il n’a pas terminé son travail car il a l’intention de chercher, pour chacun, les circonstances historiques de la bataille dans laquelle il a connu une issue fatale, et le détail de cette journée funeste, ce qui devrait lui demander encore beaucoup de temps.

     

    Mais pour Jean Marc Valentin, c’est une passion qui occupe bien sa retraite d’instituteur. Il a commencée à eneigner  à Alger et terminée à Paris comme psychologue scolaire et psychologue clinicien. Il s’est ensuite intéressé à l’histoire de la présence française en Algérie et a même écrit un livre sur « les parlementaires des départements d’Algérie sous la IIIéme République » (Edt L’Harmattan) en 2007. Et il va publier dans quelques semaines une biographie de « René Viviani : un orateur du silence à l’oubli » (Edt Presse Universitaires de Limoges) qui nous raméne au centenaire de la guerre 1914-18. « Il a été député de Paris et la Creuse pendant 30 ans, 7 fois ministre entre 1906 et 1913 – Il a été le 1er ministre du travail en 1906 – et président du Conseil au début du conflit. Il a dû mener la guerre au plan politique alors qu’il était dans la lignée des Jaurés, Caillaux, Briand qui étaient contre. Il a signé le 1er Août 1914 l’acte de mobilisation des français et à 16H ce jour là, toutes les églises de Vanves, de France et de Navarre, ont sonné le toscin, alors que l’Allemagne a déclaré la guerre le 3 Août » explique t-il. Il souhaiterait que le toscin sonne aussi à travers toute la France le 1er Août 2014 à 16H Mais là, c’est une question de mobilisation. Et il va essayer de le faire en y sensibilisant nos parlementaires, à commencer peut être par Isabelle Debré et André Santini.

     

    Le Blog poursuivra demain en donnant quelques éléments de ce travail de bénédictin sur ces 212 morts pour la France  qui reposent dans ce carré militaire dont 113 sont des vanvéens et 11 des enfants de Vanves nés dans leur ville qui comptait alors 14 500 habitants 

  • LA LICRA DE VANVES REND HOMMAGE AUX « JUSTES PARMI LES NATIONS »

    « En fin d’après-midi lors de l’exode de 1940, dans la cour d’une ferme de la région d’Aubusson, une voiture s’arrête, une mére et son très jeune enfant en sortent rapidement, acceuillies par une femme qui demande à sa fille d’aller chercher tout de suite du lait pour cet enfant, en les faisant entrer dans son logis. La voiture noire était celle du taxi de la commune. L’enfant c’était moi. Et la jeune fille, bien plus tard, à 84 ans a reçu le titre de  « juste parmi les nations » a raconté Pierre Osowiechi, vice président du Comité français pour le Yad Vashem, avec toujours cette émotion dans sa voix qui trahit, finalement, cette immense reconnaissance  de tous ceux, comme lui,  qui ont été sauvé par un de ces anonymes français pendant l’occupation des mains de l’innomable.

     

    « Sans leur main tendue, notre nom aurait été inscrit de l’autre côté du mur » dans ce mémorial de la Shoah à Paris, où sont inscrits les noms des victimes de la barbarie d’un côté, et ceux de ces « justes parmi les Nations » de l’autre. Et ce qui a étonné tant Pierre Osowiechi que Philippe Maillard qui a parlé de sa grand mére, Yvonne, « juste parmi les Nations », c’est la discrétion de ces personnes « qui ont continué leur vie de leur côté comme si de rien n’était » comme sa grand mére, après avoir accueilli 3 enfants juifs. « Elle ne les a  pas envoyé à l’école mais à la messe, ce qui permettait d’être considéré comme des catholique, avec l’aide du curé. Elle avait poussé la bouchon jusqu’à ce qu’ils soient considérés comme les siens » a raconté son petit fils : «  Il y a certainement plus de Yvonne Maillard qu’on ne le pense ». Ce qui explique que beaucoup ont été fait, à titre pothusme, « Juste parmi les Nations » et d’autres pas encore. Ces témoignages très forts, ont été fait lors de cette 29éme Assemblée Générale de la LICRA de Vanves lundi soir, à laquelle ont participé beaucoup plus de vanvéens qu’à l’habitude comme l’a noté sa présidente Monique Abecassis.

     

     « C’est toujours émouvant d’entendre ton rapport moral et d’activité où l’on sent le sens donné par la LICRA  à son action à Vanves. Nous le devons aussi à ta petite équipe » a déclaré Bernard Gauducheau (UDI) qui était présent avec Guy Janvier (PS) et de nombreux élus, après avoir écouté l’exposé de Monique Abecassis où elle constate d’année en année que « le combat que l’on méne contre la bête immonde depuis 1927 (pour la Licra et 1984 pour la section de Vanves) n’est pas fini » a-t-elle reconnu en citant quelques chiffres alarmant au niveau des actes d’antésimitisme et de racisme en 2012 : 60 actes anti-juifs et 200 anti musulmans. Personne n’est à l’abri.  « La tolérance recule, ce qui pose la question du vivre ensemble  face à la montée du communautarisme » a-t-elle constaté en s’inquiétant du développement des actes de provocations non seulement sur Facebook mais maintenant sur twiter. Elle a rappelé qu’en Juin 2013 une application sur smartphone a été lancée par la LICRA pour permettre de prendre en photos les tags et graffitis racistes et de les faire enlever le plus rapidement possible. Enfin, la LICRA a organisée un colloque sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme afin de rassembler toutes les forces, malgré leurs divergences et proposer d’en faire la grande cause nationale 2014.

     

    Elle est revenu sur les différentes actions et manifestations organisées  à Vanves depuis la plantation d’un arbre en hommage au jeune Halimi à la projection du film d’Arcady « Ce que le jour doit à la nuit » en 2012 avec toujours ces rencontres entre des classes de 3éme et des rescapés des camps  qui existent maintenant depuis près de 20 ans. « Il ne s’agit pas de perpétuer la mémoire de l’horreur mais de tirer les leçons de l’histoire » a t-elle expliquée. « La question qui me hante c’est de savoir pourquoi sommes-nous si peu nombreux ? » s’est interrogé  le maire qui n’a pas caché être confronté presque quotidiennement à ces actes de racisme, à la fin d’un match (de basket)  où fussent des insultes très graves, lorsque des tags ou grafittis sont inscrits à l’entrée de la ville, lorsqu’il entend des remarques diverses et variées… sans parler des partis politiques et leurs leaders qui ont une certaine responsabilité… « que faisons-nous ? D’où l’importance de l’action  menée par la LICRA ». Guy Janvier (PS) a convenu « qu’il faut perpétuellement se battre ». Il a rappelé l’histoire de cette stéle du square de l’insurrection qu’il a érigé « pour ne pas oublier » qui lui a donné l’occasion de faire un travail de recherche approfondi avec Mme Sala et M.Raczymov. « Nous avions trouvé une famille dont l’un des membre aurait pu être un « juste parmi les Nations », mais elle n’a pas souhaité donner suite ! »

  • A VANVES LA FNACA TIENT UNE AG VRAIMENT OECUMENIQUE : LA CONCORDE PLUTOT QUE LA DISCORDE

    La FNACA de Vanves a réussit hier matin à organiser une assemblée générale oécuménique,  où pourtant il n’a été question que du 19 Mars qui divise les associations patriotiques. Avec la prouesse de réunir tout le monde jusqu’au président de l’amicale des Pieds Noirs de Vanves, Jean Claude Abecassis, pour la première fois présent. Majorité et opposition municipale étaient présent avec Bernard Gauducheau  (UDI) et ses adjoints Saimpert (UMP), Landois (UDI), Lacomére (UMP), Goloubtzoff (UDI), Roche (UDI), le conseiller général Guy Janvier (PS) avec V.Mathey,  JC Le Goff, le candidat du PS aux Municipales,  Antonio Dos Santos,  Claudine Charfe (FdeG/PC) et Lucile Schmid (EELV). Ainsi que l’UNC avec son président Paul Guillaud. Il est vrai que la FNACA avait choisi d’accueillir ses hôtes pour la première fois à l’hôtel de ville et non à la salle Panopée.

     

    Justement, l’un des premiers prendre la parole, a été Michel Judde, Président du CLAP (Comité Local des Associations patriotiques » qui a donné le clap d’ouverture de la partie publique de cette A.G. : « Je ne me mêle pas du fonctionnement de chaque association. J’essaie de coordonner et de faire en sorte que les associations patriotiques travaillent de plus en plus ensemble. Je fais parti de ceux qui ont œuvrés pour calmer les différents » a-t-il déclaré d’emblée en rappelant que « nous ouvrons un cycle de commémorations – 100 ans de la guerre 14/18, 70 ans de la victoire de 1944 – et à cette époque là, le sang qui coulait était de la même couleur pour tous. Nous sommes d’abord des hommes et des femmes du monde combattant. Nous n’avons pas le droit de faire bande à part. Et je souhaite que cela continue ».

     

    Il d’ailleurs reprit la parole un peu plus tard pour s’offusquer sur le fait que « depuis 1923, aucun gouvernement n’a touché au droit à réparation des anciens combattants. Or cette année, celui-ci a décidé d’abaisser son concours de 20%, ce qui a fait réagir l’ensemble des associations d’anciens combattants, jugeant inadmissible ce désengagement. Avec ce gouvernement, il faut être sans papier qu’ancien combattant » a-t-il conclu en indiquant que 600 000 anciens combattants sont concernés sur 3 millions.

     

    Comme à l’UNC, les adhérents et invités ont eu droit à leur (long) exposé historique  par Daniel Noyer qui a finalement retracé toute l’épopée Française en Algérie pour expliquer pourquoi ces anciens combattants de la FNACA restent attachés à cette date anniversaire du 19 Mars : « On ne va pas célébrer 1954 qui a marqué le début des événements, ni l’indépendance de l’Algérie qui est une affaire interne. Il reste la date du cessez-le-feu » a-t-il expliqué. Paul Hajder, président de la FNACA Vanves a alors parlé de ce mémorial AFN (Afrique du Nord) qui doit être édifié dans les Hauts de Seine d’ici 2014 à Nanterre et auquel participent de nombreuses communes dont Vanves. 474 noms devraient être inscrits dont les3 à 4 vanvéens recensés.

     

    Guy Janvier (PS) conseiller général a rappelé qu’il était un défenseur du 19 Mars après avoir faire des recherches pour forger son opinion, et réaliser cette stèle. « Il est évident que c’est la seule date que l’on peut retenir. Mais il ne faut pas que cette date soit source de conflits. Les algériens d’aujourd’hui souhaitent renouer des liens distendus, et nombre de français ont des liens avec ce pays qui dépassent ces événements des années 50/60. On se retrouve avec une grande communauté. Et c’est cela qu’il faut rebâtir » a-t-il expliqué en parlant de ce séjour effectué là bas au printemps dernier et du choix de Constantine comme capitale culturelle en 2015  « qui devrait être une occasion de resserrer ces liens ». Pour Bernard Gauducheau (UDI), « Il faut plutôt œuvrer à la concorde qu’à la discorde !  Ce qui nous faire vivre, c’est le vivre ensemble. On ne peut pas regarder l’avenir sans être ancré solidement dans la mémoire, pour construire un monde meilleur »a-t-il conclu.