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bernard gauducheau maire de vanves

  • L’EVENEMENT DU JOUR A VANVES : L’ETONNANT RESULTAT DU 2éme TOUR

    Les Vanvéens ont voté majoritairement pour François Fillon avec 1829 voix, mais Alain Juppé a fait 1728 voix, l’écart étant plus resserré qu’au niveau national. Il est intéresisant  de noter que dans un bureau, une voix séparait les deux candidats. Ils ont voté en plus grand nombre avec  3557 votants  le 27 Novembre contre 3 368 le 20 Novembre, Vanves étant sur la même progression de participation qu’au niveau national     

    Les vanvéens, comme au premier tour, ont largement participé à au second tour de la primaire de la Droite et du Centre, avec beaucoup de nouveaux électeurs, surtout des jeunes, et toujours des vanvéens de gauche venus sûrement voter pour Alain Juppé, comme Pierre Toulouse, Véronique Hazera, des responsables de la FCPE…mais sans les grandes files d’attentes du 1er tour. « Plutôt un rythme normal de jour d’élection » selon un président de bureau de vote. Mais peut être avec plus d’électeurs de gauche  ou qui se sont mobilisés pour voter Alain Juppé afin d’être un rempart  bien plus efficace que François Fillon contre le vote  Marine Le Pen à la Présidentielle en cas d’élimination du candidat de la gauche, au 2éme tour. Dans l’un des deux bureaux de vote de l’école Larmeroux, la différence s’est fait à 1 voix, 251 pour Juppé, 252 pour Fillon   

    Isabelle Debré, vice présidente du Sénat, et Référente départementale de François Fillon,  très sollicitée ces temps-ci a suivi le dépouillement aux deux bureaux de vote de l’école Larmeroux, avant de rejoindre la Maison de la Chimie où étaient réunis les militants et supporters de  François Fillon. Quant à Bernard Gauducheau, maire deVanves, il  a fait le tour des six bureaux de vote dimanche matin avec Sandrine Bourg après avoir organisé lors du marché du samedi matin, une distribution de tracts avec Françoise Saimpert pour essayer de décider les derniers indécis, avec photo à l’appui envoyé sur les réseaux sociaux.

    Dimanche soir, après pris connaissance des résultats sur sa ville, il félicitait les vanvéens qui se sont mobilisés pour cette primaire :  « Avec 1829 voix pour F .Fillon et 1728 voix pour A.Juppé, soit 101 voix d’écart, ce résultat est un encouragement pour la Droite et le Centre vanvéens à se rassembler pour remporter ensemble, comme nous l’avons toujours fait, les échéances à venir et notamment les présidentielles et les législatives »  déclarait il. Le Blog reviendra demain sur les résultats avec les commentaires des leaders  locaux sur cette primaire.  

     

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 1 – INQUIETUDES ET ATTENTES DES ELUS FACE AUX ATTENTATS

    L’attentat de Nice où des vanvéens séjournent pour les vacances, l’assassinat d’un prêtre, le pére Hamel  et les agressions subies par ces fidéles dans l’église de Saint Etienne de Rouvray ont marqué les esprits. Beaucoup de parents ont passé une mauvaise nuit si ce n’est blanche le soir du 14 Juillet sachant leurs enfants ou des proches au feu d’artifice de la tour Eiffel. Beaucoup de vanvéens ont eu une pensée pour  leurs prêtres de Vanves après ce meurtre horrible du pére Hamel le 26 Juin. Le pére Bouleau expliquait que maintenant lorsqu’il célébre la messe ou une cérémonie religieuse, il ferme la sacristie qui est derrière l’autel de l’église Saint Remy. A Saint Etienne de Rouvray, les terroristes s’étaient introduits par la sacristie qui était derrière l’église comme à Saint Remy.  Et il laisse fermer la grande porte de l’église même en ses temps caniculaires, alors qu’elle est toujours ouverte en été

    Nos élus ont bien sûr réagis, notamment lors de cette minute de silence sur le parvis de l’hôtel de ville le 18 Juillet suivi d’une marseille et du dépôt d’un bouquet de fleur par le maire avec Jean Marc Yoube.  « Face à cette folie aveugle, face à la cruauté et la haine, la France et les Français doivent affirmer leur détermination à défendre les valeurs de notre République. Plus que jamais nous devons faire preuve de solidarité et d'unité dans l’adversité, mais aussi de vigilance pour protéger notre peuple. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots mais bel et bien les fondements inébranlables de notre pacte social et l’essence même de notre vivre ensemble » avait déclaré Bernard Gauducheau juste avant cette minute de silence.  Au lendemain du meurtre de ce prêtre le 26 Juillet dernier, le maire a tenu à exprimer sur son blog, par ces quelques mots, toute sa solidarité et sa compassion aux Catholiques de France. « Par cet acte inqualifiable, l’organisation terroriste démontre que son ennemi est ce que nous sommes. Elle frappe aveuglément, tuant hommes, femmes, enfants, croyants, non croyants et a pour cible tout ce qui constitue le fondement de notre République : la liberté, l’égalité, la fraternité. Nous ne devons pas céder.  Face aux épreuves, notre pays a toujours su résister et se relever. Plus que tout, je souhaite que Vanves, notre ville, soit un lieu de dialogue, d’échanges, de compréhension et de paix. C’est un combat quotidien qu’il nous faut mener tous ensemble ».

    Une tribune intitulée « Liberté, Egalité, Fraternité... Unité! » a été cosignée par des élus socialistes de l'ensemble de l'Ile de France  – dont Anne Laure Mondon, président du Groupe PS au Conseil Municipal,  suite à l'attentat de Nice dans laquelle ils expliquent : « Nous comprenons la colère de nos concitoyens. Nous refusons néanmoins de céder à la facilité dans laquelle veulent nous entraîner : le rejet de l’autre, la stigmatisation des origines, la peur des religions ne seront jamais une réponse acceptable. Nous ne renoncerons pas à nos libertés sans lesquelles, nous ne serions plus nous même. Nous sommes la France, la République et jamais nous ne cesserons d’affirmer notre attachement à ses valeurs : la liberté, l’égalité, la Fraternité, la Laïcité, le vivre ensemble. Nous savons que ce sont des valeurs qui ont fait et font la France un modèle unique à travers le monde . Parce qu’il en va de notre bien commun, nous entendons jouer pleinement notre rôle  d’élus et de responsables politiques au service de la République, de la cohésion nationale, d’un débat public réhabilité et porteur de vérités, de courages et de solutions ».

    Mais voilà, lors de cette Rentrée, notamment au niveau scolaire, nos maires et nos élus sont inquiets comme l’expliquait l’un d’entre eux cet été : « Il est difficile de mesurer les risques, d’anticiper. Tous les maires sont dans la même situation. Nous avons une responsabilité morale, mais nous n’avons ni les moyens législatifs,  ni l’autorité  pour mobiliser les effectifs de police, de l’armée, même si nous travaillons en concertation avec le commissaire. Je ne vous cache pas que la vie doit continuer mais autoriser des manifestations très ponctuelles me pose problème. Avons-nous le droit d’inviter le maximum de gens à se rassembler »  s’interrogeait l’un de ses maires qui a dû annuler comme beaucoup de confrères des manifestations, des feux d’artifices durant ses vacances. Et les risques présentées par la Rentrée scolaire ne vont pas arranger la situation malgré les instructions des ministres de l’Intérieur et de l’Education Nationale :  « Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, les maires attendent de l’Etat qu’il communique avec eux plus étroitement sur l’état de la menace connue et les risques potentiels. La prorogation de l’état d’urgence suppose de surcroît que l’Etat les accompagnent et les conseille dans la détermination de la posture de sécurité la mieux adaptée à l’actualité et au contexte local. Il est fondamental que l’Etat en liaison avec les maires, assure sa mission régalienne de sécurité et mobilise les effectifs nécessaires à la protection des populations » demandaient leurs représentants au niveau de l’Association des Maires de France ( François Baroin et André Laignel) en constatant non seulement que « les attentats que notre pays a subis confirment malheureusement que les actes terroristes peuvent toucher tout point du territoire » et « qu’ils visent notamment à toucher tous les symboles de notre République. Les maires en tant qu’agent de l’Etat mériteraient une attention spécifique et l’adaptation de notre droit pour une meilleure sécurisation des mairies qui pourrait être envisagée ».

  • LE MAIRE DE VANVES INTERROGE SUR LA NOUVELLE CARTE INTERCOMMUNAL : « Développer une culture commune de l’action avec des financements en baisse ! »

    Si une nouvelle carte des intercommunalités est étable depuis le 1er janvier 2016,  avec les 12 Etablissements Publics Territoriaux (EPT) de la MGP (Métropole du Grand Paris)  et les 17 nouveaux EPCI à fiscalité propre de Grande Couronne, il n'en reste pas moins qu'elle suscite encore de grandes incertitudes auprès des élus quant à sa légitimité et à son efficacité. « Elles forment désormais des supers structures dont l'efficience et l'efficacité n'ont pas encore été démontrées.  La réalisation d'économies, l'optimisation des services publics intercommunaux, l'adhésion des citoyens et la mise en place d'un véritable projet politique se heurtent souvent aux problématiques du millefeuille institutionnel. La superposition des strates administratives et l'articulation entre la MGP et les EPCI périphériques rendent complexe l'action commune » indique dans un communiqué de presse l’AMIF qui  plaide pour que « la parole et le rôle des Maires restent prédominants au sein de ces nouvelles structures. Seules leurs expérience du terrain et la proximité qu'ils ont tissées avec leurs administrés, pourront donner un sens politique au projet et susciter l'adhésion de la population. Une mise en œuvre précipitée des fusions pourrait être néfaste pour ces nouvelles intercommunalités. Un passage en force des Préfets entérinerait des structures qui ne font pas consensus et nuirait gravement à la définition d'une culture commune de l'action. C'est pourquoi l'AMIF demande à ce que l'Etat n'impose pas de projet rejeté par les collectivités » ajoute cette association qui rassemble l’ensemble des 1280 maires quelques jours avant son salon annuel. Elle d’ailleurs recueillie le témoignage de plusieurs maires dont Bernard Gauducheau sur l’intercommunalité

    « Ainsi depuis le 1er Janvier, ces nouvelles entitées doivent rationnaliser et améliorer l’efficacité du fonctionnement des services publics intercommunaux. Reste à voir si elles vont y parvenir » selon Bernard Gauducheau interrogé par le service comunicaton de l’AMIF. « La majorité des maires franciliens doivent apprendre à travailler dans ces nouvelles structures intercommunales, ce qui nécessite de développer une culture commune de l’action avec des financements connaissant des baisses importantes. D’autre part, ils doivent répondre aux interrogations de leurs concitoyens qui peuvent être désorientés par la complexité administrative et la superposition du nombre de structures de coopération » explique t-il en considérant « qu’il sera nécessaire tout d’abord de dresser rapidement un bilan de la nouvelle carte de la coopération intercommunale en Ile de France pour mesurer si les établissements qui la composent, ont les conséquences positives escomptées en matière d’actions publiques ; d’autre part d’alerter les ministres concernés sur les éventuels chevauchement entre les compétences et les domaines d’interventions de diverses structures de coopération intercommunale. Les récentes réformes institutionnelles n’ont pas simplifié le fonctionnement et la lisibilité du mille-feuille administratif francilien ».