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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 59

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 14-18 A VANVES : UN VANVEEN DEMANDE DE SONNER LE TOSCIN LE 1er AOÛT 2014 à 16H

    Un vanvéen a adressé récemment un courrier au maire lui demandant de faire sonner le toscin par les clochers des églises de Vanves le 1er août 2014 à 16 h, comme tous les clochers des églises de France l'avaient fait le 1er août 1914 à 4 h de l'après midi, annonçant la mobilisation générale. « Partout en France, des initiatives, privées ou officielles, prévoient cet évènement. Il me semble important que la mairie de Vanves en fasse partie ». Alors qu’il est prévu, au niveau national, le 3 Août 2014, date anniversaire de l’entrée de la France dans la première guerre mondiale, d’organiser une minute de silence dans tout le pays en fin de journée. Les sirénes pourraient retentir sans la foulée.   

    En tous les cas, le label « Centenaire » a été accordé à la ville par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, organisme chargé au niveau national d’organiser les temps forts événementiels, comme l’a annoncé le maire dans son blog et V.I.  « Cette décision vient récompenser le projet proposé par la ville de Vanves ainsi que le travail de tous les acteurs impliqués (élus et fonctionnaires de la Ville, représentants des diverses associations patriotiques locales,…). Elle vient aussi rendre hommage aux 81 Vanvéens morts au champ d’honneur au cours de cette guerre ». Plusieurs initiatives sont prévus : Un concours sur le thème 14-18 auprès du public scolaire de Vanves ; le lancement d’une exposition itinérante dans le cadre du forum des associations de septembre 2014 ; une cérémonie du 11 novembre qui associera tout particulièrement le jeune public ; l’organisation de sorties organisées par le syndicat de la ville de Vanves sur un des sites emblématiques de 14-18 ; le baptême d’un espace public de Vanves du nom d’une personnalité ayant un lien avec la guerre 14-18 (…). Elles vont commencer dés le week-end du patrimoine par deuix rendez-vous : Une Exposition "Vanves dans la Grande Guerre", présentant des documents des archives municipales ainsi que des archives photographiques de l'Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense. Une Conférence sur « Le carré militaire 1914-1918 du cimetière de Vanves » de Jean-Marc Valentin, président de l'Association des Généalogistes de Vanves le 20 septembre 2014 à 17h à l’hôtel de ville

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 14-18 A VANVES : AOÛT 1914 ET LA DECLARATION DE GUERRE PERTURBENT LA RENTREE SCOLAIRE

    La veille de ce 1er Août 1914, le 31 Juillet, le Conseil Municipal s’était réunit et avait voté à l’unanimité le vœu suivant : « Considérant que dans les circonstances présentes, tous les français doivent se serrer autour du drapeau et de ceux qui le portent. Adresse au gouvernement de la République et à l’armée nationale, l’expression de son ardente confiance patriotique et un salut affectueux à ceux de ses membres mobilisables qui vont aller combattre pour la défense sacrée de la patrie ». Le Conseil Municipal s’était réunit une seconde fois, le  14 Août 1914, 11 jours après la déclaration de guerre de l’Allemagne contre la France, et 2 jours avec la déclaration de guerre de la France et du Royaume Uni contre l’Autriche, alors que les effets de la mobilisation se faisait sentir dans la population. Aristide Duru  qui a été un maire à l’attitude remarquable pendant ses 4 années terribles, indiquait à ses collègues que la Mairie faisait face à ses obligations de mobilisation,  pour rassurer ceux qui partaient sur le sort de leur famille. 800 dossiers avaient été instruits par la Préfecture de la Seine pour permettre à des familles de recevoir l’allocation de l’Etat. Il avait ouvert une ligne de crédit pour distribuer des secours aux familles des mobilisés.  Il avait réorganisé les services municipaux pour qu’ils fonctionnent de façon aussi régulière qu’en temps de paix. Une commission du ravitaillement de la population avait été constituée afin qu’elle ne manque pas de vivres. Il avait lancé un appel aux économies d’eau, de gaz et d’électricité en prévoyant des coupures de l’éclairage public le soir à partir de 22H, et pour  ménager le stock de charbon disponible dans la ville, ce qui deviendra un problème de plus en plus crucial au fur et à mesure que l’état de guerre se prolongera.  Enfin, il avait décidé de faire revenir les enfants, envoyés en Colonie de vacances. 

    La Rentrée scolaire a été évidemment perturbé, beaucoup d’enseignants ayant été mobilisés :Lors de la déclaration  de guerre, la mobilisation générale a empêché toute rentrée en privant le lycée Michelet de la majorité de son personnel. Les lycéens ont été  accueillis à Buffon. Le lycée a accueillit alors des réservistes, puis le 19éme Régiment du Train des Equipages qui verra paître 400 à 600 chevaux dans le parc du lycée, et le parking de 200 à 300 voitures réquisitionnées. Le 16 août, une centaine de pompiers qui devaient demeurer au lycée tout le temps de la guerre en prévision de possibles incendies  s’y installe et aide la police à patrouiller, mais ils seront vite obligés de rejoindre Paris. Ils sont remplacés par 1000 fusillers marins qui ont campé une dizaine de jours à partir du 29 Août avant de partir pour l’Yser. 3 des sœurs de l’infirmerie seront rappelées par leur Supérieure pour servir dans les ambulances. Enfin, en Septembre, le lycée fut réquisitionné par le service de santé des armées, le corps médical et 25 infirmiers s’installant dans le petit collège et l’infirmerie, les blessés étant installés dans les classes. Il n’était plus question de Rentrée Scolaire, ni de retour des élèves durant toute cette année scolaire, même si le proviseur, le censeur, l’économe restèrent sur place  

  • LE 18 JUIN A VANVES : UNE CEREMONIE DU COEUR

    Le 18 Juin est un peu la journée des gaullistes pour l’anniversaire de l’appel du Général de Gaulle, célébré  notamment au Mont Valérien dans les Hauts de Seine. François Hollande était présent mercredi après midi, pour la première fois depuis son élection, mais pas Isabelle Debré, Sénateur des Hauts de Seine. Elle a privilégié Vanves où se déroule depuis quelques années, deux cérémonies ce jour là : L’officielle en fin d’après midi devant le monument aux morts, avec porte drapeaux, associations d’anciens combattants, municipalité, élus et militants Ump, UDI et PS, citoyens vanvéens  : lecture de l’appel du 18 Juin par Isabelle Debré, discours du maire qui rappelle toujours les faits historiques pour les replacer dans le contexte d’aujourd’hui : « Le discours du 18 juin doit nous inspirer au-delà de son contexte historique. Aujourd'hui, la France ne se bat plus contre un envahisseur, les armes ne sont plus seulement faites de plomb mais elles sont économiques, technologiques ou encore financières.« La flamme de la Résistance ne doit pas s'éteindre ». Ces mots résonnent en moi comme l'impérieuse nécessité de réussir à sortir de la crise économique. A nouveau, nous sommes au pied d'un mur jugé infranchissable. Nous devons faire appel au génie français pour que notre pays retrouve son courage, son enthousiasme et sa foi en l'avenir.74 ans après, l'Appel du Général de Gaulle a encore un sens. Soyons courageux dans nos décisions pour que la France reste une nation confiante, respectée et rayonnante » a déclaré Bernard Gauducheau. Une croix de Lorraine tricolore était ensuite déposée par le Maire et sa 1ére adjointe suivi de la sonnerie aux morts, de la minute de silence, de la Marseillaise et du Chant Partisans

    La seconde est plutôt la « cérémonie du cœur » selon la sénateur où se retrouvent principalement les gaullistes, des vieux grognards qui se font de plus en plus rares aux plus jeunes, avec maintenant des centristes pour cause de majorité et nécessité de montrer une certaine cohésion (quelquefois de façade) alors qu’ils n’ont pas toujours été là. Au square Marceau, devant la façade de l’école élementaire, la cérémonie est simple avec un mot de la Présidente de l’UMP 10éme circonscription avec dépôt d’un bouquet de fleurs par des jeunes. Isabelle Debré a évoqué l’Europe, justement, généralement chasse gardée des centristes, « qui n’était pas encore dans les gènes du discours que nous célébrons aujourd’hui » Mais « L’homme du 18 juin avait bien compris, en invitant à Colombey les deux Eglises, en 1958, le chancelier Adenauer, le dirigeant d’un pays qu’il avait pourtant combattu de toutes ses forces aussi bien durant la guerre de 14/18 que de celle de 39/45, que seule la réconciliation entre l’Allemagne et la France pouvait conduire à la création d’une Europe fraternelle et puissante. Il avait aussi voulu, par ce geste, marquer que la création de la communauté économique du charbon et de l’acier dans les années 50 ne suffirait pas à atteindre cet objectif. Courageusement, il voulait donc introduire la politique dans le destin de l’Europe » a-t-elle déclaré devant la plaque. «  Les temps que nous vivons sont certes loin de la débâcle, mais ce sont des temps mauvais pour la France et pour l’Europe.Comme le général de Gaulle le 18 juin 40, nous devons savoir dire Non au défaitisme, non au tenants d’un passé révolu, non à l’abandon des valeurs auxquelles nous sommes attachés. Oui la France n’est pas seul, le génie français peut encore accomplir de beaux exploit,  un jour le redressement viendra au sein de l’Europe mais en ne comptant que sur nos seuls efforts.Notre nation a toutes les raisons de croire en elle-même, comme elle a su le faire à chaque fois dans le passé. Le découragement, le renoncement doivent être bannis de nos pensées. Le courage, la volonté, la fermeté sur l’essentiel sont seuls acceptables ».