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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 63

  • A VANVES LE LYCEE MICHELET CELEBRE SON 150 éme ANNIVERSAIRE DURANT L’ANNEE SCOLAIRE 2013/14 : « ! Pour savoir qui tu es, il faut savoir d’où tu viens ! »

    La Rentrée 2013 s’est faite sous le signe du 150éme anniversaire du lycée Michelet puisque la couverture du mémento 2013/14 du lycée à destination des enseignants portait sur cet événement de l’année 2014 qu’il va célébrer tout au long de l’année scolaire. « Il sera un fil rouge avec un certain nombre de temps fort ici ou là » indique Patrick Sorin qui a  crée un comité d’organisation en Juin dernier. Il s’est réuni déjà à trois reprises. Il comprend quelques professeurs retraités comme Mmes Maestracci, Le Gall, Renucci, des professeurs en activité comme Mmes Blondeau, Chichillon, Dayan, Grandiau, Joly, Lougarre et MM Oudin et Tisserand,   des représentants de l’amicale des anciens éléves avec son président  François Maillot avec MM Lesuisse et  Vauzelle ainsi que Mme Villiers. Un premier événement s’est déroulé le 5 Octobre dernier avec cette photo des « 150 » prise sur la pelouse du parc en contrebas du pavillon Mansart avec 150 professeurs, éléves, anciens et nouveaux. A cette occasion, un parent d’éléve a dégagé et restauré un grand tableau situé dans le hall d’entrée de ce pavillon Mansart et du secrétariat représentant justement son perron, réalisé par Wauthier en 1855. Une plaque commémorant les morts de 1914-18 qui le cachait aux regards, a été placé à un autre endroit de ce hall d’entrée. Et  le proviseur y a fait installer  buste de Jullien Jean Baptiste : En 1864, le minisre de l’Education Nationale lui avait demandé d’ouvrir Michelet dont il fut le 1er proviseur, alors qu’auparavant il avait été  proviseur de Louis Le Grand dont Michelet a été très longtemps la maison aux champs. D’où ce titre à cette célébration : « 150éme anniversaire de l’indéoendance de Michelet »

     

    « Ici, il y a un  vrai sentiment d’appartenance à la communauté, une fierté collective. Et c’est important pour tout le monde  de dire que nous sommes dans un établissement qui a une longue histoire. Et de faire partager cette histoire au plus grand nombre et notamment à nos éléves » explique Patrick Sorin son proviseur, en ajoutant «  Pour savoir qui tu es, il faut savoir d’où tu viens ! ». Pas question de faire dans la nostalgie. « Il n’y a pas simplement l’idée de se retourner vers l’arrière, mais  d’associer le passé et le futur. Ce que l’on fait, c’est pour les jeunes générations. Et notamment en insistant sur la mixité sociale et internationale ! » précise t-il en faisant un souhait : «  J’aimerais bien qu’il y ait un soir, une conférence avec des témoignages des anciens internes de l’époque qui puissent raconter ce qu’ils ont vécu, parce qu’on a la chance de pouvoir les entendre pour certains. Et cette opportunité ne va pas durer.  Juste après la guerre, ce lycée était très cosmopolite, sans doute davantage que maintenant ». En tous les cas l’idée est de mobiliser et libérer les initiatives. Et notamment d’associer les éléves dans le cadre de travaux pédagogiques (textes littéraires, art contemporain..),  de rénover le petit musée qui se trouve à côté de la salle des Actes, de poser un peu partout des peintures anciennes qui rappellent l’histoire de ce lycée.

     

    Les idées ne manquent pas  que met en place le comité d’organisation : Dés Décembre, recommenceront les « Jeudis de Michelet » avec une thématique particulière rattachée bien sûr au 150éme anniversaire : Eric Goudin, professeur de philosoplie  en prépa, a été chargé d’en élaborer la programmation avec déjà quelques idées  tournant autour des « arts à Michelet » avec bien sûr une conférence sur l’esthétique d’Alain, dont il est un spécialiste, d’autres sur Delaunay, Méliès, l’art du jardin, architecture et Sculpture de Hardouin Mansart à Guimad et peut être une autre, hors sujet, pour rappeler le passé sportif de Michelet car il y a une tradition sportive (sections sports études, 1ére piscine en milieu scolaire,  équipe de rugby en concurrence avec Lakanal…). Un livre DVD est en préparation qui sera une sorte d’abécédaire sur le lycée sur lequel travaillent Mme Grandiau et Maestracci. Une expositon est prévue en Janvier-Février sur le théme du réemploi (gravures, cartes postales, feutres, disques) au CDI, ainsi que sur les manuels d’histoire-géographie pour montrer cmment ils ont évolué sur ses 150 ans grâce à une collection de 650 ouvrages gardés et préservés depuis 1864. Une classe de 1864 devrait même être reconstituée avec des panneaux pour celles de 1914, 1944 et 1964. Mais le temps fort de cet anniversaire est prévu le samedi 17 Mai 2014 sur le théme « Voyage dans le temps de 1864 à 2014 » avec un spectacle itinérant dans le parc avec des tableaux animés et musicaux sur lesquels travaillent les éléves de l’atelier artistique en coopération avec le Consevatoire de Musique de Vanves, un spectacle cabaret le soir avec l’orchestre du consevatoitre, et un son et lumière avec feu d’artifice.

  • VANVES UN CERTAIN 25 AOÛT 1944

    A la veille de la Libération, Vanves était en état d’alerte, des hommes, fusils à l’épaule, patrouillaient dans les rues désertes. Beaucoup de vanvéens étaient à l’écoute de la radio, calfeutrés chez eux. Dans la nuit du 24 au 25 Août, ils entendirent le bourdon de Notre Dame ainsi que les cloches de Vanves entrecoupés de coups de canon ou de tirs lointains. « Les allemands retranchés dans le Parc des Expositions, actionnaient leurs gros canons de marine de la DCA, provoquant un bombardement d’une intensité effroyable qui dura plusieurs heures » racontait Nicole Achard, boulangère alors à l’angle des rues Barbés et Victor Hugo en se souvenant de  ce malheureux cycliste tué par les allemands dans une rue voisine l’après-midi de ce 24 Août : « Ils avaient pris pour point de mire la rue où ce pauvre vieux s’engagea à vélo malgré nos signaux. Il fut tué sur le coup et évacué par les secouristes de la Croix Rouge ». C’est ce jour là qu’un jeune vanvéen de 21 ans, demeurant 12 rue Gabrielle d’Estrée, est tué à Versailles : Jacques Jézéquel. Il faisait parti de ces FFI vanvéens partis à la Préfecture de police de Paris avec leurs mitrailleuses et leurs grenades afin d’aider les agents entrés en dissidence et qui furent renvoyer prêter mains fortes à des résistants d’autres communes. Enfin beaucoup plus tard vers 1H30, des résistants sonnèrent à la porte de Madame Lemonnier : « Ils nous demandaient d’héberger une voisine dans notre abri. Ils venaient d’essuyer un tir d’une patrouille allemande ». Mais c’était déjà le 25 Août.

     

    Le 25 Août 1944 était un vendredi ensoleillé. Tous les immeubles étaient pavoisés de drapeaux : « On vit alors un spectacle étonnant. De chaque fenêtre surgissait comme par miracle, un drapeau tricolore. Tout Vanves était « Bleu, Blanc, Rouge » racontait alors un témoin. Beaucoup d’habitants se précipitaient aux portes de Paris pour voir les chars américains et français. Le tambour municipal Dumez passait dans les rues pour annoncer une cérémonie des couleurs à 15H. « Tout Vanves était là. Les couleurs furent hissées à un mat fixé devant la mairie sous les applaudissements de la foule qui entonna la Marseillaise. Les cloches des églises sonnèrent à toute volée. Le nouveau maire A.Pallegeay qui portait un brassard FFI a prit la parole. La marseillaise fut de nouveau chantée. Puis la foule se rendit au cimetière pour un hommage aux morts. Plusieurs salves de fusils furent tirées. Enfin, un coussin de fleurs fut déposé devant le monument aux morts » racontait Mme Lemonnier dans son journal. « C’était épique » constatait Pierre Panetier. Un concert a été donné par l’Harmonie Municipale en fin d’après-midi devant le commissariat. Mais le répit fut de courte durée : des bombes incendiaires envoyées sur Paris la seconde nuit de liberté  terrorisérent plus d’un vanvéen qui retrouvèrent le chemin de la cave. « Nous étions dans le parc Falret avec quelques camarades pour fêter l’événement » ajoutait-il.

  • 24H DANS LA VIE D’UNE SENATEUR DE VANVES UN CERTAIN 18 JUIN 2013 : Ce n’est pas encore l’heure de la retraite !

    Isabelle Debré a vécut une journée particulière en cette journée du 73éme anniversaire de l’appel du 18 Juin 1940 du Général de Gaulle. Elle a commncé sa journée à Radio Notre Dame, puis a choisi d’être au milieu des militants gaullistes au lieu du Mont Valérien avec le premier ministre, le gouvernement, les autorités et personnalités altoséquanaises pour déposer tout simplement une gerbe devant la plaque commémorant cet appel square Marceau, entre les deux groupes scolaires (Marceau/Gambetta), et respecter une minute de silence. Certains élus de la municipalité ont regrettés n’avoir pas été convié à cette cérémonie alors qu’ils y participent généralement, car même s’ils ne sont pas UMP, ils respectent profondément le libérateur de la France et le fondateur de la Véme République. En fin d’après midi, devant le monument aux morts au bout de la rue Guy Mocquet, elle lisait l’appel du général de Gaulle  devant une assemblé composée du maire, de maires adjoints et d’élus UMP, UDI, et PS, d’anciens combattants, de militants UMP, de vanvéens… et de jeunes écoliers de l’école primaire Marceau qu’a salué le maire dans son discours. Jamais cette cérémonie n’avait rassemblée autant de vanvéens, toujours sobre, limitée à la lecture de l’appel, puis de la sonnerie aux morts, de la minute de silence, de la marseillaise souvent à capella, auquels sont venus s’adjoindre au fil des années, le discours du maire, puis le chant des Partisans. Mais voilà, ses éléves qui devaient chanter justement à capella ce chant des Partisans, s’étaient préparé, ayant répété, et mobilisé les parents qui étaient venus pour les entendre. Et patatrac, personne ne les a entendu puisque le protocole a choisi le CD plutôt que les enfants, ce qui a fait beaucoup de déçus

     

    Quelques heures plus tard, Isabelle Debré participait à un meeting UMP au Plessis Robinson avec Laurent Wauquiez, où il a été beaucoup question de famille, de retraite à la veille de la Conférence sociale qui s’ouvre ce matin, de transparence dont débat l’assemblée Nationale. Quelques jours plus tôt, la sénateur de Vanves (et des Hauts de Seine) avait eu l’occasion de poser une question orale sur les retraitees à Marisol Touraine, dont le conseiller parlementaire est un vanvéen. « Malgré les réformes courageuses menées par les précédents gouvernements, réformes constamment critiquées par la gauche, notre système de retraite fera rapidement face à des déséquilibres financiers très importants, en partie dus à la dégradation considérable de la conjoncture économique.Les besoins de financement de l’assurance vieillesse, qui s’élevaient à 14 milliards d’euros en 2011, seront de 20 milliards d’euros en 2020, selon le Conseil d’orientation des retraites. L’heure n’est plus aux tergiversations : il s’agit maintenant de réfléchir ensemble à un système juste et efficace, et en même temps moins complexe. Nous savons combien ce sujet est difficile. Il nécessite courage, concertation et détermination.Vous avez combattu toutes les réformes des retraites que les précédents gouvernements ont voulu élaborer, alors que la question était posée depuis le gouvernement de Michel Rocard, au début des années quatre-vingt-dix, sans que la gauche, lorsqu’elle était au pouvoir, ait pris la moindre initiative en ce domaine. Il n’est pas dans nos intentions de nous opposer systématiquement aux propositions qui seront débattues, car ce sujet est majeur pour notre pays, pour l’avenir de nos enfants. À la lumière des nombreux rapports établis par des experts, auxquels s’ajoutera celui de la commission présidée par Mme Moreau, et dans le contexte actuel, marqué par un taux de chômage jamais atteint, un coût du travail trop élevé et une pression fiscale difficilement supportable, pouvez-vous,  nous exposer clairement les axes de réforme retenus par le Gouvernement ? »

     

    « Madame Debré, si j’entends bien ce que vous me dites, au fond, l’opposition d’aujourd’hui – majorité d’hier – serait prête à soutenir le Gouvernement dès lors qu’il s’engagerait dans une réforme que l’UMP jugerait courageuse. Et ce que l’UMP juge courageux, c’est ce que l’UMP n’a pas réalisé hier ! » a attaqué d’emblée la ministre qui a répondu finalement sur un ton très polémique et politique : « Nous avons la volonté, madame la sénatrice, de prendre à bras-le-corps la situation que vous nous avez laissée. La réforme qui s’engage ne doit pas être purement comptable, car à vouloir simplement mettre en place des mesures de rééquilibrage financier à court terme, l’exemple de 2010 le prouve, on s’expose à de tristes déconvenues : nous nous retrouvons déjà, en 2013, avec un déficit des régimes de retraite de l’ordre de 14 milliards d’euros, alors que nous étions censés trouver des comptes à l’équilibre.Nous voulons par conséquent engager une réforme qui s’inscrive dans la durée et qui permette de concilier exigence sociale et responsabilité financière ». Face à cette courte réponse, Isabelle Debré n’a pas manqué de s’étonner de cette caricature : «  Vous dites vouloir écouter, madame le ministre : écouterez-vous les Français qui sont 52 %, d’après un sondage, à préférer l’allongement de la durée de travail à l’augmentation des cotisations ? Écouterez-vous le Président de la République, qui a déclaré : « Dès lors que l’on vit plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps » ? Enfin,  je trouve que cette réforme commence assez mal. Vous nous dites que vous voulez aider les personnes qui touchent de très petites retraites. Or a été adoptée au Sénat une proposition de loi permettant le cumul de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, anciennement minimum vieillesse, avec un revenu d’activité, et vous avez fait en sorte qu’elle ne le soit pas à l’Assemblée nationale. Nous sommes désolés et même un peu choqués que vous n’ayez pas agi pour que soit adoptée une proposition de loi simple, humaine, efficace, de bon sens et fondée sur la solidarité ». Pour la petite histoire, il parait que les ministres ne sont pas prévenus à l’avance des thémes des questions posées par l’Opposition, tant à l’Assemblée qu’au Sénat, même s’il s’agit de questions cîblées, et que le Conseiller Parlementaire est aux aguets, portable ou tablette à la main, pour envoyer des éléments de réponse par texto à sa ministre, ce qui a été sûrement le cas, cet après midi là, pour Gabriel Attal, le conseil parlementaire de Marisol Touraine